The Dead... Still Alive !!!

Billets sur le cinéma d'horreur, épouvante et fantastique

01 février 2015

Le Triangle du Diable VHSrip

Satan's Triangle logo

Ah ben merde, le revoilà ! Chroniqué sur le blog et mis à disposition en divx sur le forum de Retro Still Alive, Le Triangle du Diable a été enfin visible à nouveau pour les traumatisés de 1979. Je ne vais pas rentrer dans la discussion car comme dit précédemment, le film possède déjà sa chronique et aussi plusieurs pages de discussions toujours visibles ici. Je rappelle juste que c'est grâce à gnj088 du forum RSA que cela a été possible. Nous avons été les premiers à le diffuser avant qu'il ne soit repris un peu partout sur le web.

satan-s-triangle

Le fichier actuellement mis en ligne fait approximativement 695mo. "C'est un Rip d'une VHS vers DVD, à partir d'un magnétoscope Hi-Fi branché en direct sur un graveur de DVD de salon" dixit gnj088. Mais il y a une chose à savoir et non des moindre, c'est que l'ami gnj088 a mis en ligne une version "classique" de 695mo, mais qu'il m'avait aussi dans un même temps envoyé (mars 2009) une version dvd plus conséquente, le transfert de base avant qu'il soit ramené aux environs de 700mo. A l'époque, je ne maîtrisais absolument rien et j'ai gardé le dvd "sous le coude" comme on dit. Alors évidemment, aujourd'hui je ne m'y connais pas beaucoup plus sauf que je me suis intéressé à certaines choses comme vobmerge et mkvmerge. Et donc... création d'une version de 2,21go c'est à dire un mkv du dvd sans aucune compression. Inutile d'espérer un changement radical, loin de là ! Mais il n'empêche, c'est toujours mieux que le fichier compressé mis en ligne depuis 2009. Pour les nostalgiques (comme moi) c'est toujours bon à prendre en attendant une hypothétique parution dvd ou autre même si je n'y crois pas une seule seconde. Mais ne jamais dire jamais, la preuve avec par exemple The Possessed (Les Envoûtés en VF) 1977 de Jerry Thorpe, autre traumatisme télévisuel. Souvenez-vous de ce téléfilm avec Harrison Ford professeur dans une école de jeunes filles et l'autre possédée qui crachait des clous sur James Farentino, une scène inoubliable se passant au bord de la piscine de l'école. Brrrr.. bref lui a eu le droit à un dvd (zone 1) alors on ne sait jamais. Allez, retour au Triangle des Bermudes, bon film et n'hésitez pas à relire mon article ici.

Partie 1 : ici

Partie 2 : ici

Partie 3 : ici

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31 décembre 2012

Vous pensiez pouvoir lui échapper ?

Satan's Triangle logo

Sérieusement vous le pensiez vraiment ? Ben ce ne sera pas possible, inutile de venir pleurer sur votre sort car si nous sommes confrontés à son retour, c'est de votre faute à tous et de vos demandes répétées pour réclamer qu'il revienne ! Comme on dit toujours, à force de tenter le Diable... arrivera ce qui devait arriver. Et oui, Le Triangle du Diable est de nouveau disponible au téléchargement en VF ! Il l'était depuis mars 2009 mais le temps passant le lien est mort. Mais... les retardataires étant capables d'aller jusqu'à vendre leur âme au D... enfin vous voyez à qui, je ne veux pas m'attirer ses foudres, il revient exaucer vos funestes prières.

Kim Novak, femme fatale ?Je remercie ici Tangokoni qui a pris le temps d'uploader à nouveau le film afin de le rendre disponible pour ceux qui étaient restés dans... la voiture balai quoi. Pour être éternellement maudit (et l'éternité c'est vachement long, tant pis pour vous), le lien pour se damner se trouve ici. Celle-ci m'a devancé de peu car j'étais justement en train de faire la même chose avant de découvrir son lien. Mais comme 2 liens valent mieux qu'un (demandez à mes victimes, elles s'échappent moins depuis), je laisse l'upload se terminer et vous donnerai cet autre lien une fois terminé. Après, je pense que The Dead... Still Alive !!! aura fait plus que le nécessaire pour satisfaire les traumatisés de '79. Sur ce... bon film et ne ratez pas le coche cette fois-ci ! Upload terminé, second lien ici.

Posté par Leatherface à 15:33 - Fantastique - Commentaires [6] - Permalien [#]
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17 septembre 2011

On dirait que quelqu'un l'a embrassé avec une paire de pioches

Curse of the Black Widow affiche

Réalisation : Dan Curtis
Pays : États-Unis
Année : 1977
Durée : 94 minutes
Imdb : tt0075900

Le détective privé Mark Higbie (Anthony Franciosa) enquête sur une série de meurtres commis de manière curieuse. Les victimes, toutes de sexe masculin, sont retrouvées vidées de leur sang, avec de profonds trous dans la poitrine et parfois enroulé dans du fil de soie. Malgré les réticences de la Police, Higbie continue ses investigations qui l'amènent sur la légende de la veuve noire ; une femme qui, sous le coup d'une malédiction, se transforme en araignée géante les nuits de pleine lune. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Curse of the Black WidowEncore un téléfilm bien oldies celui-là, mais le genre de métrage que l'on n'oublie pas lorsqu'on est gosse et que l'on a eut la chance de le voir à la télévision il y a longtemps, très longtemps, dans une galaxie lointaine... bon je m'égare un peu, mais force est de reconnaître que c'est marrant de voir ce que le cerveau peut garder comme souvenirs marquants. On est bien loin du choc qu'a été la diffusion du téléfilm Le Triange du Diable de Sutton Roley. Mais une histoire basée sur une araignée géante, je ne pouvais pas laisser passer ça ! Je ne sais plus avec certitude en quelle année c'est passé la première fois à la télévision (presque certain que c'était en 1978) et je crois bien que c'était sur Antenne 2.

Curse of the Black Widow 2Après la diffusion, le gamin que j'étais a gardé dans sa mémoire les yeux de la brune ténébreuse juste avant sa transformation. Un grand souvenir que j'ai pu revoir tout juste dernièrement ! Et en le revoyant, je me suis rendu compte des acteurs présents. On retrouve avec un grand plaisir Anthony Franciosa (Peter Neal de Ténèbres 5 ans plus tard !) ainsi que Donna Mills (dans l'excellent Play Misty for Me de et avec Clint Eastwood) et aussi Vic Morrow (La Mort au Large). Du joli monde qualifié pour nous immerger dans une légende indienne selon laquelle certaines femmes ayant été victimes d'une morsure d'araignée et ayant été au seuil de la mort seraient par la suite frappées d'une malédiction les transformants en arachnide géante les soirs de pleine lune.

Curse of the Black Widow 3

Même pour 1 million je ne jouerai pas ce plan !

Leigh Lockwood, incarnée par Donna Mills et qui s'appellera Hélène dans la version française va faire appel au détective Mark Higbie afin de découvrir qui a tué son fiancé. Le Lieutenant Conti (Vic Morrow) soupçonne de son côté Leigh ainsi que sa soeur Laura (Patty Duke), les deux ayant un passé trouble et le mari de Leigh ayant lui aussi trouvé la mort dans d'étranges conditions quelques années auparavant. De son côté Hegbie sent que la police lui cache des choses et ses découvertes au fil de l'intrigue vont le mener progressivement à prendre conscience du surnaturel de l'affaire. Qui est cette jolie et mystérieuse femme brune nommée Valérie Steffan vue avec chacune des victimes juste avant leur décès ?

Curse of the Black Widow 4La Malédiction de la Veuve Noire (titre français) tire son épingle du jeu grâce à ses acteurs confirmés et impliqués mais surtout grâce au réalisateur Dan Curtis qui focalise son film plus sur l'enquête que sur des effets spéciaux censés en mettre plein la vue. Rien d'étonnant à cela à cause du budget alloué à ce genre de production (téléfilm de la chaîne ABC). Mais n'empêche, le tout est intéressant avec Hegbie et son assistante Flaps (Roz Kelly) toujours entrain de raler mais compétente et utile ainsi que le trio comprenant les deux soeurs Lockwood et leur grand-mère Olga (June Allyson) qui en sait bien plus qu'elle n'en laisse paraître.

Curse of the Black Widow 5Pour ce qui est du côté négatif, le téléfilm est malheureusement bourré de défauts. Nous sommes en 1977 et bien que le réalisateur affiche la créature le moins possible et surtout un maximum dans l'obscurité, le final montre bien les limites de ce que peut faire un téléfilm avec ce genre d'histoire. Puis il y a aussi le moment où la mère des deux soeurs passe par la fenêtre et tombe du dernier étage de la maison. Durant cette scène on ne voit que trop distinctement... la doublure ! Mais ceci ne remet pas en cause les bonnes trouvailles comme la relation sacrément malsaine/perverse entre les deux soeurs : Leigh passant son temps à piquer les hommes de Laura, l'épisode Jeff (Robert Burton) le montrant sans équivoques. Puis aussi l'histoire tragique de la petite Jennifer (Rosanna Locke) qui aura ses répercussions...

Curse of the Black Widow 6

Bien conserver la viande avant tout

Ce qui m'a vraiment frappé à la fin de ma nouvelle vision de La Malédiction de la Veuve Noire, c'est que les qualités de ce téléfilm mériteraient vraiment un remake avec les moyens actuels. Quand je pense au nombre de films cultes qui n'en ont absolument pas besoin (d'un remake), je me demande ce que branlent les décideurs des studios lorsque l'on constate le nombre de ces productions anciennes limitées par leur budget mais non dénuées de bonnes idées et qui ne demanderaient que ça ! Vraiment dommage... En attendant, Curse of the Black Widow restera toujours un souvenir indélibile, Valérie Steffan et ses yeux style Le Village des Damnés, c'était trop génial pour le gamin de 7 ans que j'étais.

Plus d'images du téléfilm, c'est ici.

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01 août 2011

I am sleepwalking, I must wake up

Phenomena affiche

Réalisation : Dario Argento
Pays : Italie
Année : 1985
Durée : 105 minutes / 116 minutes (integral version)
Imdb : tt0087909

Une jeune américaine, Jennifer Corvino (Jennifer Connelly), va en Suisse pour entrer dans un collège réputé. Cette jeune fille a plusieurs particularités dont celle d'avoir le pouvoir de communiquer avec les insectes, d'avoir un père comédien connu mais comme désavantage d'avoir des problèmes de somnambulisme. A son arrivé elle va apprendre qu'un tueur en série rode dans les environs. Celui-ci s'attaque régulièrement à des étudiantes de l'établissement scolaire. Après avoir été confronté de près à celui-ci, Jennifer va faire sa propre enquête avec l'aide d'un vieil homme paralysé, John McGregor (Donald Pleasence), passionné par l'étude des insectes... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

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"Car je suis mal aimé, je suis le mal aimé...". Oui, Claude François en plus d'avoir été un chanteur populaire était aussi un médium hors pair. Ben quoi ? En 1974 il chantait déjà l'avis des critiques et d'une majorité de fans de Dario Argento sur son film sorti en... 1985 ! C'est pas incroyable ça ? Quel talent ! Bon d'accord, la ficelle est un peu grosse (un peu hein) mais sincèrement, on peut lire un peu partout que Phenomena est l'annonce/l'amorce du déclin du cinéaste italien. Alors que penser au final ?

PhenomenaPuis surtout après ce film, c'est à dire deux ans plus tard, est sorti Opera qui selon les mêmes critiques est son film le plus ambitieux sur pas mal de points (mais on verra ça un petit peu plus tard dans un autre article). Alors Phenomena le début de la fin et juste derrière la claque ? Bof bof... Je schématise mais franchement, ça ne colle pas tant que ça et surtout... je ne pense absolument pas la même chose car figurez-vous qu'après vision il y a quelques jours (je ne l'avais pas vu depuis des lustres !), ce film a encore grimpé dans mon estime !

Phenomena_2Si vous avez lu mon billet précédent, vous avez pris connaissance que j'ai passé ces derniers jours à remater les films les plus populaires de Dario Argento (sauf Suspiria dont le billet est déjà présent sur le blog), c'est à dire les plus anciens. Et force est de reconnaître que certains sont montés dans mon estime et d'autres ont eu le chemin inverse. En fait, il s'agit surtout d'un film en particulier. Non, je ne balancerai pas maintenant celui qui m'a légèrement déçu et dont je gardais un meilleur souvenir, cela viendra lorsqu'il sera prochainement traité sur le blog. Patience...

Phenomena_Arrow

Ce qui reste de Vera Brandt, légèrement moins sexy

Mais revenons à nos moutons ou plutôt... nos insectes. D'accord, elle était facile celle-là. C'est en écoutant la radio que Dario Argento a vu germer Phenomena dans son esprit. En effet, il apprend que grâce à certaines techniques liées aux insectes, la police a réussi à mettre la main sur un meurtrier. Il se documente sur la question et lit notamment qu'il est possible de déterminer la date de la mort sur un corps retrouvé longtemps après son passage à trépas et ce grâce aux différents insectes et vers y ayant élus domicile (oui, c'est plutôt craspec). Ces informations plus des théories de certains entomologistes sur le pouvoir télépathique des insectes et...

Phenomena_6Et voilà l'idée de base pour son nouveau film. Pour le casting, c'est grâce à son ami Segio Leone (lorsque celui-ci lui montre en privé le premier montage de son film Il était une Fois en Amérique) qu'il remarque une certaine Jennifer Connelly dans le rôle de Deborah. Et Leone la lui recommande. Mais comment convaincre les parents de la petite afin qu'elle puisse tourner dans... un film d'horreur ? A l'époque, ce genre de cinéma était encore plus mal considéré que de nos jours dirons nous. Mais comme le dit Daria Nicolodi, heureusement que les parents ne connaissaient pas ce qui attendait réellement leur fille. Direction les Etats-Unis afin de les convaincre.

Phenomena_10Selon Alan Jones, biographe du cinéaste et selon son livre Profondo Argento, Jennifer Connelly a rejeté certaines choses comme le fait de jouer avec un chimpanzé (ce qui l'effrayait), d'enlever ses vêtements sur certaines scènes déjà écrites par Dario et enfin elle détestait le nom de l'héroïne qui était initialement Martha. Le cinéaste fit les concessions nécessaire en promettant que les scènes avec l'animal seraient pour une doublure, que les scènes moins habillées passeraient à la trappe et enfin, que le personnage se nommerait finalement Jennifer et non plus Martha. Une fois ceci dit et après l'accord des parents, Daria Nicolodi se souvient de la joie de Jennifer Connelly de pouvoir participer à l'aventure.

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Dans la version italienne, c'est Dario Argento qui fait la voix-off lors de l'arrivée de Jennifer

Juste pour la petite histoire au sujet de Jennifer Connelly... bon, ce n'est pas indispensable mais il était temps de trancher pour pouvoir briller en société. En effet, selon la source, personne n'est fichu de donner l'âge exact de la belle lors du tournage. C'est toujours un chiffre différent qui est donné et ce chiffre va de 12 à 15 ans. Le tournage de Phenomena s'est effectué de août à octobre 1984 entre Zurich et Rome. Maintenant je vais faire quelque chose de pas joli du tout : Jennifer Connelly est née le 12 décembre 1970. Voilà, maintenant nous savons tous que la jolie demoiselle avait 13 ans (à cette âge, elle devait certainement dire 13 ans et demi comme tous les enfants qui aiment se vieillir).

Phenomena_15Mais parlons maintenant de Daria Nicolodi. Toujours d'après le livre Profondo Argento, on y apprend que le torchon brûlait grave entre les deux tourtereaux. Pour ceux qui ne le savent pas, Daria est la mère de la seconde fille de Dario : Asia Argento. C'est le co-scénariste de Profondo Rosso, Bernardino Zapponi, qui avait à l'époque conseillé à Dario de rencontrer Daria Nicolodi pour le rôle de la journaliste. S'en est suivi une relation intime de 1974 à... 1985. Et sur le tournage de Phenomena, il semblerait qu'à chaque prise Dario et Daria passaient leurs temps à se crier dessus.

Phenomena_17Les propos que l'on peut lire dans le Mad Movies spécial Argento semblent corroborer cette 'ambiance'. Début du spoiler Daria Nicolodi : "Je hais plus encore ce que Dario m'a donné à faire dans Phenomena. J'y arbore une telle coiffure que, à 34 ans, j'avais l'air d'en avoir 60. Une vraie humiliation. Il y a aussi cette fin durant laquelle un chimpanzé armé d'un rasoir me tue. Une séquence aussi ridicule que dangereuse car, malgré une lame peu tranchante, il a réussi à m'égratigner le visage avant de se précipiter sur Jennifer Connely !" Fin du spoiler. Bref, Phenomena aura été malheureusement un point de non retour dans la relation entre Dario Argento et Daria Nicolodi. L'atmosphère sur le tournage a malheureusement prouvé que rester ensemble pour le bien familial n'est plus possible et ce, à brève ou longue échéance.

Phenomena_Arrow_2Vraiment le genre d'ambiance plutôt stressant et qui du coup n'arrange pas les choses avec... Inga. Inga, c'est la "compagne" du professeur McGregor. C'est une femelle chimpanzé (celle qui effrayait Jennifer Connelly si vous suivez) qui aide le professeur celui-ci étant infirme. Il faut quand même savoir que ce genre d'animal est doué d'une certaine force et n'aurait aucun mal à commettre l'irréparable sur un être humain. Et comme le mentionne Daria Nicolodi sur l'excellent blu-ray paru chez Arrow, lorsque c'était détendu et calme sur le plateau, l'animal était dans le même état d'esprit mais quand c'était un petit peu plus tendu, l'animal le ressentait et l'était tout autant !

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Les maux de gorge, connait pas !

Pas facile de tourner avec un animal, les réactions ne sont jamais prévisibles à 100%. Sergio Stivalleti, responsable des effets spéciaux sur le film, se souvient même lors du plan final que juste après le petit baiser que le singe donne à Jennifer, celui-ci l'a mordu ! Sacré Tanga (le véritable nom du singe). Ca en fait des choses prises de tête sur un plateau mais malgré tout, oui malgré tout, Phenomena n'est pas la purge que certains aiment dénoncer. Loin de là !

Phenomena_27Je dirai même même qu'en terme d'image, ce métrage est l'un des plus beaux films de Dario Argento. Cette... "Transylvanie Suisse" n'y est certainement pas étrangère, c'est clair. Cette nature, ces arbres secouées par ce vent chaud nommé foehn (qui d'après McGregor pourrait rendre fou certaines personnes), tout donne à Phenomena un côté poétique, un véritable conte de fées. Mais bon, c'est Dario Argento derrière la caméra, alors évidemment on peut plutôt parler de conte de fées... macabre.

Phenomena_Arrow_3Jennifer Connelly, sous le rôle de Jennifer Corvino obligée d'aller à la Richard Wagner International School en tant que pensionnaire car son père étant acteur et en déplacement aux Philippines, est juste... sublime. Son innocence, sa bonté et surtout sa beauté naturelle, tout cela est sublimé par la caméra du cinéaste italien. C'est marrant d'ailleurs, Jennifer Connelly pourrait très bien représenter la première fille de Dario Argento, Fiore, avec un père tout aussi absent via son métier. Et d'ailleurs, c'est sa véritable fille Fiore Argento qui sous les traits d'une touriste danoise nommée Vera Brandt va être la première victime du tueur dans une scène inoubliable ! Comme quoi, mieux vaut être la représentation fictive que la véritable fille devant la caméra.

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Jennifer Connelly sublimée par Dario Argento

J'ai revu Phenomena avec ma femme et j'ai été surpris de sa réaction. Arrivant juste après Ténèbres, Phenomena est un retour au fantastique. Je pensais que le côté communication avec les animaux passerait mal chez ma femme. Ben non, elle a vraiment aimée le film mais a été choquée par tout autre chose ! Elle a été choquée par... l'entomologiste McGregor (Donald Pleasence) ! En effet, elle n'arrive pas à se remettre du fait que le vieille homme envoie sans aucun état d'âme le petite Jennifer chercher toute seule la maison de l'assassin, assassin qui rappelons-le tue justement les jeunes filles ! Et si le vrai malade était Donald Pleasence ? Ca interpelle non ?

Phenomena_32Il y a tellement de choses à dire sur ce film... mais je vais arrêter là sinon l'article serait bien trop long. Mais que c'est dur ! Le superbe thème de Claudio Simonetti à ne pas oublier par exemple que l'on peut écouter dans un précédent article ici. Je finirai donc en reparlant d'un autre billet consultable ici et qui parlait des différences entre le montage international et le montage italien. Je viens de visionner mon blu-ray paru chez Arrow Video et comportant ladite version italienne. Je vais donc juste parler de ce qui saute aux yeux et si vous voulez toutes les différences, je vous invire à cliquer sur le lien précédemment donné.

Phenomena_Uncut Phenomena_Uncut_2 Phenomena_Uncut_3

a - b - c

Phenomena_Uncut_4 Phenomena_Uncut_5 Phenomena_Uncut_13

d - e - f

Toutes ces images ci-dessus, vous ne les connaissez pas si vous n'avez vu que le montage international. Ces images ne proviennent pas de mon blu-ray, je ne peux pas faire de captures n'ayant pas ce genre de lecteur sur mon PC. J'ai donc téléchargé une version italienne pour pouvoir justement faire des captures. Les coupes effectuées ne sont pas ce que l'on peut appeler une censure. J'ai vraiment l'impression que ce qui a été enlevé n'a été fait que dans un seul et unique but : diminuer la durée du métrage pour que celui-ci atteigne 01h45.

Les coupes plus longues donc plus facilement décelables sans faire tourner les deux montages côte à côté sont celles-ci :

- Lorsque les deux jeunes embarquent Jennifer on les voient l'amener jusqu'à la voiture (a)
- Petit plus avant de voir Jennifer au téléphone dans l'école (b)
- Sophie (Federica Mastroianni, la nièce d'un certain Marcello !) la compagne de chambre de Jennifer a des plans plus longs lorsqu'elle sort en pleine nuit rejoindre son petit copain (c) et aussi après que celui-ci la laisse seule (d).
- Le moment où Jennifer reste seule devant la grande poupée tombée à terre est légèrement plus long (e)
- Scène en plus dans le bus lorsque Jennifer cherche où s'arrêter pour s'approcher de la maison du tueur. Dans la version internationale, lorsque Jennifer descend du bus et que celui-ci redémarre, on voit une personne fermer une fenêtre. Dans la version longue, une vieille femme demande à Jennifer de fermer son carreau mais celle-ci refuse (f)! La scène lorsque la femme ferme enfin la fenêtre une fois Jennifer descendue prend plus de sens.
- La scène où Frau Brückner (Daria Nicolodi) aggripe Jennifer par le bras pour qu'elle prenne ses pilules est plus longue (g)
- La scène du téléphone est bien plus longue ! On voit Frau Brückner aggriper le téléphone et se le disputer avec Jennifer (h) avant que celle-ci ne l'envoie valdinguer sur le sol (i)! Ensuite, le regard de Frau Brückner est bien plus appuyé (j) une fois qu'elle assome Jennifer.
- Lorsque Jennifer rampe dans le souterrain, elle se libère le cou afin d'être plus à l'aise (k)
- Une fois sortie de l'eau, le plan sur Jennifer est bien plus long (l)

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g - h - i

Phenomena_Uncut_9 Phenomena_Uncut_10 Phenomena_Uncut_11

j - k - l

Voilà pour le plus flagrant et on se rend immédiatement compte que ce n'est pas de la censure (en plus c'est Dario Argento qui a fait lui-même le montage international) mais certainement comme je le présume une question de ramener son film à une durée légèrement plus courte. En tout cas, c'est très agréable de posséder cette version longue car cela permet de faire durer le bonheur un petit peu plus longtemps. Pour le petit bémol, je dirai pour ma part l'utilisation ça et là de morceaux de hard-rock. Attention, j'adore ces musiques (Flash of the Blade de l'album Powerslave d'Iron Maiden merde !). Mais autant c'est sympa sur un film bourrin/jouissif comme Demons, autant ici ça casse quand même le côté onirique. Dario Argento refera ce choix musical particulier à certains moments sur son prochain film : Opera. Mais cela ne remet pas du tout en cause mon opinion sur ce film si mal aimé dont il est question ici et n'en déplaise à pas mal de monde, Phenomena sous son couvert fantastique est en fait un giallo, mais un giallo féérique.

Plus d'images du film, c'est ici.

12 juin 2011

Fear comes in waves

Triangle affiche

Réalisation : Christopher Smith
Pays : Australie / Royaume-Uni
Année : 2009
Durée : 99 minutes
Imdb : tt1187064

Un groupe d’amis part à bord d’un voilier. Après avoir essuyé une tempête titanesque, le bateau est à la dérive. Ils trouvent alors refuge sur un navire où ils ne découvrent pas âme qui vive et où le temps semble être arrêté. Pourtant, ils éprouvent une étrange sensation de déjà vu et réalisent très vite que quelque chose d’hostile les guette... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Triangle_5Et hop, après l'excellent Black Death j'enchaîne directement sur le film précédent de Christopher Smith. Une fois de plus, et c'est à croire qu'il est maudit sur ce point, ce Triangle qui nous intéresse ici n'aura pas connu l'honneur de passer par la case cinéma. Ca recommence, c'est du direct-to-video et le film sera dans toutes les bonnes crémeries dans 2 jours, c'est à dire le 14 juin 2011. Alors évidemment, la question qui se pose c'est de savoir si Triangle est un achat indispensable comme Black Death.

Triangle_6Triangle, c'est l'histoire d'une jeune mère célibataire qui élève seule son fils Tommy (Joshua McIvor) qui (on l'apprend assez vite) souffre d'autisme. Jess (Melissa George), cette jeune mère dont il est question, travaille comme serveuse dans un restaurant. Et c'est grâce à son travail qu'elle fait la connaissance d'un certain Greg (Michael Dorman) qui lui propose une sortie en mer sur son Yacht avec des amis, ce qui pourrait lui permettre de décompresser un peu, son rôle de mère n'étant pas de tout repos. Sortie sur un yacht qui se nomme... Triangle (simple coïncidence ?).

Triangle_4 Triangle_7 Triangle_15

Jess va accepter et fera la connaissance du petit monde de Greg. Sally (Rachael Carpani), ex de Greg avec qui elle est sortie quatre jours à l'époque du collège, Downey (Henry Nixon) que Greg connait depuis qu'il est gamin et qui est devenu le mari de Sally, Victor (Liam Hemsworth) que Greg dépanne/héberge car il a quelques problèmes et enfin Heather (Emma Lung) qui n'était pas prévue et qui en fait est une amie de Sally. Sally veut essayer de caser Greg quoi...

Triangle_9Tout se beau monde va se retrouver face à un imprévu de taille, une étrange tempête sortie de nulle part. Tempête qui va retourner le yacht et mettre le groupe dans une fâcheuse posture. C'est alors que surgit de nulle part (encore !) l'Aeolus, un gigantesque paquebot qui deviendra l'élément central du film et sera en quelque sorte un hôtel Overlook (The Shining pour ceux qui ne connaissent pas) sur l'eau. Abandonné, des couloirs qui semblent ne plus finir...

Triangle_8Voilà, je suis maintenant dans une impasse car il m'est impossible de parler de quoi que ce soit d'autre pour ne pas gâcher le film si vous ne l'avez toujours pas vu. C'est chiant quelque part mais il va falloir faire avec malheureusement. Car sous ses airs de slasher classique, ou de survival, Triangle en son milieu va révéler une information essentielle : l'identité de la menace présente sur l'Aeolus. Et là, j'ai perdu ma femme en cours de route ! Car oui, les propos sur ce film ont beaux être dithyrambiques, il est certain que celui-ci va diviser son public !

Triangle_14

A partir de ce twist central, le spectateur qui pensait être en terrain connu va perdre ses repaires et se demander "qu'est-ce que c'est que ce bordel ?". Après, le reste du film va certainement sembler redondant et trop "chelou" pour pas mal de personnes (dont ma femme avec qui j'ai regardé Triangle avant hier au soir). Je préfère prévenir car bien que la majorité des critiques semblent unanimes, il est quand même malhonnête de balayer du revers de la main le lot de personnes qui n'ont pas adhérées à la tournure inhabituelle des événements.

Triangle_10Alors je vais recadrer un peu sur ma personne. Non je n'ai pas la grosse tête mais contrairement à ma femme qui je le rappelle rejette le film en bloc et m'a dit clairement avoir perdu son temps devant Triangle, je n'ai pas une opinion aussi tranchée ! D'ailleurs, je me demande même comment exprimer mon opinion tellement le métrage est inhabituel, surtout par rapport à ce que je m'attendais en ayant vu simplement l'affiche et quelques photos : juste un slasher qui semblait très sympathique.

Triangle_17Oui, j'ai aussi été désappointé comme c'est pas possible et ressenti aussi un peu le côté redondant (vous comprendrez devant le film). Mais comment dire ça sans paraître complètement à la masse... j'ai envie d'aimer ce film mais je n'ai malheureusement pas su décrypter toutes les clés données par le réalisateur. Et c'est là où je prend un gros risque avec cet article, c'est qu'en fait il faut qu'il réussisse à vous donner envie de le voir pour que l'on puisse en discuter plus en profondeur via les commentaires. Si aucun commentaire, aucune discussion ne s'engage, ce sera un flop personnel.

Triangle_20

Car j'aimerai vraiment que ceux qui l'on vu viennent en discuter et surtout me donner ce qu'ils ont compris ! Je ferai bien évidemment de même. Bref, spoiler un max mais uniquement dans les commentaires, ce que je refuse de faire ici pour ne rien gâcher de la surprise. Mais pas facile d'attiser l'intérêt en ne disant trop rien, cruel dilemme ! Car je me dois de le reconnaître, il y a d'excellentes choses dans Triangle mais d'autres beaucoup moins bonnes et qui m'embêtent un peu...

Triangle_11Dans ce que j'aime c'est assez évident pour ma personne : le côté Shining. Mais pas seulement pour ce que j'ai dit précédemment, c'est à dire ces longs couloirs qui semblent interminables... Mais aussi ce contre-pied à ce genre de production souvent filmé dans la pénombre. Ici, Christopher Smith nous offre une majeure partie de scènes claires, et ça j'adore tout comme dans le film de Kubrick. Je ne suis pas un cinéaste et j'emploie mes propres termes mais j'espère que vous avez compris où je voulais en venir. Puis il y a aussi le côté vaisseau fantôme, j'adore je suis client ! Et le clin d'oeil au second Vendredi 13, très sympa.

Triangle_16Mais d'un autre côté ce qui m'a le plus chiffonné c'est ce qui va suivre. NE LISEZ SURTOUT PAS AVANT D'AVOIR VU LE FILM Début du spoiler je n'ai pas aimé que pour faire avancer le scénario et permettre de voir la même scène sous des angles différents afin de nous donner de nouvelles informations par-ci par-là (au compte goutte quoi), Jess fasse des choix aussi illogiques les uns que les autres pour essayer de briser ces événements qui tournent en boucle à l'infini fin du spoiler.

Triangle_22

Je ne peux donc que vous conseiller de voir Triangle car quoi qu'il arrive il ne vous laissera pas indifférent. Melissa George y est vraiment impressionnante. Adulé par certains et rejetté en bloc par d'autres, ce film me fait penser (toute propension gardée hein !) à un Donnie Darko que l'on ne peut maîtriser complètement à la première vision. Et encore une dernière petite chose et c'est aussi assez rare pour le signaler, NE REGARDEZ PAS NON PLUS LA BANDE-ANNONCE AVANT D'AVOIR VU LE FILM ! Pas pratique tout ça... J'attends réellement vos commentaires avec impatience !

09 mars 2011

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Knowing affiche

Réalisation : Alex Proyas
Pays : États-Unis
Année : 2009
Durée : 121 minutes
Imdb : tt0448011

Pour fêter l'anniversaire d'une école, une cérémonie est organisée au cours de laquelle une capsule temporelle contenant des messages écrits par des enfants 50 ans auparavant est déterrée et ouverte. Chaque enfant emporte chez lui un message, mais celui du petit Caleb (Chandler Canterbury) est illisible, car il s'agit d'une suite incohérente de chiffres. D'abord amusé, son père (Nicolas Cage), statisticien, essaye de trouver une signification. Horrifié, il découvre peu à peu que chaque séquence de chiffres correspond à la date exacte d'une catastrophe récente. Lorsqu'il comprend que les 3 dernières séquences prophétisent des cataclysmes à venir, une course contre la montre commence. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

KnowingVoici donc Prédictions (Knowing en VO), dernier film en date de Alex Proyas avec un certain Nicolas Cage dans le rôle principal. J'ai eu la chance de ne rien savoir de l'histoire lorsque je l'ai mis en route. Je savais juste que Alex Proyas ben... j'aime bien sa filmo et Nicolas Cage... je suis fan ! Alors la réunion des deux au travers d'un film, je me suis dit qu'au moins au départ, ça partait sur des bonnes bases. Evidemment, on n'est jamais à l'abri d'une déception malgré un bon feeling, mais disons que j'espérais passer au minimum un bon moment.

Knowing_2

Lucinda... un destin peu enviable

Et là... je me suis pris une de ces claques ! L'effet de surprise a été total. L'histoire se suit avec un certain plaisir et on se demande vraiment où tout cela va nous mener. Et tout d'un coup, BAM ! Première catastrophe. Je reste bouche bée car je ne m'y attendais pas du tout. Puis le métrage continue et re-BAM ! Deuxième catastrophe tout aussi impressionnante ! Je reste sur le cul... Lorsque l'on connait la floppée de films catastrophes qui basent leur histoire sur un seul fait que l'on attend avec impatience et qui parfois déçoit, ici on s'en tape deux qui trouent le cul !

Knowing_6Vous l'avez compris, en tant que spectateur tranquilou ne s'y attendant pas, j'ai pris un pied incroyable. Ce film est réellement une excellente surprise avec ses passages inquiétants, ses catastrophes superbement tournées et sa fin poignante mettant un père face... et puis quoi encore, vous voulez pas que je gâche tout si vous ne l'avez pas encore vu ? Je dirai juste que le film, avec ce père qui ne vit que pour son fils, m'a fait penser à un autre métrage lui aussi excellent : La Route avec Viggo Mortensen. Le rapprochement entre ces deux films peut paraître bizarre, mais le dévouement de ces deux pères pour leur fils m'a marqué, c'est comme ça. Nicolas Cage qui n'arrive pas à se remettre de la disparition de sa femme, morte dans un incendie, et qui tape un peu trop sur la bouteille (bon OK, c'est un alcoolique) est excellent.

Knowing_5Je viens de regarder à nouveau Prédictions en blu-ray et ça a été à nouveau la claque. Donc ma première impression a été renforcée avec cette seconde vision. Prédictions est donc un film que je ne peux que conseiller même si je reste persuadé que ce qui risque de fâcher une certaine partie du public est lorsque l'on apprend qui sont réellement les "étrangers". Ces personnages inquiétants qui apparaissent à certains moments et qui sont plus que mystérieux. Moi, cela ne m'a pas dérangé du tout car franchement, rien n'est en mesure de nos jours de prouver l'impossibilité de la chose. Alors bien sûr, peut-être n'êtes-vous pas du même avis mais de toute façon, quoi que l'on en dise, tout ceci ne change strictement rien à la qualité globale du métrage.

10 février 2011

L'étoile pour les mâles

Lifeforce affiche

Réalisation : Tobe Hooper
Pays : Royaume-Uni
Année : 1985
Durée : 116 minutes / USA 101 minutes (edited version)
Imdb : tt0089489

Une mission spatiale est envoyée explorer un vaisseau extra-terrestre apparemment naufragé dissimulé dans la queue de la Comète de Halley. On en ramène trois êtres humains, une femme et deux hommes, apparemment en état d'hibernation. Lorsque ceux-ci se réveillent, on découvre qu'ils vampirisent les êtres humains en leur soutirant non leur sang, mais leur force vitale. Les victimes de cette ponction, pour survivre, se voient obligés de vampiriser à leur tour, donnant ainsi naissance à une épidémie impossible à contenir... (Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo).

Des plans superbesEt hop, encore un film de Tobe Hooper, celui-ci datant de 1985. Mais cette fois-ci, il ne s'agit pas de n'importe lequel car tous ceux qui connaissent Lifeforce (avec le sous-titre L'étoile du Mal chez nous) se souviennent en priorité d'une Mathilda May déambulant complètement nue durant une bonne partie du métrage. Une fois de plus, encore un film que je n'avais pas revu depuis un bail et la toute première fois ce fut lors des débuts de la chaîne Canal Plus (comme bon nombre de films d'ailleurs).

Laissez, je la ramène chez moiAvant toutes choses, je tiens à signaler que même si j'ai pris mon pied (en même temps, comment faire autrement avec une Mathilda May presque constamment en tenue d'Eve), c'est malheureusement la version courte que j'ai dû regarder. Bon pas grave, ça m'a juste boosté pour acheter prochainement le dvd zone 1 MGM avec sous-titres français pour avoir la version durant approximativement 116 minutes. Celle que j'ai regardé avait une durée de 101 minutes et était en version française.

Coming out chirurgical ?Je viendrai reparler un peu de Lifeforce dans les commentaires dès que j'aurai eu l'occasion de mater complètement le dvd. Déjà (merci you tube), le début est différent car sur la version "longue" on se prend directement le superbe score de Henry Mancini dans la face. La BO de Henry Mancini est fabuleuse et même si elle apparaît de temps à autre dans la version courte, elle est remplacée à d'autres moments par une musique alternative de Michael Kamen beaucoup moins transcendante.

Lifeforce_version_longue

Petit exemple d'un plan supplémentaire de la version longue

Puis il y a aussi des plans supplémentaires dont certains avec... Mathilda May bien sûr ! Je dirai pour conclure avec cette version longue que celle-ci donne l'image d'un film plus ambitieux avec l'utilisation plus intelligente de la fameuse BO de Henry Mancini. Y a pas à dire, Hooper est vraiment gâté une fois de plus avec ce coup-ci le distributeur TriStar Pictures. Distributeur qui de toute façon aura eu ce qu'il mérite, un échec au box-office avec 11 603 545 million de $ récoltés pour un budget estimé à 25 million de $ (chiffres source wikipédia). Mais même avec une version remaniée par un distributeur peu scrupuleux, le film lui ne méritait pas ça !

Argh, je veux me faire vampiriser bordel !Enfin bref, c'est bien le problème avec les films que l'on trouve sur internet, on ne connaît pas la source. Il me semble qu'en France le film est sorti dans sa version de 116 minutes en salle mais je me suis retrouvé à regarder (je le répète) le film en version française avec le cut de 101 minutes, chose dont je me serai bien passé. A quand une édition intégrale digne de ce nom chez nous en blu-ray par exemple ? Parait même que le tout premier cut de Hooper était de 128 minutes et faisait encore plus la part belle au début dans l'espace ! On ne s'en sort pas.

Pas très bonne mine celui-là Allez Roger, arrête de faire le con et descend Bon d'accord, le régime fonctionne mais quand même...

Pour moi, Lifeforce est l'avant dernier film valable de Hooper, le dernier étant Massacre à la Tronçonneuse 2. Franchement, j'aime énormément ce film avec ces vampires de l'espace qui pompent l'énergie des humains, une Mathilda May hypnotique et la phase spatiale du début très réussi ! Et par la suite, Londres littéralement à feu et à sang par ces "morts-vivants" victimes de ce mal étrange et qui ont besoin à tout prix d'énergie pour survivre, ça le fait ! Lifeforce est un film généreux que je ne peux que vous conseiller de le revoir surtout dans sa version longue avec je le répète, une BO de Henry Mancini qui poutre ! Hâte de recevoir mon dvd.

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22 janvier 2011

Mais où est Simon ?

L'Orphelinat affiche

Réalisation : Juan Antonio Bayona
Pays : Espagne / Mexique
Année : 2007
Durée : 105 minutes
Imdb : tt0464141

Voici donc L'Orphelinat de Juan Antonio Bayona. Une fois de plus, je vais me taper la honte car je n'en savais pas plus que ça sur ce film. C'est un jour, complètement par hasard, que sur la chaîne Ciné Frissons j'ai vu un spot de L'Orphelinat (El Orfanato en VO) et qu'il allait passer deux ou trois jours plus tard. Ca m'a semblé bien sympathique et j'ai réservé ma soirée avec ma famille afin de le mater lors de son passage. (Affiche cinéma française visualisable en cliquant sur le logo).

Orphelinat_8Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d'autres enfants qu'elle aimait comme ses frères et sœurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l'intention de restaurer la vieille maison et d'en faire un lieu d'accueil pour enfants handicapés. La demeure réveille l'imagination de Simon, qui commence à se livrer à d'étranges jeux avec "ses amis invisibles". Le jour de l'inauguration du nouvel établissement, une dispute éclate entre Simon et Laura : Simon refuse de descendre pour accueillir les nouveaux arrivants (les enfants handicapés) ; refusant de céder à un caprice, Laura laisse Simon seul et va s'occuper des invités. Après la fête, elle retourne voir Simon et s'aperçoit qu'il a disparu...

Orphelinat_3Pas la peine de perdre son temps en palabres avant d'arriver à cette conclusion : j'ai adoré ce film. C'est une jolie surprise émanant d'un métrage dont je ne connaissais absolument rien. Je me suis pris un de ces coup de poing dans l'estomac lors du dénouement final, je ne vous raconte pas (non, je ne vous raconte pas ! Regardez ce film). Un film qui m'a marqué profondément. Et pour être franc, je viens de surfer vite fait sur le net et je suis consterné par ce que j'ai pu lire : On s'emmerde, la fin tombe à plat... Sérieusement, je n'en reviens toujours pas que l'on puisse penser de cette façon. Tout les goûts sont dans la nature mais quand même...

Orphelinat_6

Evidemment, si la personne s'attend à du fantastique bourré d'effets spéciaux et d'action non-stop, elle sera forcément déçu. Mais bon, comment peut-on s'attendre à ça avec un tel scénario ? L'Orphelinat est un film intimiste, qui prend son temps. Et moi, je me suis laissé embarqué dans cette histoire sans aucun problème, j'ai accroché immédiatement. La photographie du film, l'atmosphère qui se dégage de ce bâtiment... Alors bien sûr, les films sur les maisons hantées sont légions mais ce n'est pas pour ça qu'il est impossible de vivre encore de grands films traitant le sujet surtout si l'approche s'avère intéressante. Et là, c'est le cas !

OrphelinatBelén Rueda qui joue le rôle de Laura est excellente. On souffre avec elle et on se pose les mêmes questions tout au long du métrage. Tout est magnifiquement amené jusqu'à l'assemblage final du puzzle, c'est à dire l'explication de la disparition de Simon (Roger Príncep). Je ne veux absolument rien dévoiler mais je peux vous assurer que la vérité une fois apparue aux yeux de Laura détruirait n'importe qui mentalement, et moi le premier ! Un grand moment niveau sensation, inoubliable. L'Orphelinat est un film d'ambiance qui ne cherche pas le sensationnel pour vous faire sursauter à tout prix. Non, ici tout est mis en oeuvre pour servir une seule et unique chose par dessus tout : l'histoire.

Orphelinat_9Y a pas à dire, le cinéma espagnol cartonne. J'étais déjà un grand fan de Jaume Balagueró qui nous avait déjà pondu les excellents La Secte sans Nom, Fragile, Rec... ainsi que de Guillermo del Toro et voici encore un gars qui arrive là comme ça, Juan Antonio Bayona, avec son film et qui me trou le cul. Si seulement il y avait la même chose en France avec déjà de l'argent mis dans des projets "valables", mais bon... vive l'Espagne et pas que pour le ballon rond. Maintenant, faut que je me dégote le blu-ray dès que possible pour une seconde claque et une gorge qui va se nouer à nouveau.

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20 janvier 2011

L'habit ne fait pas le... prêtre

Satan's Triangle publicité

Réalisation : Sutton Roley
Pays : États-Unis
Année : 1975
Durée : 74 minutes
Imdb : tt0073662

En réponse à un SOS, un hélicoptère des gardes-côtes américain est envoyé au secours de l'équipage d'un voilier en perdition. Arrivé sur place, l'un des sauveteurs, descendu à bord, ne trouve qu'une seule survivante : une jeune femme sous le choc, répondant au nom d'Eva (Kim Novak). Un accident mécanique les empêchant de remonter à bord de l'hélicoptère, le sauveteur et la rescapée doivent alors passer la nuit à bord... (Encart publicitaire visualisable en cliquant sur le logo).

Satans_Triangle_7Il est des films que l'on n'oubliera jamais et ce Satan's Triangle de Sutton Roley datant de 1975 entre dans cette catégorie. Téléfilm pour être plus exact, émanant de la chaîne ABC (American Broadcasting Company). En 1979 j'avais... huit ans. Et c'est cette année là (copyright Claude François ?) qu'un dimanche vers 17h00 est passé ce téléfilm sur TF1. Oui je sais, cela paraît impossible et pourtant. Comme quoi, une erreur de programmation (pas possible autrement) aura donnée à toute une génération un souvenir culte, pour ne pas dire traumatisant. C'est qu'ils ont dû en avoir des réclamations d'abrutis lobotomisés (oui déjà) qui n'ont pas eu leur animateur gominé décérébré habituel ou une merdouille de télé-achat et qui ont certainement criés au scandale. Parce que ce téléfilm, depuis 1979, n'est JAMAIS repassé sur cette chaîne !

Satans_Triangle_2Et c'est bien dommage car je dois bien l'avouer, avec le temps passant et ce souvenir indélébile, je me suis toujours demandé si je reverrai un jour Le Triangle du Diable avant de mourir. Ca paraît con vous ne trouvez pas ? Et pourtant... des années de recherches pour me rendre compte que ce téléfilm est réellement une rareté même avec l'émergence d'internet. Mais bon, ma patience et ma ténacité ont été récompensés, j'y reviendrai un peu plus tard, chaque chose en son temps. Si comme moi vous avez vécu ce moment mémorable en 1979 devant votre petit écran et avez la même quête que votre serviteur, vous ne serez pas déçu. En attendant...

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En attendant, c'est quoi Le Triangle du Diable ? Et bien c'est un téléfilm qui se base sur les disparitions attribuées au Triangle des Bermudes et qui donne... une "possible" explication. Evidemment, des films ou téléfilms basés sur le Triangle des Bermudes sont plus que légions et surtout... passablement mauvais. Passablement mauvais car tout ce que j'ai vu après le téléfilm de Sutton Roley m'a semblé bien fade, impossible d'oublier ce traumatisme de mes huit ans.

Satans_Triangle Satans_Triangle_4 Satans_Triangle_5

Donc, le sauveteur restant (relisez le synopsis au début de l'article) est le Lt. J. Haig (Doug McClure) qui restera avec Eva à bord du voilier par la force des choses (peut-être pas d'ailleurs...). Celui-ci va écouter les explications de la seule survivante afin de savoir ce qui s'est réellement (ou pas) passé. En effet, c'est que les trois cadavres trouvés à différents endroits du voilier méritent un minimum d'explications. Un prêtre pendu par un pied au grand mât, un autre cadavre semblant léviter dans les airs... Mais que s'est-il passé nom d'une pipe ? Débute alors les explications d'Eva qui n'hésite pas à mettre le surnaturel comme principal fautif et ce depuis la montée d'un naufragé, le père Martin (Alejandro Rey), à bord.

Satans_Triangle_3Suite à ça, Haigh va tenter de tout expliquer rationnellement étape par étape, afin de dissiper les peurs palpables d'Eva. Au début de l'histoire, il nous prouve dans sa discussion avec son coéquipier le Lt. Cmdr. Pagnolini (Michael Conrad) que pour lui, le diable et autres "choses" de ce type ne sont que fumisteries. Va-t-il réussir à convaincre Eva (sublime Kim Novak !!!) ? Surnaturel ou concours de circonstances malheureuses ? Je vous invite bien évidemment à regarder (à nouveau pour les chanceux de 1979) ce Satan's Triangle. Moi, tout ce que je peux dire c'est que la fin de ce téléfilm m'a appris à huit ans pour la toute première fois ce que glacer le sang voulait dire. Promptement inoubliable, Evil never dies !

Satans_Triangle_14A quand une sortie dvd bordel ? En attendant, comme je l'ai dit un petit peu plus haut, j'ai cherché ce titre pendant des lustre. Vainement... Puis en 2008, j'ai relancé mes recherches profitant du forum de mon blog consacré aux jeux vidéo en relançant cette sorte de bouteille à la mer. Je vous invite à vous y rendre car bien évidemment vous y trouverez un lien permettant de le choper et en version française s'il vous plait ! Je pense que cela compensera le manque d'une bande-annonce à la fin de cet article, Le Triangle du Diable étant un téléfilm, celle-ci n'existe bien évidemment pas. Alors bon film tant que le lien sera valide ! Oups, le lien est ici.

Posté par Leatherface à 16:49 - Fantastique - Commentaires [67] - Permalien [#]
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