The Dead... Still Alive !!!

Billets sur le cinéma d'horreur, épouvante et fantastique

03 novembre 2013

Houston, on a plus qu'un problème

Gravity affiche

Réalisation : Alfonso Cuarón
Pays : États-Unis
Année : 2013
Durée : 91 minutes
Imdb : tt1454468

Pour sa première expédition à bord d'une navette spatiale, le docteur Ryan Stone (Sandra Bullock), brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l'astronaute chevronné Matt Kowalsky (George Clooney). Mais alors qu'il s'agit apparemment d'une banale sortie dans l'espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l'univers. Le silence assourdissant autour d'eux leur indique qu'ils ont perdu tout contact avec la Terre - et la moindre chance d'être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d'autant plus qu'à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d'oxygène qu'il leur reste. Mais c'est peut-être en s'enfonçant plus loin encore dans l'immensité terrifiante de l'espace qu'ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo)

Le télescope spatial Hubble en réparation

Ca y est, j'ai enfin pu voir le film dont on parle tant. Mais j'ai eu de la chance car à part qu'il s'agit de Sandra Bullocks et George Clooney en pleine mouise dans l'espace, je n'ai pas été victime de spoiler. Spoiler est un bien grand mot, ce n'est pas Usual Suspects non plus, l'intérêt étant ailleurs avec Gravity. Intérêt ? Oui je sais, j'en connais qui crient justement à l'intérêt proche du zéro et ce même à la sortie de la salle ! Pour ma part, j'avoue que je suis assailli de plusieurs questions relatives au film. Et j'oubliais le plus important sur les autres critiques, celles dithyrambiques : il y aurait un avant et un après Gravity. C'est tout ou rien quoi, intérêt zéro pour les uns ou révolution cinématographique pour les autres. Alors au final, sur quel pied danser ? Déjà que je ne sais pas danser, c'est pas gagné cette histoire.

Ne pas céder à la panique !

Le film commence avec les astronautes de la navette Explorer occupés à réparer le fameux télescope spatial Hubble. Les réparations prennent plus de temps que prévu et au sol (la voix de Ed Harris) on prévient l'équipe qu'il faut déguerpir au plus vite car une pluie de débris spatiaux va s'abattre sur eux. Ces débrits sont le résultat d'une décision russe de détruire l'un de leurs satellites par un missile. Ca tombe super mal (on s'en doute) et l'équipe de réparation va se les prendre de plein fouet. Une fois la tempête passée on fait les comptes et sur les cinq astronautes de la mission, il ne reste que deux survivants : l'inexpérimentée Ryan Stone (Sandra Bullock) & le vétéran Matt Kowalski (George Clooney). Maintenant que tout est détruit, comment faire pour rentrer sur terre ?

Gravity 3

L'un des moments cruciaux du film

Je rassure tout le monde, je ne vais pas m'étendre longuement comme d'autres articles du blog. Alors Gravity, fabuleux ou daube en barre ? Hum... pour commencer les fans de George Clooney en seront pour leurs frais car celui-ci a un temps de présence plutôt restreint à l'écran. Moi ça ne m'a pas choqué mais d'autres... Enfin bref la première question à laquelle il faut répondre est celle-ci : "la 3D de Gravity, ça poutre ou pas ?".

Câble ou cordon ombilical ?

Alors là OUI ! Niveau immersion c'est la totale ! D'ailleurs si à la base je me suis décidé à aller le voir en salle c'était justement pour ça en premier lieu. C'est bien simple, c'est juste sublime et on a réellement l'impression d'y être. Rien que pour ça, je ne regrette pas de mettre déplacé. Après il y aura toujours des milliers de personnes pour se gausser au sujet de la crédibilité du métrage en général mais bon. Je ne perds jamais de vue que c'est un film avant tout et non un documentaire et je peux vivre avec. Sincèrement, si l'espace et son infinité vous fait rêver, il ne faut pas passer à côté de cette "expérience" cinématographique. Moi qui adore regarder les étoiles lorsque le ciel est dégagé avec absolument rien d'autre dans le champ de vision pour ne rien gâcher et capter à mon misérable niveau l'immensité de l'univers, j'ai pris un pied phénoménal.

Des images toujours sublimes

L'instinct de survie de Ryan Stone sera-t-il assez puissant pour l'aider à surmonter les multiples péripéties qui vont lui tomber sur le coin de la figure au fur et à mesure du récit ? La mort accidentelle de sa petite fille lui ayant déjà ôté toute vie affective, pourquoi continuer et ne pas considérer l'espace comme son tombeau ? Pourquoi continuer à lutter ? Tout ne tient qu'à un fil, ou un câble plus exactement comme celui reliant Ryan à Matt. C'est comme la vie, ça ne tient au final à pas grand chose... Pour savoir la suite, je vous invite à aller voir le film car avec le recul, une nouvelle question se fait jour : "sur sa télévision, le film ne perdrait-il pas tout son intérêt ?". Franchement à la maison, une majeure partie du bonheur procuré en salle sera absent. A moins d'être équipé en 3D chez soi, la perte sera phénoménale en 2D.

Gravity 6

Le petit boxer sexy, indispensable dans l'espace

Une chose est certaine, le métrage ne plaira pas à tout le monde. Ennuyeux pour certains, il est évident que s'y vous ne "pénétrez" pas dans le film, ce sera la catastrophe. Plutôt intimiste que spectaculaire malgré des scènes qui scotchent au fauteuil, ne venez pas chercher Star Wars ici. J'ai vraiment apprécié le film pour ce qu'il est mais d'un autre côté faut pas pousser quand on peu lire par exemple sur le web cette déclaration de James Cameron : "meilleur film tourné dans l'espace de tous les temps". Lui faut qu'il arrête, il n'a jamais vu Alien (elle est bien bonne pour celui qui a réalisé Aliens) ou 2001 : A Space Odyssey. Non, Gravity n'est pas le meilleur film tourné dans l'espace mais une jolie expérience visuelle au cinéma qui risque de souffrir comme rarement lors de son passage sur galette dvd ou blu-ray pour les non-équipés en 3D.

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19 juin 2011

J'vais pas rentrer dans une espèce de transe à la con

Au-Delà affiche

Réalisation : Clint Eastwood
Pays : États-Unis
Année : 2010
Durée : 129 minutes
Imdb : tt1212419

Au-delà (titre français) est l'histoire de trois personnages hantés par la mort et les interrogations qu'elle soulève. George (Matt Damon) est un Américain d'origine modeste, affecté d'un "don" de voyance qui pèse sur lui comme une malédiction. Marie (Cécile De France), journaliste française, est confrontée à une expérience de mort imminente, et en a été durablement bouleversée. Et quand Marcus (George McLaren), un jeune garçon de Londres, perd l'être qui lui était le plus cher et le plus indispensable, il se met désespérément en quête de réponses à ses interrogations. George, Marie et Marcus sont guidés par le même besoin de savoir, la même quête. Leurs destinées vont finir par se croiser pour tenter de répondre au mystère de l'au-delà. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Hereafter

Cela faisait depuis des lustres que je devais regarder ce dernier film en date du grand, de l'énormissime, du... bon, Clint Eastwood quoi. Entre-temps, je ne cache pas que j'ai lu pas mal de critiques ça et là traitant du film et ce... tout sauf en bien ! Etrange... il me fallait juger par moi-même et comme d'habitude, j'étais prêt à enfiler mon armure afin d'embrocher tous les païens que vous êtes, bande d'hérétiques qui osent blasphémer sur un film d'Easwood. Mais bon ça, c'était avant de voir le métrage en question...

Hereafter_1Ca commençait plutôt bien avec cette catastrophe dont est victime la journaliste française Marie Lelay. Le tsunami est vraiment impressionnant et surtout comment Marie va lutter pour essayer de s'en sortir. A partir de là, sa vie va complètement changer car elle n'arrivera plus à se défaire des visions dont elle a été victime durant sa NDE (Near Death Experience). Y a-t-il une justice divine punissant ces gros friqués qui passent leurs vacances (et ici promotion canapé !) à des destinations de rêve ? Mon cynisme n'ira malheureusement pas jusque là, les catastrophes n'effectuant pas le tri avec les laissés-pour-compte de la population locale.

Hereafter_5Pendant ce temps là, à deux autres parties du monde, deux autres personnes ont aussi leur fardeau vis-à-vis de la mort. A Londres, le jeune Marcus perd son frère jumeau alors qu'ils n'étaient pas trop de deux pour réussir à "survivre" dans des conditions déplorables avec une mère droguée et alcoolique. Ensuite à San Francisco il y a George, affublé d'un don de médium que lui considère comme une malédiction et qui préfère travailler à l'usine plutôt que d'en vivre (chose qu'il faisait auparavant avec son frère mais qu'il ne supportait plus au final).

Hereafter_2

Bref trois solitudes, trois mal de vivre qui bien évidemment vont finir par se croiser. Et pour quoi au final ? Ben le vivre mieux... Oui je sais c'est pas folichon mais franchement, avec un tel scénario à la base, qu'est-il possible d'espérer d'autre ? C'est clair, Au-delà ne transformera pas le plomb en or et du coup impossible de ne pas être plus que déçu à l'apparition du générique de fin. "Tout ça pour ça ?" est vraiment ce que je me suis dit en allant éteindre la télévision.

Hereafter_4Alors évidemment il y a quelques bons moments. Lorsque Marcus perd son frère et connaissant leurs conditions de vie, c'est bien triste. Il y a aussi le tout début comme je l'ai déjà dit avec ce tsunami. Puis George, condamné à la solitude à cause de ce don et sa rencontre avec Melanie (Bryce Dallas Howard) va nous faire comprendre concrètement pourquoi il considère que c'est une malédiction. Mais sincèrement, deux heures de film pour si peu, c'est vraiment trop.

Hereafter_9Oui trop. Deux heures pour nous montrer entre autre que Marie est la reine des naïves et découvre qu'elle est jetable dans le monde des médias, et ici plus particulièrement de la télévision. Bof. Même le film est lui-même naïf lorsqu'il essaie de nous faire croire que cette même Marie, face à un grand patron durant son émission, a pour consigne "de lui rentrer dedans" dans son oreillette. A se pisser dessus d'irréalisme. Enfin bref, je ne parle même pas non plus de son idée de départ sur un livre coup de poing causant de François Mitterand alors que TOUT le milieu journalistique savait absolument tout durant son "règne" mais avait la consigne habituelle de tout étouffer. Ca me fait penser à l'autre abruti de DSK qui se sentait tellement intouchable qu'il ne pensait même plus à se contrôler hors de France (où en deux temps trois mouvement c'était étouffé avec la complicité de tous).

Hereafter_8

Oui vraiment, c'est trop long surtout que l'on sait assez vite que la finalité du tout c'est que les trois personnages principaux vont se croiser. Alors du coup on n'attend que ce moment là, inéluctable, et on ne pense qu'à lui et cela ne rend le film qu'encore plus long vu qu'Easwood prend tout son temps ! Tellement son temps d'ailleurs que ma femme s'est endormie en plein milieu. Moi j'ai tenu car justement je voulais savoir comment cela allait se goupiller pour rendre leur rencontre possible et surtout une fois fait qu'est-ce qui allait arriver ?

Hereafter_11Qu'est-ce qui allait arriver ? Ben... la fin du film. Oui, pas grand chose à part certainement un grand mieux dans la vie des deux tourtereaux (on aurait pu se passer de la dernière "vision" de George juste avant que Marie ne le remarque à la terrasse d'un café, c'est même pas maladroit comme si nous n'avions pas compris ce qui allait en découler...). Oui, Au-delà est une réelle déception. Mais j'espère surtout que l'âge avancé de Clint Easwood ne va pas l'enfermer dans de tels sujets sur ses prochains films car on va s'emmerder sévère...

Plus d'images du film, c'est ici.

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10 juin 2011

Je suis la mort, la vengeance est mienne

Black Death affiche

Réalisation : Christopher Smith
Pays : Allemagne / Royaume-Uni
Année : 2010
Durée : 102 minutes
Imdb : tt1181791

Alors que la première épidémie de peste bubonique ravage l'Angleterre, un jeune moine nommé Osmund (Eddie Redmayne) reçoit la mission d'accompagner un groupe de chevaliers, menés par le rustre Ulric (Sean Bean), pour enquêter sur d'étranges phénomènes se produisant dans un petit village reculé. Il semblerait en effet que, en ce lieu, les morts reviennent à la vie. Comprenant que cela est le fait d'un nécromancien ayant un lien particulier avec le village, ils se lancent à sa recherche et finissent bientôt par le trouver en la personne de la mystérieuse beauté Langiva (Carice van Houten). Mais quand Osmund, déchiré entre son amour pour Dieu et celui pour une jeune femme (Kimberley Nixon), accepte de passer un pacte avec la nécromancienne, l'horreur de son véritable voyage ne fait que commencer... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

blackdeath

Black Death est le quatrième long métrage de Christopher Smith. J'ai eu la chance de voir son tout premier film, Creep avec Franka Potente dans le rôle principal, mais j'avoue ne pas avoir encore vu les deux autres qui ont suivi. Creep était déjà vraiment bon et j'en ai gardé un excellent souvenir. Une chose est certaine, c'est qu'après la vision de ce Black Death (son dernier de 2010), il va me falloir corriger très vite le fait de n'avoir toujours pas vu Severance et Triangle car Christopher Smith assure vraiment grave !

Black_DeathJe ne vais pas vous mentir, cet article aurait dû voir le jour il y a plusieurs semaines. Malheureusement après l'avoir regardé j'ai eu un mois très difficile (j'avais même laissé le blog sans mises à jour durant tout ce temps) et après j'ai enchaîné sur d'autres films car j'aime écrire assez vite juste après leur vision respective. Pour me remettre en selle, j'ai donc pris le temps de le regarder une seconde fois et cela m'a permis un simple constat : Black Death ça poutre et gagne à être plus connu !

Black_Death_3A cette seconde vision, j'ai accroché tout autant et je dirai que mon avis s'est même bonifié ! Bien qu'il soit évident que ce film n'est pas un budget maousse comme une super production, Christopher Smith arrive à rendre le tout crédible et à cela il faut ajouter un casting de grande classe car on sent que chaque acteur est concerné par son rôle. Evidemment il y a Sean Bean toujours aussi excellent dans un costume/rôle qui fera inévitablement penser à un certain Boromir mais ne vous y trompez pas : Black Death n'est pas une pâle copie du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson comme pourrait le laisser penser sa jaquette dvd (et blu-ray évidemment).

Black_Death_4

J'espère que ça c'est clair car il serait plus que dommageable ne ne pas s'intéresser à cet excellent film juste en commettant cette erreur d'appréciation. Ensuite, dans le rôle de Wolfstan qui est en sorte le capitaine du groupe, nous avons un John Lynch aussi excellent que Sean Bean ! Oui, nous avons un groupe de "chevaliers" composé de "gueules" qui en impose. Soldat, assassin, bourreau, violeur, mercenaire... un sacré groupe hétéroclite qui va être confronté à une forte personnalité qui dirige ce village épargné par la peste, et ce personnage se nomme Langiva interprété par Carice van Houten tout bonnement excellentissime, rien de moins ! Elle qui a perdu mari et enfant à cause d'hommes qui aussi se réclamaient de la parole de Dieu. Inutile de dire qu'Ulric et ses hommes ainsi que leur foi ne sont pas les bienvenues.

Black_Death_5Avant de visionner Black Death je n'avais lu que son synopsis. J'avoue qu'à la fin de sa première vision, je ne m'attendais pas du tout à ce que j'avais pu voir ! Et ce qui aurait dû normalement se transformer en déception avec mes attentes s'est bien au contraire révélé être une excellente surprise ! Oui je sais, c'est étrange... Mais pour raconter comment j'en suis arrivé là je suis malheureusement obligé de tomber dans le spoiler alors si vous n'avez toujours pas eu la chance de le regarder, ne lisez surtout pas le paragraphe qui va suivre, cela pourrait vraiment gâcher votre rencontre avec ce film, vous êtes prévenus !

Black_Death_6Début du spoiler A la lecture du synopsis, je m'attendais à un métrage style Le 13ème Guerrier et j'imaginais déjà des batailles épiques entre ces "chevaliers" purificateurs au nom de Dieu et des adversaires morts-vivants. Et bien non figurez-vous, je me suis retrouvé face à un film qui n'est pas fantastique mais bien ancré dans le réel car en fait, Langiva n'est pas une nécromancienne ou autre personnage fantastique avec des pouvoirs incroyables. Non, celle-ci est juste une femme qui connait le bienfait médicinal des plantes et est une manipulatrice de première (une politicienne en fait, corrompu par le pouvoir) qui use de tous les subterfuges possibles pour garder la main mise sur SON village. L'actrice étant tellement excellente, machiavélique, que bien que mes attentes soient restées vaines j'ai adoré ce virage auquel je ne m'attendais pas du tout. Il n'y a aucun maléfice à ce que le village soit épargné par la peste, il est juste... isolé fin du spoiler.

Black_Death_9

Oui, la question religieuse est au centre du film et j'avais peur que l'on tombe très vite dans le cliché ou autres grosses ficelles. Mais non, Black Death ne favorise ni les catholiques, ni les païens... il en fout plein la tronche sur tout le monde ! Et en fait, il ne montre ni plus ni moins que la folie des hommes dans toute sa splendeur. Quelque soit les motivations, autant nos "chevaliers" que les habitants du village savent se donner bonne conscience pour légitimer la barbarie. Je ne l'ai pas encore dit mais sachez quand même que le film est du genre violent et ne fait pas dans la dentelle. Entre la scène de la bataille avec les brigands et ensuite plus tard durant la phase "Tu finiras par le renier" au village, ça ne rigole pas.

Black_Death_10Au Moyen-Age, les réglements de comptes c'est plutôt du genre sanglant. Et c'est dans cet apocalypse où la peste bubonique décimait des millions de personnes et que n'importe qui pouvait brûler son voisin pour sorcellerie que nous suivront les remises en question du moine Osmund. Amoureux de Averill (Kimberley Nixon) avec qui il a une liaison, il passera son temps à remettre sa foi en question. Il utilisera l'excuse de l'accompagnement d'Ulric afin de rejoindre sa belle. Jolie partie de poker car de son côté Ulric ne lui a pas non plus dévoilé son véritable but. Mais c'est réellement une fois face à Langiva que sa foi va réellement être en danger.

Black_Death_11Tourné en Allemagne, Black Death a de jolis extérieurs et chose assez rare a été tourné dans le sens chronologique de son l'histoire. Le plus honteux, c'est qu'un tel métrage sorte directement en vidéo et ne passe pas par la case cinéma ! Quand je vois les bouses infâmes qui passent leurs temps à sortir, c'est même plus du niveau pathétique... Je ne peux donc que vous conseiller de vous procurer ce film qui ne brosse pas dans le sens du poil. Je ne vais pas être hypocrite car bien que j'ai réellement apprécier Black Death, il n'est pas exempt de défauts.

Black_Death_15 Black_Death_13 Black_Death_14

Le plus apparent étant sans conteste la scène du repas au village. Comment croire ce qui s'y passe ? Je m'explique. Début du spoiler On a donc un groupe de gars, des vieux de la vieille comme on dit, qui se méfient comme de la peste (houlà facile, mais l'ai même pas fait exprès) des habitants du village et qui mangent et boivent à foison ce que leur offre ces mêmes villageois. Pas top là. Ou encore à la fin où seulement à deux, ils mettent tous le village en déroute. Encore moins top. Fin du spoiler.

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Mais bon, le film possède tellement d'autres qualités que ce n'est pas rédhibitoire. Ici, la fin ne sera pas une happy end mais bien le reflet de ce qu'est le film, puissant et sans retour possible. Grands moments que celui des révélations finales. Tout d'abord celle d'Ulric devant tout le village et ses hommes et ensuite celle de Langiva révélant à Osmund ce qu'il a réellement commis à cause de ses superstitions/croyances. Maintenant, après cette jolie claque qui possède une atmosphère/ambiance bien particulière, un casting haut de gamme, il me faut urgemment regarder son précédent film, Triangle, car il paraîtrait que ce soit son meilleur film. Vais y remédier ce soir même !

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23 mai 2011

Innocence perdue

Mystic River affiche

Réalisation : Clint Eastwood
Pays : États-Unis
Année : 2003
Durée : 138 minutes
Imdb : tt0327056

Jimmy Markum (Sean Penn), Dave Boyle (Tim Robbins) et Sean Devine (Kevin Bacon) ont grandi ensemble dans les rues de Boston. Rien ne semblait devoir altérer le cours de leur amitié jusqu'au jour où Dave se fit enlever par un inconnu sous les yeux de ses amis. Leur complicité juvénile ne résista pas à un tel événement et leurs chemins se séparèrent inéluctablement. Jimmy sombra pendant quelque temps dans la délinquance, Sean s'engagea dans la police, Dave se replia sur lui-même, se contenta de petits boulots et vécut durant plusieurs années avec sa mère avant d'épouser Céleste (Marcya Gay Harden). Une nouvelle tragédie rapproche soudain les trois hommes : Katie (Emmy Rossum), la fille de Jimmy, est retrouvée morte au fond d'un fossé. Le père endeuillé ne rêve plus que d'une chose : se venger. Et Sean, affecté à l'enquête, croit connaître le coupable : Dave Boyle... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Mystic_RiverEt hop, encore un film de Clint Eastwood sur le blog. En même temps, film de ou avec Clint Eastwood (ou les deux) rimant souvent avec qualité, il y a de fortes chances pour que ce ne soit pas le dernier à apparaître ici. Oui, je suis plus que fan du bonhomme alors à chaque nouveau film le concernant j'ai toujours hâte de voir le résultat. Et force est de reconnaître que je suis rarement déçu (et c'est peu dire !). Une fois de plus, pas la peine de vouloir créer du suspense, Mystic River a été un grand moment de cinéma avec un casting fabuleux.

Mystic_River_2

Comme un noeud dans la gorge (pour le spectateur)

Je ne vais pas mentir, je n'ai pas eu la chance de lire le roman dont ce film est l'adaptation. Je ne juge donc que le film pour ce qu'il est et non sa qualité en tant qu'adaptation, désolé. Faut pas se leurrer, à la lecture du synopsis je savais que ça allait être glauque surtout avec un tel départ. En effet, on se sent mal à l'aise avec ce faux flic enguelant ces gamins qui gravaient leurs prénoms sur le trottoir, sur une dalle pas encore sêche. Et cette envie d'hurler lorsque la voiture s'éloigne avec Dave à son bord qui avait juste la malchance par rapport à ses camarades de ne pas habiter dans cette même rue.

Mystic_River_4A partir de là, plus rien ne sera comme avant et après avoir appris que Dave s'en est sorti après quatre jours de captivité entre les mains de Henry et George (on apprend le prénom de ces deux ordures et ce qu'il est advenu d'eux durant le film), on se retrouve des années plus tard où l'on constate que justement ces trois enfants devenus adultes ne se fréquentent plus depuis cette histoire et surtout, oui surtout... que Dave ne s'en est jamais réellement sorti. Il continue à vivre. Oui c'est ça, juste vivre... comme une ombre. Il est marié, a même un fils et quelque part il est encore là pour eux mais certainement pas pour lui qui n'existe plus depuis cette horrible journée.

Mystic_River_5Puis arrive ce nouveau drame. Jimmy perd sa fille Katie, morte assassinée alors qu'elle n'avait que 19 ans. Ce nouveau drame va remettre en contact ces trois amis d'enfance mais malheureusement pas pour le meilleur... En effet, plus le film avance et plus tous les éléments semblent accuser Dave qui est l'un des derniers à avoir vu Katie dans un bar. Et surtout, qu'il est rentré à 03h00 du matin en étant couvert de sang qui n'était pas le sien. Même Céleste, sa propre femme, est amenée au fil de l'histoire à douter fortement de la version rapportée par Dave sur la raison de ce sang (il aurait été attaqué par un type avec un couteau). Vérité ou mensonge ? A qui va-t-elle finir par confier ses doutes ? A Sean le flic ou Jimmy qui ne pense qu'à se venger ?.

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La grande force de Mystic River est assez simple en fait : rien n'est blanc, rien n'est noir. Et tous les protagonistes seront face à leurs doutes et pour certains face à des choix qui ne seront pas nécessairement les bons. Je ne peux pas bien évidemment dévoiler la fin du film et risquer d'être lu par une personne n'ayant pas encore eu la chance de voir ce magnifique film. Je dirai juste que Dave va connaître une fois de plus une montée en voiture qui va à nouveau tout bouleverser (filmé comme la première fois, puissant) et que bien que ce soit horrible, chacun avait quelque part besoin d'une telle fin pour pouvoir enfin commencer à vivre... A l'exception de deux personnes, une mère et son enfant.

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19 avril 2011

Visiblement, vous avez pas besoin de mon aide

Rampage affiche

Réalisation : Uwe Boll
Pays : Canada / Allemagne
Année : 2009
Durée : 85 minutes
Imdb : tt1337057

Un jeune désoeuvré, aigri par les frustrations quotidiennes, entre en rébellion contre la société. Il entreprend de se confectionner une armure et de rassembler un arsenal de guerre. Son but: une fusillade en pleine rue grâce à laquelle il réglera ses comptes. Qui pourra l'arrêter ? (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

RampageAllez hop, un petit Uwe Boll pour la route ! Bon ne vous sauvez pas, j'ai même pas commencé ! Oui d'accord, Uwe Boll ça calme direct car on ne peut pas dire que sa filmo soit des plus intéressante. A part le jouissif Postal pour son côté complètement déjanté, difficile de sauver grand chose malgré la boulimie filmique du bonhomme. Ses adaptations de jeux vidéo sont catastrophiques (peut-être à part les House of the Dead qui sont très nuls mais au risque de choquer cette nullité est limite presque sympathique) et il est normal de ne rien attendre de ce réalisateur. Sinon il y a aussi la plastique de la bombe Kristanna Loken dans le premier Bloodrayne mais globalement ça fait pas beaucoup tout ça.

Rampage_3Dire que je n'attendais rien de ce nouveau métrage est un euphémisme... Mais c'est après avoir lu le synopsis que je me suis dit : "pourquoi pas après tout ?". Je ne regrette aucunement la vision de ce film (c'est déjà énorme pour du Uwe Boll) mais je reste quand même mi-figue mi-raisin sur l'ensemble du métrage. Je ne vais pas faire long mais je dirai juste que les 30 premières minutes sont quand même assez longuette car pas mal de bla bla pour pas grand chose. On sent quand même les limites de la base de travail, c'est à dire un scénario tenant sur une feuille de PQ sur laquelle il resterait encore de la place. Bref, faut combler pour arriver à 80 minutes quoi.

Rampage_6

Butera ou butera pas les commères ?

Il y a aussi cette caméra qui est tout sauf stable. Evident que ça ne va pas plaire à tout le monde. Puis aussi le fait que durant encore ces 30 premières minutes, on assiste à des flash rapides de la tuerie qui va suivre. Tout cela sent encore une fois le remplissage avec je le répète pas mal de dialogues redondants qui franchement n'apportent pas grand chose. Il me semble aussi au premier abord que le doublage français des parents de Bill (Brendan Fletcher) ne soit pas des plus réussi. Mais tout ceci n'empêche pas de regarder Rampage, loin de là. Je n'ai surtout pas encore parlé de ce qui me dérange le plus dans ce film. Je tiens à prévenir que pour en parler, ça va spoiler malheureusement. Donc évitez de lire ce qui va suivre si vous comptez le visionner prochainement.

Rampage_4Ma plus grande déception vient surtout du fait que je m'attendais à un film nihiliste bien dérangeant. Au final, ce nihilisme est complètement désamorcé et c'est fort dommageable. début du spoiler : je m'attendais à un pétage de plomb, un gars qui bute tout le monde sur son passage et à la fin qui se fasse sauter le caisson ou tué par la police. Là non, on se trouve avec un gars possédant un but et qui a absolument tout prémédité. Cela amenuise considérablement l'impact nihiliste à mon goût fin du spoiler. Evidemment, là je n'ai parlé que des côtés négatifs mais si ce film mérite d'être vu c'est aussi et surtout qu'il y a aussi du positif quand même !

Rampage_2

Le passage culte du film

Une fois la tuerie commencée et les bla bla terminés, faut reconnaître que c'est quand même assez bien fait et surtout plutôt varié. Le salon de coiffure, la "vengeance" au restaurant et au fast food... sans oublier bien évidemment le passage mémorable, celui du bingo ! Rien que ce passage surréaliste mérite de visionner ce Rampage. Je n'en dis pas plus mais quelque part, ces gens sont déjà morts, décérébrés. Un grand moment quoi. Alors ne boudez pas votre plaisir et à la limite, si vous voulez mater un film d'Uwe Boll, autant commencer par celui-là ou Postal.

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22 mars 2011

Sale vieux polak buté d'mon cul !

Gran Torino affiche

Réalisation : Clint Eastwood
Pays : États-Unis
Année : 2008
Durée : 116 minutes
Imdb : tt1205489

Walt Kowalski (Clint Eastwood) est un ancien de la guerre de Corée, un homme inflexible, amer et pétri de préjugés surannés. Après des années de travail à la chaîne, il vit replié sur lui-même, occupant ses journées à bricoler, traînasser et siroter des bières. Avant de mourir, sa femme exprima le voeu qu'il aille à confesse, mais Walt n'a rien à avouer, ni personne à qui parler. Hormis sa chienne Daisy, il ne fait confiance qu'à son M-1, toujours propre, toujours prêt à l'usage... Ses anciens voisins ont déménagé ou sont morts depuis longtemps. Son quartier est aujourd'hui peuplé d'immigrants asiatiques qu'il méprise, et Walt ressasse ses haines, innombrables - à l'encontre de ses voisins, des ados Hmong, latinos et afro-américains "qui croient faire la loi", de ses propres enfants, devenus pour lui des étrangers. Walt tue le temps comme il peut, en attendant le grand départ, jusqu'au jour où un ado Hmong du quartier nommé Tao (Bee Vang), sous la pression d'un gang, tente de lui voler sa précieuse Ford Gran Torino... Walt tient comme à la prunelle de ses yeux à cette voiture fétiche, aussi belle que le jour où il la vit sortir de la chaîne. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

gran_torino_6Et hop, voici un film de et avec Clint Eastwood. L'opportunité de le revoir m'a été donnée récemment (et en famille), l'occasion était trop belle pour ne pas en profiter et en toucher un tout petit mot ici-même. Ce n'est un secret pour personne au niveau de mon entourage, Clint Eastwood est pour moi le plus grand. S'il fallait donner dans un questionnaire le nom de son acteur préféré, ce serait bien évidemment lui que je nommerai. Et au niveau réalisation, c'est qu'il est pas mal non plus le bonhomme ! Preuve en est avec ce nouvel exemple qu'est Gran Torino.

gran_torino_3A la fin de la projection de mon blu-ray, j'ai pu constater que tout le monde a aimé. Moi j'ai adoré car il y a quelque chose qui m'a plus que touché dans le personnage de Walt Kowalski. Entre parenthèse, ma femme n'a pas pu s'empêcher très vite durant la projection me glisser à l'oreille : "ça c'est toi plus tard". Ca fait toujours plaisir... Mais bon, ce qui m'a réellement touché dans le film et ce avant tout le reste (car il y a plusieurs choses, c'est riche, c'est du Easwood bordel !), c'est la non relation entre ce père et ses propres enfants/petits-enfants.

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C'est bien simple, et c'est juste un petit exemple, en regardant Ashley Kowalski (Dreama Walker) qui est la fille de l'un de ses fils, on se prend dans la face ce que sont devenus pour ainsi dire toutes les gamines d'aujourd'hui. Pétasse, consommatrice, superficiel. Oui je le sais, j'ai la même à la maison pourrait-on dire... Ca fait froid dans le dos mais c'est comme ça. Ca ne pense qu'à sa pomme et ça irait jusqu'à détruire tout ce qui l'entoure sans aucun remord pour avoir ce que ça veut, là maintenant tout de suite. Les seuls sentiments restants étant la gentillesse... quand ça doit réclamer des ronds. Belle jeunesse.

gran_torino_2On ne remerciera jamais assez tous les médias pour participer à ce lavage de cerveau à l'échelle mondiale et de faire de nos enfants des zombies ne pensant qu'à consommer et surtout à rester des idiots et ne jamais penser grâce à des programmes si culturels tels que Loft Story, Star Academy... et aujourd'hui la poursuite du néant avec Carré Viiip. Y a pas à chier, la machine à abrutis tourne à plein régime et malheureusement entraîne avec elle dans son sillage des générations sacrifiées au sacro saint argent avec de surcroît l'idée de palper un max sans rien foutre. Donc on en arrive à la règle de 4 d'une rigidité absolue : Pétasse, consommatrice, superficiel et feignasse.

gran_torinoEt plus tard, ces personnes deviennent... comme les fils de Walt. Mitch Kowalski (Brian Haley) nous le prouve que trop bien. Détaché, ne pensant qu'à sa propre vie et étant incapable de ressentir la gravité d'une situation (la scène de Walt lui téléphonant et essayant de dire la vérité sur sa santé) car trop occupé et surtout trop pressé de raccourcir la conversation ne sachant... pas trop quoi dire à son propre père ! Pathétique mais tellement réaliste... Tout comme ce passage où Mitch et sa femme essaient de faire comprendre à Walt les bienfaits qu'une maison de retraite pourrait avoir sur lui et... se faire du blé en revendant cette maison soi-disant trop grande pour son père ?

gran_torino_8Voilà donc un père qui se retrouve seul après le décès de sa femme et qui va se trouver plus de points communs avec ses voisins Hmongs qu'avec ses propres fils ! Et ce par le biais de deux adolescents, Tao et Sue (Ahney Her) absolument excellents. Puis il y a aussi le père Janovich (Christopher Carley) qui va tout faire pour respecter ce que lui a demandé la femme de Walt et cela va donner des dialogues savoureux. Il ne faut pas oublier que Gran Torino possède son lot de répliques cultes qui auront fait marrer toute ma petite famille. J'ai pu lire ça et là des personnes outrées par certaines de ces répliques à connotations racistes et vont même jusqu'à parler d'apologie ! Que dire à ces personnes à part que je les emmerde et que si on les écoutaient, on finirait par ne plus avoir le droit de dire quoi que ce soit ce qui est déjà malheureusement le cas un peu partout, le politiquement correct quoi.

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Oui Gran Torino est un grand film jusqu'à sa fin où Wally (là il va gueuler) trouve le moyen de partir en faisant don de lui-même et permettant à ses nouveaux ami(e)s, Tao et Sue, de pouvoir continuer à vivre dans un minimum de tranquilité nécessaire pour qu'ils ne chutent pas et ne perdent définitivement pied à cause du gang de leur cousin. Alternant l'humouristique et le tragique d'une fort belle manière, je n'ai qu'une seule et unique chose à dire : Clint t'es le plus grand. Pour terminer, juste un mot sur le blu-ray d'une excellente qualité mais qui chez moi m'a fait à 3 reprises des saccades vers la fin du métrage et ça, ça ne m'a pas fait rire du tout alors que c'est un neuf. En espérant que ce ce défaut ne soit que sur mon exemplaire...

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10 mars 2011

La mort du cygne (et moi avec)

Black Swan affiche

Réalisation : Darren Aronofsky
Pays : États-Unis
Année : 2010
Durée : 108 minutes
Imdb : tt0947798

Nina (Natalie Portman) est ballerine au sein du très prestigieux New York City Ballet. Sa vie, comme celle de toutes ses consœurs, est entièrement vouée à la danse. Lorsque Thomas Leroy (Vincent Cassel), le directeur artistique de la troupe, décide de remplacer la danseuse étoile Beth Mcintyre (Winona Ryder) pour leur nouveau spectacle, «Le Lac des cygnes», son choix s’oriente vers Nina. Mais une nouvelle arrivante, Lily (Mila Kunis), l’impressionne également beaucoup. «Le Lac des cygnes» exige une danseuse capable de jouer le Cygne blanc dans toute son innocence et sa grâce, et le Cygne noir, qui symbolise la ruse et la sensualité. Nina est parfaite pour danser le Cygne blanc, Lily pour le Cygne noir. Alors que la rivalité de Nina et Lily se mue peu à peu en une amitié perverse, Nina découvre, de plus en plus fascinée, son côté sombre. Mais s’y abandonner pourrait bien la détruire…

Black_Swan_4Alors Black Swan, depuis que j'en entend parler partout en bien, il était temps que je me le regarde. C'est toujours assez chiant d'être à la traîne. Et là plus que tout autre chose car j'ai beau scruter un peu partout sur le web, les commentaires sont absolument tous élogieux ! A se demander si y a pas des pots de vin quelque part... Ok je déconne, mais d'être aussi dithytambique à ce point et partout, c'est hallucinant ! Même ma fille revenant du cinoche n'a pas arrêté  de me prendre la tête avec ce film. Alors bon, je me suis dit fait comme la masse, après tout une telle unanimité ça doit bien donner quelque chose minimum de sympa. Y a pas à dire, des fois je suis trop con.

Black_Swan_2Alors oui, tous ceux qui ont reçu un chèque de Darren Aronofsky vont avoir le poil qui va se hérisser avec tout ce qui va suivre. Dois-je être franc ou à la limite ne jamais parler de ce film histoire d'être toujours dans les petits papiers de tout le monde ? Voire même mentir ? Je vais arrêter de baratiner, je ne me suis jamais posé cette question idiote, je ne suis pas journaliste. Je dirai simplement à l'égard de tout ce que j'ai pu lire : Think Different, Think Leatherface. Etre autant à contre-courant sur ce film, je vais finir par croire que je suis le Robinson Crusoé de la pelloche.

Black_Swan_7

Je travaille encore mentalement pour vivre de telles choses

20 minutes... 30 minutes... 40 minutes... et je me demande ce que je fous là, devant ce "truc" alors que j'aurai mieux fait d'aller me coucher. Quitte à s'endormir, autant être dans son lit. Mais non, faut que je continue cette souffrance car après, il est tout aussi ridicule de parler d'un film avec seulement 40 minutes de vision au compteur. Alors courage, essayer de ne pas s'endormir sera mon objectif principal et surtout une victoire sur ce qui défile à l'écran. Tiens, ça commence à "s'énerver" léger, mais c'est trop peu trop tard comme on dit.

Black_Swan_5En même temps, se taper Vincent Cassel en tant que directeur artistique d'une troupe de danse, j'avoue que ça refroidi. Désolé, mais pour moi je le trouve aussi crédible dans ce rôle que feu Paul Préboist (paix à son âme). Mais bon, je veux bien passer outre, je ne suis plus à ça près. Heureusement, Natalie Portman est pour sa part très bonne mais malheureusement elle a beau se démener à la fin avec sa folie, rien n'y fait. Les premières 40 minutes ont eu raison de moi et la suite s'enchaîne avec mon intérêt perdu depuis belles lurettes.

Black_Swan_6Je ne sais plus qui a dit que même ceux qui n'ont rien à voir avec cet univers si particuliers et qui même à la limite n'aiment pas du tout accrocheront tellement c'est beau et bien fait durant la première partie du film qui nous présente les personnages. Le réalisateur prend son temps, mais rien à craindre vous verrez. Désolé de ne pas provenir de ce soi-disant moule qui accrochera quoi qu'il arrive mais non, cette affirmation qui comme d'habitude vise à parler au nom des autres est comme d'habitude à côté de la plaque.

Black_Swan_10

Même les fétichistes des pieds vont en prendre un coup

Pour ma part, j'ai réussi à faire bien plus fort que Natalie Portman sous la caméra de Darren Aronofsky. Sans les explications données pour expliquer début spoiler les visions de Nina qui pense se transformer petit à petit en cygne : mère castratrice, anorexie, prise de drogue avec Lily... fin du spoiler je me suis progressivement transformé en rat mort durant la projection. Et elle était où la caméra de Darren Aronofsky ? Ca c'était incroyable ! Bon d'accord, moins sexy car je n'avais pas la jolie Lily entre les jambes.

Black_SwanEt comment ne pas terminer non plus par cette incohérence flagrante niée par tous ? début spoiler Nina surine Lily avec un bout de miroir en plein dans le bide. On comprend évidemment qu'en fait c'est elle-même qu'elle poignarde de la sorte car après, en ouvrant la porte d'une pièce de sa loge il n'y a pas de cadavre (là où elle l'avait traîné). Alors moi que l'on m'explique comment cela ne pose aucun problème à qui que ce soit que Nina, surinée au bide par ses propres soins va faire la danse la plus difficile c'est-à-dire celle du cygne noir dans cet état et à la perfection puis revient dans sa loge, se change pour faire le cygne blanc, retourne sur scène comme si de rien n'été et à la toute fin... oh mince ! Ca coule, je vais crever mais que maintenant d'une blessure si grave (mais pas pour danser hein, faut pas déconner). C'est comme si Russel Crowe dans Gladiator, après avoir été poignardé, nous faisait moonwalk et compagnie lors du combat final avec son handicap. Pourquoi pas mais quand même, restons sérieux fin du spoiler.

Black_Swan_11Alors je me doute de ce que l'on va me rétorquer. Genre je fais chier on s'en fout, c'est beau de voir le personnage de Nina sombrer de plus en plus dans la folie, point barre. OK. Vous voyez, je ne suis pas contrariant. Mais cela ne m'empêche pas de penser comme je l'explique depuis le tout début de cet article et du coup, de trouver ce film pompeux et prétentieux à cause aussi de toutes ces critiques si positives à son égard. J'oubliais aussi cette scène choc des jambes de Nina pour juste derrière... la voir sur le plan suivant dormir avec sa mère à ses côtés. Les seules choses positives que j'ai retenu de Black Swan sont le joli passage du cygne noir en représentation et le plaisir de revoir... Winona Ryder ! Je sais, c'est pas beaucoup en fait. Voilà, trop content je viens de me faire des tonnes d'ami(e)s. Mais que voulez-vous, je n'aime pas mentir pour donner l'image d'être comme tout le monde.

Posté par Leatherface à 17:00 - Drame - Commentaires [33] - Permalien [#]
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17 janvier 2011

Est-ce que je vous ai dit que la foudre m’a touché 7 fois ?

L’étrange histoire de Benjamin Button affiche

Réalisation : David Fincher
Pays : États-Unis
Année : 2008
Durée : 166 minutes
Imdb : tt0421715

«Curieux destin que le mien…» Ainsi commence l’étrange histoire de Benjamin Button (Brad Pitt), cet homme qui naquit à 80 ans et vécut sa vie à l’envers, sans pouvoir arrêter le cours du temps. Situé à La Nouvelle-Orléans et adapté d’une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, le film suit ses tribulations de 1918 à nos jours. L’étrange histoire de Benjamin Button : l’histoire d’un homme hors du commun. Ses rencontres et ses découvertes, ses amours, ses joies et ses drames. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

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Voici donc The Curious Case of Benjamin Button (L’étrange histoire de Benjamin Button) de David Fincher. Cela va paraître étrange, mais je n'avais pas entendu parlé de ce film. Un jour, une copine de ma femme lui en a parlé et comme celle-ci avait vraiment aimée ce métrage, elles se sont misent d'accord et ont décidées de se le visionner ensemble un de ces soirs. Après cette soirée où je n'étais pas chez moi (au boulot), ma femme n'a eu cesse de me vanter les mérites de cette histoire narrant la vie de ce Benjamin Button. Le temps a passé depuis et il y a juste trois jours je suis tombé dessus dans sa version dvd à dix euros. Allez hop dans ma besace et direction la platine dvd.

BenjaminButton06David Fincher, je suis preneur. A part son Zodiac qui m'avait vraiment déçu, le reste de ses films m'ont vraiment plus. Alien 3 (même charcuté), Se7en, Fight Club... tous très bons. Il me reste d'ailleurs sous le coude son The Social Network à mater. Enfin bref, ne sachant que la base de l'histoire de L’étrange histoire de Benjamin Button, c'est à dire juste le fait que ça raconte la vie d'un homme qui va la vivre l'envers, la surprise a été quand même totale. Nous étions quatre devant la télévision lorsque je l'ai lancé (ma femme, mon fils et deux de mes trois filles) et figurez-vous que cela a été embarrassant à la fin du métrage. Je vous dirai pourquoi un peu plus tard.

BenjaminButton16Je vais avant toute chose vous dire que je vais faire mon possible pour ne pas spoiler un max. En effet, si vous n'avez pas encore vu ce film, autant qu'il reste un minimum mystérieux pour vous. Malheureusement cela risque d'être difficile mais bon. Et puis merde, visionnez-le et revenez plus tard. Donc... L’étrange histoire de Benjamin Button est une histoire d'amour impossible (problématique plutôt) entre Benjamin Button et Daisy Fuller (Cate Blanchett). Comme l'histoire qui est contée montre la vie complète du personnage principal, Benjamin et Daisy sont jouées par des acteurs différents selon leur âge respectif à certains moments donnés. Et ouf, tous les acteurs sont excellents (et c'est peu dire) et rien ne vient gâcher le récit qui dure... 159 minutes !

BenjaminButton15Premier constat, je n'ai pas vu passer ces 159 minutes ! Donc déjà, c'est lesigne que le film est une totale réussite. Franchement, tout ce qui arrive à Benjamin est passionnant de bout en bout. On aime le personnage ainsi que tout ce qui lui arrive. De son travail sur le bateau du capitaine Mike (Jarred Harris) à ses aventures amoureuses dont celle avec Elizabeth Abbott (Tilda Swinton) tout se suit et est d'une fluidité remarquable. C'est bourré d'émotions et on rigole même de bon coeur sur les mésaventures d'un pensionnaire de la maison de retraite (là où a commencé à grandir Benjamin) avec la foudre. Je vous laisse découvrir ça par vous même. Bon en clair : j'ai été à fond dedans. C'est touchant de bout en bout jusqu'à la fin inévitable, la dernière ligne droite de la vie de Benjamin.

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Et là, attention. Déjà que le métrage est passionnant depuis son commencement, la fin devient poignante comme rarement. Et tout cela grâce à une Cate Blanchett promptement incroyable, magnifique, imprégnée au-delà de l'excellence par son personnage accompagnant jusqu'à la toute fin la vie de Benjamin. Là, les mots ne servent plus à rien, il faut vivre ce film. Alors oui, j'ai pleuré comme un pauvre type. La gorge était nouée et les larmes coulaient, impossible de les retenir. Et plus j'essayais de les retenir et plus ma gorge se nouait. Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive, pas la peine que j'essaie de faire le dur. Si je me souviens bien, la dernière fois c'était sur Million Dollar Baby de et avec Clint Eastwood.

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Benjamin et Elizabeth, une relation touchante et intense

Maintenant, je pense que vous avez compris pourquoi cela était embarrassant d'être avec ma femme et mes enfants. Mais rassurez-vous, je me la suis joué fine et je n'ai pas tout de suite allumé les lumières au générique de fin. Et zou, je me suis empressé de prendre mon fils dans les bras afin de le monter à son lit ce qui m'a permis d'être bien plus présentable lorsque je suis revenu. Trop fort le gars non ? Que d'émotions dans tous les sens du terme ! Voilà, L’étrange histoire de Benjamin Button est un film sublime qui m'a marqué profondément et j'espère qu'il vous procurera (si ce n'est déjà fait) les mêmes effets. Merci à Brad Pitt et Cate Blanchett d'avoir touché la perfection.

Posté par Leatherface à 14:00 - Drame - Commentaires [11] - Permalien [#]
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