The Dead... Still Alive !!!

Billets sur le cinéma d'horreur, épouvante et fantastique

27 janvier 2013

Who will survive and what will be left of them ?

The Texas Chainsaw Massacre logo

Texas_Chainsaw_ouverture_3

The Texas Chainsaw Massacre lobby card 1 The Texas Chainsaw Massacre lobby card 2 The Texas Chainsaw Massacre lobby card 3

The Texas Chainsaw Massacre lobby card 4 The Texas Chainsaw Massacre lobby card 5 The Texas Chainsaw Massacre lobby card 6

The Texas Chainsaw Massacre lobby card 7 The Texas Chainsaw Massacre lobby card 8

 

TCM lobby card allemande 1 TCM lobby card allemande 2 TCM lobby card allemande 3

TCM lobby card allemande 4 TCM lobby card allemande 5 TCM lobby card allemande 6

TCM lobby card allemande 7 TCM lobby card allemande 8 TCM lobby card allemande 9

TCM lobby card allemande 10 TCM lobby card allemande 11 TCM lobby card allemande 12

TCM lobby card allemande 13 TCM lobby card allemande 14 TCM lobby card allemande 15

TCM lobby card allemande 16

 

TCM press promo 1 TCM press promo 2 TCM press promo 3

TCM press promo 4 TCM press promo 5 TCM press promo 6

TCM press promo 7

Pour aller directement sur l'article c'est ici.


26 janvier 2013

After a decade of silence... the buzzz is back

The Texas Chainsaw Massacre Part 2 logo

Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card 1 Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card 2 Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card 3

Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card 4 Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card 5 Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card 6

Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card 7 Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card 8 Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card 9

Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card 10 Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card 11

 

Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card US 1 Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card US 2 Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card US 3

Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card US 4 Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card US 5 Massacre à la Tronçonneuse 2 lobby card US 6

 

TCM 2 press promo 1 TCM 2 press promo 2 TCM 2 press promo 3

TCM 2 press promo 4 TCM 2 press promo 5 TCM 2 press promo 6

Pour aller directement sur l'article c'est ici.

09 avril 2012

Regarde ce que ton frère a fait à la porte !

The Texas Chainsaw Massacre affiche

Réalisation : Tobe Hooper
Pays : États-Unis
Année : 1974
Durée : 84 minutes
Imdb : tt0072271

"Le film que vous allez voir relate la tragédie que vécut un groupe de cinq jeunes gens, en particulier Sally Hardesty et son frère invalide Franklin. Cette histoire est d'autant plus tragique qu'ils étaient jeunes. Mais, eussent-ils vécu très très longtemps, qu'ils n'auraient pu s'attendre ni même souhaiter voir une telle débauche de folie et de macabre à laquelle ils assistèrent ce jour-là. Pour eux, une balade par un après-midi d'été idyllique devint un cauchemar. Les événements de cette journée devaient mener à la découverte de l'un des crimes les plus bizarres des annales de l'histoire américaine, The Texas Chainsaw Massacre." (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

The Texas Chainsaw Massacre Cemetery

Bon là ça ne rigole plus, on touche au sublime donc histoire de ne pas faire comme d'habitude, exit le synopsis habituel et on entame avec le texte en ouverture du film dicté en version originale par John Larroquette à qui Tobe Hopper a demandé de prendre un ton à la Orson Welles. Ce texte simple, clair donc compréhensible instantanément par tous, contribue dès le départ a instaurer ce qui sera la plus grande force du métrage de son commencement à sa fin : un aspect documentaire qui en aura retourné plus d'un dont votre serviteur mais... dans le bon sens contrairement à d'autres...

Pam (Teri McMinn) peut-elle se fier à son horoscope ?Alors comment en est-on arrivé là ? Qu'est-ce qui a amené Tobe Hooper à réaliser l'un des plus grand films du cinéma et ce avec un budget si étriqué ? Le véritable commencement c'est lorsqu'un ami de Hooper lui conseilla d'aller voir un film qui passait au cinéma, un film en noir et blanc, un certain... Night of the Living Dead. Bien lui en a pris de suivre le conseil de cet ami car c'est en voyant la réaction des spectateurs face au métrage de George Romero (lui aussi devenu culte avec le temps) qu'il a su que c'était ça qu'il fallait faire et c'est de là qu'est parti l'idée de faire un film comme The Texas Chainsaw Massacre.

Même à cinq, prendre un auto-stoppeur ça craint un max !Après pour ce qui est du film en lui-même, l'inspiration vient d'un célèbre tueur en série : Edward Theodore Gein plus connu sous Ed Gein lorsque l'on parle de lui. Je ne compte pas faire un exposé sur le personnage, d'autres sites le font admirablement bien comme ici par exemple. Un brin de culture ne faisant jamais de mal, n'hésitez pas à y aller pour savoir de quoi on parle. Tobe Hooper avait de la famille habitant dans le Wisconcin, famille habitant juste à une trentaine de kilomètres de la maison de celui que l'on appela par la suite (entre autre) le boucher de Plainfield. Inutile de dire que gamin et entendant les histoires horribles qu'on s'amusait à lui raconter afin de lui faire peur, son enfance a été marquée et ces horreurs se sont tout naturellement intégrées au scénario de son film.

TCM_4

Pam (Teri McMinn) et Sally (Marilyn Burns) se remettent de l'auto-stoppeur

Donc oui, niveau inspiration le mobilier si particulier que l'on peut voir dans le film est lié à ce que les enquêteurs ont découvert chez Ed Gein en 1957. Par contre pour ce qui est du côté visuel de Leatherface interprété par Gunnar Hansen, c'est tiré d'une autre histoire tout aussi glauque que la précédente. Une fois de plus il faut retourner à l'enfance de Hooper où son médecin de famille lui avait raconté une chose que celui-ci avait fait alors qu'il était encore étudiant. Il travaillait sur un cadavre dont il a écorché le visage pour... se faire un masque pour Halloween ! Encore une histoire marquante que notre réalisateur texan n'a jamais oubliée et qu'il a intelligemment utilisée pour son film.

Pam (Teri McMinn) se demande ce que fout Kirk (William Vail)Après, ce qui est marquant dans le métrage c'est bien évidemment l'objet dont il est question dans le titre (titre choisit après la fin du tournage) et dont le personnage de Leatherface en deviendra indissociable. Là aussi c'est dû à une anecdote. Lors d'un Noël, Tobe Hooper faisait la queue dans un grand magasin où il y avait un monde fou et où la chaleur était étouffante. Et c'est alors qu'il se demandait comment sortir de cet environnement insupportable que son regard se posa sur une série de tronçonneuses exposées. L'idée d'allumer l'un de cet engin pour faire place net rien que par son aspect dissuasif lui donna l'idée de l'utiliser dans son futur film.

Plan culte démarrant de la balancelle et suivant Pam jusqu'à la maisonS'il existe encore des personnes (mais est-ce possible ?) persuadées que l'histoire dont il est question ici est réellement tirée d'une histoire vraie, elles en seront pour leurs frais. Tobe Hooper : "C'était l'époque du Watergate. Une époque où je commençais à me dire que peut-être ces gens à la télé ne disaient pas la vérité. Je crois que je devenais désillusionné. Et les jeunes de mon entourage étaient soit désillusionnés soit déterminés à faire changer les choses. C'était une époque étrange. Le film est devenu une métaphore cinématographique de la conjoncture de l'époque. Voilà à mon avis le propos de Massacre à la tronçonneuse".

TCM_8

Une vision personnelle du confort

Ajoutons à cela que c'est en voyant devant un cinéma de longues files d'attentes provoquées par le simple fait de la mention "histoire vraie" sur l'affiche d'un film, et vous comprendrez l'intérêt de notre texan à jouer sur cette ambiguïté. Tout était en place pour réaliser le film que nous connaissons tous (et tant pis pour ceux qui ne le connaissent pas), film qu'il est réducteur de réduire à un simple film d'horreur. Oui je sais, il est classé dans cette catégorie sur le blog mais... il fallait bien en choisir une et ça n'empêche pas derrière de dire que la pellicule de Hooper explose les codes ainsi que les sacro-saintes valeurs familiales (surtout via la scène du repas) ce qui fit scandale.

Oui, ici c'est pas comme à la maisonMais la réalisation de ce chef d'oeuvre n'a pas été de tout repos. Et lorsque l'on connaît deux/trois petites choses à son sujet, on se rend compte que c'est justement tous ces éléments cumulés aussi pénibles soient-ils, qui rendent ce film intouchable pour l'éternité, une véritable révolution, une tornade dans tous les sens du terme et ce à tous les niveaux. Dès son générique si particulier utilisant les tâches solaires, le film sera tout du long lié à cet astre et la chaleur étouffante transparaît à chaque plan. Alors évidemment à la vue de toutes les horreurs que vont vivre nos cinq protagonistes, on se dit qu'au Texas le soleil tape beaucoup trop sur la tête de ses habitants.

Sally (Marilyn Burns) prouvant que l'enfer c'est bien sur terreEt quelque part, si on pousse un peu ce raisonnement d'une facilité affligeante au départ, on se rend compte que c'est ce même soleil (et sa chaleur suffocante) qui aura rendu le film aussi fou au final. Filmer les scènes se déroulant dans le van c'était déjà pénible mais ce n'était rien, vraiment rien à côté de la scène mythique du repas dont le tournage s'est effectué sur une durée de... 27 heures d'affilées ! Les principales raisons de ce que l'on peut véritablement appeler un tournage marathon sont dues à ces deux faits : le contrat d'un des acteurs syndiqué (Jim Siedow) se terminait ce jour là et il ne restait plus qu'un seul masque pour le grand-père (John Dugan).

TCM_25

Une des nombreuses scènes cultes : celle du repas

Imaginez une température entre 40 et 42° à l'extérieur, des couvertures aux fenêtres pour masquer la lumière du jour afin d'être raccord, et l'éclairage des projecteurs s'alliant à la chaleur ambiante pour littéralement faire cuire le décor composé de bidoches et autres joyeusetés de ce genre ! Ils ont même essayés d'injecter du formol dans les saucisses pour qu'elles tiennent le coup, toujours histoire d'être raccord. Continuez à imaginer l'odeur de la pièce avec la bidoche qui macère et pourrie et ce pendant 27 heures ! Un gars de l'équipe a eu l'ingénieuse idée d'aller brûler tout ce qui ne serait plus utile derrière la maison pendant que ça tournait et le vent s'est levé amenant la fumée dans la maison. Bilan : entre chaque prise ça courrait pour aller vomir avant de revenir pour continuer le tournage. Pas difficile de comprendre que chacun était devenu irritable à la moindre remarque et que plus personne ne se supportait, une véritable folie qui se sera imprimée sur pellicule pour notre plus grand bonheur.

Ou quand l'être humain n'est plus que de la viandeMais cette folie palpable tout au long du film ne serait pas crédible sans ces acteurs tous aussi bons les uns que les autres. John Dugan qui interprète le grand-père connaissait Kim Henkel via sa soeur qui était... sa femme. Kim l'a appelé pour le rôle. Jim Siedow, jouant le plus vieux des trois frères, a été appelé par Tobe Hooper avec qui il avait tourné dans un film : The Windsplitter. Jim Siedow ne se souvenait plus de Tobe Hooper contrairement à lui ! Son rôle est très important, celui d'un demi-fou pour que ça puisse fonctionner sinon se serait le boxon total. Edwin Neal, l'auto-stoppeur, s'est pour sa part rendu à une audition dans un amphi par curiosité. Il a reconnu son neveu dans le rôle, paranoïaque et schizophrène et il l'a imité. Gunnar Hansen qui interprète Leatherface a appris qu'on cherchait quelqu'un pour le rôle d'un tueur dans un film et il a contacté Bob Burns (directeur du casting et aussi qui s'occupait des effets spéciaux) qui l'a mis en relation avec Tobe Hopper et Kim Henkel.

Leatherface (Gunnar Hansen) plus humain qu'il n'y paraitSacré Gunnar qui ne possédait qu'en tout et pour tout qu'un seul costume porté 12 à 16 heures par jour, 7 jours par semaine ! Tout le monde l'évitait durant tout le tournage à cause... de son odeur ! Impossible de se risquer à laver l'unique costume et que celui-ci perde ses couleurs ou pire... Mais comment ne pas terminer en mentionnant Marilyn Burns, jouant Sally Hardesty, et son engagement total et sans qui (via la qualité de sa prestation) tout le film tomberait à l'eau ? Il suffit juste de prendre la scène de la cabane où il a fallu huit prises et où entre chacune d'entre elles Tobe Hooper et Marilyn Burns demandaient à Jim Siedow de frapper plus fort pour être plus crédible ! Et Jim Siedow s'est finalement pris au jeu et Marilyn a vraiment dégustée sévère tournant presque de l'oeil lors de la dernière prise !

Enfin en sécurité ? Sally (Marilyn Burns) totalement impuissante Un regard bien plus explicite que des mots

Oui, The Texas Chainsaw Massacre est l'un des plus grands films du cinéma. Pour preuves ? Les réactions qu'il a suscité à la quinzaine des réalisateurs en 1975 à Cannes. Ce public constitué de la crème du politiquement correct a été... "secoué". Ou encore en 1976 lors du festival d'Avoriaz où le film ne pouvait que gagner le grand prix mais malheureusement 1976 a été l'année où présidait le pire jury qui puisse exister ! Même jury qui a décidé de ne pas décerner de grand prix à cause (selon eux) du manque de qualité des films en compétitions ! Du jury "élitiste" de 1976 on retiendra une certaine Leslie Caron qui est sorti en hurlant pendant la projection du film et qui apparaît le 25 janvier 1976 dans l'émission "Les rendez-vous du dimanche" présentée par un autre parasite con comme un manche qualifiant le film d'abominable et qui n'était autre que Michel Druker.

Franklin (Paul A. Partain) et sa soeur Sally (Marilyn Burns) attendent...Pendant cette émission TV hautement instructive sur le "mental" du jury de 1976 (et de son présentateur au passage), cette cruche de Leslie Caron qualifia Massacre à la Tronçonneuse -je cite ses différents termes- de : bestial, abominable, dégradant, décadent. Mais bon, le pire pour le film sera au final de se taper un X et du coup de ne pas pourvoir sortir dans les salles françaises ! Je ne vais pas faire un exposé sur la censure frappant le film ce serait trop long. Par contre à ce sujet je vous invite à lire "Une Expérience américaine du chaos" de Jean-Baptiste Thoret où la totale est expliquée sur ce point précis. Inutile de dire qu'à sa lecture, le terme pathétique n'est pas assez fort pour décrire l'opinion de nos "élites" qui composaient la commission de classification. Le visa ne sera obtenu que le 29 avril 1982 et le film sortira finalement dans les salles en France le 5 mai 1982.

La famille c'est sacrée...S'il fallait choisir une anecdote valorisant la qualité du métrage de Tobe Hooper, je pense que celle livrée par Jean-Baptiste Thoret (encore lui !) se pose là. Ridley Scott avait voulu qu'on lui montre des films de genre avant son Alien pour... éviter les pièges/clichés, l'ami Scott ne considérant pas le genre horrifique comme majeur. On peut même dire sans se tromper que pour lui à l'époque le genre était plutôt composé de navets à grosses ficelles. Dans la liste des films à voir, il y avait un certain Massacre à la Tronçonneuse. Et qu'elle ne fut pas sa surprise suite à ses préjugés de voir un film qu'il a considéré immédiatement comme un chef d'oeuvre ! Tellement marqué qu'il diffusa la bande son de Massacre à la Tronçonneuse sur le plateau d'Alien pour mettre les acteurs en état d'inquiétude permanente ! Alors ? Vaut-il mieux prendre en compte l'avis de Ridley Scott ou celui de Michel Drucker et Leslie Caron ?

TCM_10

Autre scène culte : the girl on the meat hook

Basé sur un script co-écrit par Kim Henkel et Tobe Hooper rédigé en six semaines puis tourné à partir du 15 juillet 1973 pendant une durée d'aussi six semaines, Massacre à la Tronçonneuse est une tuerie absolue dans tous les sens du terme. Ici pas de boogeyman invinsible représentant un mal inhumain. Bien au contraire, ici l'aspect documentaire mais aussi et surtout humain prime. Lorsque l'on voit Leatherface paniquer et se prendre la tête après le coup de maillet porté à Jerry (Allen Danziger), cela donne l'image dérangeante pour le spectateur d'un type se demandant : "Mais d'où viennent tous ces jeunes gens ? Qu'est-ce qui se passe ?". Nous sommes à des années lumières de personnages comme Michael Myers ou encore Jason Voorhees. Là nous sommes constamment ancrés dans la réalité et ça fait mal, très mal.

Leatherface et son arme de prédilectionA ceux qui ne l'ont toujours pas vu, pas de gore contrairement à ce que l'on pourrait croire au premier abord et ni d'érotisme, Massacre à la Tronçonneuse est un film qui ne s'éternise jamais sur du gore grand guignolesque par exemple mais préfère rester un film coup de poing avec des scènes chocs rapides et c'est le spectateur qui comme un puzzle met les pièces manquantes en place dans son esprit. D'où pour la majorité de ces mêmes spectateurs la certitude d'avoir assistés à certaines choses complètement absentes du film ! Et ça, c'est dû au talent de Tobe Hooper et à un excellent montage. Surtout qu'ici et c'est très important, Tobe Hooper n'a pas été sous pression et il a bénéficié du final cut !

Une découpe qui ne va pas faire plaisir à l'ainé des frèresPour terminer car il le faut bien malgré tout, impossible de passer sous silence ce qui a mis un temps considérable à être admis par beaucoup : l'humour du film. Alors évidemment, ici on parle d'humour noir et d'ironie mais il n'empêche... et c'est justement ce parfait dosage qui rend ces trois frères si... "humains". Comment ne pas jubiler par exemple à la découverte par Jim Siedow de la porte de la maison détruite par Leatherface ? Pour la suite sortie en 1986 (et aussi chroniquée sur le blog ici), Tobe Hooper s'est justement complètement lâché sur cet aspect. On ne le dira jamais assez, Massacre à la Tronçonneuse premier du nom délivre de l'horreur viscérale pure. Il y a eu un avant et un après Massacre à la Tronçonneuse et ça, c'est la signature d'un grand film mille fois copié mais jamais égalé.

texas_chainsaw_massacre_1

texas_chainsaw_massacre_2

06 juillet 2011

The Texas Chainsaw Massacre 2, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

Texas_Chainsaw_2_11

Texas_Chainsaw_2_17

Texas_Chainsaw_2_23

Texas_Chainsaw_2_24

Texas_Chainsaw_2_32

Texas_Chainsaw_2_34

Texas_Chainsaw_2_36

Texas_Chainsaw_2_38

Texas_Chainsaw_2_40

Texas_Chainsaw_2_43

Texas_Chainsaw_2_45

Texas_Chainsaw_2_46

Texas_Chainsaw_2_47

Texas_Chainsaw_2_51

Pour aller directement sur l'article c'est ici.

04 juillet 2011

Lick my plate, you dog dick !

The Texas Chainsaw Massacre Part 2 affiche

Réalisation : Tobe Hooper
Pays : États-Unis
Année : 1986
Durée : 89 minutes
Imdb : tt0092076

Au Texas, deux jeunes gens sont retrouvés morts dans leur voiture, massacrés à coups de tronçonneuse. La police tente de faire passer cette affaire pour un banal accident d'automobile. Mais, les victimes étant en contact téléphonique avec une animatrice de radio au moment du crime, celle-ci a pu en enregistrer la "bande-son"... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Texas_Chainsaw_2

12 ans. Il aura fallu attendre 12 longues années avant d'avoir la chance de voir sur grand écran une suite (et ici une véritable suite) au cultissime Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper. Et chose à ne surtout pas négliger lorsque l'on connaît l'historique des divers films basés sur cet univers, on retrouve pour la toute dernière fois Tobe Hooper derrière la caméra pour un TCM. Et il va au final nous livrer un second film tout aussi culte que son aîné bien que n'ayant strictement rien à voir du point de vue artistique.

Texas_Chainsaw_2_2C'est que Tobe Hooper n'a jamais vraiment digéré le fait que l'aspect comique de son premier film soit passé complètement à la trappe dans l'esprit des critiques ainsi que dans celui des spectateurs (j'y reviendrai bien évidemment lors de mon futur article sur le premier volet). Alors oui, il est certain qu'il est ici question de comédie noire, et c'est là-dessus que notre réalisateur Texan compte appuyer son propos pour son nouveau film permettant par la même occasion de se démarquer du modèle de base.

Texas_Chainsaw_2_4Hooper savait pertinemment qu'il était inutile de jouer dans le même registre que l'original et de refaire exactement la même chose à quelques détails près. Il va donc s'atteler à mettre en image un scénario écrit par un certain L.M. Kit Carson qui semble savoir tout faire. En effet, il était aussi le scénariste d'un film qui a remporté la Palme d'Or à Cannes, un certain Paris, Texas. Si ça c'est pas passer du coq à l'âne... Toujours est-il que le scénario de L.M. Kit Carson colle parfaitement à l'état d'esprit recherché.

Texas_Chainsaw_2_9

Drayton 'the cook' Sawyer et son chili inimitable !

Selon ce même L.M. Kit Carson, quelles pourraient être les nouvelles victimes de notre famille cannibale ? En 1973 c'était des hippies alors qui trouver en 1986 ? C'est en se baladant dans un centre commercial à Dallas que celui-ci croisa des personnes en costumes de couleur pastel et achetant plein de choses : des yuppies. L.M. Kit Carson venait de trouver la réponse à sa question. Alors qu'est-ce que des yuppies (Young Urban Professional) ? Vais pas me prendre la tête et vous donner la définition Wikipédia assez claire parce que je suis certain que tout le monde ne connaît pas sa signification et passera à côté sans trop oser le dire.

Texas_Chainsaw_2_12"C'est un terme anglophone typique des années 1980, il définit les jeunes cadres et ingénieurs de haut niveau, évoluant dans les milieux de la haute finance et habitant le cœur des grandes capitales occidentales. D'abord forgé par des sociologues, afin de nommer cette population à l'existence inédite, puisque défrayant le schéma générationnel classique en termes de pouvoir, visibilité, poids économique, « yuppie » devient aussi un terme péjoratif (un peu comme « bobo »), désignant les jeunes ambitieux cyniques, faire-valoir du capitalisme dans sa version la plus inégalitaire, obsédés par l'argent et la réussite, amoraux, matérialistes à l'extrême. Un terme équivalent, qui contient aussi la connotation années 80 du terme yuppie, serait en France la figure du golden boy."

Texas_Chainsaw_2_16Voici donc les nouvelles victimes d'une famille qui elle aussi profite aussi du système via Drayton (Jim Siedow toujours à bord !) montrant en même temps le visage d'un capitalisme poussé à son paroxysme, l'exploitation ultime de l'homme par l'homme. En effet, on voit Drayton remporter pour la seconde fois le concours du meilleur Chili de la région et l'on sait que le secret de sa recette (nous le savons en tant que spectateurs mais pas les protagonistes du film semblant se régaler) c'est qu'elle est basée sur la viande humaine. Miam !

Texas_Chainsaw_2_18

Chop-Top, LA trouvaille de cette suite

Ceux qui voulaient un film uniquement horrifique en seront pour leurs frais. Cette suite est une satire, une comédie noire sur fond horrifique. Satire aussi des films pour ados populaires à l'époque, il suffit juste de comparer cette affiche (cliquez ici) avec celle du film de John Hugues : The Breakfast Club (cliquez ici). Mais ne pas aimer The Texas Chainsaw Massacre Part 2 c'est malheureusement  (et cela va déplaire un maximum) ne pas avoir compris l'esprit TCM déjà présent plus discrètement dans le premier volet mais c'est aussi et surtout ne jamais avoir compris son réalisateur. Mais une fois de plus j'y reviendrai dans mon article sur le film de 1974.

Texas_Chainsaw_2_20Il y a plusieurs choses importantes à savoir sur cette suite. Le week-end juste avant le début du tournage, un responsable du Studio Cannon est venu annoncer la nouvelle suivante : il y aura 1 million de dollars en moins par rapport au budget initial alloué. Le choc ! Du coup, et chose incroyable, le scénario a été réécrit durant le tournage à cause de cette limitation  de budget plus que conséquente ! Heureusement, pas de compromis nuisibles, juste des ajustements ne dénaturant pas le propos initial, ouf ! Il faut aussi savoir que le film a commencé à être monté alors que le tournage n'était pas encore terminé ! Hooper passait du montage de son film avec ce qui était déjà filmé au tournage des dernières scènes pas encore dans la boîte ! Fallait faire vite... et bien !

Texas_Chainsaw_2_25 Texas_Chainsaw_2_28 Texas_Chainsaw_2_31

Les problèmes sont arrivés lorsqu'une fois terminé, le film a été montré à un public dans une salle de projection chez Cannon. Ca riait de bon coeur tout au long de la projection ! Inutile de dire que le studio n'a pas du tout apprécié l'humour omniprésent alors que ce n'était que la retranscription du scénario qu'eux-mêmes connaissaient ! Cela a malheureusement eu quelques répercussions sur le montage final que nous connaissons tous, c'est à dire la version définitive sortie sur les écrans.

Texas_Chainsaw_2_35Saviez-vous que dans le script l'héroïne Stretch (Caroline Williams), l'animatrice de la radio K-OKLA, était la fille illégitime de Lefty (Dennis Hopper) et que celui-ci le découvrait durant son enquête sur les assassins de son neveu Franklin ? Je présume que non, Cannon a enlevé ces scènes du montage final car ils voulaient à l'écran plus de monstres, encore plus de monstres. Heureusement qu'en l'état, le film reste "en gros" ce qui était prévu à la base par Tobe Hooper et L.M. Kit Carson, c'est à dire une comédie noire où les curseurs sont poussés au maximum !

Texas_Chainsaw_2_37Lorsque l'on voit tout ce qui a été fait par la suite concernant les TCM, il y a une chose qui saute aux yeux : il n'y a que Tobe Hooper ayant le talent nécessaire pour créer des personnages barges charismatiques au possible. Nous allons retrouver bien évidemment Leatherface (ce ne sera plus Gunnar Hansen derrière le masque mais Bill Johnson) mais aussi Drayton 'the cook' Sawyer dont presque chaque ligne de dialogue est un plaisir incommensurable, culte n'étant même pas assez fort ! Ah oui, juste au passage c'est dans ce volet que nos dégénérés favoris acquièrent un nom de famille : Sawyer.

Texas_Chainsaw_2_49

En garde !

Enfin on termine avec le personnage fabuleux haut en couleurs de Chop-Top incarné par Bill Moseley (frère parfait de l'auto-stoppeur du premier volet) revenu du Vietnam avec sa plaque en fer sur le crâne. Un personnage... complètement cintré si vous voyez ce que je veux dire. C'est bien simple, dès sa première apparition on sait que l'on vient de tomber sur un personnage culte que l'on n'oubliera jamais ! "Namland ! Namland !". Toute la scène dans le studio de radio où il fait sa première apparition est fabuleuse. Après, inutile de me demander pourquoi j'attends avec autant d'impatience All American Massacre (voir ici).

Texas_Chainsaw_2_52En face de cette famille "à la masse", nous allons trouver bien évidemment Vanita Brock alias Stretch (superbe Caroline Williams et ses jolies gambettes) ainsi que l'oncle de Franklin, le Lieutenant Enright alias Lefty incarné par un Dennis Hopper au diapason complet de la famille qu'il s'apprête à affronter... à armes égales ! Complètement illuminé, venant s'équiper à un magasin de tronçonneuses comme si c'était une armurerie, on s'attend à un duel final complètement ouf à la tronçonneuse et... Tobe Hooper va nous l'offrir dans un décor aussi barge et déjantée que toute l'entreprise qu'est Massacre à la Tronçonneuse 2 !

Texas_Chainsaw_2_53Les trois frères Sawyer sont installés au Parc des Batailles du Texas qui est en fait un parc d'attraction désaffecté. Ils vivent dans les souterrains de ce parc et on ne peut que tirer son chapeau à l'équipe qui s'est occupée de la décoration pour tout le travail qu'elle a effectué. C'est superbe, labyrinthique, et nous allons y vivre des scènes bien craspecs, surtout celle entre Leatherface et Stretch dont il est tombé amoureux ! Attardé au possible (sans déconner ?), on peut supposer qu'enfant dans le premier au niveau mental il se retrouve adolescent dans celui-ci. Tout le passage du dépeçage de L.G. (Lou Perryman), le masque de peau humaine mis sur la pauvre Stretch, la danse entre les tourtereaux (macabre au possible !) jusqu'aux adieux de Stretch à L.G., ça vaut le détour !

Texas_Chainsaw_2_55

It runs in the family (c'est de famille)

Complètement jusqu'au-boutiste, hilarant, malsain, grand-guignolesque, doublé d'un casting monstrueux avec Jim Siedow, Dennis Hopper et Bill Moseley qui cabotinent comme c'est pas permis et qui par la même occasion donnent ce cachet si particulier à un film mal aimé car complètement incompris par une majorité, The Texas Chainsaw Massacre Part 2 est cultissime et me procure un plaisir indéfinissable à chaque vision. Et ce que je peux lire sur certain sites parlant par exemple du côté malvenu du dîner avec le grand-père, la bassine et le maillet je leur retourne ceci : la tradition familiale bordel !

TCM_2_goreDommage que la scène du parking souterrain où nos trois malades vont littéralement décimer une bande de supporter yuppies n'ait pas été incluse au montage final car elle vaut son pesant de cacahuètes (je vous laisse une image pour apprécier, scannée de mon livre Gore : Autopsie d'un Cinéma). Bien que de mauvaise qualité, la totalité de la scène est visible sur l'édition sanglante parue en dvd chez MGM le 13 juin 2007 en dvd zone 2. Tom Savini s'était vraiment fait plaisir ! Pour terminer, deux choses petites choses. Ce film n'est regardable qu'en VO ! Et impossible de ne pas se quitter avec une petite pensée pour Jim Siedow (1920-2003) que l'on ne remerciera jamais assez pour ses prestations dans les deux films de Tobe Hooper.

Plus d'images du film, c'est ici.

Posté par Leatherface à 23:16 - Horreur - Commentaires [36] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,