The Dead... Still Alive !!!

Billets sur le cinéma d'horreur, épouvante et fantastique

14 mars 2011

Qui peut tuer un enfant ?

Les Révoltés de l'an 2000 affiche

Réalisation : Narciso Ibáñez Serrador
Pays : Espagne
Année : 1976
Durée : 100 minutes
Imdb : tt0075462

Tom (Lewis Fiander) et Evelyn (Prunella Ransome), un couple de touristes anglais, visite le Sud de l’Espagne. Arrivés un matin sur la petite île tranquille d’Almozora, ils découvrent le village déserté et s’étonnent de ne croiser que des enfants… Cherchant les habitants, ils découvrent bientôt la terrible vérité : les enfants semblent décidés à tuer tous les adultes de l’île ! Désormais traqué par ces meurtriers au regard d’ange, le couple va désespérément tenter de leur échapper… (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Revoltes_An_2000Et un film de plus inconnu au bataillon dans ma besace, un ! Film espagnol de Narciso Ibanez Serrador datant de... 1976 ! En France, il est en arrivé en 1977 dans les salles obscures. Pour ma part il m'aura fallu attendre 2011 pour premièrement, connaître son existence et ensuite, le visionner dans la foulée. Comme quoi, il n'est jamais trop tard et ça, c'est aussi la grande force du cinéma. Je remercie la personne qui m'a fait connaître l'existence de ce métrage, il se reconnaîtra (je suis pas mouchard).

Revoltes_An_2000_3Alors c'est bien beau tout ça mais dans les faits ça donne quoi ? C'est bien joli de "blablater" mais si au final c'est pour arriver au constat d'une bonne grosse daube, ça valait franchement le coup d'avoir fait perdre le temps à tout le monde. Puis surtout, MON temps car c'est quand même moi qui ait passé 107 minutes devant ce film mettant en scène des enfants tueurs. Heureusement, malgré un "truc" qui m'a gavé au possible, je peux dire que Les Révoltés de l'An 2000 (oui, c'est le titre affligeant attribué pour la France) est l'un, si ce n'est le meilleur film dans cette catégorie de gentils bambins tueurs.

Revoltes_An_2000_4

Mais nom d'un chien, qu'est-ce que ça avait mal commencé ! C'est bien simple, même pas après 2 minutes de métrage, j'ai failli appuyer sur stop et balancer le tout à la poubelle. Le générique du film dure approximativement 7 minutes et nous balance divers images d'archives historiques censées expliquer... tout ce qui va suivre après ! Oui, les enfants sont les premières victimes de la folie des adultes, bla bla bla. Là, j'ai cru rêver. Le procédé est super con, peut-être pour des spectateurs super cons ? Bref c'est complètement nase, facile et surtout limite, ça plombe le film ! on y reviendra un petit peu plus tard.

Revoltes_An_2000_5Ben oui quoi, après cette introduction ridicule qui a failli me faire arrêter net ce film qui m'apparaissait idiot fait pour des idiots, je me suis retrouvé devant un métrage très bon, distillant une atmosphère et une ambiance oppressantes, inquiétantes... tout cela grâce à des scènes chocs où l'on n'imaginerait pas une seule seconde des enfants derrière tout ça. Une franche réussite, c'est peu dire ! J'ai lu ça et là que certains reprochent au métrage une certaine lenteur. Je trouve plutôt que bien au contraire, cela fait parti intégrante d'un tout qui permet de ressentir cette impression si étrange et indescriptible.

Revoltes_An_2000_6Les enfants sont excellents, tout comme le personnage de Tom. Un tout petit bémol pour Evelyn, qui à de rares occasions m'a légèrement tapée sur le système. Mais rien de rédhibitoire, fort heureusement. Puis cet horrible chantage mental permanent : seriez-vous capable de tuer un enfant, même pour vous défendre ? Et là, on peut dire que ces saloperies de gosses en ont bien abusés ! Nous nous retrouvons donc comme Tom, à savoir comment réagir et surtout comment lui va réagir ? C'est lui qui est dans le film après tout, pour ma part j'étais bien plus à l'aise dans mon canapé.

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Durant la projection, il m'a été impossible de ne pas penser à deux autres grands films. Le premier, c'est Le Village des Damnés de Wolf Rilla. Impossible de ne pas s'y référer lorsque l'on voit à l'image cette étrange manière qu'ont les enfants "possédés" de transmettre ce vice criminel à ceux qui semblent encore normaux (oui, ce terme est plutôt relatif, désolé mais j'ai pas mieux en stock). Soit par contact, vous le verrez vous même sinon je ferai un gros spoiler ou soit pas le regard appuyé, d'où ma référence au cultissime film de Wolf Rilla.

Revoltes_An_2000_17Pour la fin du film, là aussi impossible de ne pas mettre en parallèle avec un autre film majeur : La Nuit des Morts-Vivants de George A. Romero. Début spoiler Tom et Evelyn qui tentent de se barricader afin de résister aux assauts de tous ces enfants plus que décidés à en finir avec eux et surtout le destin tragique de Tom qui lui aussi fait penser à celui de Ben (Duane Jones) chez Romero fin du spoiler. Malgré ce qui pourrait sembler à un pillage en règle, Les Révoltés de l'An 2000 s'en tire plutôt bien surtout grâce à la qualité de ses acteurs.

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Il est donc dommage que toutes ces qualités soient limite castrées par ces tentatives d'explications dans ce générique ridicule (coup de poing pour beaucoup, merdique au possible pour ma part). Oui, sans ce générique, ce film aurait une puissance multipliée par 1000 ! Des scènes inconcevables mentalement (la seconde pinata, la scène de la mitraillette sur le barrage composé d'enfants...) font de Les Révoltés de l'An 2000 un film que l'on n'est pas près de revoir se sitôt, ou tout du moins avec de telles scènes si fortes. A voir absolument ! Si vous avez le dvd Wildside, sautez le premier chapitre pour profiter d'un film plus fantastique/mystérieux.

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27 février 2011

Un père pas si barge en fait...

The Last Exorcism affiche

Réalisation : Daniel Stamm
Pays : États-Unis
Année : 2010
Durée : 87 minutes
Imdb : tt1320244

Quand il arrive dans une ferme, le révérend Cotton Marcus (Patrick Fabian) s’attend à réaliser un simple exorcisme sur un fanatique religieux troublé. Cependant, il est contacté en dernier recours pour aider une adolescente, Nell (Ashley Bell), possédée par un démon. En arrivant à la ferme, l’exorciste se rend vite compte que rien n’aurait pu le préparer au mal qu’il va affronter alors qu’il s’apprête à filmer un documentaire avec toute une équipe de tournage. Il est cependant trop tard pour faire marche arrière, les croyances du révérend seront ébranlées quand lui et son équipe devront trouver un moyen de sauver Nell avant qu'il ne soit trop tard pour elle...comme pour eux. (Affiche cinéma française visualisable en cliquant sur le logo).

Last_Exorcism_11Cela faisait depuis des lustres que je devais me le mater celui-là, et c'est enfin fait ! Alors pourquoi autant de temps ? Peut-être qu'inconsciemment d'autres films sont passés avant lui car le mot exorcisme dans un film, ça fait plutôt flipper sur la qualité du "truc". En effet, impossible de ne pas se référer fissa au chef d'oeuvre de Friedkin qui restera, je pense, éternellement sur la première marche du podium. Mais enfin un soir, j'ai pris la décision : "bon allez, on verra bien après tout".

Last_Exorcism_10La seule et unique chance de s'en sortir selon moi pour un film traitant ce sujet, c'est de se démarquer du métrage de Friedkin. L'exorcisme d'Emily Rose avait justement réussit en basant son histoire sur un procès avec des flashbacks. Et bien Le Dernier Exorcisme a lui aussi trouvé le moyen de se démarquer intelligemment et c'est ce qui est sa force. Force ? Etrangement, ce côté faux documentaire fait plus peur qu'autre chose au départ. Le risque est de tomber dans le limite ridicule comme certaines émissions TV avec des reportages qui font plus rire qu'autre chose.

Mais ouf, Daniel Stamm (le réalisateur) s'en sort vraiment pas mal sauf sur un petit point que l'on verra un tout petit peu plus tard. Le personnage de Cotton Marcus, ce révérend qui a perdu la foi et est plus proche finalement du psychologue que du religieux est superbement interprété par Patrick Fabian. Un bagout incroyable, parfois une attitude détestable mais personnage qui semble toujours lucide sur lui-même. Et tout comme lui, nous allons être confronté à l'inconnu, à ce fameux grain de sable qui va remettre en doute les certitudes du révérend.

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Un petit bouton et... pschiit !

Cotton Marcus ne croit pas en la possession démoniaque et compte bien démontrer, grâce à une petite équipe de tournage caméra au point composée de deux personnes, que c'est du pipeau et qu'il rend plutôt service aux demandeurs en entrant dans leur jeu. Bref, Cotton Marcus n'est en fait qu'un charlatan qui met tout en place avant un exorcisme (effets surnaturels, sons étranges) afin de renforcer l'impression qu'il combat réellemment les forces du mal et au final, palpe un joli pactole en laissant croire qu'il a réussi à faire fuir le malin.

Last_Exorcism_8Et c'est qu'il est crédible le bougre ! D'ailleurs il va même se retrouver par la suite bien embêté que son auditoire ait bu tant ses paroles. L'exorcisme spectacle une fois terminé, on remballe pognon en poche et tout est bien qui... ne fini pas bien justement ! Et c'est là où tout devient fou et prend des proportions auxquelles on se demande où elles vont nous mener ! Nous sommes avec l'ami Marcus et on se pose tout comme lui les mêmes questions sur ce qui ne va pas.

Last_Exorcism_5Toute la force du film est là. On se demande ce qui se passe et jusqu'où cela va aller et surtout dans quel sens ! Un père qui apparaît complètement intransigeant niveau religieux prêt à tuer sa propre fille pour la sauver comme... comme lui avait dit Cotton Marcus si l'exorcisme ne réussissait pas et que ce serait la seule solution connaissant le nom du démon en elle ! Et comme l'échec de l'exorcisme n'était pas prévu au programme, c'est même pas la merde.

Le métrage, une fois l'exorcisme apparaissant sans effet, devient haletant, stressant, et une véritable plongée dans l'inconnu. Comme dit précédemment, mais où allons-nous ? Comment Cotton va-t-il s'en sortir ? Et ce passage bien glauque où notre révérend et son équipe de tournage dorment pour récupérer un peu... C'est Nell (réellement possédée ?) qui prend la caméra et à travres elle nous montre littéralement sa folie. La fin funeste du chat, son approche vers le révérend... C'est ultra tendu et le spectateur est pris en otage avec cette caméra filmant ce qui n'est pas prévu !

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Faudrait mieux pas trop la déranger là...

Franchement, Le Dernier Exorcisme est une excellente surprise ! Mais je dois quand même aborder ce petit point que l'on verra plus tard (vous vous souvenez ?). Bien que très agréable dans la présentation des personnages puis haletant et tendu comme la ficelle d'un string taille 38 porté par une personne de taille 42/44, j'ai été assez déçu par la fin tellement j'avais été emballé par tout le reste. Je ne veux pas spoiler mais je dirai juste que cette fin se rapproche d'une histoire comme Rosemary's Baby.

Last_Exorcism_4Alors voilà, j'ai donc vraiment accroché à ce film et je trouve navrant que certains le brisent en le comparant à L'exorciste. Ce n'est pas du tout la même approche et c'est justement grâce à ça qu'il est réussit. Mais bon... Il est certain que ceux qui ne pensent qu'à revoir les effets du film de 1973 ne trouveront pas leur compte et c'est normal. C'est comme s'attendre à du gore incroyable en regardant Massacre à la Tronçonneuse. On ne peut qu'être déçu et surtout être passé à côté des qualités évidentes du métrage.

Last_Exorcism_6Impossible de terminer sans parler de la prestation de Ashley Bell. Elle est incroyable. Elle passe d'une petite fille inoffensive gentille comme tout qui ne ferait pas de mal à une mouche à une menace qui glace le sang. Quelle tension lorsque celle-ci disparaît du champ de la caméra et que tout le monde est à sa recherche ! Puis ses contorsions et... son cassage de doigts... nom d'un chien, que ça fait mal et quel stress ! Si vous êtes capable de faire abstraction du film de Friedkin sans chercher la comparaison à tout prix qui ne rime à rien, je ne peux que vous conseiller d'essayer Le Dernier Exorcisme.

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25 février 2011

Mater Suspiriorum

Suspiria affiche

Réalisation : Dario Argento
Pays : Italie
Année : 1977
Durée : 98 minutes
Imdb : tt0076786

Suzy (Jessica Harper), une jeune Américaine, débarque à Fribourg pour suivre des cours dans une académie de danse prestigieuse. A peine arrivée, l'atmosphère du lieu, étrange et inquiétante, surprend la jeune fille. Et c'est là qu'une jeune élève est spectaculairement assassinée. Sous le choc, Suzy est bientôt prise de malaises. Et le cauchemar ne fait qu'empirer : le pianiste aveugle de l'école meurt à son tour, égorgé par son propre chien.... Suzy apprend alors que l'académie était autrefois la demeure d'une terrible sorcière surnommée la Mère des Soupirs. Et si l'école était encore sous son emprise ? (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Suzy (Jessica Harper) aimerait rentrerCa y est, j'ai enfin eu le temps de regarder mon blu-ray Wildside de Suspiria, film où Dario Argento délaisse un temps le giallo pour nous faire entrer dans sa trilogie des trois mères, qui sont trois sorcières très puissantes. Mater Suspiriorum, la mère des soupirs, dirige la Tanz Akademie qui est une académie de danse située à Fribourg en Allemagne. C'est de celle-ci dont il sera question ici. Après Suspiria, Dario Argento va enchaîner directement sur Mater Tenebrarum, la mère des ténèbres, qui vit dans une demeure de New York. Ce sera en 1980 dans Inferno.

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Suzy et Sara se détendent mais n'en pensent pas moins

Et il aura fallu attendre 2007 pour que cette trilogie soit conclue avec La Terza Madre (Mother of Tears) avec Mater Lachrimarum, la mère des larmes, qui elle hante Rome. Bon, je reviendrai certainement un de ces jours sur ce très décevant Mother of tears qui à part montrer la plastique sympathique de Moran Atias n'apporte rien si ce n'est terminer la trilogie, mais une sortie par la petite porte. Dario Argento aurait certainement dû clore la trilogie lorsqu'il était au somment de son art mais bon, on ne va pas réécrire l'histoire, c'est comme ça et on n'y peut rien.

Olga (Barbara Magnolfi), un sacré caractèreMais revenons donc à Suspiria avant que je me remate Inferno prochainement et aussi en version blu-ray. La restauration de Suspiria est superbe, et pour un film de plus de 30 ans d'âge (1977 !) c'est un bonheur de tous les instants. Tous ceux qui connaissent ce film savent que deux choses sont indissociables dès que l'on en parle. Les couleurs et le son. Et ici, force est de reconnaître que la Tanz Akademie n'a jamais été aussi belle avec toutes ces couleurs incroyables. Couplé à ça la musique de Goblin qui déchire un max et vous obtenez Suspiria.

Pat (Eva Axén), la fille qui en savait tropC'est bien simple, dès que Suzy Bannion franchit la porte automatique de l'aéroport afin de se rendre à la Tanz Akademie située sur L'Escherstrasse, tout va prendre une dimension étrange, irréelle. Et c'est avec plaisir que l'on va suivre ses questionnements, ses déambulations à l'intérieure de cette école de danse ainsi que le sort réservé à celles trop curieuses et qui risqueraient d'éventrer le secret qui abrite ces murs. Des meurtres très graphiques (c'est du Dario Argento bordel !) qui ne déméritent pas face aux autres gialli du maître.

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Là, même une minerve n'y changerait rien

D'ailleurs, ces meurtres font penser à ceux d'un giallo, la seule différence étant qu'ici il n'y a pas un seul et unique meurtrier, ils sont l'oeuvre de la confrérie de sorcières et on ne saura jamais qui est exactement derrière cette main qui frappe ou égorge. A part la scène culte du chien et de l'aveugle bien évidemment. Pour le reste, mystère... Mais on sent bien le côté magie noire derrière tout ça et complètement irréaliste comme ce coeur poignardé apparent qui bat ainsi que la couleur du sang tout aussi irréaliste. Cela confère au métrage un charme qui perdurera toutes ces années.

Des questions, toujours des questions...L'existence de ce film culte, nous le devons surtout à... Dario Ar Daria Nicolodi ! Suspiria se base sur des souvenirs de jeunesse de la grand-mère de Daria. Cela peut paraître complètement fou et pourtant... La grand-mère de Daria Nicolodi s'était inscrite dans une école de musique réputée mais elle découvrit que l'on y pratiquait des rites de magie noire et de sorcellerie, et en fuit aussitôt ! Si ça ne vous fait pas penser au film dont il est question ici, c'est que vous n'avez jamais vu Suspiria ! Et c'est qu'elle a dû se battre la muse du cinéaste italien pour être reconnue comme co-scénariste ! Allez jeter un oeil sur mon article sur le film Inferno, j'en touche aussi un mot et ne vais pas me répéter ici. Alors juste : "Merci MADAME Daria Nicolodi !".

Suspiria ? Un vrai sac de noeuds !Au niveau des anecdotes sur le métrage je vais en donner deux, peut-être les ignorez-vous. La première c'est que ce film de Dario Argento contient plusieurs allusions au fascisme allemand. Et oui ma p'tite dame, un peu de culture ne fait jamais de mal. En effet, la taverne où se rend l'aveugle est celle où Hitler a fait son fameux discours à Munich et la place où début du spoiler ce même aveugle se fait dévorer par son chien fin du spoiler était un endroit où Hitler organisait de grands défilés nationaux-socialistes. Les détracteurs en seront pour leurs frais, les films de Dario ce n'est pas que des meurtres violents. Passons à la seconde anecdote.

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Suzy victime de vouloir rester dans la même chambre qu'Olga

Dans une première version du scénario, Suspiria s'ouvrait sur une courte séquence intégrée au générique. Elle [cette scène] se déroulait dans un jardin, où il y avait un lac minuscule d'où rayonnaient des petits ruisseaux qui se perdaient sous terre. Au bord de ce lac étaient assises une jeune fille et une enfant : Suzy, l'héroïne de l'histoire, avec sa petite nièce. D'elles, on ne devait qu'apercevoir le reflet dans une eau trouble, sur laquelle flottaient leurs voix. Pendant que l'enfant exprimait ses craintes à l'idée que sa jeune tante parte, toute seule, en Allemagne, la caméra filmait en gros-plan les mains de Suzy construisant un petit bateau en papier.

Moi je fais demi-tour illico !"Tiens, c'est un cadeau pour toi" disait-elle à sa petite nièce qui, l'instant d'après, déposait son bateau sur le lac. Poussée par un courant, d'abord imperceptible, puis de plus en plus fort, la petit embarcation s'engageait dans un ruisseau, envahissait tout l'écran, devenait aussi imposante qu'un navire, courait sur les rapides qui l'entraînaient jusqu'à un trou, où elle tournoyait, s'engouffrait, disparaissait. Cette séquence devait symboliser les aléas du voyage et exalter les capacités divinatoires de la fillet qui, dans sa naïveté, avait bien vu : en Allemagne, Suzy sera aspirée dans le tourbillon de la sorcellerie*.

Des images superbesAlors Suzy va-t-elle réussir à percer le mystère de la Tanz Akademie ? Et où se rendent les professeurs, la directrice et le personnel chaque nuit ? Et que veulent dire les bribes de phrases entendues par Suzy au tout début du film lorsqu'elle a vue Pat (Eva Axén) sur le seuil de la porte avant qu'elle ne s'enfuit dans les bois ? "Secret... Iris...". Suspiria est à voir et à revoir, l'un des meilleurs films de Argento. Le meilleur ? Une majorité de fans le pense mais pour ma part j'avoue préférer Profondo Rosso (Les Frissons de l'Angoisse) son précédent film et Inferno. Faut d'ailleurs que je pense à mater mon dvd Wildside de Profondo Rosso qui contient la version longue que je n'ai jamais vue et qui est dans mon armoire depuis des lustres ! Si j'avais plus de temps...

*"Dario Argento Magicien de la Peur" de Jean-Baptiste Thoret.

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20 février 2011

T'as déjà peur d'aller à la piscine ?

The Reef affiche

Réalisation : Andrew Traucki
Pays : Australie
Année : 2010
Durée : 94 minutes
Imdb : tt1320291

Kate (Zoe Naylor), son frère Matt (Gyton Grantley) accompagné de Suzie (Adrienne Pickering), sa petite amie, rejoignent Luke (Damian Walshe-Howling), l’ancien compagnon de Kate près de la grande barrière de corail en Australie. Luke et son ami Warren (Kieran Darcy-Smith) doivent livrer un bateau en Indonésie, et proposent donc une petite virée en mer aux voyageurs fraichement arrivés. Le lendemain d’une escapade sur une île paradisiaque, le navire heurte un récif. La coque se déchire, l’embarcation se retourne et menace de couler à tout instant, portée vers le grand large par de puissants courants marins. Luke propose à tout le monde de rejoindre à la nage une île située à quelques kilomètres de là… Ils vont rapidement être pris en chasse par un grand requin blanc… (Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo).

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Voilà ça y est, j'ai enfin pu mettre la main dessus ! Malheureusement j'aurai préféré que ce soit par le biais de Wildside et d'une édition dvd ou blu-ray... Mais non, l'éditeur ayant les droits n'a toujours rien fait paraître et ça commence à me gonfler cette affaire. Va donc falloir être encore patient... En attendant, le film a été regardé par toute la famille et j'avoue avant d'entrer un petit peu plus dans les détails que malgré quelques petits défauts, nous avons tous passé une excellente soirée.

The_Reef_5Je vais faire mon possible pour ne pas trop entrer dans les détails afin de ne pas vous gâcher le film si vous ne l'avez pas encore vu. La première question est simple : ce film est-il mieux que Open Water qui est dans le même registre ? Et bien figurez-vous que la réponse n'est pas si simple ! Pour éviter d'être trop chiant là-dessus et pour pouvoir passer à autre chose, je répondrai que je ne sais pas trop quoi répondre. Pour ma femme, ce n'est pas mieux et ni pire. On passe un bon moment et c'est le plus important.

The_Reef_6J'avoue avoir été surpris par la rapidité avec laquelle le bateau se retourne. C'est même à se demander si c'est possible à ce point. Mais là n'est pas le plus important. Le plus important ce sont les questions que l'on se pose après. Les protagonistes vont être amenés à prendre une décision et ni eux, ni le spectateur ne savent ce qui est préférable. Tenter de rejoindre la terre ferme avec approximativement 15 à 20 kilomètres de nage ou rester sur le bateau retourné en attendant les secours sachant que celui-ci dérivera avec le courant et risque de couler à tout moment ?

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"Ben il est où ?"

Et c'est ça la force de ce métrage c'est que jusqu'au bout on se demande ce que l'on aurait fait dans la même situation (plutôt crever que d'en arriver là bordel ! Je suis trop bien dans mon canapé) et surtout qui va réussir à s'en sortir ? Car évidemment tout le monde ne restera pas sur le bateau et tout le monde ne va pas partir à la nage. Il va y avoir scission. Alors dans un sens en ayant le regard extérieur on se dit que tant mieux, cela donne plus de chance pour que l'un d'entre eux s'en sorte. Mais si on était concerné, c'est franchement la merde de se séparer et surtout se dire que c'est peu être pour la dernière fois. 

The_Reef_7Bref, la force de tout survival c'est de réussir à mettre le spectateur à la place des acteurs et ici on peut dire que Andrew Traucki a réussi son coup tout comme son excellent autre film Black Water qui mettait en scène un crocodile avide lui aussi de chair fraîche (un film à ne pas rater !). Contrairement à ma femme au sujet de la distinction avec Open Water, j'avoue préférer quand même The Reef. J'aurai juste un tout petit grief à lui faire : le film n'est pas démonstratif un minimum.

The_Reef_8Je vais m'expliquer. Je ne demande pas non plus à ce que le film soit gore à mort et tout le bataclan. Je ne veux pas d'un Bad Taste sur l'eau non plus, faut pas déconner. Mais bien que les attaques du requin soient impressionnantes et sonnent "vraies", le seul sang que l'on verra sera du rouge sur l'eau. A un moment donné, l'un des protagonistes demande de le laisser car il sait que sa jambe n'est plus là. Et là, un petit plan sous-marin à distance aurait très bien pu appuyer encore plus l'horreur de la situation. Mais ce ne sera pas le cas, il semble que le réalisateur ait décidé de rendre soft son film sur ce point et ne se focalise que sur le stress.

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"J'suis là le myope"

Je sais bien que l'on pourra me rétorquer que ceci est voulu et que Andrew Traucki ne montre la situation qu'au travers des yeux de ses acteurs. A cela je rétorquerai que cela ne l'empêche pas (le réalisateur) de faire plusieurs plans sous-marins des acteurs même lorsque aucun d'entre eux ne regarde ce qui se passe sous l'eau. Ce fait n'est en rien rédhibitoire sur la qualité du métrage, c'est un choix que je respecte. Mais à ce niveau Open Water n'hésitait pas à en montrer un petit peu plus même si ce n'est pas non plus incroyable (ce n'était déjà pas du tout le même type de squale).

The_Reef_14Alors qui va s'en sortir et qui a fait le bon choix ? Je ne peux que vous conseiller de mater le film afin d'avoir les réponses et ne comptez pas sur moi pour en dévoiler plus et gâcher tout le sel de The Reef. J'espère qu'il sortira rapidement (oui on peut rêver) en dvd ou blu-ray et qui sais, une petite version style Director's Cut avec quelques petits plans supplémentaires chocs ce ne serait pas du tout de refus. Bon d'accord, là aussi je dois certainement rêver mais ça ne coûte rien non ?

25 janvier 2011

Payez pour entrer, Priez pour en sortir !

The Funhouse affiche

Réalisation : Tobe Hooper
Pays : États-Unis
Année : 1981
Durée : 96 minutes
Imdb : tt0082427

C'est la fête ! Un parc d'attraction vient de s'installer en ville. Quatre adolescents délurés décident de passer la nuit à l'intérieur du manège le plus imposant de la fête : un mystérieux train fantôme. Alors que le parc ferme, les ennuis commencent pour nos quatre héros. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Funhouse_6Hier soir, ma femme voulait regarder un film et hop, j'en ai profité pour claquer Massacre dans le Train Fantôme de Tobe Hooper datant de 1981. Tout le monde aura noté la traduction française qui fait tout pour rapprocher ce film avec un certain Massacre à la Tronçonneuse du même réalisateur. Bien que toujours pas sorti en France en 1981 à cause de la censure, il serait trop bête de ne pas profiter de l'aura culte du premier film de Hooper. Cela ne suffira pas à The Funhouse pour être un succès en salle et c'est bien dommage. En effet, il n'est pas idiot de penser que ce Massacre dans le Train Fantôme est l'un des meilleurs films de Tobe Hooper.

Funhouse

Il est pas beau en cinémascope ?

La première fois où j'ai vu le film, c'était en cassette VHS dès qu'il a été disponible en vidéo-club. J'avais vraiment aimé ce film avec son atmosphère si particulière. Et bien ce sentiment s'est encore renforcé avec le visionnage d'hier soir car le film est sublimé par son magnifique cinémascope. Cette bonne vieille VHS m'avait fait découvrir le film mais malheureusement dans un format honteusement recadré. A l'époque, les éditeurs n'en avaient rien à foutre du respect des formats.

Funhouse_9Si vous n'avez jamais vu ce métrage, n'allez surtout pas commettre la même erreur que pour Massacre à la Tronçonneuse. En effet, n'allez pas penser que The Funhouse soit gore comme le titre français pourrait le laisser entendre. Là, vous seriez plus que déçu comme bon nombre de crétins qui ont visionnés Massacre à la Tronçonneuse après s'être fait des idées aussi fausses les unes que les autres. Ici, la véritable star du film c'est la fête foraine !

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La fête foraine, une entité à part entière

La grande force de The Funhouse est aussi le fait que contrairement à d'autres films du même genre, il est difficile de prendre parti. Je veux dire par là que évidemment, on ne peut que plaindre nos quatre principaux protagonistes bien que quelque part, ils ont véritablement cherchés les ennuis en restant dans le parc mais surtout par la bêtise de l'un d'entre eux, Richie (Miles Chapin), qui cumulera les bourdes. Mais d'un autre côté, comment ne pas comprendre la souffrance d'un père (Kevin Conway) d'avoir à constamment couvrir les dérapages d'un fils (Wayne Doba) qui justement souffre d'être si différent des autres ? 

Funhouse_7 Funhouse_10 Funhouse_11

Et tout ceci est dû au talent de Tobe Hooper qui prend son temps pour nous dépeindre tout cela sans que le spectateur ne sente poindre le moindre ennui. Le générique donne le ton, impossible de ne pas l'apprécier si tout comme moi vous êtes fasciné par ces automates à qui l'on tente de donner vie avec ces mouvements syncopés si particuliers. Ajoutez à cela une musique de fête foraine et cela donne un côté macabre des plus réussi.

Funhouse_5Pour les personnages principaux, on sort du stéréotype habituel. Par exemple Buzz (Cooper Huckabee), le petit ami de Amy passe quand même pour autre chose que le beau gosse con comme un manche. Amy (Elizabeth Berridge) est excellente dans son rôle d'adolescente avec sa virginité encore préservée qui va connaître l'enfer. D'ailleurs, impossible à la fin de ne pas la rapprocher avec Sally Hardesty (Marilyn Burns) de Massacre à la Tronçonneuse, car on se demande bien si elle ne sombrera pas dans la folie après tout ça.

Funhouse_12Malgré quelques petites faiblesses comme le visage du "monstre" qui aurait gagné à faire moins masque comme celui qu'il porte pour dissimuler son visage, The Funhouse est un film agréable qui gagnerait à être plus reconnu. Le cadre, l'atmosphère... Je ne peux que vous conseiller de le (re)voir si bien évidemment vous êtes capable de ressentir le charme de ces métrages des années 80. Faut que je me dégote le dvd zone 1, les sous-titres français étant présents. A quand une sortie chez nous ?

23 janvier 2011

What an excellent day for an exorcism

The Exorcist affiche

Réalisation : William Friedkin
Pays : États-Unis
Année : 1973
Durée : 122 minutes / 132 minutes (director's cut)
Imdb : tt0070047

Regan (Linda Blair), la fille de la célèbre actrice Chris Mac Neil (Ellen Burstyn excellente !) est victime de troubles du comportement étranges et inexpliqués. Elle entend des bruits, sent les murs de sa chambre trembler ou devient violente sans que les psychiatres y trouvent la moindre explication... Après la mort d'un de ses amis réalisateur, Chris soupçonne sa fille d'en être à l'origine et d'être possédé par le démon. Elle se décide alors à faire intervenir des exorcistes... (Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo).

The_Exorcist

S'il est une chose évidente, c'est bien que ne n'ai malheureusement pas pu voir L'Exorciste au cinéma lors de sa sortie. En effet, en septembre 1974, je n'avais que trois ans ! Même si j'avais eu l'opportunité de rentrer dans la salle, cela n'aurait pas servi à grand chose, c'est le moins que l'onpuisse dire. Par contre, je connais quelqu'un qui a eu cette (mal)chance : mon parrain. Et quand il parlait de ce film, une chose était claire : c'était son premier et dernier film d'horreur ! Et en 2011, je peux vous confirmer que c'est ce qu'il a fait durant tout ce temps le bougre ! En même temps, comment le lui reprocher sachant ce que ce film représentait surtout à l'époque (et encore de nos jours quelque part malgré un contexte évidemment différent) et que suite à cette vision il devait toujours mener sa vie habituelle, c'est à dire partir seul très tôt le matin à son travail, alone in the dark, la peur au ventre ! Marqué au fer rouge à vie quoi.

The_Exorcist_2C'était quelque chose lorsque l'on évoquait ce film en sa présence ! Alors évidemment, très tôt pour mon âge il me fallait voir ce "phénomène" cinématographique ! C'est à l'âge de 13 ans (ou 12 je ne sais plus trop exactement) que l'occasion s'est présentée. C'est justement ce parrain qui lors d'un repas de famille (un 24 décembre au soir) avait loué la cassette au vidéo-club pour que nous puissions le voir enfin. Quand je dis nous, je parle évidemment de mes parents en priorité. Mais comme je dis toujours, l'occasion fait le larron ! Je me suis donc installé sur un fauteuil attendant le moment fatidique. Une fois la cassette insérée dans le magnétoscope (ça coûtait une fortune cet appareil en ce temps là !), mon parrain s'est réfugié dans la cuisine vacant à tout sauf à la nouvelle vision de ce film. Pas très courageux ça, mais je ne me moquerai pas connaissant la suite de l'histoire...

The_Exorcist_3Alors c'est bien simple, au début c'était cool. Le père Merrin en Irak, l'histoire qui se met progressivement en place... Franchement, crétin que j'étais à cet âge là, je rigolais déjà dans mes moustaches (qu'en plus je n'avaient évidemment pas) en pensant à mon parrain et comment je maîtrisais grave la situation. Avec le recul, plus naïf que ça fallait le faire. Le coup du caïd n'aura pas duré éternellement et à un moment donné je suis parti discrètement dans la cuisine prêter main forte pour faire la vaisselle. Oui je sais, il n'y avait que moi pour croire à cette excuse bidon mais au moins j'en avais une pour mon orgueil. Et même dans une autre pièce, porte fermée, j'étais terrorisé des sons qui sortaient de la télévision. Le mal était dans l'autre pièce, et je n'étais rien, rien qu'un pauvre gamin terrorisé qui n'attendait qu'une seule et unique chose : que ça s'arrête !

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Y a pas à dire, mon passé n'est pas très glorieux. Ajouter à ça mon expérience sur The Evil Dead au cinéma... Mais vraiment, je ne regrette en rien ces moments vécus. Je ne les échangerai pour rien au monde ! Et c'est grâce à eux que je regarderai toujours ces films avec ce regard si particulier. C'est justement pour tout ça que je ne supporte pas les destructions apportées à ces films. Je m'explique : je ne me suis toujours pas remis de ce que j'ai pu voir au cinéma bien des années plus tard lorsque L'Exorciste est repassé au cinéma dans une nouvelle version estampillée the version you've never seen. En effet, un tel massacre on n'avait jamais vu ça !

The_Exorcist_7A part pour un sacré paquet de pognon, je ne comprends toujours pas comment William Friedkin a pu détruire son matériel de base et réduire à néant ce qui faisait son principal intérêt. Je ne rentrerai pas trop dans les détails et je vous invite à lire cet excellent article sur le site Devildead qui explique très clairement ce qui cloche pour eux en cliquant ici (et comme je pense la même chose). Le principal drame pour moi étant que cette nouvelle version réduit à néant les interrogations intéressantes que se posaient les spectateurs avec le montage original.

The_Exorcist_8En effet, la force du film résidait dans la liberté d'interprétation laissée aux spectateurs. Possession démoniaque ou une des nombreuses formes que peut prendre la folie ? Tout au long du métrage, la question reste en suspend sans donner clairement la réponse. Même les échanges entre les deux prêtres vont en ce sens lorsque par exemple le père Karras (Jason Miller) essaie d'informer le nouvel arrivant, le père Merrin (Max von Sydow), du nombre de personnalités qu'il a détecté chez Regan. Et le père Merrin de lui répondre : "Il n'y en a qu'une". La question reste posée, qui a raison ? Libre à chacun de trancher selon sa sensibilité.

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Et bien tout ça, à la poubelle ! C'est à en pleurer. Et comme en plus, cette abomination (la nouvelle version) est accompagnée d'une toute nouvelle version française catastrophique pour utiliser au mieux le son multicanal... C'est bien simple, on a l'impression que ce nouveau doublage a été fait par des personnes qui n'y croient pas du tout. Oui vraiment, la destruction de ce chef d'oeuvre est totale, rien n'est épargné. Et le pire dans tout ça, c'est que Warner fait tout pour que ce nouveau montage devient la référence, courage pour trouver le métrage original ! L'exemple le plus significatif étant la sortie du film pour la première fois en blu-ray.

The_Exorcist_12Exclusivité Fnac. Génial, donc introuvable ailleurs. Ce blu-ray comprend les deux versions du film (ouf !) mais est en édition très limitée ! D'ailleurs c'est terminé, ce blu-ray est maintenant introuvable et sera remplacé début février par un nouveau blu-ray qui sera pour sa part disponible partout mais qui ne comprendra que le nouveau montage appelé ridiculement Director's Cut. Oui je me suis fait avoir car j'attendais la disponibilité partout du blu-ray comprenant les deux versions et je l'ai dans l'os !Heureusement il reste sur Amazon.com le blu-ray sortit aux Etats-Unis qui est zone all. Je viens de le commander et j'aurai donc le montage cinéma en blu-ray (avec la véritable VF monophonique), c'était vraiment moins une.

The_Exorcist_13Les images utilisées tout au long de cet article proviennent de mon dvd zone 1 25th Anniversary qui est bien le montage original avec aussi la véritable version française monophonique. Seule différence par rapport à la version diffusée au cinéma à l'époque, l'utilisation d'un morphing lorsque le démon prend possession du père Karras. Heureusement, pas de quoi non plus crier au scandale par rapport à ce qui a été fait par la suite. Mais juste pour dire que pour trouver le montage original à 100%, c'est retour à cette bonne vieille VHS ou le tout premier dvd zone 1 paru. En zone 2, laissez tomber. J'oubliais aussi la version laserdisc (que je possède) mais là seulement en VO. Quel bordel vous ne trouvez pas ? En attendant, si par miracle vous n'avez jamais vu ce film, fuyez comme la peste le nouveau montage et vous comprendrez pourquoi L'Exorciste est l'un des films les plus terrifiants qui soi. Toujours copié jamais égalé, et ce n'est pas près de changer ! Et si Pazuzu était derrière le nouveau montage afin de rendre le tout ridicule, improbable, lui permettant justement d'être encore plus puissant sur les pauvres insouciants que nous sommes ?

29 décembre 2010

L'horrible vie sans Spock

L'horrible Invasion affiche

Réalisation : John 'Bud' Cardos
Pays : États-Unis
Année : 1977
Durée : 97 minutes
Imdb : tt0076271

Allez hop, encore un film qui va rappeler à bon nombre la joie des vidéoclubs. Temps béni où l'on trouvait des tonnes de films avec il faut le reconnaître pas mal de navets pour quelques perles. Revers de la médaille, à cette époque les formats des films étaient très rarement respectés. A ce jour, le dvd et le blu-ray ont permis un certain respect à ce niveau, mais niveau choix c'est une autre paire de manches. Difficile de tout avoir... (Affiche cinéma française visualisable en cliquant sur le logo).

Horrible_Invasion_3En Arizona, des animaux meurent mystérieusement. On découvre alors qu'ils sont remplis de venin de mygales. Plus tard, on repère un talus où elles prolifèrent par centaines. Une entomologiste (Tiffany Bolling) va enquêter sur l'affaire en compagnie d'un vétérinaire (William Shatner). Mais le maire (Roy Engel), voulant se débarrasser du problème avant une importante foire agricole, décide d'utiliser une dose massive de poison. Non seulement cela n'aura aucun effet, mais cela va déclencher la colère des araignées, qui vont alors se mettre à attaquer la ville et tous ses habitants...

Horrible_Invasion_11Je ne vais pas y aller par quatre chemins : L'Horrible Invasion est l'un des (si ce n'est LE) meilleurs films consacrés aux araignées attaquant l'homme. Et Dieu sait qu'il y en a des films traitant de ce sujet ! Etant arachnophobe (et pas un peu !), nous avons ici l'un des meilleurs représentant du genre. Pour y arriver, ce film datant de 1977 réalisé par John Bud Cardos utilise un artifice qui manque cruellement aux autres films. Je dis artifice, mais en fait ce n'en est pas un. Bien au contraire ! En fait, ce sont de véritables araignées qui sont utilisées ! Et niveau crédibilité, je vous assure que ça enfonce tous les autres films avec leurs araignées en plastocs ou créées par ordinateurs.

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Certains pourront toujours dire que c'est un peu longuet. Je veux dire par là que la tension monte crescendo, le réalisateur prend son temps et nous présente bien les personnages ainsi que leur histoire. Mais une fois que les araignées s'en prennent aux humains, je peux vous dire que le spectateur en a pour son argent et s'est peu dire ! La folie qui s'empare des habitants est presque palpable tellement c'est une vision d'apocalypse que nous présente le réalisateur. Les figurants courent partout, des mygales partout... beurk et re-beurk ! Et lorsque nos deux héros essaient avec d'autres personnes de calfeutrer le mieux possible le bâtiment dans lequel ils se retrouvent tous piégés, cela fait remémorer La Nuit des Morts-Vivants avec le même sentiment d'oppression ! Et enfin, il y a cette dernière image de fin nihiliste au possible que... je ne vous dévoilerai pas évidemment. Bref, tout cela m'a rappelé pourquoi je n'ai jamais oublié ce film.

Horrible_Invasion_10Je ne peux donc que vous conseiller de (re)voir ce film afin de vous faire votre propre opinion. Puis il ne faut pas le nier, jamais nous ne reverrons un film de cet acabit car il ne faut pas se leurrer, il est impossible de refaire la même chose de nos jours ! Pourquoi ? Ben déjà, le nombre de mygales sacrifiées pour ce film doit être assez effarant. En effet, comme ce sont des vraies, les véhicules qui roulent dessus, les figurants courant partout alors qu'il y en des tas jonchant le sol... Ca a dû être un véritable carnage animalier ! Donc un "fait" pas prêt d'être accepté à nouveau à notre époque par les défenseurs des animaux et ça difficile de le leur reprocher.

Horrible_InvasionDonc comme pour certains films du blog : vous possédez la VHS ou direction la Caverne des Introuvables pour visionner une nouvelle fois ce Kingdom of the Spiders qui n'aura jamais aussi bien porté son nom via son image de fin hallucinante. Le lien direct est ici. Ce coup-ci, le film est en version originale sous-titrée français. Mot de passe toujours identique : lesintrouvables. Je vous conseille bien évidemment comme pour les autres films de ne pas trop tarder à télécharger, personne ne sait combien de temps ces liens resteront valides. Alors à bon entendeur... Et surtout bon film !

Posté par Leatherface à 11:45 - Epouvante - Commentaires [11] - Permalien [#]
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