The Dead... Still Alive !!!

Billets sur le cinéma & la littérature (principalement horreur, épouvante, SF et fantastique).

17 septembre 2011

On dirait que quelqu'un l'a embrassé avec une paire de pioches

Curse of the Black Widow affiche

Réalisation : Dan Curtis
Pays : États-Unis
Année : 1977
Durée : 94 minutes
Imdb : tt0075900

Le détective privé Mark Higbie (Anthony Franciosa) enquête sur une série de meurtres commis de manière curieuse. Les victimes, toutes de sexe masculin, sont retrouvées vidées de leur sang, avec de profonds trous dans la poitrine et parfois enroulé dans du fil de soie. Malgré les réticences de la Police, Higbie continue ses investigations qui l'amènent sur la légende de la veuve noire ; une femme qui, sous le coup d'une malédiction, se transforme en araignée géante les nuits de pleine lune. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Curse of the Black WidowEncore un téléfilm bien oldies celui-là, mais le genre de métrage que l'on n'oublie pas lorsqu'on est gosse et que l'on a eut la chance de le voir à la télévision il y a longtemps, très longtemps, dans une galaxie lointaine... bon je m'égare un peu, mais force est de reconnaître que c'est marrant de voir ce que le cerveau peut garder comme souvenirs marquants. On est bien loin du choc qu'a été la diffusion du téléfilm Le Triange du Diable de Sutton Roley. Mais une histoire basée sur une araignée géante, je ne pouvais pas laisser passer ça ! Je ne sais plus avec certitude en quelle année c'est passé la première fois à la télévision (presque certain que c'était en 1978) et je crois bien que c'était sur Antenne 2.

Curse of the Black Widow 2Après la diffusion, le gamin que j'étais a gardé dans sa mémoire les yeux de la brune ténébreuse juste avant sa transformation. Un grand souvenir que j'ai pu revoir tout juste dernièrement ! Et en le revoyant, je me suis rendu compte des acteurs présents. On retrouve avec un grand plaisir Anthony Franciosa (Peter Neal de Ténèbres 5 ans plus tard !) ainsi que Donna Mills (dans l'excellent Play Misty for Me de et avec Clint Eastwood) et aussi Vic Morrow (La Mort au Large). Du joli monde qualifié pour nous immerger dans une légende indienne selon laquelle certaines femmes ayant été victimes d'une morsure d'araignée et ayant été au seuil de la mort seraient par la suite frappées d'une malédiction les transformants en arachnide géante les soirs de pleine lune.

Curse of the Black Widow 3

Même pour 1 million je ne jouerai pas ce plan !

Leigh Lockwood, incarnée par Donna Mills et qui s'appellera Hélène dans la version française va faire appel au détective Mark Higbie afin de découvrir qui a tué son fiancé. Le Lieutenant Conti (Vic Morrow) soupçonne de son côté Leigh ainsi que sa soeur Laura (Patty Duke), les deux ayant un passé trouble et le mari de Leigh ayant lui aussi trouvé la mort dans d'étranges conditions quelques années auparavant. De son côté Hegbie sent que la police lui cache des choses et ses découvertes au fil de l'intrigue vont le mener progressivement à prendre conscience du surnaturel de l'affaire. Qui est cette jolie et mystérieuse femme brune nommée Valérie Steffan vue avec chacune des victimes juste avant leur décès ?

Curse of the Black Widow 4La Malédiction de la Veuve Noire (titre français) tire son épingle du jeu grâce à ses acteurs confirmés et impliqués mais surtout grâce au réalisateur Dan Curtis qui focalise son film plus sur l'enquête que sur des effets spéciaux censés en mettre plein la vue. Rien d'étonnant à cela à cause du budget alloué à ce genre de production (téléfilm de la chaîne ABC). Mais n'empêche, le tout est intéressant avec Hegbie et son assistante Flaps (Roz Kelly) toujours entrain de raler mais compétente et utile ainsi que le trio comprenant les deux soeurs Lockwood et leur grand-mère Olga (June Allyson) qui en sait bien plus qu'elle n'en laisse paraître.

Curse of the Black Widow 5Pour ce qui est du côté négatif, le téléfilm est malheureusement bourré de défauts. Nous sommes en 1977 et bien que le réalisateur affiche la créature le moins possible et surtout un maximum dans l'obscurité, le final montre bien les limites de ce que peut faire un téléfilm avec ce genre d'histoire. Puis il y a aussi le moment où la mère des deux soeurs passe par la fenêtre et tombe du dernier étage de la maison. Durant cette scène on ne voit que trop distinctement... la doublure ! Mais ceci ne remet pas en cause les bonnes trouvailles comme la relation sacrément malsaine/perverse entre les deux soeurs : Leigh passant son temps à piquer les hommes de Laura, l'épisode Jeff (Robert Burton) le montrant sans équivoques. Puis aussi l'histoire tragique de la petite Jennifer (Rosanna Locke) qui aura ses répercussions...

Curse of the Black Widow 6

Bien conserver la viande avant tout

Ce qui m'a vraiment frappé à la fin de ma nouvelle vision de La Malédiction de la Veuve Noire, c'est que les qualités de ce téléfilm mériteraient vraiment un remake avec les moyens actuels. Quand je pense au nombre de films cultes qui n'en ont absolument pas besoin (d'un remake), je me demande ce que branlent les décideurs des studios lorsque l'on constate le nombre de ces productions anciennes limitées par leur budget mais non dénuées de bonnes idées et qui ne demanderaient que ça ! Vraiment dommage... En attendant, Curse of the Black Widow restera toujours un souvenir indélibile, Valérie Steffan et ses yeux style Le Village des Damnés, c'était trop génial pour le gamin de 7 ans que j'étais.

Plus d'images du téléfilm, c'est ici.

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16 septembre 2011

Le Jour des Fous, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

Slaughter High

Slaughter High 1

Slaughter High 2

Slaughter High 3

Slaughter High 4

Slaughter High 8

Slaughter High 6

Slaughter High 9

Slaughter High 12

Enfin pour terminer je ne résiste pas à vous montrer une image de la VHS de l'époque, c'est à dire au format 1.33 (4/3) montrant plus d'image en bas et en haut. Ce qui donne ce passage cocasse où l'on peut voir en haut à gauche le micro au bout de la perche du preneur de son !

Slaughter High 14

Pour aller directement sur l'article c'est ici.

14 septembre 2011

Welcome back april fools !

Slaughter High affiche

Réalisation : George Dugdale, Mark Ezra et Peter Mackenzie Litten
Pays : Royaume-Uni / États-Unis
Année : 1986
Durée : 87 minutes
Imdb : tt0091969

En ce jour du 1er avril, Marty Rantzen (Simon Scuddamore), le souffre-douleur du lycée est victime d'une farce organisée par ses camarades de classe. Ce qui n'était qu'une mauvaise plaisanterie tourne alors à l'horreur lorsque le jeune garçon se retrouve malencontreusement défiguré par un jet d'acide. Plusieurs années après ce tragique événement, les responsables de ce regrettable incident sont invités à participer à une réunion d'anciens élèves. En se rendant dans leur lycée aujourd'hui abandonné, les jeunes gens ignorent encore qu'un épouvantable piège vient de se refermer sur eux... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Slaughter High

Y a pas à dire, bien que la qualité soit pas au top (mais en même temps en ce temps là, la qualité dvd voire blu-ray n'existait pas), le vidéoclub où je trainais mes guêtres m'a fait découvrir des tonnes de films via la VHS. Evidemment, je suis tombé sur pas mal de navets trompé que j'étais par de jolies jaquettes qui parfois n'avaient mêmes rien à voir avec les films qu'elles vantaient ! Mais très souvent je suis tombé sur des films sympathiques que je n'ai pas oubliés durant toutes ces années. Et les revoir est un véritable plaisir. Le Jour des Fous (titre français) fait parti de ces films pour lesquels j'avais flashé et dont je garde une certaine affection. Et en avant pour un nouveau psycho-killer des années 80 !

Slaughter High 2En fait, Slaughter High n'est pas le véritable titre à proprement parler (oui, je parle proprement moi). En effet, en cette années 1986 un autre film chez Paramount est sorti avec le titre que devait porter Slaughter High, c'est à dire April Fools Day. Et vous savez comment ça fonctionne, Paramount a négocié et moyennant une certaine somme d'argent (vous espériez une entente sur un simple bisou ?) les deux partis sont tombés d'accord. Paramount garde April Fools Day (qui s'appellera Week-End de Terreur chez nous) et le film dont il est question ici aura finalement Slaughter High comme nom. Tout est bien qui fini bien comme on dit. Chose étonnante, Slaughter High sortira quand même en VHS sous le nom 1 April Fools Day mais... au Japon ! L'éditeur anglais Arrow Video vient juste de le sortir en dvd (excellente qualité au passage mais pas de vf ni de sous-titres malheureusement) et sur le générique le métrage possède aussi son titre d'origine 1 April Fools Day.

Slaughter High 3Bien que ce film se fasse casser un petit peu partout, je compte bien le défendre car personnellement j'adore. J'adore par exemple le fait de retrouver la sublime Caroline Munro dans le rôle de Carol. Mais si, souvenez-vous, cette beauté a tourné dans plusieurs films dont le cultissime Maniac ! Je ne vais pas faire la liste de tous ses films (allez sur IMDb ou Wikipédia) mais on la retrouve aussi à un tout autre niveau dans par exemple Les Prédateurs de la Nuit de Jess Franco avec à ses côté une certaine... Brigitte Lahaie ! Si ça c'est pas une filmo hétéroclite, je ne m'y connais pas. Toujours est-il que de retrouver Caroline Munro est toujours un immense plaisir !

Slaughter High 4

Un bon bain, y a que ça de vrai !

Pour ce qui est de savoir ce qu'elle peut bien faire dans ce film c'est pas très compliqué. Caroline Munro était à l'époque la petite amie de George Dugdale qui si vous suivez est l'un des co-réalisateurs et aussi l'un des co-scénaristes. Les tourtereaux se marieront quelques années plus tard. Ils étaient quand même trois réalisateurs et scénaristes pour nous pondre ça ! Mais croire que nous avons à faire du coup à un film ultra-recherché serait une erreur. Car il faut le reconnaître, Slaughter High est un film qui ne s'emmerde pas avec une quelconque crédibilité, bien au contraire ! Ici on sent la franche déconne alliée à un gore de bon aloi ! Et ce qui semble être un défaut chez tous les critiques est pour moi une indéniable qualité qui confère au métrage ce charme si particulier !

Slaughter High 11Dans le genre on ne s'embarrasse pas, il y a déjà l'âge de miss Munro sensée jouer une adolescente alors qu'elle est âgée à l'époque de... 36 ans rien de moins ! Mais quelque part on s'en fout, Caroline on t'aime ! Puis il y a aussi les situations qui sont pour la plupart débiles mais donnent lieu à des meurtres forts sympathiques ! Prenons le cas de Shirley (Josephine Scandi) par exemple qui couverte de sang et sachant qu'un tueur rode ne pense qu'à une seule chose : prendre un bain ! On ne va pas s'en plaindre d'ailleurs, cela permettra un quota de nudité mais aussi et surtout une mort bien dégueulasse, comme la plupart des autres meurtres !

Slaughter High 5Et c'est là qu'est la grande force de Slaughter High et pourquoi je l'ai toujours aimé : sa générosité ! Les meurtres sont variés, craspecs (comme le cadre où ça se passe d'ailleurs, le lycée à l'abandon) comme je les aime. Quand la jaquette de la VHS nous stipulait par les producteurs de Vendredi 13, ce n'était pas pour rien ! Les gars maîtrisent des mises à mort plutôt graphiques et c'est tant mieux pour le fan du genre. Et pour enrober le tout, il ne faut pas omettre non plus celui qui est derrière la musique de ce film : Harry Manfredini, que les fans de Vendredi 13 connaissent bien. On aura même droit à un tout petit bout de son score culte lors d'une petite blague avec un masque de hockey (et ne faites pas celui qui ne voit pas où je veux en venir).

Slaughter High 10

Stella (Donna Yeager), une nymphomane qui va être calmée

L'histoire en elle même fera penser à d'autres films dont un certain The Burning pour ce côté vengeance d'un homme défiguré. Mais contrairement au film de Tony Maylan, exit le côté champêtre copyrighté par la famille Voorhees et place ici au lycée Doddsville pour voir les sévices que subit Marty, puis toujours le même lycée devenu insalubre quelques années plus tard (5 ans pour être plus précis) où ses ex-tortionnaires sont invités pour une réunion d'anciens élèves. Évidemment Marty compte régler ses comptes via cette réunion. Et il nous offre un costume plutôt inhabituel pour l'occasion, costume qui restera à tout jamais la marque/signature de Slaughter High.

Slaughter High 7Alors il ne faut pas non plus me faire dire ce que je n'ai pas dit. Le Jour des Fous n'est pas un film friqué, une grosse production m'as-tu vu, c'est au contraire une toute petite production, une série B quoi. Mais une excellente série B pour tout ce que je viens d'expliquer. Oui les dialogues sont aussi "à la masse" durant la majeure partie du métrage mais rien n'y fait, cela aussi contribue à son charme. Si vous aimez les slashers, ne faites pas l'impasse sur lui ce serait une grossière erreur. Le film existe en dvd zone 2 chez l'éditeur Uncut Movies en vostfr au format 1.66 (Arrow Video le propose en 1.78, son véritable format semble-t-il) mais malheureusement non compatible 16/9 comme j'ai pu le lire.

Slaughter High 13

A force d'avoir été sceptique, Nancy (Kelly Baker) termine dans la fosse (beurk !)

Je dois malheureusement terminer sur une bien triste note. Slaughter High est le seul film de l'acteur jouant Marty Rantzen, c'est à dire Simon Scuddamore. Celui-ci s'est donné la mort peu de temps après le bouclage du film. Mourir si jeune c'est vraiment horrible, paix à son âme. Sur ce je vous laisse avec la bande annonce qui je trouve en montre beaucoup trop. Matez plutôt le film avant. Mais bon, vous faites comme vous voulez, à vous de voir.

Plus d'images du film, c'est ici.

13 septembre 2011

Les Yeux de la Terreur, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

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Pour aller directement sur l'article c'est ici.

12 septembre 2011

Rejoins-nous !

The Evil Dead affiche

Deer_HeadUn communiqué émanant des studios Ghost House Pictures dévoile : «Sam Raimi et les producteurs originaux Rob Tapert et Bruce Campbell sont en train de faire un remake du film à sensation culte The Evil Dead avec leur partenaire de longue date Ghost House Pictures. Raimi et Tapert sont des fans du court métrage ‘Panic Attack’ de Fede Alvarez, et l’ont engagé pour écrire et réaliser le film. La scénariste oscarisée Diablo Cody fait actuellement quelques révisions sur le brouillon d’Alvarez.» Les trois producteurs Raimi, Tapert et Campbell ont commenté pour leur part : «Nous sommes inspirés par la popularité et l’enthousiasme sans faille que reçoit la franchise Evil Dead. Nous sommes impatients d’effrayer une nouvelle génération de cinéphiles utilisant des techniques qui n’étaient pas disponibles il y a 30 ans de cela.»

Ataque de Pánico ! de Fede Alvarez

CabinAlors là, je dois bien avouer que je ne sais pas s'il faut s'en réjouir ou s'en plaindre. Après tout, avec des effets spéciaux qui poutrent et une histoire plus ou moins similaire (faire la même chose à 100% n'aurait franchement aucun intérêt) ça peut s'avérer sympathique si le réalisateur est talentueux mais surtout inspiré. Alors comme on dit wait & see et à l'heure actuelle ce serait prévu pour une sortie en salle en... octobre 2012 aux États-Unis. Évidemment, c'est le genre de date qui a de fortes chances de changer. Les deadites avaient raison : "Nous allons venir te prendre !". Mais pour le meilleur ? En attendant, l'original possède une place indétrônable dans mon estime, cliquez sur Cheryl (Ellen Sandweiss) ci-dessous avant que celle-ci ne parvienne à s'échapper !

evildeadph6

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11 septembre 2011

La famille c'est sacré

Night School affiche

Réalisation : Ken Hughes
Pays : États-Unis
Année : 1981
Durée : 88 minutes
Imdb : tt0082812

Deux étudiantes sont découvertes décapitées à la suite l'une de l'autre à Boston. La police, par le biais de Judd Austin (Leonard Mann), un jeune et brillant détective sorti tout droit d'Harvard soupçonne l'un de leurs professeur, Vincent Millett (Drew Snyder), specialisé en anthropologie. Mais les choses ne sont pas si simples qu'elles n'y paraissent... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Night_School_1

Une chose est certaine : même avec la meilleure volonté du monde, impossible de tout voir. Mais heureusement avec le temps, il est parfois possible de rattraper quelques "lacunes". Surtout que je suis un fan du "slasher" movie moi. Mais attention, fan du genre à l'époque où le terme "slasher" n'existait pas encore, on parlait plutôt de "psycho-killer". Bref, bien avant la ribambelle de films aussi merdiques les uns que les autres sortis après un certain Scream. Difficile de rester fan du genre avec les Souviens-toi... l'été dernier et autres métrages soporifiques pour pétasses cherchant petits frissons pas trop méchants. Oui je sais, c'est très tranché comme avis mais rien de tel que les films de la fin des années 70 et du début des années 80 pour ce genre là.

Night_School_2Putain, c'était le bon temps ça. Halloween, Vendredi 13, The Burning, Slaughter High, Sleepaway Camp... C'était autre chose que les Scream, Souviens-toi... dans ton cul ou encore les Urban Troudeballe. Alors quand j'apprends qu'en 1981 j'en ai raté un, et étant capable de me replonger dans le contexte d'une époque quand je regarde un "vieux" film, il me fallait le voir dès que possible pour corriger ce manque. Le problème c'est que ça n'a pas été facile de se le procurer car bien que le film de Ken Hughes dont il est question ici ait remporté le Prix Spécial du Jury au Festival d'Avoriaz en 1981, celui-ci n'a jamais dépassé le stade de la VHS au niveau de l'édition et ce... partout, même aux États-Unis ! Pas gagné cette histoire bordel. 

Night_School_3Heureusement après quelques recherches, j'ai réussi à me le dégoter dans une version française émanant d'une VHS. Niveau image c'est pas terrible mais ça se regarde (c'est toujours mieux que rien) mais par contre dès que j'essayais de prendre un screenshot, ouch ! Vraiment moche. J'ai donc recherché une autre possibilité pour étayer l'article après l'avoir visionné en vf et je me suis rabattu sur le rip en vo, toujours qualité VHS (pas le choix, je le répète ça n'existe pas dans un autre format) mais les couleurs bien meilleures que sur le rip vf, juste une image un petit peu trop sombre mais ça roule quand même mieux pour faire des screenshots. Enfin bref, me voilà quand même prêt pour un minimum de qualité niveau visuel. Mise à jour au 11/03/2012 : toutes les images ont été mises à jour suite à la parution du dvd "à la demande" chez Warner. Et comble du bonheur, The Guest Masked Anonyme nous a concocté dans la foulée un nouveau repack dvdrip avec la version française !

Night School a Night School b Night School c

C'est bien beau tout ça, mais le plus important : "qu'ai-je pensé du film au final ?". La première chose avant d'entrer vraiment dans le vif du sujet c'est d'évoquer que le film aurait du être tourné par Alfred Sole réalisateur de Alice, Sweet Alice (1976) mais il s'est reporté sur un autre projet et du coup c'est Ken Hughes qui bénéficiera de la réalisation pour son... dernier film alors qu'au contraire c'est la première apparition de l'actrice Rachel Ward au cinéma. L'actrice acquerra un petit peu plus tard une notoriété mondiale avec la série tv les oiseaux se cachent pour mourir. Et c'est qu'elle est très jolie Rachel Ward, un véritable plaisir de la regarder... jusque sous la douche ! Pas de quoi s'emporter non plus, juste une petite scène érotisante sans plus. Mais disons qu'elle a le mérite d'exister.

Night_School_4Je sais que cela va paraître étrange mais dès le tout début du film, je sentais que j'allais apprécier ce métrage ou tout du moins, mes sens étaient tournés vers du positif. Et ce grâce à la musique de Brad Fiedel qui ouvre le générique. Belle, lancinante, envoûtante... fleurant bon les années 80, je suis tombé immédiatement sous le charme ! Puis cette musique nous amène à la première scène du film où Anne Barron (Meb Boden), employée d'une école pour petits, est assise sur un tourniquet en compagnie de la petite Lisa (Lisa Allee) qui attend sa mère pour rentrer chez elle. Une fois la petite Lisa partie et que le dernier employé Harry (Kevin Fennessy) ferme l'école étant le dernier à partir, Anne se retrouve toute seule dans ses pensées en faisant avancer le tourniquet. C'est alors que l'on entend le bruit d'une moto s'arrêter...

Night_School_5C'est là que nous allons voir à quoi ressemble le tueur. Celui-ci a une combinaison de cuir noir et un casque intégral dissimulant son visage. Il arrête brusquement le tourniquet. Anne pense que c'est un parent et lui demande le nom de son enfant car à son grand étonnement, tous les enfants sont partis. Mais pas de réponse, le motard commence à faire tourner le tourniquet de plus en plus vite ce qui commence à affoler Anne. Et elle peut car l'étrange individu sort une étrange lame, genre de machette mais courbée et... je vous laisse imaginer la suite si vous avez lu le synopsis (vous l'avez fait hein !?). Une excellente entrée en matière, on n'a qu'une envie : la suite !

Night_School_6

Un professeur proche de ses élèves et de son assistante

Ce qu'il y a de bien avec Night School (titre en vo et moins long à écrire), c'est qu'il propose un tueur moins classique, je veux dire par là que nous n'avons pas un tueur difforme ou une simple machine à tueur sans âme (l'un n'empêche pas l'autre je vous l'accorde). Et ce qui risque de déplaire un maximum, c'est que Night School se focalise bien plus sur l'intrigue policière plutôt que sur son assassin et son body count. Pas de surenchère sur le nombre de victimes juste pour affoler le compteur par rapport à la concurrence. Quitte à choquer, le film de Ken Hughues se rapproche plus d'un giallo qu'un slasher basique.

Night_School_7Autre chose qui fait tiquer pas mal (j'ai lu certaines critiques, toutes mauvaises pour la plupart !), c'est que bien qu'ayant apparu dans la liste des "video nasties" en Angleterre, c'est à dire strictement interdit, Night School n'est pas gore malgré le modus operandi de l'assasin, les victimes sont décapitées je le rappelle. D'ailleurs chaque tête des victimes est retrouvée dans de l'eau ce qui va conduire le Lieutenant Judd Austin à penser à une sorte de rituel. Et en effet, les têtes plongées l'eau (dans une mare, un bidon, un aquarium...) ont une signification que je vous laisse le soin de découvrir en regardant le film. Je ne vais pas tout dévoiler, hors de question.

Night_School_8Alors oui, tout ceci n'est pas très gore, les décapitations étant effectuée hors champ. Mais sincèrement cela permet d'éviter de sombrer dans le grand guignol. Puis Night School a d'autres choses à proposer que du gore qui tâche. Plusieurs moments sont excellents comme la première scène que j'ai expliqué plus haut mais aussi par exemple la scène de l'aquarium bien classe. En effet, après avoir effectué sa besogne sur sa victime Kim Morrison (Elizabeth Barnitz), le tueur va balancer la tête dans l'aquarium géant à la vue des visiteurs ! Bien glauque. Puis il y a aussi cet autre moment où le réalisateur joue avec le spectateur lorsque Gus (Nicholas Cairis) ouvre son restaurant et s'en va préparer une soupe pour deux ouvriers impatients alors que nous savons que la tête de son employée Carol (Karen MacDonald) se trouve quelque part dans ce même restaurant. Quelques cheveux dans la soupe ?

Night_School_9 Night_School_10 Night_School_11

Oui vraiment, j'ai réellement apprécié ce film avec son professeur chaud lapin Vincent Millett qui utilise le collège Wendell comme son terrain de chasse. Ses proies ? Ses élèves à mettre dans son lit ! Suspect idéal, les victimes ayant eues avec lui des "relations" autres que celles basiques élève/professeur. Mais il n'est pas le seul à "chasser" sexuellement, Helene Griffin (Annette Miller) la directrice n'étant pas la dernière pour consoler à sa façon les filles que Millet laisse tomber sans vergogne. Pas très catholique tout ce qui se passe dans ce collège de jeunes filles. Et il y a aussi Gary (Bill McCann) le simplet, mais mateur à ses heures. Et évidemment il ne faut pas oublier notre motard... qui se cache derrière le casque ?

Night_School_12Petit point faible malgré tout, c'est que j'ai deviné l'identité de l'assassin avant la fin. Début du spoiler ne lisez pas si vous n'avez pas vu le film hein ! Donc lorsque le tueur s'en prend à Kathy (Holly Hardman) après s'être occupé de la directrice, on peut voir sa taille bien distinctement par rapport à sa victime. Ca plus ses poses m'ont immédiatement fait penser à une femme. Cool, un tueur comme le premier Vendredi 13, c'est plutôt rare même au cinéma avec des meurtres d'une telle sauvagerie fin du spoiler. Je vous conseille donc la vision de ce Night school et j'espère vraiment qu'il sortira un jour minimum en dvd ! Et puis pourquoi pas une version uncut de derrière les fagots ? Enfin c'est peu probable, Ken Hughes étant malheureusement décédé en 2001.

Plus d'images du film, c'est ici (j'ai laissé les captures du rip VHS, vous verrez la différence de qualité).

10 septembre 2011

Pourquoi une référence IMDb ?

imdb-logo

Depuis hier, tous les films traités sur le blog ont une référence IMDb. Quel intérêt me direz-vous ? L'intérêt c'est que grâce à cette référence il est possible de trouver immédiatement sur ce site le titre en question et pouvoir accéder à des tonnes d'informations concernant le film recherché. IMDb = Internet Movie Database pour ceux qui ne le savent pas encore (y a pas de honte) et pour s'y rendre c'est très simple : http://www.imdb.fr/ ou http://www.imdb.com/. Pour utiliser le code, c'est facile. Prenons par exemple le film Terreur Extra-Terrestre consultable ici. L'article donne pour code IMDb : tt0081764.

IMDb

Il suffit de se rendre sur la page du site IMDb, de rentrer le code tt0081764 dans la barre de recherche se trouvant juste à gauche du bouton Go (un copier/coller c'est plus rapide), on appuie sur ce même bouton Go une fois le code rentré et on se retrouve directement sur la page du film avec moultes informations le concernant (Casting complet, équipe technique...). Le blog The Dead... Still Alive !!! n'a pas pour but d'être exhaustif, juste une opinion sur les métrages ou séries TV y figurant. Si un article vous intéresse particulièrement et que vous désirez en savoir plus, vous savez quoi faire.

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09 septembre 2011

Zombi 2, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

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Pour aller directement sur l'article c'est ici.

07 septembre 2011

Besoin de vacances ? Matul !

Zombi 2 affiche

Réalisation : Lucio Fulci
Pays : Italie
Année : 1979
Durée : 91 minutes / 89 minutes (version censurée)
Imdb : tt0080057

Dans le port de New York, un bateau semblant abandonné est à la dérive. Accosté par deux policiers, celui-ci s'avère contenir une créature terrifiante : un mort-vivant qui agresse les gardes-côtes avant de tomber à l'eau. Intriguée, La fille du propriétaire du bateau Anne Bowles (Tisa Farrow) décide d'enquêter avec un journaliste, Peter West (Ian McCulloch) et ils décident de se rendre sur l'île d'où provient le mystérieux bateau... Mais l'île n'est plus habité que par un médecin (Richard Johnson) et ses quelques patients. Très vite, ils découvriront le secret de cette île maudite nommée Matul où les morts se lèvent de leurs tombes pour dévorer les vivants... (Affiche française* visualisable en cliquant sur le logo).

Zombi 2_3

Attention film culte ! Oui je sais, un de plus. Mais pourquoi bouder son plaisir ? Quand on arrive à parler de Zombi 2 (L’Enfer des Zombies chez nous), on passe son temps à penser à toutes les scènes mémorables que celui-ci contient. Il y en a tellement que le terme culte est loin d’être galvaudé et ce malgré son titre qui lui fait plus de mal qu’autre chose au final. En effet, c’est le producteur Ugo Tucci qui décide de profiter de la sortie du second film de zombies de Romero au cinéma en Italie pour nommer le film de Lucio Fulci : Zombi 2 et de le sortir deux mois plus tard sur les écrans (en Italie, le Dawn of the Dead de Romero se nomme Zombi, titre choisit par Argento qui en plus en a assuré le montage pour les pays non-anglophone).

Zombi 2Il est certain que c’est le genre de procédé commercial et sans gêne qui a moyennement plu à Dario Argento (c’est le moins que l’on puisse dire en restant courtois). Les deux hommes n’entretenaient pas d’excellents rapports, c’est un secret de polichinelle. On a par exemple Lucio Fulci en parlant d’Argento : «Argento est un grand artisan qui se considère comme un artiste, à la différence d’Hitchcock qui était un grand artiste se considérant comme un artisan». Oui, Lucio Fulci jalousait Dario Argento et sa renommée alors que lui, tout aussi capable et talentueux restait dans l’ombre. Les louanges pour l'un et les critiques pour l'autre.

Zombi 2_2De l’autre côté, nous avions Dario Argento qui osera dire une phrase telle que : «Je ne le connais pas très bien. Je sais qu'il est dans le business depuis longtemps, mais je n’ai jamais vraiment suivi son travail…». Bref, c’était pas gagné pour un barbecue ensemble cette histoire… Il aura fallut attendre des années (1996 !) pour que les deux hommes collaborent ensemble sur un film, Le Masque de Cire que devait réaliser Fulci. Malheureusement celui-ci décédera juste avant le début du tournage. Pour en revenir à Zombi 2, on ne pourra pas reprocher à Fulci une copie fade et sans âme du film de Romero, celui-ci ne l’ayant tout simplement pas vu !

Zombi 2_4

Anne et Peter surpris par la police

Fulci a simplement mis en image un scénario de Dardano Sacchetti et Elisa Briganti, scénario ne singeant en rien l’œuvre de Romero mais qui correspondait à une demande d’un producteur, les zombies ayant la côte justement grâce au cinéaste américain. Et chose importante ici, Zombi 2 est le premier film d’horreur de Lucio Fulci, genre qu’il n’affectionnait pas particulièrement ! Alors évidemment, le cinéaste italien avait déjà tourné des scènes «difficiles» dans certains de ses précédents films. Mais ce n’était en rien des films d’horreur comme ici. D’ailleurs, Fulci a touché à tout : western, films musicaux, comédies, gialli…

Zombi 2_5En fait, s’il s’est retrouvé à bord de Zombi 2, c’est par besoin financier. En effet, lorsque Fabrizio De Angelis lui proposa le poste de réalisateur pour ce film d’horreur, le bonhomme traversait une période noire de chez noire. Sa femme l’avait quittée, lui avait pris tout son argent et même sa maison ! Alors dans ces conditions, comment refuser une telle offre et faire le difficile ? Selon Enzo G. Catellari, c’est grâce à lui que Fulci aurait décroché le poste. Il raconte que Fabrizio De Angelis lui avait offert cette opportunité mais que lui, pas amateur de ce genre là aurait proposé son ami Fulci à sa place. Geste noble non ?

Zombi 2_6En tout cas, ce n’est pas le même son de cloche chez Fabrizio De Angelis qui raconte qu’en fait il hésitait entre les deux hommes et qu’au final il aurait choisi Fulci et orienté Enzo G. Castellari sur un autre projet. Dardano Sacchetti y va de ses souvenirs et raconte qu’Enzo G. Castellari réclamait 40 millions de lires pour le tourner et Fulci… 6 millions de lire. Connaissant les producteurs italiens, pas difficile de savoir ce qui a fait pencher la balance si ces chiffres son exacts. Mais le plus important dans tout ça, c’est que Fulci tourne son premier film d’horreur et que ce genre va lui permettre d’exprimer son côté obscur et donner par la suite d’autres films cultes inoubliables (mais nous verrons ça un petit peu plus tard).

Zombi 2_7

Paola Menard (Olga Karlatos) isolée dans sa maison

La grande réussite de Zombi 2, c’est aussi justement sa démarcation avec les zombies de Romero. Et ce grâce à Giannetto De Rossi (effets spéciaux) qui lui ne voulait pas faire du Tom Savini pour la bonne et simple raison qu'il n’aimait pas les zombies de l’américain ! Il les appelle les zombies bleus ! Après chacun est libre d’être ou non d’accord avec lui mais en tout cas cela aura donné des zombies très différents, «moins frais». Je veux dire par là des cadavres clapsés de longue date, un cimetière constitué de conquistadores par exemple que découvriront Susan (sublime Auretta Gay) et Brain (Al Cliver, de son vrai nom Pierluigi Conti), le couple ayant amené Anne et Peter sur l'île grâce à leur bateau.

Zombi 2_8Afin de continuer dans la démarcation entre ce Zombi 2 et celui de Romero, il faut noter que dans ce film italien, il n’y a aucune satire ou critique sociale comme le film américain. Zombi 2 est tout simplement un film d’aventures ponctué de scènes horrifiques. Et ça, on le doit bien évidemment au scénario de Dardano Sacchetti et Elisa Briganti qui fait justement la particularité de Zombi 2. Un film d’aventures dépaysant (tourné à New-York, Saint-Domingue, Rome et au Lac Fogliano aussi en Italie). Mais production italienne dit aussi film à la démerde !

Zombi 2_9Toutes les scènes tournées à New-York l’ont été sans aucune autorisation ! Je vous laisse imaginer par exemple la vitesse avec laquelle la scène du pont de Brooklyn a été tournée. On maquille tout le monde, on arrive en bus à l’aube et vite on se magne de tourner avant de décamper fissa ! Puis pour ce qui est du budget alloué, pas possible d’avoir 30 à 40 figurants sous contrat avec des moules pour chacun des visages. Les figurants étaient tout le temps différents et Giannetto De Rossi préparait chaque matin les zombies avec de la terre glaise (de l’argile quoi). Les policiers du début ? De véritables qui se faisaient un petit extra et ça évitait des frais pour les costumes ! Trop fou ces italiens.

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L'acteur Ottaviano Dell'acqua sous un sacré maquillage

Je sais que pas mal de monde n’aime pas les films de Fulci. On va te parler du budget cheap et du coup des acteurs assez mauvais et des effets spéciaux à majorité foirés. Mais ici, tout passe très bien. D’ailleurs au niveau des effets spéciaux, la claque prise par certaines scènes n’a pas faibli ! C’est malheureusement ce qui a fait que le film a été charcuté un petit peu partout par la censure. En Angleterre j’en parle même pas mais même en France le film est sorti à une période noire où les films d’horreur en prenaient plein la face par la censure ! Pas de Maniac ni de Massacre à la Tronçonneuse ou encore de Zombie (le Dawn of the Dead de Romero) au cinéma par exemple ! Zombi 2 a quand même connu les joies des salles mais dans une version expurgée.

Zombi 2_11Personne n’a oublié la scène mythique de l’œil mettant en scène la jolie Olga Karlatos dans le rôle de la femme du docteur Menard (Richard Johnson, souvenez-vous de La Maison du Diable de Robert Wise !). Encore aujourd’hui cette scène fait son effet grâce à un montage excellent de Fulci et du travail de Giannetto De Rossi. En plus, ce moment permet de vérifier immédiatement si la copie en votre possession est censurée ou non. Heureusement de nos jours et grâce au dvd ce n’est plus le cas ! Oui ce film est fou et à la limite chaque séquence est cultissime au possible. Vous n’avez pas oublié par exemple la séquence sous-marine avec… un zombie au prise avec un requin ! Il n’y a que les italiens pour nous offrir ça mais ici attention ! Pas de stock-shot pour cette scène, elle a été effectuée avec un vrai requin ! Quand je vous dit qu’ils sont fous ces italiens !

Zombi 2_12Puis comment ne pas parler, oui ne pas parler de la scène mettant en valeur la plastique d’Auretta Gay ? I-NOU-BLI-ABLE ! Il y aurait de quoi blinder complètement cet article de screenshots rien qu’avec cette scène ! D’ailleurs à ce propos, je ne peux pas m’empêcher de vous rapporter l’anecdote cuuuuuuulte de Maurizio Trani (Maquillage) à son sujet. Pour ma part je n’arrive toujours pas à m’en remettre, c'est promptement incroyable, complètement surréaliste ! Bon allez juste avant quelques screenshots sympathiques, faut pas déconner.

Zombi 2_13 Zombi 2_14 Zombi 2_15

Alors figurez-vous que juste avant de tourner cette scène avec Auretta Gay devant nager avant d’être surprise par un requin puis par un zombie, celle-ci annonce… qu’elle ne sait pas nager ! Alors du coup, elle a pris des cours de natation accélérés avec un accessoiriste nommé Chessari à la piscine de l'hôtel ! Alors hop, retour sur le bateau pour tourner la scène mais… l’actrice a peur et ne veut pas y aller ! Alors que font les gars de l’équipe de tournage ? Il la jette à l’eau purement et simplement ! Vous croyez que c’est tout ? Allez hop, encore une petite pour la route.

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"Allez reviens, j'te préfère au requin !"

Problème, celle-ci panique et semble se noyer. Du coup, Chessari son instructeur de fortune plonge à l’eau pour venir à son secours mais une fois à son niveau, celle-ci l’agrippe et panique ! Chessari est obligé de la repousser de peur de se noyer à deux ! Voyant cela, le capitaine du bateau où se trouve l’équipe de tournage se jette sur une bouée et la lance… directement sur la nuque de Al Cliver qui venait à peine de plonger pour aller au secours d’Auretta et qui du coup se retrouve à moitié assommée ! Sentant que c’est à son tour d’intervenir, Ian McCulloch plonge pour aider mais arrive directement tête la première sur la bouteille à oxygène et… 14 points de sutures ! Et pendant ce temps là, Lucio Fulci qui a assisté à toute la scène balance dépité : «Qui est-ce qui m'a foutu cette équipe de merde ?". Plus culte, tu meurs !

Zombi 2 photo tournage

Captain Haggerty : "L'Enfer des Zombies, c'est cool mec"

Zombi 2 est un classique, le meilleur film de zombies italien et ce de très loin ! En France nous avons eu pour une fois la chance d’avoir un titre qui ne fait aucunement un faux amalgame avec le chef d’œuvre de Romero et qui a permis d’appréhender le métrage comme une pièce unique (ce qu'il est assurément !). Mais le plus étrange dans tout ça, c’est que n’ayant strictement rien à voir avec le film américain, celui-ci de par son histoire basé sur les véritables origines du zombie (c'est-à-dire le vaudou) peut fort bien être un prologue (et non une suite) à Dawn of the Dead. Comme quoi… Un film à voir et à revoir !

*Selon l'acteur Captain Haggerty jouant le premier zombie sur le bateau, une scène avec lui sortant de l'eau a été tournée et permettait d'être plus explicite sur le pourquoi de la contamination de New-York. C'est de cette scène (non présente sur le montage final) dont il existe une photo promotionnelle qu'a été créé l'affiche française avec Captain Haggery tendant le bras. Cliquez ici pour visualiser le laserdisc japonais qui utilise cette photo promotionnelle comme couverture.

Plus d'images du film, c'est ici. Et si Matul vous botte toujours, continuez vos vacances ici.

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05 septembre 2011

La Mort n'aime pas se faire berner

Destination Finale 5 affiche

Réalisation : Steven Quale
Pays : États-Unis
Année : 2011
Durée : 92 minutes
Imdb : tt1622979

Dans ce cinquième épisode, la Mort est toujours aussi omniprésente et se déchaîne après que Sam (Nicholas D'Agosto) soit victime d’une terrible prémonition et sauve ses collègues de l’effondrement d’un pont suspendu. Ce groupe d’âmes innocentes n’était pas supposé survivre, et dans une course terrifiante contre le temps, ces malheureux tentent frénétiquement de trouver le moyen d’échapper au sinistre agenda de la Mort. (Affiche française visualisable en cliquant sur le logo).

Destination Finale

Je ne pensais pas pouvoir y aller mais le destin a fait que j'ai quand même pu me rendre au cinéma voir ce film que j'attendais depuis son annonce. Et ayant lu sur d'autres blogs des critiques très négatives, je voulais me rendre compte par moi-même. Etant fan de la saga, j'attendais à chaque fois un nouveau volet comme à l'époque d'un certain Vendredi 13 et son rendez-vous annuel d'équarissage. Bon ici, le rythme des parutions n'est pas aussi soutenu mais je ne peux m'empêcher de faire le parallèle. Plaisir coupable ? Allez savoir...

Destination Finale 2Je n'ai pas à me plaindre, ce dimanche 4 septembre n'a pas été entaché par la poisse comme j'en ai malheureusement l'habitude ces derniers temps. Je dirai même qu'une certaine chance a pointée son nez. Explications. On arrive au cinéma et il fallait se rendre à un guichet pour rajouter 2 euros aux places que nous avions (émanant d'un C.E.). Ben oui, le film étant en 3D c'est 2 euros en plus par place et 1 euro supplémentaire pour chaque paire de lunettes. Bon, on avait déjà les lunettes en stock, ma fille ayant été plusieurs fois au cinéma voir ce genre de films en 3D (Avatar, Piranha...).

Destination Finale 3Et là, la catastrophe. Les guichets automatiques sont blindés de monde et le peu de guichets à caractère "humain"... pas mieux ! Quatre colonnes composées chacune d'approximativement 45 personnes ! Et il fallait faire la queue bien évidemment. Ma femme me demande si c'est certain que c'est ici qu'il faut se mettre et lui répondant par un : "j'en sais trop rien, on vient tellement souvent...", celle-ci remarque un gars seul derrière une machine légèrement sur la droite. Elle remonte toute la queue pour le voir et lui demande ce que nous devons faire pour échanger nos places pour film 2D avec des places estampillées 3D. Il lui répond que normalement il faut faire la queue (sur l'une des files où j'étais resté au cas où), mais qu'il allait le faire vite fait. Et hop, minimum 30 minutes de queue évitée !

Final Destination

Moi et l'une de mes filles juste avant le départ, parés pour la "fridi"

Une fois dans la salle, j'étais enfin près pour le dépucelage. Non non, je ne comptais pas faire un truc comme Liz (Enrica Maria Scrivano) dans le premier Demons. Tss.. tss.. je parle juste de ma première vision d'un film 3D avec le système de lunettes noires à la Blues Brothers. Et oui, pour moi le vieux, la 3D c'est... le passage de la version anaglyphe de L'Étrange Créature du Lac Noir à la télévision le 19 octobre 1982 dans l'émission La Dernière Séance animée par Eddy Mitchell. Que de souvenirs... mais aussi petite déception car pas terrible au final le rendu avec ces lunettes composées de filtres bleu et rouge. Et tous les autres films vus par la suite avec ce procédé ne m'ont jamais convaincus. Dans les derniers parus en dvd, Piranha 3D est à éviter comme la peste en version anaglyphe.

Destination Finale 4En tout cas la 3D a incroyablement évoluée, c'est complètement fou. Une chose est certaine je ne suis pas près d'oublier les effets que j'ai pu voir. Mon opinion sur la 3D a complètement changée après la projection. Enfin bon, pour ce genre de film spectaculaire où cela apporte un plus indéniable. Je reste quand même toujours affligé par le fait qu'absolument tout et n'importe quoi sort en 3D, cela va certainement entraîner cette "mode " à sa perte. Tant mieux pour la majorité des cas, mais quand même dommage pour d'autres films à qui c'est profitable. Oui, ça a été la méga claque cette 3D dans ce film. Mais d'ailleurs, si on parlait maintenant du film en lui-même ?

Destination Finale 5Malgré ce que j'ai pu en lire avant d'aller au cinéma, cela ne m'a pas empêché de garder espoir. Etant (je le répète) assez fan de la saga, je pensais quand même trouver un minimum de choses intéressantes par rapport à un autre spectateur plus ou moins insensible à ce que sont les Final Destination (titre VO). Et Dieu que j'ai bien fait d'aller le voir car... ça a été la claque et sur plusieurs points ! Et non, pas la peine de me sortir que le fait d'avoir été bluffé par la 3D (mon dépucelage) ne me rend pas objectif. C'est pour ça je vais aborder les qualités de cette tuerie (je pèse mes mots) qui clos la saga par la grande porte ! Enfin... peut-être qu'ils nous ferons comme un certain Friday the 13th : The Final Chapter, qui était tout sauf final (on connait la suite). Mais en attendant, ce Destination Finale 5 est le dernier, sa fin le laisse aussi supposer (les fans vont A-DO-RER cette fin) et de surcroît il est d'une qualité rare.

Destination Finale 17

Ami(e)s du vertige, bonjour !

Nous savons tous l'histoire d'un Destination Finale. L'un des protagonistes a la vision d'une catastrophe où lui-même et d'autres personnes perdent la vie. Grâce à cette vision, ce protagoniste prévient les personnes qui l'entoure et ceux qui veulent l'entendre le suivent et évitent la mort de justesse. Ensuite, les survivants perdent la vie un par un, la Mort reprenant ceux qui lui avait échappé. La force du concept c'est la catastrophe évitée mise en image avec tous les décès (différente à chaque film) puis ensuite l'inventivité des décès lorsque la Mort reprend ses ouailles. Chaque film est attendu le pied ferme par votre serviteur qui attend une catastrophe toujours plus incroyable que celle du film précédent tout comme de nouvelles élaborations machiavéliques afin que chaque survivant... ne le soit plus.

Destination Finale 13Premier constat sans appel : le drame que nos "héros" vont vivre en se rendant à un séminaire en bus est l'un des meilleurs de la saga. Il arrive sans aucun problème au niveau de celui du second volet, complètement fou, inventif et surtout lisible ! En effet, on est loin de celui du troisième volet par exemple, qui était très mal monté et où l'on ne distinguait pas grand chose au final avec son montage épileptique au possible. Ici rien de tout cela, c'est formidablement bien fait et le spectateur en a déjà pour son argent !

Destination Finale 7Ensuite nous allons suivre ce qui va arriver aux survivants : Sam, Molly (Emma Bell), Candice (Ellen Wroe), Peter (Miles Fisher), Dennis (David Koechner), Olivia (Jacqueline MacInnes Wood), Nathan (Arlen Escarpeta) et Isaac (P.J. Byrne). Soit huit personnages qui ont des comptes à rendre avec la Mort en personne. Et là, Steve Quale (qui a auparavant travaillé avec James Cameron, notamment sur Avatar en tant que second réalisateur d'unité) va réussir à nous mettre une pression, une angoisse comme dans les meilleurs moments de la saga.

Destination Finale 16Je peux vous dire que ça va réellement foutre la pression, surtout lorsque la Mort va s'intéresser à la gymnaste Candice. Vous n'êtes pas près d'oublier cette putain de vis sur la poutre ! On sait ce qui va arriver (ouille ouille ouille...) mais le réalisateur s'amuse avec nos nerfs via ces pieds qui passent leur temps à "danser" autour de cette vis et le spectateur, pendant tout ce temps, emmagasine littéralement la future douleur. Trop trop fort. Et bien évidemment, cela ne se passe pas tout à fait comme on le prévoit, c'est encore pire ! Je pourrai poster une image de la gymnaste après que la Mort ait fait son boulot mais cela serait indigne et gâcherait le choc que vivra le lecteur ne l'ayant pas encore vu. Encore un très grand moment !

Destination_Finale_5

Destination Finale 5 ? Ca poutre !

Non vraiment, ce film est trop excellent. Peter va complètement perdre les pédales (tuer une personne innocente au hasard pour être épargné ?), Olivia va comprendre ce qu'a enduré Malcolm McDowell sur Orange Mécanique avant de connaître pire... je préfère ne pas en dire plus ne voulant pas trop spoiler et vous laisser prendre la claque que j'ai prise. Par contre, impossible de ne pas parler de William Bludworth, le coroner, personnage encore incarné par Tony Todd. On peut dire tout ce que l'on veut sur Destination Finale 5, mais nom d'un chien Tony Todd... quel putain de charisme ! Il te bouffe la pellicule dès qu'il apparaît à l'écran ! Tony "big charisma" Todd fuckin' ruuules !

Destination Finale 11

Tony Todd, coroner et bouffeur de pellicule à ses heures

Maintenant il est temps de terminer par la fin du film. On sait tous que la fin d'un métrage est importante car ce sont les dernières images avec lesquelles reste le spectateur, ses dernières impressions. Et bien là, c'est une fois de plus la grosse claque car Destination Finale 5 boucle la saga d'une fort belle manière ! Je ne m'y attendais pas du tout et ma femme non plus, nous avons été complètement bluffés ! Trop génial cette manière de boucler la boucle (mais chuuut... pas de spoiler !), inventif au possible ! Enfin pour conclure définitivement, on nous offre début du spoiler un medley des différentes façon de mourir de tous les Destination Finale avec en fond sonore... If you want blood (You've Got It) fort à propos d'AC/DC époque Bon Scott ! Fin du spoiler. Non vraiment, ce film a été fait pour moi, c'est pas possible autrement. A voir d'urgence et de préférence en 3D (qui ici n'est pas un gadget inutile comme c'est malheureusement trop souvent le cas).