The Dead... Still Alive !!!

Billets sur le cinéma d'horreur, épouvante et fantastique

31 janvier 2011

Maudit qui n'empêche pas le ridicule

The Keep affiche

Réalisation : Michael Mann
Pays : États-Unis
Année : 1983
Durée : 96 minutes
Imdb : tt0085780

Voici donc le second film de Michael Mann. The Keep, datant de 1983, est un film maudit pour plusieurs raisons que je vais énumérer un peu plus tard. En attendant, j'ai vu ce film pour la première fois lors des débuts de la chaîne Canal Plus. Je ne peux pas dire que j'ai gardé un souvenir incroyable de ce métrage. Je sais que pas mal de personnes lui vouent un véritable culte, mais qu'en est-il réellement ? (Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo).

The_KeepEn Roumanie en avril 1941, une troupe de soldats allemands prend possession d'une forteresse bien que son gardien les mette en garde sur une présence surnaturelle en son sein. 108 croix en nickel sont accrochées au mur. Les soldats, pensant qu'elles sont en argent, en détachent une et libèrent une créature qui chaque nuit tuera les soldats. Une garnison SS débarque en renfort, persuadée que les morts sont dues à des partisans. Le capitaine de la troupe fait appel à un professeur juif infirme, le docteur Cuza, pour résoudre l'énigme contre l'avis du chef SS, le major Kaempffer. Cuza pactise avec la créature qui lui redonne force et vigueur en échange de son aide. Pensant agir ainsi contre les troupes allemandes et aveuglé, il apporte son soutien au Mal de l'humanité. C'est alors qu'intervient un étranger...

The_Keep_2Au secours !!! Oui je sais, niveau suspense c'est plutôt raté mais franchement, inutile d'essayer de cacher plus longtemps ce que j'ai pensé de La Forteresse Noire après mon récent visionnage. Moi aussi, j'aimerai faire partager comme certains une passion pour ce film et réclamer à corps et à cri une version Director's Cut en dvd ou blu-ray pour réhabiliter ce film. Mais désolé, rien à faire. Passer une catastrophe de 96 minutes à plus de 180 minutes ne fera pas de miracles. Car oui, j'ai vraiment souffert durant la vision de la version courte (tronquée) de ce film. Et je suis d'autant plus déçu que le film démarrait plutôt pas mal ! Un gâchis pas possible.

The_Keep_9Alors oui, La Forteresse Noire est maudite en tous points au sens propre comme au figuré. Décès du superviseur des effets spéciaux (Wally Veevers) durant le tournage, remontage du métrage par les producteurs ce qui donne un film rejeté par son réalisateur... Paramount qui refuse depuis des années une sortie du film en dvd respectant la vision du réalisateur (même la version courte n'existe pas !). Enfin bref, on ne s'en sort pas et quelque part même si je vais me faire des ennemis, je n'attends absolument rien d'une nouvelle version de The Keep. A part certainement changer la façon dont des évènements arrivent comme un cheveu sur la soupe dans la version courte, cela ne changera en rien le côté navrant de l'ensemble.

The_Keep_3

L'un des nombreux cheveux sur la soupe

Je vais essayer de ne pas être trop long mais bon, allons-y quand même. Tout d'abord, plein de choses sont mal amenées comme par exemple l'apparition de l'étranger (Scott Glenn) dont il est question à la fin du synopsis et la scène "de cul" entre ce même étranger et Eva Cuza (Alberta Watson) la fille du professeur juif (Ian McKellen). Cette scène "hot" est là pour être... là. Ca n'apporte rien au métrage et elle se passe entre deux personnages qui se sont justes échangés à peine trois banalités. Affligeant... Sinon, en ce qui concerne cette période (la seconde guerre mondiale), Michael Mann a plus que respecté le niveau minimum obligatoire du cahier des charges : assassinats arbitraires, viol, camps de la mort, pauvre soldat allemand victime face au bourreau nazi... et il ne se fait pas prier pour en claquer plus que de nécessaire. Classique pour les figures imposées quoi.

The_Keep_8Et dès que l'on s'intéresse à la créature, ça fait encore plus mal. Même avec l'excuse du sans superviseur des effets spéciaux, dès que Molasar apparaît complètement... aïe !!! Autant lorsque les plans sont uniquement sur son visage, ça passe. Mais dès que le "monstre" apparaît dans son ensemble et se déplace... Ouch ! Les Power Rangers still alive ! Une chose est certaine, les effets spéciaux sont plus que craignos et ça gâche un ensemble déjà bien bancal. Bon allez, encore deux petits exemples ridicules et j'arrête.

The_Keep_7L'étranger dont il est question est en fait une sorte d'archange, la partie bonne de Molasar. Il ne donne jamais son nom, se décrit comme un vagabond. Alors à la fin, lorsque Eva débarque et nous débite que le talisman (Molasar est prisonnier de la forteresse et a besoin de quelqu'un pour déplacer ce talisman car c'est ce qui l'empêche de sortir) n'appartient pas à Molasar mais à... Glaeken Trismegestus (le véritable nom de l'étranger donc), tu te pisses dessus tellement ça sonne faux. Le nom à coucher dehors et surtout d'où elle tient ça, là comme ça. Puis aussi le professeur juif qui arrive à marcher grâce à Molasar mais qui s'en va retrouver en chaise roulante sa fille, alors qu'il est sous la surveillance de SS Kommando et de soldats de la Wehrmacht à l'intérieur de la forteresse ! Là tu touches le fond. Et pour enfoncer le clou, à la fin du film lorsque Molasar dit au professeur qu'il peut sortir avec le talisman car la voie est libre (il a tué tout le monde), tu repenses au fait que même lorsqu'il était surveillé, il se barrait en chaise roulante sans aucun problème, là ma vessie a lâchée.

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"J'me casse, rien à foutre !"

Puis il y a aussi ce doublage français bien pourrave où par exemple lorsque Eva crie pendant que Glaeken est aspiré par la forteresse à la toute fin, on dirait qu'elle se met un doigt plutôt qu'autre chose. Mon Dieu... J'ai aussi regardé une fin alternative disponible sur youtube et c'est encore plus catastrophique, Eva retourne dans la forteresse et la force de son amour réveille Glaeken. Sérieusement, faut arrêter là. Michael Mann rejette son film, Francis Paul Wilson auteur du roman ayant inspiré le film parle aussi de catastrophe à oublier... Vraiment, laissons La Forteresse Noire là où Paramount l'a mise.

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27 janvier 2011

I can hold my breath a long, long time

Creepshow affiche

Réalisation : George A. Romero
Pays : États-Unis
Année : 1982
Durée : 120 minutes
Imdb : tt0083767

Un père confisque à son petit garçon un magazine d'épouvante et le jette dans la poubelle. Le vent fait tourner les pages et cinq histoires s'en échappent: Father's Day (La fête des pères), The Lonesome Death of Jordy Verrill (La mort solitaire de Jordy Verrill), Something To Tide You Over (Un truc pour se marrer), The Crate (La caisse) et They're Creeping Up On You (Ca grouille de partout). (Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo).

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Becky Vickers (Gaylen Ross !) en bien fâcheuse posture

Dernièrement, me demandant comment occuper mes enfants, je me suis demandé ce que je pourrai bien leur mettre à la télévision afin de les occuper. Mais quand je dis occuper, c'est bien capter leur attention. Avec des enfants, un truc à la télévision ça dure même pas cinq minutes si leur attention n'est pas captée un minimum. C'est là que j'ai pensé que rien de tel qu'un film à sketchs car même s'ils n'accrochent pas à l'un d'eux, ils seront certainement captés par au moins l'un d'entre eux. Film à sketchs ? Minimum de qualité ? Creepshow datant de 1982 !

creepshowFruit de la collaboration entre George Romero et Stephen King, nous avons ici un excellent film (même s'il n'est pas exempt de petits défauts) qui dégage un charme qui ne s'est pas amoindrit après toutes ces années. Après tout est histoire de goût vis-à-vis des cinq différents sketchs. Quel est votre préféré ? Quel est le plus faible selon vous ? Je suis à peu près certain que même si tout comme moi avez aimé Creepshow, nous ne devons pas avoir à 100% les mêmes appréciations sur les différents sketchs.

creepshow_2Alors je me lance. Quel est mon préféré ? Ben... je n'en ai pas. Non non, je ne fais pas le gros lourd qui ne veut pas se mouiller car en fait je n'arrive pas à départager deux sketchs en particuliers. Something To Tide You Over et The Crate. Le premier avec un Leslie Nielsen excellent bien qu'utilisé à contre-emploi par rapport à ses rôles comiques habituels. Cette histoire de vengeance d'un mari sur sa femme infidèle (Gaylen "Dawn of the Dead" Ross) et son amant (Ted Danson) est plus que sympathique, j'adore !

creepshow_4Puis il y a le segment The Crate. Avec une Wilma (Adrienne Barbeau) exécrable comme c'est pas permis. Elle a vraiment dû s'éclater à jouer ce personnage si vulgaire passant son temps à rabaisser son pauvre mari Henry (Hal Halbrook) qui passe son temps à s'imaginer se débarrasser d'elle ! Et son imagination est plus que fertile ! Trop bon. Bon point aussi, c'est évidemment la créature qui donnera à Henry l'idée de transformer son fantasme en réalité.

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Henry et Wilma, un couple plus que dépareillé 

Pour ce qui est des autres sketchs, je dirai que le tout premier, Father's Day, est sympathique. Hank (Ed Harris !) vous montrera des jolis pas de danse, le ridicule ne tuait déjà plus à cette époque. Quoique... Il aurait mieux fait de continuer à danser. Moralité de ce sketch, j'espère que mes proches n'oublieront jamais mon gâteau de fête des pères, je sais comment le leur faire payer à tous. Maintenant on en vient au sketch que je trouve le plus faible : The Lonesome Death of Jordy Verrill. Celui-ci met en scène Stephen King himself dans le rôle d'un paysan attardé découvrant une météorite qu'il aurait mieux fait de ne jamais toucher. Attention, je ne dis pas que c'est nul, loin de là ! Juste que par rapport aux autres c'est celui que j'ai le moins accroché.

creepshow_6Puis pour terminer, le dernier segment nous conte l'histoire de Upson Pratt (E.G. Marshall), un cinglé sans aucune compassion pour les siens (je veux dire les êtres humains en général), et qui est obnubilé par la propreté. Son cauchemar : les cafards. Et plus il s'en débarrasse, et plus... et plus c'est à vous de regarder le film si vous ne l'avez pas encore vu. J'aurai quand même fait mon possible tout du long pour ne pas trop spoiler. Vraiment, ce métrage est trop bon et l'apparition de Tom Savini à la fin du film continue à rendre le tout plus que sympathique. Et vous, que préférez-vous dans Creepshow ?

25 janvier 2011

Payez pour entrer, Priez pour en sortir !

The Funhouse affiche

Réalisation : Tobe Hooper
Pays : États-Unis
Année : 1981
Durée : 96 minutes
Imdb : tt0082427

C'est la fête ! Un parc d'attraction vient de s'installer en ville. Quatre adolescents délurés décident de passer la nuit à l'intérieur du manège le plus imposant de la fête : un mystérieux train fantôme. Alors que le parc ferme, les ennuis commencent pour nos quatre héros. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Funhouse_6Hier soir, ma femme voulait regarder un film et hop, j'en ai profité pour claquer Massacre dans le Train Fantôme de Tobe Hooper datant de 1981. Tout le monde aura noté la traduction française qui fait tout pour rapprocher ce film avec un certain Massacre à la Tronçonneuse du même réalisateur. Bien que toujours pas sorti en France en 1981 à cause de la censure, il serait trop bête de ne pas profiter de l'aura culte du premier film de Hooper. Cela ne suffira pas à The Funhouse pour être un succès en salle et c'est bien dommage. En effet, il n'est pas idiot de penser que ce Massacre dans le Train Fantôme est l'un des meilleurs films de Tobe Hooper.

Funhouse

Il est pas beau en cinémascope ?

La première fois où j'ai vu le film, c'était en cassette VHS dès qu'il a été disponible en vidéo-club. J'avais vraiment aimé ce film avec son atmosphère si particulière. Et bien ce sentiment s'est encore renforcé avec le visionnage d'hier soir car le film est sublimé par son magnifique cinémascope. Cette bonne vieille VHS m'avait fait découvrir le film mais malheureusement dans un format honteusement recadré. A l'époque, les éditeurs n'en avaient rien à foutre du respect des formats.

Funhouse_9Si vous n'avez jamais vu ce métrage, n'allez surtout pas commettre la même erreur que pour Massacre à la Tronçonneuse. En effet, n'allez pas penser que The Funhouse soit gore comme le titre français pourrait le laisser entendre. Là, vous seriez plus que déçu comme bon nombre de crétins qui ont visionnés Massacre à la Tronçonneuse après s'être fait des idées aussi fausses les unes que les autres. Ici, la véritable star du film c'est la fête foraine !

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La fête foraine, une entité à part entière

La grande force de The Funhouse est aussi le fait que contrairement à d'autres films du même genre, il est difficile de prendre parti. Je veux dire par là que évidemment, on ne peut que plaindre nos quatre principaux protagonistes bien que quelque part, ils ont véritablement cherchés les ennuis en restant dans le parc mais surtout par la bêtise de l'un d'entre eux, Richie (Miles Chapin), qui cumulera les bourdes. Mais d'un autre côté, comment ne pas comprendre la souffrance d'un père (Kevin Conway) d'avoir à constamment couvrir les dérapages d'un fils (Wayne Doba) qui justement souffre d'être si différent des autres ? 

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Et tout ceci est dû au talent de Tobe Hooper qui prend son temps pour nous dépeindre tout cela sans que le spectateur ne sente poindre le moindre ennui. Le générique donne le ton, impossible de ne pas l'apprécier si tout comme moi vous êtes fasciné par ces automates à qui l'on tente de donner vie avec ces mouvements syncopés si particuliers. Ajoutez à cela une musique de fête foraine et cela donne un côté macabre des plus réussi.

Funhouse_5Pour les personnages principaux, on sort du stéréotype habituel. Par exemple Buzz (Cooper Huckabee), le petit ami de Amy passe quand même pour autre chose que le beau gosse con comme un manche. Amy (Elizabeth Berridge) est excellente dans son rôle d'adolescente avec sa virginité encore préservée qui va connaître l'enfer. D'ailleurs, impossible à la fin de ne pas la rapprocher avec Sally Hardesty (Marilyn Burns) de Massacre à la Tronçonneuse, car on se demande bien si elle ne sombrera pas dans la folie après tout ça.

Funhouse_12Malgré quelques petites faiblesses comme le visage du "monstre" qui aurait gagné à faire moins masque comme celui qu'il porte pour dissimuler son visage, The Funhouse est un film agréable qui gagnerait à être plus reconnu. Le cadre, l'atmosphère... Je ne peux que vous conseiller de le (re)voir si bien évidemment vous êtes capable de ressentir le charme de ces métrages des années 80. Faut que je me dégote le dvd zone 1, les sous-titres français étant présents. A quand une sortie chez nous ?

24 janvier 2011

Open Reef Mortelle ?

The Reef affiche promo

(Affiche promotionnelle visualisable en cliquant sur le logo). Encore un film que j'attends avec impatience et qui malheureusement sortira directement en dvd et ne passera pas par la case cinéma. Pour l'instant impossible d'avoir une date exacte pour la sortie dvd. J'ai posté un commentaire sur le site de Wild Side (ça sortira chez eux), on verra bien même si je n'y crois pas trop pour une réponse. Je sais que pas mal de monde se contrefout de ce métrage le comparant déjà avec Open Water rien qu'avec la bande-annonce.

The_Reef

Je suis un squale, j'ai la dalle, comment résister ?

Pour ma part je dirai simplement une chose : le précédent film de ce réalisateur était vraiment très bon et mettait aussi en scène un animal bien dangereux. Ce premier film se nomme Black Water que je ne peux que vous conseiller, un très bon métrage avec un crocodile plus que patient ! De l'angoisse de premier ordre, l'un des meilleurs films basé sur cet animal. Andrew Traucki avait vraiment réussi à créer une tension incroyable, le crocodile étant tout sauf ridicule comme malheureusement c'est souvent le cas dans les autres films de ce type (effets spéciaux par ordinateurs ou bestiole en plastoc...). Donc je suis curieux de voir si The Reef va réussir comme son grand frère à me tenir en haleine. Wait & see...

Posté par Leatherface à 15:00 - Coming soon - Commentaires [4] - Permalien [#]
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23 janvier 2011

What an excellent day for an exorcism

The Exorcist affiche

Réalisation : William Friedkin
Pays : États-Unis
Année : 1973
Durée : 122 minutes / 132 minutes (director's cut)
Imdb : tt0070047

Regan (Linda Blair), la fille de la célèbre actrice Chris Mac Neil (Ellen Burstyn excellente !) est victime de troubles du comportement étranges et inexpliqués. Elle entend des bruits, sent les murs de sa chambre trembler ou devient violente sans que les psychiatres y trouvent la moindre explication... Après la mort d'un de ses amis réalisateur, Chris soupçonne sa fille d'en être à l'origine et d'être possédé par le démon. Elle se décide alors à faire intervenir des exorcistes... (Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo).

The_Exorcist

S'il est une chose évidente, c'est bien que ne n'ai malheureusement pas pu voir L'Exorciste au cinéma lors de sa sortie. En effet, en septembre 1974, je n'avais que trois ans ! Même si j'avais eu l'opportunité de rentrer dans la salle, cela n'aurait pas servi à grand chose, c'est le moins que l'onpuisse dire. Par contre, je connais quelqu'un qui a eu cette (mal)chance : mon parrain. Et quand il parlait de ce film, une chose était claire : c'était son premier et dernier film d'horreur ! Et en 2011, je peux vous confirmer que c'est ce qu'il a fait durant tout ce temps le bougre ! En même temps, comment le lui reprocher sachant ce que ce film représentait surtout à l'époque (et encore de nos jours quelque part malgré un contexte évidemment différent) et que suite à cette vision il devait toujours mener sa vie habituelle, c'est à dire partir seul très tôt le matin à son travail, alone in the dark, la peur au ventre ! Marqué au fer rouge à vie quoi.

The_Exorcist_2C'était quelque chose lorsque l'on évoquait ce film en sa présence ! Alors évidemment, très tôt pour mon âge il me fallait voir ce "phénomène" cinématographique ! C'est à l'âge de 13 ans (ou 12 je ne sais plus trop exactement) que l'occasion s'est présentée. C'est justement ce parrain qui lors d'un repas de famille (un 24 décembre au soir) avait loué la cassette au vidéo-club pour que nous puissions le voir enfin. Quand je dis nous, je parle évidemment de mes parents en priorité. Mais comme je dis toujours, l'occasion fait le larron ! Je me suis donc installé sur un fauteuil attendant le moment fatidique. Une fois la cassette insérée dans le magnétoscope (ça coûtait une fortune cet appareil en ce temps là !), mon parrain s'est réfugié dans la cuisine vacant à tout sauf à la nouvelle vision de ce film. Pas très courageux ça, mais je ne me moquerai pas connaissant la suite de l'histoire...

The_Exorcist_3Alors c'est bien simple, au début c'était cool. Le père Merrin en Irak, l'histoire qui se met progressivement en place... Franchement, crétin que j'étais à cet âge là, je rigolais déjà dans mes moustaches (qu'en plus je n'avaient évidemment pas) en pensant à mon parrain et comment je maîtrisais grave la situation. Avec le recul, plus naïf que ça fallait le faire. Le coup du caïd n'aura pas duré éternellement et à un moment donné je suis parti discrètement dans la cuisine prêter main forte pour faire la vaisselle. Oui je sais, il n'y avait que moi pour croire à cette excuse bidon mais au moins j'en avais une pour mon orgueil. Et même dans une autre pièce, porte fermée, j'étais terrorisé des sons qui sortaient de la télévision. Le mal était dans l'autre pièce, et je n'étais rien, rien qu'un pauvre gamin terrorisé qui n'attendait qu'une seule et unique chose : que ça s'arrête !

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Y a pas à dire, mon passé n'est pas très glorieux. Ajouter à ça mon expérience sur The Evil Dead au cinéma... Mais vraiment, je ne regrette en rien ces moments vécus. Je ne les échangerai pour rien au monde ! Et c'est grâce à eux que je regarderai toujours ces films avec ce regard si particulier. C'est justement pour tout ça que je ne supporte pas les destructions apportées à ces films. Je m'explique : je ne me suis toujours pas remis de ce que j'ai pu voir au cinéma bien des années plus tard lorsque L'Exorciste est repassé au cinéma dans une nouvelle version estampillée the version you've never seen. En effet, un tel massacre on n'avait jamais vu ça !

The_Exorcist_7A part pour un sacré paquet de pognon, je ne comprends toujours pas comment William Friedkin a pu détruire son matériel de base et réduire à néant ce qui faisait son principal intérêt. Je ne rentrerai pas trop dans les détails et je vous invite à lire cet excellent article sur le site Devildead qui explique très clairement ce qui cloche pour eux en cliquant ici (et comme je pense la même chose). Le principal drame pour moi étant que cette nouvelle version réduit à néant les interrogations intéressantes que se posaient les spectateurs avec le montage original.

The_Exorcist_8En effet, la force du film résidait dans la liberté d'interprétation laissée aux spectateurs. Possession démoniaque ou une des nombreuses formes que peut prendre la folie ? Tout au long du métrage, la question reste en suspend sans donner clairement la réponse. Même les échanges entre les deux prêtres vont en ce sens lorsque par exemple le père Karras (Jason Miller) essaie d'informer le nouvel arrivant, le père Merrin (Max von Sydow), du nombre de personnalités qu'il a détecté chez Regan. Et le père Merrin de lui répondre : "Il n'y en a qu'une". La question reste posée, qui a raison ? Libre à chacun de trancher selon sa sensibilité.

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Et bien tout ça, à la poubelle ! C'est à en pleurer. Et comme en plus, cette abomination (la nouvelle version) est accompagnée d'une toute nouvelle version française catastrophique pour utiliser au mieux le son multicanal... C'est bien simple, on a l'impression que ce nouveau doublage a été fait par des personnes qui n'y croient pas du tout. Oui vraiment, la destruction de ce chef d'oeuvre est totale, rien n'est épargné. Et le pire dans tout ça, c'est que Warner fait tout pour que ce nouveau montage devient la référence, courage pour trouver le métrage original ! L'exemple le plus significatif étant la sortie du film pour la première fois en blu-ray.

The_Exorcist_12Exclusivité Fnac. Génial, donc introuvable ailleurs. Ce blu-ray comprend les deux versions du film (ouf !) mais est en édition très limitée ! D'ailleurs c'est terminé, ce blu-ray est maintenant introuvable et sera remplacé début février par un nouveau blu-ray qui sera pour sa part disponible partout mais qui ne comprendra que le nouveau montage appelé ridiculement Director's Cut. Oui je me suis fait avoir car j'attendais la disponibilité partout du blu-ray comprenant les deux versions et je l'ai dans l'os !Heureusement il reste sur Amazon.com le blu-ray sortit aux Etats-Unis qui est zone all. Je viens de le commander et j'aurai donc le montage cinéma en blu-ray (avec la véritable VF monophonique), c'était vraiment moins une.

The_Exorcist_13Les images utilisées tout au long de cet article proviennent de mon dvd zone 1 25th Anniversary qui est bien le montage original avec aussi la véritable version française monophonique. Seule différence par rapport à la version diffusée au cinéma à l'époque, l'utilisation d'un morphing lorsque le démon prend possession du père Karras. Heureusement, pas de quoi non plus crier au scandale par rapport à ce qui a été fait par la suite. Mais juste pour dire que pour trouver le montage original à 100%, c'est retour à cette bonne vieille VHS ou le tout premier dvd zone 1 paru. En zone 2, laissez tomber. J'oubliais aussi la version laserdisc (que je possède) mais là seulement en VO. Quel bordel vous ne trouvez pas ? En attendant, si par miracle vous n'avez jamais vu ce film, fuyez comme la peste le nouveau montage et vous comprendrez pourquoi L'Exorciste est l'un des films les plus terrifiants qui soi. Toujours copié jamais égalé, et ce n'est pas près de changer ! Et si Pazuzu était derrière le nouveau montage afin de rendre le tout ridicule, improbable, lui permettant justement d'être encore plus puissant sur les pauvres insouciants que nous sommes ?


22 janvier 2011

Mais où est Simon ?

L'Orphelinat affiche

Réalisation : Juan Antonio Bayona
Pays : Espagne / Mexique
Année : 2007
Durée : 105 minutes
Imdb : tt0464141

Voici donc L'Orphelinat de Juan Antonio Bayona. Une fois de plus, je vais me taper la honte car je n'en savais pas plus que ça sur ce film. C'est un jour, complètement par hasard, que sur la chaîne Ciné Frissons j'ai vu un spot de L'Orphelinat (El Orfanato en VO) et qu'il allait passer deux ou trois jours plus tard. Ca m'a semblé bien sympathique et j'ai réservé ma soirée avec ma famille afin de le mater lors de son passage. (Affiche cinéma française visualisable en cliquant sur le logo).

Orphelinat_8Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d'autres enfants qu'elle aimait comme ses frères et sœurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l'intention de restaurer la vieille maison et d'en faire un lieu d'accueil pour enfants handicapés. La demeure réveille l'imagination de Simon, qui commence à se livrer à d'étranges jeux avec "ses amis invisibles". Le jour de l'inauguration du nouvel établissement, une dispute éclate entre Simon et Laura : Simon refuse de descendre pour accueillir les nouveaux arrivants (les enfants handicapés) ; refusant de céder à un caprice, Laura laisse Simon seul et va s'occuper des invités. Après la fête, elle retourne voir Simon et s'aperçoit qu'il a disparu...

Orphelinat_3Pas la peine de perdre son temps en palabres avant d'arriver à cette conclusion : j'ai adoré ce film. C'est une jolie surprise émanant d'un métrage dont je ne connaissais absolument rien. Je me suis pris un de ces coup de poing dans l'estomac lors du dénouement final, je ne vous raconte pas (non, je ne vous raconte pas ! Regardez ce film). Un film qui m'a marqué profondément. Et pour être franc, je viens de surfer vite fait sur le net et je suis consterné par ce que j'ai pu lire : On s'emmerde, la fin tombe à plat... Sérieusement, je n'en reviens toujours pas que l'on puisse penser de cette façon. Tout les goûts sont dans la nature mais quand même...

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Evidemment, si la personne s'attend à du fantastique bourré d'effets spéciaux et d'action non-stop, elle sera forcément déçu. Mais bon, comment peut-on s'attendre à ça avec un tel scénario ? L'Orphelinat est un film intimiste, qui prend son temps. Et moi, je me suis laissé embarqué dans cette histoire sans aucun problème, j'ai accroché immédiatement. La photographie du film, l'atmosphère qui se dégage de ce bâtiment... Alors bien sûr, les films sur les maisons hantées sont légions mais ce n'est pas pour ça qu'il est impossible de vivre encore de grands films traitant le sujet surtout si l'approche s'avère intéressante. Et là, c'est le cas !

OrphelinatBelén Rueda qui joue le rôle de Laura est excellente. On souffre avec elle et on se pose les mêmes questions tout au long du métrage. Tout est magnifiquement amené jusqu'à l'assemblage final du puzzle, c'est à dire l'explication de la disparition de Simon (Roger Príncep). Je ne veux absolument rien dévoiler mais je peux vous assurer que la vérité une fois apparue aux yeux de Laura détruirait n'importe qui mentalement, et moi le premier ! Un grand moment niveau sensation, inoubliable. L'Orphelinat est un film d'ambiance qui ne cherche pas le sensationnel pour vous faire sursauter à tout prix. Non, ici tout est mis en oeuvre pour servir une seule et unique chose par dessus tout : l'histoire.

Orphelinat_9Y a pas à dire, le cinéma espagnol cartonne. J'étais déjà un grand fan de Jaume Balagueró qui nous avait déjà pondu les excellents La Secte sans Nom, Fragile, Rec... ainsi que de Guillermo del Toro et voici encore un gars qui arrive là comme ça, Juan Antonio Bayona, avec son film et qui me trou le cul. Si seulement il y avait la même chose en France avec déjà de l'argent mis dans des projets "valables", mais bon... vive l'Espagne et pas que pour le ballon rond. Maintenant, faut que je me dégote le blu-ray dès que possible pour une seconde claque et une gorge qui va se nouer à nouveau.

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20 janvier 2011

L'habit ne fait pas le... prêtre

Satan's Triangle publicité

Réalisation : Sutton Roley
Pays : États-Unis
Année : 1975
Durée : 74 minutes
Imdb : tt0073662

En réponse à un SOS, un hélicoptère des gardes-côtes américain est envoyé au secours de l'équipage d'un voilier en perdition. Arrivé sur place, l'un des sauveteurs, descendu à bord, ne trouve qu'une seule survivante : une jeune femme sous le choc, répondant au nom d'Eva (Kim Novak). Un accident mécanique les empêchant de remonter à bord de l'hélicoptère, le sauveteur et la rescapée doivent alors passer la nuit à bord... (Encart publicitaire visualisable en cliquant sur le logo).

Satans_Triangle_7Il est des films que l'on n'oubliera jamais et ce Satan's Triangle de Sutton Roley datant de 1975 entre dans cette catégorie. Téléfilm pour être plus exact, émanant de la chaîne ABC (American Broadcasting Company). En 1979 j'avais... huit ans. Et c'est cette année là (copyright Claude François ?) qu'un dimanche vers 17h00 est passé ce téléfilm sur TF1. Oui je sais, cela paraît impossible et pourtant. Comme quoi, une erreur de programmation (pas possible autrement) aura donnée à toute une génération un souvenir culte, pour ne pas dire traumatisant. C'est qu'ils ont dû en avoir des réclamations d'abrutis lobotomisés (oui déjà) qui n'ont pas eu leur animateur gominé décérébré habituel ou une merdouille de télé-achat et qui ont certainement criés au scandale. Parce que ce téléfilm, depuis 1979, n'est JAMAIS repassé sur cette chaîne !

Satans_Triangle_2Et c'est bien dommage car je dois bien l'avouer, avec le temps passant et ce souvenir indélébile, je me suis toujours demandé si je reverrai un jour Le Triangle du Diable avant de mourir. Ca paraît con vous ne trouvez pas ? Et pourtant... des années de recherches pour me rendre compte que ce téléfilm est réellement une rareté même avec l'émergence d'internet. Mais bon, ma patience et ma ténacité ont été récompensés, j'y reviendrai un peu plus tard, chaque chose en son temps. Si comme moi vous avez vécu ce moment mémorable en 1979 devant votre petit écran et avez la même quête que votre serviteur, vous ne serez pas déçu. En attendant...

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En attendant, c'est quoi Le Triangle du Diable ? Et bien c'est un téléfilm qui se base sur les disparitions attribuées au Triangle des Bermudes et qui donne... une "possible" explication. Evidemment, des films ou téléfilms basés sur le Triangle des Bermudes sont plus que légions et surtout... passablement mauvais. Passablement mauvais car tout ce que j'ai vu après le téléfilm de Sutton Roley m'a semblé bien fade, impossible d'oublier ce traumatisme de mes huit ans.

Satans_Triangle Satans_Triangle_4 Satans_Triangle_5

Donc, le sauveteur restant (relisez le synopsis au début de l'article) est le Lt. J. Haig (Doug McClure) qui restera avec Eva à bord du voilier par la force des choses (peut-être pas d'ailleurs...). Celui-ci va écouter les explications de la seule survivante afin de savoir ce qui s'est réellement (ou pas) passé. En effet, c'est que les trois cadavres trouvés à différents endroits du voilier méritent un minimum d'explications. Un prêtre pendu par un pied au grand mât, un autre cadavre semblant léviter dans les airs... Mais que s'est-il passé nom d'une pipe ? Débute alors les explications d'Eva qui n'hésite pas à mettre le surnaturel comme principal fautif et ce depuis la montée d'un naufragé, le père Martin (Alejandro Rey), à bord.

Satans_Triangle_3Suite à ça, Haigh va tenter de tout expliquer rationnellement étape par étape, afin de dissiper les peurs palpables d'Eva. Au début de l'histoire, il nous prouve dans sa discussion avec son coéquipier le Lt. Cmdr. Pagnolini (Michael Conrad) que pour lui, le diable et autres "choses" de ce type ne sont que fumisteries. Va-t-il réussir à convaincre Eva (sublime Kim Novak !!!) ? Surnaturel ou concours de circonstances malheureuses ? Je vous invite bien évidemment à regarder (à nouveau pour les chanceux de 1979) ce Satan's Triangle. Moi, tout ce que je peux dire c'est que la fin de ce téléfilm m'a appris à huit ans pour la toute première fois ce que glacer le sang voulait dire. Promptement inoubliable, Evil never dies !

Satans_Triangle_14A quand une sortie dvd bordel ? En attendant, comme je l'ai dit un petit peu plus haut, j'ai cherché ce titre pendant des lustre. Vainement... Puis en 2008, j'ai relancé mes recherches profitant du forum de mon blog consacré aux jeux vidéo en relançant cette sorte de bouteille à la mer. Je vous invite à vous y rendre car bien évidemment vous y trouverez un lien permettant de le choper et en version française s'il vous plait ! Je pense que cela compensera le manque d'une bande-annonce à la fin de cet article, Le Triangle du Diable étant un téléfilm, celle-ci n'existe bien évidemment pas. Alors bon film tant que le lien sera valide ! Oups, le lien est ici.

Posté par Leatherface à 16:49 - Fantastique - Commentaires [67] - Permalien [#]
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17 janvier 2011

Est-ce que je vous ai dit que la foudre m’a touché 7 fois ?

L’étrange histoire de Benjamin Button affiche

Réalisation : David Fincher
Pays : États-Unis
Année : 2008
Durée : 166 minutes
Imdb : tt0421715

«Curieux destin que le mien…» Ainsi commence l’étrange histoire de Benjamin Button (Brad Pitt), cet homme qui naquit à 80 ans et vécut sa vie à l’envers, sans pouvoir arrêter le cours du temps. Situé à La Nouvelle-Orléans et adapté d’une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, le film suit ses tribulations de 1918 à nos jours. L’étrange histoire de Benjamin Button : l’histoire d’un homme hors du commun. Ses rencontres et ses découvertes, ses amours, ses joies et ses drames. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

BenjaminButton24

Voici donc The Curious Case of Benjamin Button (L’étrange histoire de Benjamin Button) de David Fincher. Cela va paraître étrange, mais je n'avais pas entendu parlé de ce film. Un jour, une copine de ma femme lui en a parlé et comme celle-ci avait vraiment aimée ce métrage, elles se sont misent d'accord et ont décidées de se le visionner ensemble un de ces soirs. Après cette soirée où je n'étais pas chez moi (au boulot), ma femme n'a eu cesse de me vanter les mérites de cette histoire narrant la vie de ce Benjamin Button. Le temps a passé depuis et il y a juste trois jours je suis tombé dessus dans sa version dvd à dix euros. Allez hop dans ma besace et direction la platine dvd.

BenjaminButton06David Fincher, je suis preneur. A part son Zodiac qui m'avait vraiment déçu, le reste de ses films m'ont vraiment plus. Alien 3 (même charcuté), Se7en, Fight Club... tous très bons. Il me reste d'ailleurs sous le coude son The Social Network à mater. Enfin bref, ne sachant que la base de l'histoire de L’étrange histoire de Benjamin Button, c'est à dire juste le fait que ça raconte la vie d'un homme qui va la vivre l'envers, la surprise a été quand même totale. Nous étions quatre devant la télévision lorsque je l'ai lancé (ma femme, mon fils et deux de mes trois filles) et figurez-vous que cela a été embarrassant à la fin du métrage. Je vous dirai pourquoi un peu plus tard.

BenjaminButton16Je vais avant toute chose vous dire que je vais faire mon possible pour ne pas spoiler un max. En effet, si vous n'avez pas encore vu ce film, autant qu'il reste un minimum mystérieux pour vous. Malheureusement cela risque d'être difficile mais bon. Et puis merde, visionnez-le et revenez plus tard. Donc... L’étrange histoire de Benjamin Button est une histoire d'amour impossible (problématique plutôt) entre Benjamin Button et Daisy Fuller (Cate Blanchett). Comme l'histoire qui est contée montre la vie complète du personnage principal, Benjamin et Daisy sont jouées par des acteurs différents selon leur âge respectif à certains moments donnés. Et ouf, tous les acteurs sont excellents (et c'est peu dire) et rien ne vient gâcher le récit qui dure... 159 minutes !

BenjaminButton15Premier constat, je n'ai pas vu passer ces 159 minutes ! Donc déjà, c'est lesigne que le film est une totale réussite. Franchement, tout ce qui arrive à Benjamin est passionnant de bout en bout. On aime le personnage ainsi que tout ce qui lui arrive. De son travail sur le bateau du capitaine Mike (Jarred Harris) à ses aventures amoureuses dont celle avec Elizabeth Abbott (Tilda Swinton) tout se suit et est d'une fluidité remarquable. C'est bourré d'émotions et on rigole même de bon coeur sur les mésaventures d'un pensionnaire de la maison de retraite (là où a commencé à grandir Benjamin) avec la foudre. Je vous laisse découvrir ça par vous même. Bon en clair : j'ai été à fond dedans. C'est touchant de bout en bout jusqu'à la fin inévitable, la dernière ligne droite de la vie de Benjamin.

BenjaminButton10 BenjaminButton14 BenjaminButton13

Et là, attention. Déjà que le métrage est passionnant depuis son commencement, la fin devient poignante comme rarement. Et tout cela grâce à une Cate Blanchett promptement incroyable, magnifique, imprégnée au-delà de l'excellence par son personnage accompagnant jusqu'à la toute fin la vie de Benjamin. Là, les mots ne servent plus à rien, il faut vivre ce film. Alors oui, j'ai pleuré comme un pauvre type. La gorge était nouée et les larmes coulaient, impossible de les retenir. Et plus j'essayais de les retenir et plus ma gorge se nouait. Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive, pas la peine que j'essaie de faire le dur. Si je me souviens bien, la dernière fois c'était sur Million Dollar Baby de et avec Clint Eastwood.

BenjaminButton25

Benjamin et Elizabeth, une relation touchante et intense

Maintenant, je pense que vous avez compris pourquoi cela était embarrassant d'être avec ma femme et mes enfants. Mais rassurez-vous, je me la suis joué fine et je n'ai pas tout de suite allumé les lumières au générique de fin. Et zou, je me suis empressé de prendre mon fils dans les bras afin de le monter à son lit ce qui m'a permis d'être bien plus présentable lorsque je suis revenu. Trop fort le gars non ? Que d'émotions dans tous les sens du terme ! Voilà, L’étrange histoire de Benjamin Button est un film sublime qui m'a marqué profondément et j'espère qu'il vous procurera (si ce n'est déjà fait) les mêmes effets. Merci à Brad Pitt et Cate Blanchett d'avoir touché la perfection.

Posté par Leatherface à 14:00 - Drame - Commentaires [11] - Permalien [#]
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A la limite, je m'emmerde...

hysterical_affiche

Réalisation : Chris Bearde
Pays : États-Unis
Année : 1983
Durée : 87 minutes
Imdb : tt0085704

Frederic Lansing (Bill Hudson), un écrivain à succès, est dégouté par les best-seller racoleurs qu'il rédige. Il veut écrire un vrai grand roman, et, pour ce faire, décide de s'isoler pour se mettre sérieusement au travail. Il s'installe dans une petite ville portuaire de l'état d'Oregon, où il occupe un vieux phare. Il ignore que cette bâtisse a la réputation d'être hantée depuis que, un siècle plus tôt, le capitaine Howdy (Richard Kiel) et sa maîtresse Venicia (Julie Newmar) y ont trouvé la mort dans des circonstances mystérieuses. L'arrivée de Lansing sur les lieux est accompagnée par des évènements insolites. Le maire de Hellview (Murray Hamilton) fait alors appel à deux investigateurs du surnaturel pour vaincre le péril spectral qui menace sa ville...

Hysterical_8Voici donc le synopsis de Hysterical, film datant de 1983 et réalisé par un certain Chris Bearde. Ce film met en scène les trois frères Hudson qui avaient une certaine renommée dans les années 70 à la télévision américaine et qui ici se sont essayés au cinéma via un métrage parodiant des classiques du cinéma d'horreur. Je ne vais pas me la péter plus longtemps, j'ai appris tout ça sur l'excellent site Devildead à qui j'ai aussi repris le synopsis car je n'ai pas la cassette vidéo en ma possession. Oui, les frères Hudson me sont complètements inconnus. Par contre, ce film me l'est beaucoup moins.

Hysterical_71983... j'avais douze ans ! Et j'ai vu Hysterical en salle au mois de mars 1983. Douze ans et un souvenir complètement fou de ce film. Génial, tordant... Bref cette comédie horrifique m'avait laissée un très bon souvenir durant toutes ces années. Et c'est qu'il possède un casting sympathique en plus : Richard Kiel, le géant appelé jaws (requin chez nous) dans certains James Bond et aussi Murray Hamilton qui tout comme dans les deux premiers Jaws (Les Dents de la Mer) joue le rôle d'un maire. Alors, 28 années plus tard, qu'en est-il de ce Hysterical si brillant dans ma mémoire d'enfant de l'époque ?

Ahem. Bon ben... comment dire ça ? Je l'ai visionné avec mes filles pour les occuper et ma foi, heureusement que ma femme n'était pas présente. Je n'ose imaginer sa réaction s'il m'était venu à l'esprit de lui dire un truc du style : "Viens, on va regarder ça, ce film est trop génial c'est à se tordre de rire" juste avant le mettre en route. Mon Dieu, j'aurai été tout petit durant la projection et à la fin j'aurai dû passer ma vie à raser les murs. C'est pas possible, à douze ans je devais vraiment être à la masse et avoir le QI d'une huitre. Je pousse un peu le bourrichon sachant bien qu'à cet âge là on a... cet âge là quoi. Puis surtout je n'étais pas seul dans la salle et mes copains de l'époque avaient adorés tout autant que moi.

Hysterical

La seule touche Max Pécas du métrage

Mais sérieusement, qu'est-ce que ça a mal vieillit ! Je ne parle pas là des trucages ou d'autres choses du même acabit. A la limite, les trucages foireux de la lumière du phare par exemple n'ont rien de préjudiciables dans ce qui est une comédie. Ce qui est vraiment craignos, c'est l'humour qui la plupart du temps ne fait pas mouche. C'est bien simple, c'est consternant la majorité du temps. Faut reconnaître que pour une comédie, c'est plutôt embêtant. Je reconnais bien que une ou deux fois j'ai rigolé, mais cela n'enlève strictement rien au côté plus que navrant de l'ensemble.

Hysterical_6Tout au long du film, je me suis dit : "mais c'est pas possible..." et quand tu penses que ça peut pas être pire, vas-y que les zombies se mettent à danser et chanter. Alors oui, comme je l'ai déjà précisé il y a quelques trucs sympathiques comme les zombies qui passent leur temps à dire ce style de phrase : "à la limite, je t'emmerde" où ce cinglé de Ralph (Robert Donner) qui fait ses petites apparitions en disant à qui veut l'entendre : "ça couve !". Ou encore le dîner dans le phare entre Frederic Lansing et Kate (Cindy Pickett) pendant lequel notre écrivain se transforme et c'en est tellement ridicule qu'on est obligé de se marrer. Mais franchement tout le reste fait vraiment pitié.

Hysterical_9Le premier réflexe serait peut-être de trouver l'année du métrage comme excuse et se dire que c'était en 1983 et que l'humour devait être "différent" et a mal traversé le temps. Mais je pense que ce serait une erreur de penser de cette façon. En effet, bien des films des années 80 sont toujours aussi hilarants aujourd'hui qu'à l'époque de leur sortie. Par exemple Elvira, Maîtresse des Ténèbres (dont je parlerai très prochainement) qui bien que datant de 1988 est toujours aussi culte de nos jours. Disons donc que Hysterical possède un humour particulier qui plaira peut-être aux plus jeunes (très jeunes) mais laissera la majorité de marbre pour ne pas dire autre chose. Ah la mémoire des fois...

Posté par Leatherface à 00:31 - Comédie - Commentaires [3] - Permalien [#]
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16 janvier 2011

Waxwork 2 : Lost in Time (Waxwork II : Perdus dans le temps)

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Réalisation : Anthony Hickox
Pays : Etats-Unis
Année : 1992
Durée : 104 minutes
Imdb : tt0105792

Mark (Zach Galligan) et Sarah (Monika Schnarre) s'enfuient du musée de cire en feu sans remarquer qu'une main a également survécu à l'incendie et s'accroche au taxi qui les ramène chez eux. De retour à sa maison à une heure tardive, Sarah est réprimandée par son beau-père qui lui reproche de sortir un peu trop. Mais la main tue le beau-père de Sarah, avant que cette dernière ne la fasse disparaître dans un broyeur. Accusée du meurtre de son beau-père, Sarah clame son innocence en accusant la main devant un jury dubitatif. Mark se souvient alors que Sir Wilfred lui avait dit avant de mourir de se rendre à son domicile s'il avait des ennuis. Mark et Sarah y découvrent un portail vers un monde parallèle...

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Etant seul avec deux de mes filles, j'en ai profité pour balancer Waxwork II (1992) dans la platine. Celles-ci voulant le regarder contrairement à leur mère qui n'avait pas accrochée au premier volet, c'était l'occasion tout indiquée. Verdict ? Malgré quelques bonnes choses ça et là, je me suis royalement emmerdé. Oui je sais, c'est plutôt brute de décoffrage mais pas la peine d'essayer de faire semblant. Première déception : le charme du musée de cire n'agira pas car ici terminé les statues de cire et place aux portails menant vers divers endroits d'un monde parallèle.

bscap0011L'avantage, c'est que cela permet au métrage de faire comme son ainé et de pouvoir présenter plusieurs sketchs. Le problème, c'est que même si certains sont de qualité comme celui rendant hommage à La Maison du Diable de Robert Wise (1963), tous ne seront pas du même acabit. Et surtout, et c'est loin d'être négligeable, ces sketchs s'insèrent beaucoup moins bien à l'histoire de base comme c'était le cas lors du premier volet. D'ailleurs, c'est à se demander si Anthony Hickox a créé ce métrage moins comme un film qu'une démonstration fourre-tout de ses talents. Je suis certainement dur, mais c'est la première chose qui me vient à l'esprit après vision.

Waxwork_4Déjà, exit la Sarah du premier volet remplacée ici par Monika Schnarre ancienne top model. Enfin bon, je ne pense pas que cela change grand chose mais force est de reconnaître que les deux héros de "l'histoire" n'arrivent pas à rendre crédible tout ce bordel à l'écran. Cela est-il dû à leur jeu où à ce scénario fourre-tout ? A mon humble avis, c'est 50/50. Enfin bref, le résultat final est assez calamiteux et heureusement que certains détails sauvent un peu (juste un peu hein) cette suite.

Waxwork_6Bruce Campbell. Oui c'est bien lui, Bruce "The Evil Dead" Campbell est présent et les quelques malheureuses minutes où il est à l'écran sont parmis les meilleures du métrage. Il apparaît en plus dans le meilleur sketch, celui de La Maison du Diable dans un très joli noir et blanc. Sacré Bruce, il m'a bien fait marrer avec son côté punching ball habituel. Mais malheureusement, une fois ce sketch de qualité terminé après deux autres principaux ayant rendu hommage à Frankenstein et Alien, on passe au moyen-âge et là... oui là, je me suis emmerdé comme c'est pas permis.

Waxwork_8A la fin du métrage, histoire de me réveiller, le film passe très vite d'un hommage à un autre via l'ouverture de plusieurs portails à la suite pendant le combat à l'épée de Mark face à Scarabus (Alexander Godunov) le vilain adepte de magie noire. Ces deux là traversent Docteur Jeckyll et Mister Hyde, Jack l'Eventreur, Dawn of the Dead (cool !)... mais c'est trop peu trop tard et donne une fois de plus le sentiment de démonstration plutôt qu'un fil continu cohérent que l'on aurait aimé dès le début. Voilà, les quelques flashs sympathiques ne sauvent pas un avis général négatif et c'est bien dommage car il y avait vraiment de quoi faire. Comme pour Fright Night, cette suite a plutôt tendance à valoriser le premier volet plus qu'autre chose... ce qui prouve surtout son inutilité.

Posté par Leatherface à 12:43 - Horreur - Commentaires [2] - Permalien [#]
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