The Dead... Still Alive !!!

Billets sur le cinéma d'horreur, épouvante et fantastique

05 septembre 2011

La Mort n'aime pas se faire berner

Destination Finale 5 affiche

Réalisation : Steven Quale
Pays : États-Unis
Année : 2011
Durée : 92 minutes
Imdb : tt1622979

Dans ce cinquième épisode, la Mort est toujours aussi omniprésente et se déchaîne après que Sam (Nicholas D'Agosto) soit victime d’une terrible prémonition et sauve ses collègues de l’effondrement d’un pont suspendu. Ce groupe d’âmes innocentes n’était pas supposé survivre, et dans une course terrifiante contre le temps, ces malheureux tentent frénétiquement de trouver le moyen d’échapper au sinistre agenda de la Mort. (Affiche française visualisable en cliquant sur le logo).

Destination Finale

Je ne pensais pas pouvoir y aller mais le destin a fait que j'ai quand même pu me rendre au cinéma voir ce film que j'attendais depuis son annonce. Et ayant lu sur d'autres blogs des critiques très négatives, je voulais me rendre compte par moi-même. Etant fan de la saga, j'attendais à chaque fois un nouveau volet comme à l'époque d'un certain Vendredi 13 et son rendez-vous annuel d'équarissage. Bon ici, le rythme des parutions n'est pas aussi soutenu mais je ne peux m'empêcher de faire le parallèle. Plaisir coupable ? Allez savoir...

Destination Finale 2Je n'ai pas à me plaindre, ce dimanche 4 septembre n'a pas été entaché par la poisse comme j'en ai malheureusement l'habitude ces derniers temps. Je dirai même qu'une certaine chance a pointée son nez. Explications. On arrive au cinéma et il fallait se rendre à un guichet pour rajouter 2 euros aux places que nous avions (émanant d'un C.E.). Ben oui, le film étant en 3D c'est 2 euros en plus par place et 1 euro supplémentaire pour chaque paire de lunettes. Bon, on avait déjà les lunettes en stock, ma fille ayant été plusieurs fois au cinéma voir ce genre de films en 3D (Avatar, Piranha...).

Destination Finale 3Et là, la catastrophe. Les guichets automatiques sont blindés de monde et le peu de guichets à caractère "humain"... pas mieux ! Quatre colonnes composées chacune d'approximativement 45 personnes ! Et il fallait faire la queue bien évidemment. Ma femme me demande si c'est certain que c'est ici qu'il faut se mettre et lui répondant par un : "j'en sais trop rien, on vient tellement souvent...", celle-ci remarque un gars seul derrière une machine légèrement sur la droite. Elle remonte toute la queue pour le voir et lui demande ce que nous devons faire pour échanger nos places pour film 2D avec des places estampillées 3D. Il lui répond que normalement il faut faire la queue (sur l'une des files où j'étais resté au cas où), mais qu'il allait le faire vite fait. Et hop, minimum 30 minutes de queue évitée !

Final Destination

Moi et l'une de mes filles juste avant le départ, parés pour la "fridi"

Une fois dans la salle, j'étais enfin près pour le dépucelage. Non non, je ne comptais pas faire un truc comme Liz (Enrica Maria Scrivano) dans le premier Demons. Tss.. tss.. je parle juste de ma première vision d'un film 3D avec le système de lunettes noires à la Blues Brothers. Et oui, pour moi le vieux, la 3D c'est... le passage de la version anaglyphe de L'Étrange Créature du Lac Noir à la télévision le 19 octobre 1982 dans l'émission La Dernière Séance animée par Eddy Mitchell. Que de souvenirs... mais aussi petite déception car pas terrible au final le rendu avec ces lunettes composées de filtres bleu et rouge. Et tous les autres films vus par la suite avec ce procédé ne m'ont jamais convaincus. Dans les derniers parus en dvd, Piranha 3D est à éviter comme la peste en version anaglyphe.

Destination Finale 4En tout cas la 3D a incroyablement évoluée, c'est complètement fou. Une chose est certaine je ne suis pas près d'oublier les effets que j'ai pu voir. Mon opinion sur la 3D a complètement changée après la projection. Enfin bon, pour ce genre de film spectaculaire où cela apporte un plus indéniable. Je reste quand même toujours affligé par le fait qu'absolument tout et n'importe quoi sort en 3D, cela va certainement entraîner cette "mode " à sa perte. Tant mieux pour la majorité des cas, mais quand même dommage pour d'autres films à qui c'est profitable. Oui, ça a été la méga claque cette 3D dans ce film. Mais d'ailleurs, si on parlait maintenant du film en lui-même ?

Destination Finale 5Malgré ce que j'ai pu en lire avant d'aller au cinéma, cela ne m'a pas empêché de garder espoir. Etant (je le répète) assez fan de la saga, je pensais quand même trouver un minimum de choses intéressantes par rapport à un autre spectateur plus ou moins insensible à ce que sont les Final Destination (titre VO). Et Dieu que j'ai bien fait d'aller le voir car... ça a été la claque et sur plusieurs points ! Et non, pas la peine de me sortir que le fait d'avoir été bluffé par la 3D (mon dépucelage) ne me rend pas objectif. C'est pour ça je vais aborder les qualités de cette tuerie (je pèse mes mots) qui clos la saga par la grande porte ! Enfin... peut-être qu'ils nous ferons comme un certain Friday the 13th : The Final Chapter, qui était tout sauf final (on connait la suite). Mais en attendant, ce Destination Finale 5 est le dernier, sa fin le laisse aussi supposer (les fans vont A-DO-RER cette fin) et de surcroît il est d'une qualité rare.

Destination Finale 17

Ami(e)s du vertige, bonjour !

Nous savons tous l'histoire d'un Destination Finale. L'un des protagonistes a la vision d'une catastrophe où lui-même et d'autres personnes perdent la vie. Grâce à cette vision, ce protagoniste prévient les personnes qui l'entoure et ceux qui veulent l'entendre le suivent et évitent la mort de justesse. Ensuite, les survivants perdent la vie un par un, la Mort reprenant ceux qui lui avait échappé. La force du concept c'est la catastrophe évitée mise en image avec tous les décès (différente à chaque film) puis ensuite l'inventivité des décès lorsque la Mort reprend ses ouailles. Chaque film est attendu le pied ferme par votre serviteur qui attend une catastrophe toujours plus incroyable que celle du film précédent tout comme de nouvelles élaborations machiavéliques afin que chaque survivant... ne le soit plus.

Destination Finale 13Premier constat sans appel : le drame que nos "héros" vont vivre en se rendant à un séminaire en bus est l'un des meilleurs de la saga. Il arrive sans aucun problème au niveau de celui du second volet, complètement fou, inventif et surtout lisible ! En effet, on est loin de celui du troisième volet par exemple, qui était très mal monté et où l'on ne distinguait pas grand chose au final avec son montage épileptique au possible. Ici rien de tout cela, c'est formidablement bien fait et le spectateur en a déjà pour son argent !

Destination Finale 7Ensuite nous allons suivre ce qui va arriver aux survivants : Sam, Molly (Emma Bell), Candice (Ellen Wroe), Peter (Miles Fisher), Dennis (David Koechner), Olivia (Jacqueline MacInnes Wood), Nathan (Arlen Escarpeta) et Isaac (P.J. Byrne). Soit huit personnages qui ont des comptes à rendre avec la Mort en personne. Et là, Steve Quale (qui a auparavant travaillé avec James Cameron, notamment sur Avatar en tant que second réalisateur d'unité) va réussir à nous mettre une pression, une angoisse comme dans les meilleurs moments de la saga.

Destination Finale 16Je peux vous dire que ça va réellement foutre la pression, surtout lorsque la Mort va s'intéresser à la gymnaste Candice. Vous n'êtes pas près d'oublier cette putain de vis sur la poutre ! On sait ce qui va arriver (ouille ouille ouille...) mais le réalisateur s'amuse avec nos nerfs via ces pieds qui passent leur temps à "danser" autour de cette vis et le spectateur, pendant tout ce temps, emmagasine littéralement la future douleur. Trop trop fort. Et bien évidemment, cela ne se passe pas tout à fait comme on le prévoit, c'est encore pire ! Je pourrai poster une image de la gymnaste après que la Mort ait fait son boulot mais cela serait indigne et gâcherait le choc que vivra le lecteur ne l'ayant pas encore vu. Encore un très grand moment !

Destination_Finale_5

Destination Finale 5 ? Ca poutre !

Non vraiment, ce film est trop excellent. Peter va complètement perdre les pédales (tuer une personne innocente au hasard pour être épargné ?), Olivia va comprendre ce qu'a enduré Malcolm McDowell sur Orange Mécanique avant de connaître pire... je préfère ne pas en dire plus ne voulant pas trop spoiler et vous laisser prendre la claque que j'ai prise. Par contre, impossible de ne pas parler de William Bludworth, le coroner, personnage encore incarné par Tony Todd. On peut dire tout ce que l'on veut sur Destination Finale 5, mais nom d'un chien Tony Todd... quel putain de charisme ! Il te bouffe la pellicule dès qu'il apparaît à l'écran ! Tony "big charisma" Todd fuckin' ruuules !

Destination Finale 11

Tony Todd, coroner et bouffeur de pellicule à ses heures

Maintenant il est temps de terminer par la fin du film. On sait tous que la fin d'un métrage est importante car ce sont les dernières images avec lesquelles reste le spectateur, ses dernières impressions. Et bien là, c'est une fois de plus la grosse claque car Destination Finale 5 boucle la saga d'une fort belle manière ! Je ne m'y attendais pas du tout et ma femme non plus, nous avons été complètement bluffés ! Trop génial cette manière de boucler la boucle (mais chuuut... pas de spoiler !), inventif au possible ! Enfin pour conclure définitivement, on nous offre début du spoiler un medley des différentes façon de mourir de tous les Destination Finale avec en fond sonore... If you want blood (You've Got It) fort à propos d'AC/DC époque Bon Scott ! Fin du spoiler. Non vraiment, ce film a été fait pour moi, c'est pas possible autrement. A voir d'urgence et de préférence en 3D (qui ici n'est pas un gadget inutile comme c'est malheureusement trop souvent le cas).