The Dead... Still Alive !!!

Billets sur le cinéma & la littérature (principalement horreur, épouvante, SF et fantastique).

21 juin 2011

Bonjour chez vous !

Le_Prisonnier_LivrePourquoi j'ai créé ce blog ? Parce que j'avais envie de parler les films et des séries TV qui ont marqué ma vie à tout jamais. Le temps passe et le blog commence à grossir... mais de ce qu'il y a de plus culte à mes yeux, il y a encore de la marge avant d'avoir tout mis et c'est tant mieux ! Je connais pas mal de personnes qui affectionnent particulèrement les séries TV et comble du comble, ne connaissent même pas la série la plus culte qui soit : Le Prisonnier. Ca craint même pas... en effet, se taper du Buffy ou autre série divertissante c'est certainement sympa, mais regarder une série subversive qui n'a strictement rien perdue alors qu'elle a... 44 ans ! C'est quand même d'un autre niveau, le cerveau qui fonctionne de temps en temps ça ne peut pas faire de mal, bien au contraire ! Et 44 ans plus tard, la fin du Prisonnier fait toujours débat ! Un grand moment, inoubliable, un brainstorming d'un autre niveau que des discussions sans fin (branlette intellectuelle à vide) sur un film comme Black Swan par exemple. Ne sortez pas vos fourches (est-ce franchement bien raisonnable ?) et regardez plutôt ces 17 épisodes de 48 minutes avant de la ramener. Dans Le Prisonnier, tout de ce que nous vivons et continuons à vivre y est. Avant de faire mon article sur cette série culte (la plus culte de toute), je compte bien évidemment me repasser ces 17 trésors de génie que je possède en dvd (sortie en blu-ray cet automne !) et m'exploser les méninges à nouveau avec cette fin si... Oh puis zut, à vous de voir cette série si vous ne l'avez jamais vu !

Le_Prisonnier

En tout cas, je viens aussi de commander la nouvelle édition du livre broché consacré à cette série et l'attend avec impatience. Ce n'est pas tout, je dois aussi regarder la nouvelle mini-série de six épisodes avec Jim Caviezel dans le rôle du numéro 6. Ca en fait des choses à faire mais même s'il est évident que cette nouvelle mini-série de 2009 sera inférieure à tous les niveaux, trop curieux de voir ce qu'ils ont fait malgré tout. En attendant, si vous aimez les séries TV où votre cerveau ne sera pas au placard, vous savez ce qui vous reste à faire pour montrer que vous aussi, vous pouvez être un homme libre et non un simple numéro ! Mais allez-vous avoir les couilles de rentrer dans ce Village sachant que plus jamais vous n'en sortirez indemne ? Sur ce, et jusqu'à mon article traitant de ce chef d'oeuvre télévisuel : "Bonjour chez vous !".

P.S : Attention toutefois. Si vous êtes plutôt du style Navarro, Julie Lescaut ou encore Joséphine ange gardien par exemple, le pois chiche qui vous sert de cerveau jusqu'à maintenant risque fortement l'implosion et The Dead... Still Alive !!! ne pourrait en aucun cas en être tenu pour responsable, vous êtes prévenu !

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20 juin 2011

Au-delà, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

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Pour aller directement sur l'article c'est ici.

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19 juin 2011

J'vais pas rentrer dans une espèce de transe à la con

Au-Delà affiche

Réalisation : Clint Eastwood
Pays : États-Unis
Année : 2010
Durée : 129 minutes
Imdb : tt1212419

Au-delà (titre français) est l'histoire de trois personnages hantés par la mort et les interrogations qu'elle soulève. George (Matt Damon) est un Américain d'origine modeste, affecté d'un "don" de voyance qui pèse sur lui comme une malédiction. Marie (Cécile De France), journaliste française, est confrontée à une expérience de mort imminente, et en a été durablement bouleversée. Et quand Marcus (George McLaren), un jeune garçon de Londres, perd l'être qui lui était le plus cher et le plus indispensable, il se met désespérément en quête de réponses à ses interrogations. George, Marie et Marcus sont guidés par le même besoin de savoir, la même quête. Leurs destinées vont finir par se croiser pour tenter de répondre au mystère de l'au-delà. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Hereafter

Cela faisait depuis des lustres que je devais regarder ce dernier film en date du grand, de l'énormissime, du... bon, Clint Eastwood quoi. Entre-temps, je ne cache pas que j'ai lu pas mal de critiques ça et là traitant du film et ce... tout sauf en bien ! Etrange... il me fallait juger par moi-même et comme d'habitude, j'étais prêt à enfiler mon armure afin d'embrocher tous les païens que vous êtes, bande d'hérétiques qui osent blasphémer sur un film d'Easwood. Mais bon ça, c'était avant de voir le métrage en question...

Hereafter_1Ca commençait plutôt bien avec cette catastrophe dont est victime la journaliste française Marie Lelay. Le tsunami est vraiment impressionnant et surtout comment Marie va lutter pour essayer de s'en sortir. A partir de là, sa vie va complètement changer car elle n'arrivera plus à se défaire des visions dont elle a été victime durant sa NDE (Near Death Experience). Y a-t-il une justice divine punissant ces gros friqués qui passent leurs vacances (et ici promotion canapé !) à des destinations de rêve ? Mon cynisme n'ira malheureusement pas jusque là, les catastrophes n'effectuant pas le tri avec les laissés-pour-compte de la population locale.

Hereafter_5Pendant ce temps là, à deux autres parties du monde, deux autres personnes ont aussi leur fardeau vis-à-vis de la mort. A Londres, le jeune Marcus perd son frère jumeau alors qu'ils n'étaient pas trop de deux pour réussir à "survivre" dans des conditions déplorables avec une mère droguée et alcoolique. Ensuite à San Francisco il y a George, affublé d'un don de médium que lui considère comme une malédiction et qui préfère travailler à l'usine plutôt que d'en vivre (chose qu'il faisait auparavant avec son frère mais qu'il ne supportait plus au final).

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Bref trois solitudes, trois mal de vivre qui bien évidemment vont finir par se croiser. Et pour quoi au final ? Ben le vivre mieux... Oui je sais c'est pas folichon mais franchement, avec un tel scénario à la base, qu'est-il possible d'espérer d'autre ? C'est clair, Au-delà ne transformera pas le plomb en or et du coup impossible de ne pas être plus que déçu à l'apparition du générique de fin. "Tout ça pour ça ?" est vraiment ce que je me suis dit en allant éteindre la télévision.

Hereafter_4Alors évidemment il y a quelques bons moments. Lorsque Marcus perd son frère et connaissant leurs conditions de vie, c'est bien triste. Il y a aussi le tout début comme je l'ai déjà dit avec ce tsunami. Puis George, condamné à la solitude à cause de ce don et sa rencontre avec Melanie (Bryce Dallas Howard) va nous faire comprendre concrètement pourquoi il considère que c'est une malédiction. Mais sincèrement, deux heures de film pour si peu, c'est vraiment trop.

Hereafter_9Oui trop. Deux heures pour nous montrer entre autre que Marie est la reine des naïves et découvre qu'elle est jetable dans le monde des médias, et ici plus particulièrement de la télévision. Bof. Même le film est lui-même naïf lorsqu'il essaie de nous faire croire que cette même Marie, face à un grand patron durant son émission, a pour consigne "de lui rentrer dedans" dans son oreillette. A se pisser dessus d'irréalisme. Enfin bref, je ne parle même pas non plus de son idée de départ sur un livre coup de poing causant de François Mitterand alors que TOUT le milieu journalistique savait absolument tout durant son "règne" mais avait la consigne habituelle de tout étouffer. Ca me fait penser à l'autre abruti de DSK qui se sentait tellement intouchable qu'il ne pensait même plus à se contrôler hors de France (où en deux temps trois mouvement c'était étouffé avec la complicité de tous).

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Oui vraiment, c'est trop long surtout que l'on sait assez vite que la finalité du tout c'est que les trois personnages principaux vont se croiser. Alors du coup on n'attend que ce moment là, inéluctable, et on ne pense qu'à lui et cela ne rend le film qu'encore plus long vu qu'Easwood prend tout son temps ! Tellement son temps d'ailleurs que ma femme s'est endormie en plein milieu. Moi j'ai tenu car justement je voulais savoir comment cela allait se goupiller pour rendre leur rencontre possible et surtout une fois fait qu'est-ce qui allait arriver ?

Hereafter_11Qu'est-ce qui allait arriver ? Ben... la fin du film. Oui, pas grand chose à part certainement un grand mieux dans la vie des deux tourtereaux (on aurait pu se passer de la dernière "vision" de George juste avant que Marie ne le remarque à la terrasse d'un café, c'est même pas maladroit comme si nous n'avions pas compris ce qui allait en découler...). Oui, Au-delà est une réelle déception. Mais j'espère surtout que l'âge avancé de Clint Easwood ne va pas l'enfermer dans de tels sujets sur ses prochains films car on va s'emmerder sévère...

Plus d'images du film, c'est ici.

Posté par Leatherface à 12:45 - Drame - Commentaires [13] - Permalien [#]
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16 juin 2011

Halloween Uncut, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors plutôt que de faire ce que je faisais jusqu'à aujourd'hui, c'est à dire tout mettre à la corbeille, autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

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Pour aller directement sur l'article c'est ici.

Posté par Leatherface à 16:39 - Mes chutes au montage - Commentaires [7] - Permalien [#]
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15 juin 2011

Sam, it's a fuckin' massacre

Halloween affiche

Réalisation : Rob Zombie
Pays : États-Unis
Année : 2007
Durée : 109 minutes / 121 minutes (unrated version)
Imdb : tt0373883

Un 31 octobre à Haddonfield, Illinois, le soir de la fête des masques de Halloween... La vie du jeune Michael Myers, 10 ans, bascule. Troublé par des pulsions morbides, moqué par ses camarades d'école parce que sa mère est strip-teaseuse, harcelé par son beau-père, tourmenté par les premiers émois sexuels de sa soeur aînée, il revêt un masque en latex et, dans un accès de folie, assassine la moitié de sa famille au couteau de cuisine... Un 31 octobre, 17 ans plus tard. Toujours dissimulé derrière un masque et enfermé dans son mutisme, Michael s'échappe de la prison psychiatrique où il a grandi et recommence à semer des cadavres sur sa route... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Halloween

S'attaquer au remake du cultissime Halloween de John Carpenter, fallait oser. Enfin bon, le problème n'est pas réellement là. En effet, des remakes, ça sort à tour de bras pour rarement le meilleur et souvent pour le pire. Démarche bien évidemment commerciale qui vise à se faire du blé sur du "matos" déjà existant et ayant déjà fait ses preuves au box-office. Le problème, c'est que dans la majorité des cas, les studios en charge des remakes expurgent tous les propos pouvant se révéler politiquement incorrect ce qui au final donne des films peut-être divertissant et... et c'est tout. Des films pop-corn où le cerveau peut rester à la maison.

Halloween_2Mais bon, ici on parle de l'emblème du slasher et non d'un remake de They Live par exemple. Il n'empêche, lorsque la nouvelle était tombée, impossible de ne pas se dire : "quel intérêt ?". Oui, la même question que l'on se pose à chaque nouveau remake annoncé en fait. Mais juste derrière, je me dis que quelque part c'est peut-être une solution pour relancer une franchise qui, faut le reconnaître, n'a pas été gâtée niveau qualitatif avec ses multiples suites. A l'exception du second de Rick Rosenthal et du Halloween 20 ans après de Steve Miner, que dire à part... "AU SECOURS !!!" ?

Halloween_4C'est donc à Rob Zombie que l'on a donné ce rôle de punching ball (critiqué par les fans purs et durs du film de Carpenter). Et là, d'un film dont je n'attendais strictement rien, ça s'est transformé très vite en attente non dissimulée ! Facile à comprendre ce changement radical, il suffisait juste d'avoir vu La Maison des 1000 Morts et ensuite The Devil's Reject pour comprendre. Oui, il y a la patte Rob Zombie que l'on apprend à connaître via ses deux premiers films et on n'ose imaginer ce que cela pourrait donner sur Halloween ! Plus qu'à espérer que les frères Weinstein lui foute un minimum la paix...

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Deborah Myers (Sheri Moon Zombie) juste excellente

Et c'est là que beaucoup ont cru que Zombie s'était "couché" devant les deux frères en pouvant mettre la main via internet sur une version Workprint (copie de travail). De là, les potins ont fusé bon train et c'était limite le scandale voulant faire croire que la version ciné c'était limite de la soupe. Puis plus tard, lors de la sortie dvd du film, Rob Zombie en a aussi profité pour mettre son film dans une version Director's Cut mais malheureusement uniquement disponible en zone 1 (ou zone A en blu-ray) sans VF et encore moins avec sous-titres français... Un zone B est paru aussi en Australie mais pareil, rien de français à se mettre sous la dent.

Halloween_7Il est réellement plus que dommageable que TF1 Vidéo n'ait pas jugé bon de nous fournir ce Director's Cut lors de la sortie en dvd du métrage sur notre territoire. Pas besoin de faire de nouveaux doublages pour les scènes rajoutées, des sous-titres auraient amplement suffit. La ménagère de 50 ans ne regarde jamais quoi que ce soit avec des sous-titres alors... Mais bon, on ne va pas réécrire l'histoire. Par chance, et comme je l'ai dit dans un précédent article, j'ai enfin pu voir ce Director's Cut avec des sous-titres français grâce à un petit fichier srt !

Halloween_9Je vais vous donner mon avis personnel, je n'ai jamais été d'accord avec le fait que la version cinéma soit une purge et inintéressante par rapport au workprint. A part une scène où il était compréhensible qu'elle "saute" pour le cinéma (celle du viol), le reste est surtout une question de montage/rythme et n'a rien à voir avec une purge. Et surtout, la fin de la version cinéma est bien meilleure, bien plus haletante que celle du workprint ! D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que c'est la même que l'on va retrouver sur le Director's Cut.

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Petite discussion "extérieure" absente de la version cinéma

Vraiment, la version cinéma n'est pas un sous produit, loin de là. Elle permet d'ailleurs de mieux comprendre certaines choses comme cette conversation entre le Dr. Loomis (Malcolm McDowell) et le Sheriff Brackett (Brad Dourif) qui explique comment Laurie (Scout Taylor-Compton) est arrivée chez les Strode. Le workprint n'explique jamais comment Laurie s'est retrouvée dans cette nouvelle famille. Je ne vais pas rentrer dans tous les détails entre version cinéma et workprint, je vais plutôt parler maintenant de ce qui nous intéresse surtout ici : le Director's Cut.

Halloween_12Je dirai pour ma part que ce nouveau montage (le Director's Cut) est un mix entre la version ciné et le workprint. Mais un mix de qualité car il n'en reprend que les meilleures choses (avis perso bien évidemment). Heureusement, il préfère par exemple la mort du petit copain de Lynda (Kristina Klebe) dans la bâtisse et non dans son van (workprint). Et pour ceux qui ne connaissent que la version cinéma, le Director's Cut allonge quelques scènes existantes avec des dialogues et aussi des images en noir & blanc du jeune Michael Myers (Daeg Faerch) lorsque celui-ci est interné au Sanatorium. Des images qui le montre de plus en plus renfermé sur lui-même.

Halloween_11Le plus grand changement, c'est la scène du viol (workprint) qui est reprise et qui est en fait la version alternative de l'évasion de Michael Myers. Glauque au possible, la scène montre deux gardiens violant une nouvelle pensionnaire dans la chambre de Myers. Celui-ci est ailleurs mentalement, ne s'occupant pas de ces "visiteurs" jusqu'à ce que ceux-ci continuent leur acte barbare en utilisant les masques de Michael accrochés aux murs. Cette scène remplace son évasion "ciné" pendant son transfert encadré par des policiers.

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Une dernière cigarette bière ?

Pour terminer complètement avec les changements (je rappelle que ne suis pas exhaustif !), juste un petit dernier assez significatif. Lorsque Michael enfant se retrouve seule avec l'infirmière pendant que le Dr. Loomis raccompagne Deborah Myers (Sheri Moon Zombie), une ligne de dialogue à été rajoutée dans la bouche de l'infirmière lorsqu'elle regarde la photo de Michael avec sa petite soeur qu'il surnomme "Boo", juste avant qu'elle n'ouvre son journal. Et cette ligne est une jolie petite vacherie à l'encontre de Michael ! Petite phrase qui existait aussi dans le workprint.

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Y a pas à dire, ce Director's Cut rend ce Halloween encore plus... Zombiesque ! Plus glauque, plus de personnages "pourris" comme les deux gardiens et l'infirmière, bref un nouveau montage très intéressant qui synthétise au mieux les deux versions qui étaient connues auparavant. La version cinéma n'en devient pas obsolète pour autant car déjà très bonne, mais pouvoir posséder ces deux montages est réellement enrichissant. Après, à chacun de voir selon ses préférences. Alors quoi qu'il arrive, même si vous ne possédez aucun des deux montages, n'hésitez pas à investir dans l'un ou l'autre (Director's Cut si vous n'êtes pas anglophobe) car ce remake est réellement très bon. L'ambiance musicale met bien la pression quand il le faut et Michael Myers adulte est d'une carrure impressionnante qui marque !

Halloween_20Alors oui, le côté Zombie frappe immédiatement avec toutes ces trognes aux cheveux longs, gras... une vulgarité certaine dans les dialogues (on est loin des discussions entre Jamie Lee Curtis et ses copines) mais ce remake prend le parti risqué d'apporter du neuf avec la jeunesse de Michael Myers qui permet d'humaniser le personnage et mettre un visage derrière le masque alors que ce n'est qu'une machine à tuer chez Carpenter. On nous donne aussi des vraies gueules dans des seconds rôles (Ken Foree, Danny Trejo...), un Malcolm McDowell excellent en tant que Dr. Loomis, une fin haletante et sanglante réussie et... Scout Taylor-Compton qui n'est pas encore insupportable comme ce sera le cas sur la suite, aussi chroniquée sur le blog ici mais pas avec autant d'affection (et c'est peu dire !).

Plus d'images du film, c'est ici.

Posté par Leatherface à 21:25 - Horreur - Commentaires [12] - Permalien [#]
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12 juin 2011

Fear comes in waves

Triangle affiche

Réalisation : Christopher Smith
Pays : Australie / Royaume-Uni
Année : 2009
Durée : 99 minutes
Imdb : tt1187064

Un groupe d’amis part à bord d’un voilier. Après avoir essuyé une tempête titanesque, le bateau est à la dérive. Ils trouvent alors refuge sur un navire où ils ne découvrent pas âme qui vive et où le temps semble être arrêté. Pourtant, ils éprouvent une étrange sensation de déjà vu et réalisent très vite que quelque chose d’hostile les guette... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Triangle_5Et hop, après l'excellent Black Death j'enchaîne directement sur le film précédent de Christopher Smith. Une fois de plus, et c'est à croire qu'il est maudit sur ce point, ce Triangle qui nous intéresse ici n'aura pas connu l'honneur de passer par la case cinéma. Ca recommence, c'est du direct-to-video et le film sera dans toutes les bonnes crémeries dans 2 jours, c'est à dire le 14 juin 2011. Alors évidemment, la question qui se pose c'est de savoir si Triangle est un achat indispensable comme Black Death.

Triangle_6Triangle, c'est l'histoire d'une jeune mère célibataire qui élève seule son fils Tommy (Joshua McIvor) qui (on l'apprend assez vite) souffre d'autisme. Jess (Melissa George), cette jeune mère dont il est question, travaille comme serveuse dans un restaurant. Et c'est grâce à son travail qu'elle fait la connaissance d'un certain Greg (Michael Dorman) qui lui propose une sortie en mer sur son Yacht avec des amis, ce qui pourrait lui permettre de décompresser un peu, son rôle de mère n'étant pas de tout repos. Sortie sur un yacht qui se nomme... Triangle (simple coïncidence ?).

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Jess va accepter et fera la connaissance du petit monde de Greg. Sally (Rachael Carpani), ex de Greg avec qui elle est sortie quatre jours à l'époque du collège, Downey (Henry Nixon) que Greg connait depuis qu'il est gamin et qui est devenu le mari de Sally, Victor (Liam Hemsworth) que Greg dépanne/héberge car il a quelques problèmes et enfin Heather (Emma Lung) qui n'était pas prévue et qui en fait est une amie de Sally. Sally veut essayer de caser Greg quoi...

Triangle_9Tout se beau monde va se retrouver face à un imprévu de taille, une étrange tempête sortie de nulle part. Tempête qui va retourner le yacht et mettre le groupe dans une fâcheuse posture. C'est alors que surgit de nulle part (encore !) l'Aeolus, un gigantesque paquebot qui deviendra l'élément central du film et sera en quelque sorte un hôtel Overlook (The Shining pour ceux qui ne connaissent pas) sur l'eau. Abandonné, des couloirs qui semblent ne plus finir...

Triangle_8Voilà, je suis maintenant dans une impasse car il m'est impossible de parler de quoi que ce soit d'autre pour ne pas gâcher le film si vous ne l'avez toujours pas vu. C'est chiant quelque part mais il va falloir faire avec malheureusement. Car sous ses airs de slasher classique, ou de survival, Triangle en son milieu va révéler une information essentielle : l'identité de la menace présente sur l'Aeolus. Et là, j'ai perdu ma femme en cours de route ! Car oui, les propos sur ce film ont beaux être dithyrambiques, il est certain que celui-ci va diviser son public !

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A partir de ce twist central, le spectateur qui pensait être en terrain connu va perdre ses repaires et se demander "qu'est-ce que c'est que ce bordel ?". Après, le reste du film va certainement sembler redondant et trop "chelou" pour pas mal de personnes (dont ma femme avec qui j'ai regardé Triangle avant hier au soir). Je préfère prévenir car bien que la majorité des critiques semblent unanimes, il est quand même malhonnête de balayer du revers de la main le lot de personnes qui n'ont pas adhérées à la tournure inhabituelle des événements.

Triangle_10Alors je vais recadrer un peu sur ma personne. Non je n'ai pas la grosse tête mais contrairement à ma femme qui je le rappelle rejette le film en bloc et m'a dit clairement avoir perdu son temps devant Triangle, je n'ai pas une opinion aussi tranchée ! D'ailleurs, je me demande même comment exprimer mon opinion tellement le métrage est inhabituel, surtout par rapport à ce que je m'attendais en ayant vu simplement l'affiche et quelques photos : juste un slasher qui semblait très sympathique.

Triangle_17Oui, j'ai aussi été désappointé comme c'est pas possible et ressenti aussi un peu le côté redondant (vous comprendrez devant le film). Mais comment dire ça sans paraître complètement à la masse... j'ai envie d'aimer ce film mais je n'ai malheureusement pas su décrypter toutes les clés données par le réalisateur. Et c'est là où je prend un gros risque avec cet article, c'est qu'en fait il faut qu'il réussisse à vous donner envie de le voir pour que l'on puisse en discuter plus en profondeur via les commentaires. Si aucun commentaire, aucune discussion ne s'engage, ce sera un flop personnel.

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Car j'aimerai vraiment que ceux qui l'on vu viennent en discuter et surtout me donner ce qu'ils ont compris ! Je ferai bien évidemment de même. Bref, spoiler un max mais uniquement dans les commentaires, ce que je refuse de faire ici pour ne rien gâcher de la surprise. Mais pas facile d'attiser l'intérêt en ne disant trop rien, cruel dilemme ! Car je me dois de le reconnaître, il y a d'excellentes choses dans Triangle mais d'autres beaucoup moins bonnes et qui m'embêtent un peu...

Triangle_11Dans ce que j'aime c'est assez évident pour ma personne : le côté Shining. Mais pas seulement pour ce que j'ai dit précédemment, c'est à dire ces longs couloirs qui semblent interminables... Mais aussi ce contre-pied à ce genre de production souvent filmé dans la pénombre. Ici, Christopher Smith nous offre une majeure partie de scènes claires, et ça j'adore tout comme dans le film de Kubrick. Je ne suis pas un cinéaste et j'emploie mes propres termes mais j'espère que vous avez compris où je voulais en venir. Puis il y a aussi le côté vaisseau fantôme, j'adore je suis client ! Et le clin d'oeil au second Vendredi 13, très sympa.

Triangle_16Mais d'un autre côté ce qui m'a le plus chiffonné c'est ce qui va suivre. NE LISEZ SURTOUT PAS AVANT D'AVOIR VU LE FILM Début du spoiler je n'ai pas aimé que pour faire avancer le scénario et permettre de voir la même scène sous des angles différents afin de nous donner de nouvelles informations par-ci par-là (au compte goutte quoi), Jess fasse des choix aussi illogiques les uns que les autres pour essayer de briser ces événements qui tournent en boucle à l'infini fin du spoiler.

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Je ne peux donc que vous conseiller de voir Triangle car quoi qu'il arrive il ne vous laissera pas indifférent. Melissa George y est vraiment impressionnante. Adulé par certains et rejetté en bloc par d'autres, ce film me fait penser (toute propension gardée hein !) à un Donnie Darko que l'on ne peut maîtriser complètement à la première vision. Et encore une dernière petite chose et c'est aussi assez rare pour le signaler, NE REGARDEZ PAS NON PLUS LA BANDE-ANNONCE AVANT D'AVOIR VU LE FILM ! Pas pratique tout ça... J'attends réellement vos commentaires avec impatience !

10 juin 2011

Je suis la mort, la vengeance est mienne

Black Death affiche

Réalisation : Christopher Smith
Pays : Allemagne / Royaume-Uni
Année : 2010
Durée : 102 minutes
Imdb : tt1181791

Alors que la première épidémie de peste bubonique ravage l'Angleterre, un jeune moine nommé Osmund (Eddie Redmayne) reçoit la mission d'accompagner un groupe de chevaliers, menés par le rustre Ulric (Sean Bean), pour enquêter sur d'étranges phénomènes se produisant dans un petit village reculé. Il semblerait en effet que, en ce lieu, les morts reviennent à la vie. Comprenant que cela est le fait d'un nécromancien ayant un lien particulier avec le village, ils se lancent à sa recherche et finissent bientôt par le trouver en la personne de la mystérieuse beauté Langiva (Carice van Houten). Mais quand Osmund, déchiré entre son amour pour Dieu et celui pour une jeune femme (Kimberley Nixon), accepte de passer un pacte avec la nécromancienne, l'horreur de son véritable voyage ne fait que commencer... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

blackdeath

Black Death est le quatrième long métrage de Christopher Smith. J'ai eu la chance de voir son tout premier film, Creep avec Franka Potente dans le rôle principal, mais j'avoue ne pas avoir encore vu les deux autres qui ont suivi. Creep était déjà vraiment bon et j'en ai gardé un excellent souvenir. Une chose est certaine, c'est qu'après la vision de ce Black Death (son dernier de 2010), il va me falloir corriger très vite le fait de n'avoir toujours pas vu Severance et Triangle car Christopher Smith assure vraiment grave !

Black_DeathJe ne vais pas vous mentir, cet article aurait dû voir le jour il y a plusieurs semaines. Malheureusement après l'avoir regardé j'ai eu un mois très difficile (j'avais même laissé le blog sans mises à jour durant tout ce temps) et après j'ai enchaîné sur d'autres films car j'aime écrire assez vite juste après leur vision respective. Pour me remettre en selle, j'ai donc pris le temps de le regarder une seconde fois et cela m'a permis un simple constat : Black Death ça poutre et gagne à être plus connu !

Black_Death_3A cette seconde vision, j'ai accroché tout autant et je dirai que mon avis s'est même bonifié ! Bien qu'il soit évident que ce film n'est pas un budget maousse comme une super production, Christopher Smith arrive à rendre le tout crédible et à cela il faut ajouter un casting de grande classe car on sent que chaque acteur est concerné par son rôle. Evidemment il y a Sean Bean toujours aussi excellent dans un costume/rôle qui fera inévitablement penser à un certain Boromir mais ne vous y trompez pas : Black Death n'est pas une pâle copie du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson comme pourrait le laisser penser sa jaquette dvd (et blu-ray évidemment).

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J'espère que ça c'est clair car il serait plus que dommageable ne ne pas s'intéresser à cet excellent film juste en commettant cette erreur d'appréciation. Ensuite, dans le rôle de Wolfstan qui est en sorte le capitaine du groupe, nous avons un John Lynch aussi excellent que Sean Bean ! Oui, nous avons un groupe de "chevaliers" composé de "gueules" qui en impose. Soldat, assassin, bourreau, violeur, mercenaire... un sacré groupe hétéroclite qui va être confronté à une forte personnalité qui dirige ce village épargné par la peste, et ce personnage se nomme Langiva interprété par Carice van Houten tout bonnement excellentissime, rien de moins ! Elle qui a perdu mari et enfant à cause d'hommes qui aussi se réclamaient de la parole de Dieu. Inutile de dire qu'Ulric et ses hommes ainsi que leur foi ne sont pas les bienvenues.

Black_Death_5Avant de visionner Black Death je n'avais lu que son synopsis. J'avoue qu'à la fin de sa première vision, je ne m'attendais pas du tout à ce que j'avais pu voir ! Et ce qui aurait dû normalement se transformer en déception avec mes attentes s'est bien au contraire révélé être une excellente surprise ! Oui je sais, c'est étrange... Mais pour raconter comment j'en suis arrivé là je suis malheureusement obligé de tomber dans le spoiler alors si vous n'avez toujours pas eu la chance de le regarder, ne lisez surtout pas le paragraphe qui va suivre, cela pourrait vraiment gâcher votre rencontre avec ce film, vous êtes prévenus !

Black_Death_6Début du spoiler A la lecture du synopsis, je m'attendais à un métrage style Le 13ème Guerrier et j'imaginais déjà des batailles épiques entre ces "chevaliers" purificateurs au nom de Dieu et des adversaires morts-vivants. Et bien non figurez-vous, je me suis retrouvé face à un film qui n'est pas fantastique mais bien ancré dans le réel car en fait, Langiva n'est pas une nécromancienne ou autre personnage fantastique avec des pouvoirs incroyables. Non, celle-ci est juste une femme qui connait le bienfait médicinal des plantes et est une manipulatrice de première (une politicienne en fait, corrompu par le pouvoir) qui use de tous les subterfuges possibles pour garder la main mise sur SON village. L'actrice étant tellement excellente, machiavélique, que bien que mes attentes soient restées vaines j'ai adoré ce virage auquel je ne m'attendais pas du tout. Il n'y a aucun maléfice à ce que le village soit épargné par la peste, il est juste... isolé fin du spoiler.

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Oui, la question religieuse est au centre du film et j'avais peur que l'on tombe très vite dans le cliché ou autres grosses ficelles. Mais non, Black Death ne favorise ni les catholiques, ni les païens... il en fout plein la tronche sur tout le monde ! Et en fait, il ne montre ni plus ni moins que la folie des hommes dans toute sa splendeur. Quelque soit les motivations, autant nos "chevaliers" que les habitants du village savent se donner bonne conscience pour légitimer la barbarie. Je ne l'ai pas encore dit mais sachez quand même que le film est du genre violent et ne fait pas dans la dentelle. Entre la scène de la bataille avec les brigands et ensuite plus tard durant la phase "Tu finiras par le renier" au village, ça ne rigole pas.

Black_Death_10Au Moyen-Age, les réglements de comptes c'est plutôt du genre sanglant. Et c'est dans cet apocalypse où la peste bubonique décimait des millions de personnes et que n'importe qui pouvait brûler son voisin pour sorcellerie que nous suivront les remises en question du moine Osmund. Amoureux de Averill (Kimberley Nixon) avec qui il a une liaison, il passera son temps à remettre sa foi en question. Il utilisera l'excuse de l'accompagnement d'Ulric afin de rejoindre sa belle. Jolie partie de poker car de son côté Ulric ne lui a pas non plus dévoilé son véritable but. Mais c'est réellement une fois face à Langiva que sa foi va réellement être en danger.

Black_Death_11Tourné en Allemagne, Black Death a de jolis extérieurs et chose assez rare a été tourné dans le sens chronologique de son l'histoire. Le plus honteux, c'est qu'un tel métrage sorte directement en vidéo et ne passe pas par la case cinéma ! Quand je vois les bouses infâmes qui passent leurs temps à sortir, c'est même plus du niveau pathétique... Je ne peux donc que vous conseiller de vous procurer ce film qui ne brosse pas dans le sens du poil. Je ne vais pas être hypocrite car bien que j'ai réellement apprécier Black Death, il n'est pas exempt de défauts.

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Le plus apparent étant sans conteste la scène du repas au village. Comment croire ce qui s'y passe ? Je m'explique. Début du spoiler On a donc un groupe de gars, des vieux de la vieille comme on dit, qui se méfient comme de la peste (houlà facile, mais l'ai même pas fait exprès) des habitants du village et qui mangent et boivent à foison ce que leur offre ces mêmes villageois. Pas top là. Ou encore à la fin où seulement à deux, ils mettent tous le village en déroute. Encore moins top. Fin du spoiler.

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Mais bon, le film possède tellement d'autres qualités que ce n'est pas rédhibitoire. Ici, la fin ne sera pas une happy end mais bien le reflet de ce qu'est le film, puissant et sans retour possible. Grands moments que celui des révélations finales. Tout d'abord celle d'Ulric devant tout le village et ses hommes et ensuite celle de Langiva révélant à Osmund ce qu'il a réellement commis à cause de ses superstitions/croyances. Maintenant, après cette jolie claque qui possède une atmosphère/ambiance bien particulière, un casting haut de gamme, il me faut urgemment regarder son précédent film, Triangle, car il paraîtrait que ce soit son meilleur film. Vais y remédier ce soir même !

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09 juin 2011

Si Rob m'était conté

halloween_dvdA force d'en parler sur d'autres blogs, il me fallait à tout prix revoir la version Director's Cut (121 minutes !) du remake de Rob Zombie et en parler ici-même, comme je l'ai fait dernièrement pour Piranha 2. Cette version n'existe malheureusement pas en français et pas plus sous-titrée. On ne remerciera jamais assez TF1 vidéo de n'avoir fait paraître que la version cinéma contrairement aux USA qui possède cette version Director's Cut en dvd et blu-ray. Mais une fois de plus, à force de chercher et afin d'éviter de le revoir une nouvelle fois uniquement en VO, je viens de trouver un fichier srt (pour des logiciels comme Bsplayer ou VLC) contenant des sous-titres français pour cette version particulière. Je viens de lancer le film juste pour essayer et il semble que ça fonctionne parfaitement. Je pense faire comme pour Piranha 2, c'est à dire commencer par la version cinéma puis enchaîner sur le Director's Cut. Méthode longue, mais du temps est passé depuis que j'ai vu ces deux versions et cela me permettra de me rafraîchir la mémoire et de capter immédiatement les différences (et c'est qu'il y en a !). Voilà, vous savez donc ce qui vous attend aussi prochainement sur le blog.

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08 juin 2011

From the Director of Avatar & Titanic

Piranha 2 affiche

Réalisation : James Cameron / Ovidio G. Assonitis
Pays : États-Unis / Italie
Année : 1981
Durée : 94 minutes / 84 minutes (director's cut)
Imdb : tt0082910

Aux abords de la station balnéaire du Club Elysium, dans les îles de la Jamaïque, un jeune couple de plongeurs qui s’apprête à faire l’amour dans l’épave d’un navire est soudainement attaqué par un banc de piranhas. Puis lors d'une plongée, un élève de la monitrice Anne Kimbrough (Tricia O' Neil) meurt, devoré par ces mêmes poissons. Quelques heures plus tard, une femme de service travaillant à la morgue est tuée à son tour par un piranha volant sortant du ventre du cadavre de l'élève. Anne décide alors de mener l'enquête. (Affiche cinéma française visualisable en cliquant sur le logo).

Piranha

Alors là, comment je racole grave ! From the Director of Avatar & Titanic, rien que ça ! Pas pu m'empêcher de faire comme le dvd zone 1 et son petit autocollant rajouté sur la jaquette dont se passerait volontier le premier intéressé, c'est à dire James Cameron. Et oui, le passé refait toujours surface un jour ou l'autre et il est certain que pour vendre, certaines personnes ne s'embarrassent pas !

Piranha_2_3Film américano-italien, le parcours de ce Piranha 2 est plus semé d'embûches qu'autre chose. Mais commençons quand même par le tout début, c'est à dire ma première rencontre avec le film. Franchement, l'affiche française est très sympathique et donnait vraiment envie. Le film est sorti au cinéma en France en 1983, j'avais... 12 ans ! L'affiche m'avait tapé dans l'oeil et impossible de résister à cette curiosité de... "tueurs volants !". Qu'est-ce qu'ils ne vont pas tout inventer comme dirait ma grand-mère.

Piranha_2_4Oui, j'avais apprécié ce Piranha 2 à l'époque et malgré mon âge je me souvenait de quelques scènes et de ces Piranhas qui tel Dracula ne rataient pour ainsi dire jamais une gorge et éméttaient le son de chauve-souris lorsqu'ils étaient hors de l'eau ! Bien que ça ne volaient pas bien haut (un comble pour des tueurs volants), je me souvenait d'un film qui ne prenait pas la tête et qui malgré son côté cheap, low-budget, délivrait du nibard (m'en foutait à l'époque) et quelques plans gores sympathiques. Pour bien faire prendre conscience du "low-budget" je ne peux m'empêcher de retranscrire les propos de Jérôme (du site Forgotten Silver) dans son article pour Mad Movies au sujet de ce film : "Le tournage des extérieurs qui a lieu sur lîle Grand Cayman dans les Caraïbes a tout d'une production fauchée. Lance Henricksen achète son uniforme de policier avec ses propres deniers et Cameron fabrique lui même les piranhas volants".

Piranha_2_3

Un des plans certainement tourné par Ovidio G. Assonitis

Je n'ai jamais revu Piranha 2 depuis, même à l'époque du boom de la vidéo. Et c'est hier, oui tout juste hier que j'ai revu le film from the Director of Avatar & Titanic (peux pas m'empêcher, c'est trop bête). Je ne m'étais jamais donné la peine de le rechercher et en plus, il n'est jamais ressorti en dvd ou autre sur notre territoire. Non, la chose qui m'a donné envie de le revoir c'est le fait d'avoir appris qu'il existait un montage appellé Director's Cut, c'est à dire monté par James Cameron.

Piranha_2_2Sincèrement, j'en ai rien à foutre du bonhomme. Je ne l'idôlatre pas et ne me touche pas le kiki à chaque fois que j'entends son nom ou le mot Titanic ou encore Avatar. Non, c'était juste par curiosité et surtout me permettre de me motiver pour retrouver enfin après toutes ces années ces piranhas volants (rien qu'à l'écrire, c'est quand même n'importe nawak). Pas facile mais mes recherches n'ont pas été vaines ! Je me suis donc finalement retrouvé avec deux versions du Director's Cut, une en open matte fullframe et l'autre en 1.85 (format du film en salle). On reviendra un petit peu plus tard sur cette histoire louche de format.

Piranha_2_4Restons donc pour l'instant sur la question du pourquoi d'un Director's Cut de James Cameron. En effet, après le départ précipité d'un premier metteur en scène, la réalisation du projet lui fut confiée, le faisant passer de spécialiste des effets spéciaux, à seul maître à bord d'un film derrière la caméra. Enfin, c'est ce qu'il espérait, car le producteur Ovidio G. Assonitis, doutant de ses capacités, s'appropria rapidement la mise en scène et le montage du film, et l'écarta définitivement du métrage. Ca, c'est ce que l'on peut lire un peu partout. Et à la réponse du pourquoi le nom de James Cameron est resté en tant que réalisateur, je me dois de citer une nouvelle fois un extrait de l'article de Jérôme : "Assonitis, par contrat avec la Warner, le distributeur américain, ne peut retirer James Cameron du générique."

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L'Enfer des Zombies de Fulci ?

Mais là où il semble que ce soit encore plus flou, c'est le temps qu'aurait passé Cameron sur le tournage proprement dit. Selon divers sites internet qui reprendraient des propos de James Cameron, cela irait de une à deux semaines maximum ! En vidéo sur You Tube Cameron dit exactement : "Eight days of shooting". Et là... j'avoue ne pas trop y croire à ce délai si ridicule. Ca fait vraiment histoire de dire qu'il n'a presque rien fait et n'y est pour rien au résultat final. Bizarre pour un mec qui s'est quand même donné la peine de remonter le film ! C'est vrai quoi, en juste huit jours de tournage, ce ne peux pas être un Director's Cut mais un nouveau montage d'un film de Ovidio G. Assonitis qui aurait donc logiquement presque tout tourné !

Piranha_2_10C'est pour cela que je serai plus enclin à croire ce que j'ai pu lire ailleurs sur le fait que Lance Henricksen aurait pour sa part tenu des propos stipulant que c'est à la post-production que ça a clashé encore plus sévère entre les deux hommes et qu'il y a eu départ de l'américain. Et que du coup, si ça s'est bien passé comme ça, Ovidio G. Assonitis n'aurait tourné en plus que juste quelques scènes mais que presque la totalité soit de Cameron. C'est d'ailleurs ce à quoi je pense après vision de ce fameux Director's Cut qui n'est pas une légende mais existe bel et bien !

Piranha_2_11Celui-ci est paru en laserdisc uniquement au Japon puis aussi en VHS aux States. Evidemment, c'est épuisé depuis des lustres ! Tellement rare que certains pensent même à une légende, comme celle racontée partout comme quoi James Cameron aurait profité de l'absence du producteur/co-réalisateur Ovidio G. Assonitis pour pénétrer par effraction dans la salle de montage, et y mettre au point sa propre version du film. Mais découvert en flagrant délit, il ne put malheureusement imposer son travail à la production.

Piranha_2_7

Le couple de radins saute sur le Director's Cut

Toujours est-il que j'ai réussi à regarder le montage Cameron et je sais donc maintenant quelles sont les différences. Ne vous attendez pas à des scènes supplémentaires ! De toute façon, je ne pense pas qu'il aurait pu avoir accès à tous le matos après son départ définitif. Il y a surtout deux points qui distinguent les deux versions. Le premier, c'est que le montage de Cameron est un petit peu plus...  court de six minutes et des patates ! Il a viré la majeure partie des scènes/dialogues concernant les vacanciers ainsi que la totalité de la scène où Jai (Carole Davis) et Loretta (Connie Lynn Hadden), toutes les deux topless sur leur bateau se dirigent vers le port (putain James, t'es pas cool là ^^).

Piranha_2_21Ensuite, il y a quelques changements en terme de chronologie, donc des scènes qui se trouvent à d'autres endroits. Le tout censé rendre le déroulement plus "logique". Et enfin, les plans sous l'eau tendent vers le bleu. A titre de comparatif, je vous invite à cliquer sur la première image de l'article (vous n'y avez pas pensé hein ?), vous savez celle où un couple semble bientôt commencer une partie de Scrabble sous l'eau. Vous aurez alors un screenshot de la version de Cameron qui apparaitra et vous pourrez constater par vous même.

Piranha_2_17Dès le début du film, c'est monté différemment, Cameron commence directement sur le générique et après passe directement sous l'eau avec le couple, les premières victimes. La scène se termine avec le plan du radeau pneumatique flottant à côté de la boué indiquant l'épave, plan utilisé dès le début du film chez Ovidio G. Assonitis qui insère des dialogues par dessus, puis montre le couple avant leur plongée et passe toute la scène sous l'eau avant le générique. C'est juste un petit exemple.

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Pas de bol la cougar

Juste un dernier petit exemple mais cette fois-ci niveau scènes coupées. Cameron ne montre pas l'attaque que subit le collègue de Steve (Lance Henricksen) au bord de l'eau et encore moins lorsque son corps est tiré vers la mer. Il montre aussi Mme Wilson, dame d'un certain âge, au début du métrage qui ne cache pas son attirance pour la chair fraîche mais Cameron va plus tard couper complètement la scène où celle-ci va essayer, lors de la soirée, de se "faire" l'employé à qui elle parlait au début. Son "rateau" car elle arrivera comme un cheveu sur la soupe (l'employé étant occupé avec une femme bien plus jeune) ne sera pas montré. Il y a aussi ce couple de radins que l'on ne verra qu'au tout début lorsque le patron du club leur demandera si tout se passe bien, mais ensuite le reste de leur conversation est coupée et tout le reste les concernant passera aussi à la trappe.

Piranha_2_18Ces quelques explications sont pour ceux qui connaissent bien le montage ciné facilement trouvable en dvd zone 1 US ou zone 2. Le dvd zone 2 possède bien évidemment une piste française et aussi des sous-titres. Au passage, la jaquette style "Le Silence des Piranhas" m'énerve grave. Mais bordel, utilisez les affiches originales ! Sinon il est au format 1.85:1 et le zone 1 est en 1.33:1 (4/3 quoi). Il faut savoir que le film a été tourné en 1.33:1 et c'est en post-production que des caches ont été ajoutés juste avant son passage ciné pour être en 1.85:1 ! Je vous fourni la preuve en image avec la très jolie Carole Davis (on ne s'en lasse pas et en plus c'est cut chez Cameron).

piranha2_carole_davis

Coucou, tu me mates en open mate fullframe

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Coucou, tu me mates à nouveau mais en 1.85:1

Vous noterez donc une perte d'image non négligeable en haut et en bas. Marrant, ce système de cache me rappelle The Evil Dead qui avait reçu le même traitement mais lui pour une parution dvd permettant d'être fullscreen sur les tv 16/9. Il n'y a pas de mystère, passer du 4/3 à un autre format plus "rectangulaire" donnera toujours de la perte de données. Et pour ma part, je me souviens bien qu'au cinéma, Piranha 2 était en 1.85:1.

Piranha_2_15Pour être franc, ce Piranha 2 fait vraiment partie de mes plaisirs coupables même après l'avoir revu. Ovidio G. Assonitis nous donne en fait une recette sympa qui sera plus poussée avec le récent Piranha 3D : un zest de nudité, un peu d'humour, du gore... le tout pour un low-budget certe, mais généreux et décomplexé (Ah là là, lorsque Steve saute de son hélico et le laisse consciemment s'écraser pour prendre un bateau plus pratique vue la situation...) qui est largement mieux que la tonne de films sortant directement sur le marché de la vidéo avec des effets numériques tout pourris. Oui, ces tueurs volants sont plus italiens qu'américains (effets spéciaux, le côté rip-off à donf des deux Jaws...). Mais Lance Henricksen en calque d'un certain Martin Brody est bon tout comme Tricia O'Neil qui en plus est très jolie.

Piranha_2_22Puis j'aime aussi cette scène vers la fin sur la plage avec tous ces crétins scandant : "Du poisson ! Du poisson !" en avançant lentement vers l'eau et... leur voeux exaucé de fort belle manière. Des bons côtés qui permettent de relativiser d'autres aspects navrants comme par exemple cet humour qui ne fait pas mouche avec cette idiote qui fait semblant de se noyer pour se rapprocher d'un docteur tout aussi à la masse qu'elle (au secours avec une partie du casting !). Un film qu'il faut prendre pour ce qu'il est, c'est à dire un délire à partager avec des potes un soir, bières et pop corn à portée de main, bien plus plaisant que nombre d'autres bouses en séquences CGI plus foireuses les unes que les autres. En attendant, si vous voulez matez la version de James Cameron, cliquez ici pour la version laserdisc et open mate fullframe (attention uniquement en VO !), vous pourrez comparer si vous connaissez la version ciné. Dépêchez-vous, c'est assez rare !

06 juin 2011

They Live We Sleep

They Live affiche

Réalisation : John Carpenter
Pays : États-Unis
Année : 1988
Durée : 93 minutes
Imdb : tt0096256

John Nada (Roddy Piper) parcourt les routes à la recherche de travail comme ouvrier sur les chantiers. Embauché à Los Angeles, il rejoint un bidonville où il va entrer en possession d'une paire de lunettes hors du commun. Elles permettent de voir la réalité telle qu'elle est : le monde est gouverné par des extra-terrestres. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

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"Qu'il s'agisse des conservateurs ou de certains producteurs, les aliens d'Invasion Los Angeles représentent de façon plus générale une forme de capitalisme sauvage et jusqu'au-boutiste que je déteste. Un capitalisme que l'on retrouve aujourd'hui à tous les niveaux de la société et qui nie finalement l'individu" John Carpenter.

They_LiveJe préviens tout de suite, avec Invasion Los Angeles (titre "français"), je ne prendrai pas de gants. C'est inutile et surtout une énorme perte de temps. Et comme je l'ai toujours dit, mes articles n'ont pas pour but de me faire des ami(e)s. Contrairement à tous ses autres films, They Live (on va rester avec le titre en VO, en plus c'est plus court à écrire) n'est pas une suite, ni un remake, ni un western déguisé ou autre chose. They Live est un cri, le résultat d'une colère à plusieurs niveaux le tout couché sur pellicule.

They_Live_9Fasciste. Dès que j'entends ce mot, ça me fout la haine. La haine sur le connard utile (au système) qui le prononce pour toutes les raisons possibles et imaginables. Hommes politiques, militants de partis, journalistes... chacun y va de son petit mot fasciste pour démolir toute personne pensant différemment (un comble non ?). Mais ces mêmes personnes, au pouvoir (ou espérant y accéder pour faire la même chose) ou aux manettes de la lobotomie de masse (journaux, TV...) se gossent à essayer de faire revivre des fascismes morts et enterrés depuis des lustres pour se faire mousser/exister mais ne vont jamais s'en prendre au véritable fascisme de notre époque bien réel lui avec lequel ils collaborent tous.

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Carpenter pur jus !

Le seul véritable fascisme qui existe encore bel et bien et qui n'a jamais été aussi destructeur est de forme économique, représenté par plusieurs éléments comme une bête à plusieurs têtes : la banque fédérale américaine, les banques, Wall Street, le FMI (qui n'a qu'un objectif, endetter/plumer toutes les nations) et j'en passe. Oui, c'est ce véritable fascisme que couvre la majorité de la classe politique et les connards utiles (anti-fascistes, extrême gauche...)  que Carpenter dénonce par le biais de la Science-Fiction en symbolisant ce mal par des extra-terrestres...

They_Live_12Comme d'habitude avec Carpenter, il nous livre son anti-héros individualiste en la personne de l'ancien catcheur Roddy Piper. Il se nomme John Nada, et ce nom n'est pas innocent, nada signifiant rien en espagnol. Et en effet, John Nada, du point de vue de la société n'est rien. Marginal, laissé pour compte de cette Amérique reaganienne qui peuple ses bidonvilles. Carpenter et Reagan, ca fait deux ! Cela n'empêche pas notre anti-héros d'être optimiste ! "Je crois en l'Amérique !" dit-il. Mais ça, c'était avant de prendre conscience du véritable monde qui l'entoure.

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J'les mets pas j'reste une merde, j'les mets j'suis foutu

En 1988, pas besoin de pillules bleues ou rouges, mais ce sera par le biais de lunettes de soleil qu'il sera possible de découvrir notre environnement tel qu'il est. Intriqué et curieux (ce qui va le mener aux fameuses lunettes) le je-m'en-foutiste John Nada va de fil en aiguille devenir le sauveur du monde, rien de moins ! Mais avant d'en arriver là, il va lui falloir convaincre Frank (Keith David déjà croisé dans The Thing) qui lui avait précédemment tendu la main, mais ce ne sera pas une mince affaire !

They_Live_2En effet, celui-ci (Frank) n'est quelque part que le reflet d'une majorité de personnes actuelles, c'est à dire qui ne veulent pas savoir et garder leur train train quotidien même si celui-ci n'est pas ce qu'il y a de mieux. Et d'ailleurs, comme le dit Frank avant la fameuse scène de la bagarre : "Non, tu ne vas rien me montrer du tout. J'ai une femme et des gosses moi". Scène charnière du film, continuer à être esclave passif ou choisir de se libérer de cet asservissement mais avec tout ce que cela implique par la suite ? Se mettre à réfléchir ou allumer TF1 ? Désolé, pas pu m'empêcher.

They_Live_14"A l'époque, ma rage n'était pas dirigée contre un studio en particulier ou un producteur. Ce qui me rendait fou, c'était plutôt l'état dans lequel se trouvait alors le cinéma américain. J'étais révolté par ce qu'on proposait aux spectateurs mais aussi pas l'apathie du public en général. Un public qui n'accepte plus l'originalité et qui se rassure en consommant bêtement des formules toutes faites. D'une certaine façon, je me suis maintenant fait une raison, mais c'est quelque chose qui continue toujours de me révolter" John Carpenter.

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En 2011 je ressens la même chose dès que je l'allume

Il est clair qu'après l'échec commercial cuisant de Big Trouble in Little China et auparavant de The Thing, ça la fout mauvaise. Puis il y a aussi cette satanée télévision de merde, qui n'impose que des contraintes pour que l'avenir d'un film après la case cinéma puisse continuer chez elle. Ne pas choquer un public jeune, ne pas dépasser une certaine durée... bref une standardisation qui tend au final à faire se ressembler chaque film. Oui, ça s'appelle de la merde.

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Putain, j'suis grillé avec mon article !

Impossible du coup de ne pas s'intéresser au personnage de Holly Thomson incarné par la sublime Meg Foster (putain ce regard !) travaillant à la télévision. Début du spoiler c'est qu'elle entube bien son monde la Holly, qui laisse penser au spectateur qu'elle a aussi basculée dans la rebellion grâce aux lunettes laissées par John dans son appartement. Ben non, elle blouse bien son monde mais en même temps, n'était-ce pas évident dès le départ connaissant son travail ? Cette naïveté de pouvoir croire au moins une fois un journaliste dans sa vie... sacré John, on ne se refait pas fin du spoiler.

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La vérité n'apparaît jamais au meilleur moment

Oui, They Live est véritablement un cri, un défoulement qui ne brosse pas dans le sens du poil et c'est d'ailleurs pour cela qu'il est cultissime. Le meilleur John Carpenter ? Difficile à dire avec la filmographie du bonhomme mais en tout cas, le plus subversif ça c'est certain ! Il semblerait qu'un remake soit à l'odre du jour. Mon Dieu, s'il y a bien un film qui ne peut supporter un remake, c'est bien lui ! Le remake étant toujours un divertissement qui détruit systématiquement les allusion "dérangeantes" en les supprimants délibérément ou pire en les travestissants pour tuer le propos original, l'idée d'un remake de They Live n'est même pas une hérésie. A voir ou revoir d'urgence !

Posté par Leatherface à 16:25 - Science Fiction - Commentaires [17] - Permalien [#]
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