The Dead... Still Alive !!!

Billets sur le cinéma d'horreur, épouvante et fantastique

05 mai 2013

Entretien avec Caroline Munro

Maniac logo

Après un remake réellement très intéressant, voici de quoi revenir aux sources avec cet entretien sur lequel je viens de tomber via facebook (source ici). C'est aussi une occasion de faire une petite pub pour le Bloody Week-end où sera présente Caroline Munro ! En attendant les 28/29 et 30 juin, voici ma notre déesse se remémorant le cultissime film de William Lustig. Un véritable bonheur en deux parties à consommer sans modération !

Et pour les retardataires qui n'ont pas encore lu la chronique du film, c'est par ici que ça se passe !

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16 septembre 2011

Le Jour des Fous, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

Slaughter High

Slaughter High 1

Slaughter High 2

Slaughter High 3

Slaughter High 4

Slaughter High 8

Slaughter High 6

Slaughter High 9

Slaughter High 12

Enfin pour terminer je ne résiste pas à vous montrer une image de la VHS de l'époque, c'est à dire au format 1.33 (4/3) montrant plus d'image en bas et en haut. Ce qui donne ce passage cocasse où l'on peut voir en haut à gauche le micro au bout de la perche du preneur de son !

Slaughter High 14

Pour aller directement sur l'article c'est ici.

14 septembre 2011

Welcome back april fools !

Slaughter High affiche

Réalisation : George Dugdale, Mark Ezra et Peter Mackenzie Litten
Pays : Royaume-Uni / États-Unis
Année : 1986
Durée : 87 minutes
Imdb : tt0091969

En ce jour du 1er avril, Marty Rantzen (Simon Scuddamore), le souffre-douleur du lycée est victime d'une farce organisée par ses camarades de classe. Ce qui n'était qu'une mauvaise plaisanterie tourne alors à l'horreur lorsque le jeune garçon se retrouve malencontreusement défiguré par un jet d'acide. Plusieurs années après ce tragique événement, les responsables de ce regrettable incident sont invités à participer à une réunion d'anciens élèves. En se rendant dans leur lycée aujourd'hui abandonné, les jeunes gens ignorent encore qu'un épouvantable piège vient de se refermer sur eux... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Slaughter High

Y a pas à dire, bien que la qualité soit pas au top (mais en même temps en ce temps là, la qualité dvd voire blu-ray n'existait pas), le vidéoclub où je trainais mes guêtres m'a fait découvrir des tonnes de films via la VHS. Evidemment, je suis tombé sur pas mal de navets trompé que j'étais par de jolies jaquettes qui parfois n'avaient mêmes rien à voir avec les films qu'elles vantaient ! Mais très souvent je suis tombé sur des films sympathiques que je n'ai pas oubliés durant toutes ces années. Et les revoir est un véritable plaisir. Le Jour des Fous (titre français) fait parti de ces films pour lesquels j'avais flashé et dont je garde une certaine affection. Et en avant pour un nouveau psycho-killer des années 80 !

Slaughter High 2En fait, Slaughter High n'est pas le véritable titre à proprement parler (oui, je parle proprement moi). En effet, en cette années 1986 un autre film chez Paramount est sorti avec le titre que devait porter Slaughter High, c'est à dire April Fools Day. Et vous savez comment ça fonctionne, Paramount a négocié et moyennant une certaine somme d'argent (vous espériez une entente sur un simple bisou ?) les deux partis sont tombés d'accord. Paramount garde April Fools Day (qui s'appellera Week-End de Terreur chez nous) et le film dont il est question ici aura finalement Slaughter High comme nom. Tout est bien qui fini bien comme on dit. Chose étonnante, Slaughter High sortira quand même en VHS sous le nom 1 April Fools Day mais... au Japon ! L'éditeur anglais Arrow Video vient juste de le sortir en dvd (excellente qualité au passage mais pas de vf ni de sous-titres malheureusement) et sur le générique le métrage possède aussi son titre d'origine 1 April Fools Day.

Slaughter High 3Bien que ce film se fasse casser un petit peu partout, je compte bien le défendre car personnellement j'adore. J'adore par exemple le fait de retrouver la sublime Caroline Munro dans le rôle de Carol. Mais si, souvenez-vous, cette beauté a tourné dans plusieurs films dont le cultissime Maniac ! Je ne vais pas faire la liste de tous ses films (allez sur IMDb ou Wikipédia) mais on la retrouve aussi à un tout autre niveau dans par exemple Les Prédateurs de la Nuit de Jess Franco avec à ses côté une certaine... Brigitte Lahaie ! Si ça c'est pas une filmo hétéroclite, je ne m'y connais pas. Toujours est-il que de retrouver Caroline Munro est toujours un immense plaisir !

Slaughter High 4

Un bon bain, y a que ça de vrai !

Pour ce qui est de savoir ce qu'elle peut bien faire dans ce film c'est pas très compliqué. Caroline Munro était à l'époque la petite amie de George Dugdale qui si vous suivez est l'un des co-réalisateurs et aussi l'un des co-scénaristes. Les tourtereaux se marieront quelques années plus tard. Ils étaient quand même trois réalisateurs et scénaristes pour nous pondre ça ! Mais croire que nous avons à faire du coup à un film ultra-recherché serait une erreur. Car il faut le reconnaître, Slaughter High est un film qui ne s'emmerde pas avec une quelconque crédibilité, bien au contraire ! Ici on sent la franche déconne alliée à un gore de bon aloi ! Et ce qui semble être un défaut chez tous les critiques est pour moi une indéniable qualité qui confère au métrage ce charme si particulier !

Slaughter High 11Dans le genre on ne s'embarrasse pas, il y a déjà l'âge de miss Munro sensée jouer une adolescente alors qu'elle est âgée à l'époque de... 36 ans rien de moins ! Mais quelque part on s'en fout, Caroline on t'aime ! Puis il y a aussi les situations qui sont pour la plupart débiles mais donnent lieu à des meurtres forts sympathiques ! Prenons le cas de Shirley (Josephine Scandi) par exemple qui couverte de sang et sachant qu'un tueur rode ne pense qu'à une seule chose : prendre un bain ! On ne va pas s'en plaindre d'ailleurs, cela permettra un quota de nudité mais aussi et surtout une mort bien dégueulasse, comme la plupart des autres meurtres !

Slaughter High 5Et c'est là qu'est la grande force de Slaughter High et pourquoi je l'ai toujours aimé : sa générosité ! Les meurtres sont variés, craspecs (comme le cadre où ça se passe d'ailleurs, le lycée à l'abandon) comme je les aime. Quand la jaquette de la VHS nous stipulait par les producteurs de Vendredi 13, ce n'était pas pour rien ! Les gars maîtrisent des mises à mort plutôt graphiques et c'est tant mieux pour le fan du genre. Et pour enrober le tout, il ne faut pas omettre non plus celui qui est derrière la musique de ce film : Harry Manfredini, que les fans de Vendredi 13 connaissent bien. On aura même droit à un tout petit bout de son score culte lors d'une petite blague avec un masque de hockey (et ne faites pas celui qui ne voit pas où je veux en venir).

Slaughter High 10

Stella (Donna Yeager), une nymphomane qui va être calmée

L'histoire en elle même fera penser à d'autres films dont un certain The Burning pour ce côté vengeance d'un homme défiguré. Mais contrairement au film de Tony Maylan, exit le côté champêtre copyrighté par la famille Voorhees et place ici au lycée Doddsville pour voir les sévices que subit Marty, puis toujours le même lycée devenu insalubre quelques années plus tard (5 ans pour être plus précis) où ses ex-tortionnaires sont invités pour une réunion d'anciens élèves. Évidemment Marty compte régler ses comptes via cette réunion. Et il nous offre un costume plutôt inhabituel pour l'occasion, costume qui restera à tout jamais la marque/signature de Slaughter High.

Slaughter High 7Alors il ne faut pas non plus me faire dire ce que je n'ai pas dit. Le Jour des Fous n'est pas un film friqué, une grosse production m'as-tu vu, c'est au contraire une toute petite production, une série B quoi. Mais une excellente série B pour tout ce que je viens d'expliquer. Oui les dialogues sont aussi "à la masse" durant la majeure partie du métrage mais rien n'y fait, cela aussi contribue à son charme. Si vous aimez les slashers, ne faites pas l'impasse sur lui ce serait une grossière erreur. Le film existe en dvd zone 2 chez l'éditeur Uncut Movies en vostfr au format 1.66 (Arrow Video le propose en 1.78, son véritable format semble-t-il) mais malheureusement non compatible 16/9 comme j'ai pu le lire.

Slaughter High 13

A force d'avoir été sceptique, Nancy (Kelly Baker) termine dans la fosse (beurk !)

Je dois malheureusement terminer sur une bien triste note. Slaughter High est le seul film de l'acteur jouant Marty Rantzen, c'est à dire Simon Scuddamore. Celui-ci s'est donné la mort peu de temps après le bouclage du film. Mourir si jeune c'est vraiment horrible, paix à son âme. Sur ce je vous laisse avec la bande annonce qui je trouve en montre beaucoup trop. Matez plutôt le film avant. Mais bon, vous faites comme vous voulez, à vous de voir.

Plus d'images du film, c'est ici.

09 février 2011

Je vous avais dit de ne pas sortir ce soir !

Maniac affiche

Réalisation : William Lustig
Pays : États-Unis
Année : 1980
Durée : 87 minutes
Imdb : tt0081114

Un couple d'amoureux est sauvagement assassiné par un tueur en cagoule. Une prostituée est agressée à son tour, puis scalpée. Sa chevelure finira sur la tête de l'un des mannequins ornant la chambre du psychopathe. Hanté par l'image d'une mère trop autoritaire, Frank Zito (Joe Spinell), le criminel, ne peut réfréner ses pulsions meurtrières. Seule la mort pourrait le délivrer... (Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo).

Maniac_5Tout a déjà été dit sur Maniac. Premier film de William (Maniac Cop) Lustig datant de 1980, Maniac restera toujours à travers le temps une oeuvre unique, sans concessions. Glauque, sordide, malsain... Maniac c'est aussi tout ça à la fois, on est très loin du film destiné en priorité aux adolescents comme un Halloween ou encore un Vendredi 13. Loin de moi l'idée de dénigrer les deux films précédemment cités (je les adore), mais il est clair que là on ne boxe pas dans la même catégorie. Ici c'est du lourd, du très très lourd.

maniac_vhs

Séquence nostalgie, sortez les mouchoirs !

Je ne pense pas être une exception et comme la grande majorité des fans de ce film, je l'ai découvert grâce à la VHS via cette fameuse collection "Les films que vous ne verrez jamais à la télévision" parue chez René Chateau (pour ça, on ne le remerciera jamais assez l'ami René). C'est aussi grâce à cette collection que j'ai pu découvrir d'autres films tous aussi cultes les uns que les autres comme un certain Zombie ou encore un Massacre à la Tronçonneuse. Evidemment, ces chefs-d'oeuvre apparaitront sur ce blog au fil du temps, c'est grâce à eux que j'ai finalement sauté le pas pour la création de tout ceci.

Maniac_2La grande force de Maniac au final, c'est d'avoir été un film à petit budget filmé à l'arrache sans autorisations. Les scènes extérieures en plein New York, ça devait valoir son pesant de cacahuètes. Surtout lorsqu'il fallait tout remballer vitesse grand V lors de l'arrivée de la police ! Pour un premier film, l'ami Lustig n'avait vraiment pas froid aux yeux. Deux ans plus tard, dans le genre tournage à l'arrache mais sans ce genre de pression, un certain Sam Raimi a eu la chance d'avoir un scénario se déroulant au fond des bois. Si vous n'avez pas reconnu The Evil Dead, je ne peux décemment plus rien pour vous.

Maniac_4Mais soyons quand même honnête, cette force, cette puissance du tournage à l'arrache possède aussi quelques défauts heureusement non rédhibitoires. J'en veux pour exemple cette scène du métro où la victime potentielle se retrouve seule pourchassée par Frank Zito et lorsqu'elle essaie de rentrer dans la rame en vain, un plan juste derrière et filmé à l'intérieur de la rame de métro qui s'éloigne montre celle-ci sur le quai mais... pas seule, il y a quelques usagers avec elle ! Ce plan est aussi visible sur la bande-annonce. Bon heureusement, ce n'était pas aux heures de pointes non plus mais ces deux trois pékins indésirables ça l'a fout mal.

Maniac_6 Maniac_8 Maniac_7

Voilà, c'est juste pour dire que même si j'adore Maniac, je ne suis pas non plus un crétin aveugle. Mais cette petite faute de goût (il aurait fallu peut-être juste couper ce plan au montage d'ailleurs) ne terni en rien la puissance inouïe de ce métrage hors normes. Et la totalité du film repose d'ailleurs sur la prestation complètement hallucinée de son interprète principal jouant Frank Zito : Joe Spinell.

Maniac_10Acteur, scénariste et aussi producteur exécutif, Joe Spinell EST Frank Zito, une performance incroyable et à la limite, peut-être le rôle de sa vie. Après ça, impossible de ne pas se marrer. "Hein ? Ca va pas là ?". Mais laissez moi finir ! Je disais donc impossible de ne pas se marrer lorsque tu entends nos "fabuleux" acteurs français te sortir des foutaises à aller coucher dehors du style :"je me suis investi comme jamais sur ce film et il m'a fallu plusieurs semaines pour réussir à me débarasser du personnage après la fin du tournage". Pas la peine d'extrapoler plus longtemps sur nos "stars" et revenons plutôt sur de véritables acteurs.

Maniac_9Je ne peux que vous conseiller d'acquérir la version collector double dvd de ce film sortie chez G.C.T.H.V. (toujours dispo chez amazon d'ailleurs) et qui au niveau de la qualité du métrage ainsi que des bonus ne se fout pas du monde ! Puis surtout, avoir eu les honneurs d'une sortie d'un dvd zone 2 pour Maniac, ça ne peut pas se refuser ! Le documentaire Joe Spinell Story est riche d'enseignements et nous montre un personnage attachant malgré ses excès. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Joe Spinell nous a quitté le 13 janvier 1989 alors qu'il était sur le projet d'un Maniac 2 (qui ne sortira donc jamais) dont il est possible de voir deux extraits qui avaient été filmés pour trouver des financements sur le dvd !

Maniac_13

Leatherface qui roule n'amasse pas... OK je sors.

Il y a aussi et surtout l'immense plaisir de voir Caroline Munro (la photographe Anna D'Antoni dans le film) toujours aussi jolie dans une interview de 2001. On y croisera aussi dans ce bonus dédié à Joe Spinell un certain Jason Miller (The Exorcist) juste avant que celui nous quitte à son tour. Bref, Maniac est incontournable et aucun autre film sur le sujet n'est capable de rivaliser sauf peut-être un seul, le cultissime Henry : Portrait of a Serial Killer de John McNaughton.

Maniac_14Froid, oppressant, étouffant et avec aussi un Tom Savini toujours au meilleur de sa forme (en tant qu'acteur et aussi aux effets spéciaux), faites chauffer votre platine dvd ou même blu-ray avec le zone all paru récemment chez Blue Underground avec version française et sous-titres français pour les puristes ! Plus de 30 ans après, Maniac restera toujours aussi dérangeant. Je vous laisse avec la bande-annonce originale non censurée qui je l'espère ne sera pas virée du jour au lendemain de mon compte You Tube.

Posté par Leatherface à 10:25 - Horreur - Commentaires [28] - Permalien [#]
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