The Dead... Still Alive !!!

Billets sur le cinéma d'horreur, épouvante et fantastique

01 juillet 2012

Gné craqué !

Prometheus couverture

Ridley Scott, le cinéaste visionnaire, revient au genre qu’il a contribué à définir, en créant un récit de science-fiction original se déroulant dans les recoins les plus dangereux de l’univers. Le film emmène un groupe de scientifiques et d’explorateurs dans un voyage palpitant qui permettra de tester leurs limites physiques et mentales, et les fera échouer sur un monde lointain, où ils découvriront les réponses à nos questions les plus profondes et au mystère ultime de la vie (Couverture du livre visualisable en cliquant sur le logo).

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SOMMAIRE
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Préface de Ridley Scott
"Un retour à la science-fiction" Ridley Scott sur Prometheus
"Le Design de Prometheus" par le directeur artistique Arthur Max
L'Aube des temps
Le Prometheus
Le cannot de sauvetage
La planète
Faire attérir le Prometheus
Design des costumes
La soute du cargo
Le Rover
Les ATV
La Pyramide
Weyland Industries
L'Ampoule
Hammerpede
Fifield
Les Ingénieurs
Le Juggernaut
L'Orrery
Le poste de pilotage et le siège
trilobite
La séquence du crash
Le canot de sauvetage accidenté
Le Diacre

Chaque photo est un ravissementBon ben voilà, difficile d'être on ne peut plus clair dans le choix d'un titre. Je rentre dans la boutique demander pourquoi mon bouquin commandé depuis le 6 juin n'est toujours pas arrivé (Diablo 3 - Le Livre de Cain pour les plus curieux qui est totalement épuise et en cours de réimpression) et en me retournant pour partir que vois-je ? Le livre sur le film qui m'a tant plu : Prometheus ! Je le prends entre mes mains toutes fébriles, je l'ouvre et... la claque ! Des images aussi magnifiques que l'esthétique du film. Hop j'achète, pas moyen de le reposer malgré les 35 euros réclamés.

Prometheus_p116

Alors une fois à la maison et lu jusqu'à la dernière page (192 en tout) que penser au final de ce livre Prometheus - L'univers du film ? Ben indispensable pour le fan du film. Je le répète mais c'est impossible de passer outre, les photos sont MA-GNI-FI-QUES ! C'est à en pleurer tellement c'est beau et ça permet de se replonger dans l'univers du dernier Ridley Scott en attendant le futur blu-ray comme le messie. En tout cas pour moi c'est le cas.

Elizabeth Shaw (Noomi Rapace) que l'on espère revoir dans un Prometheus 2 !Inutile par contre d'attendre des révélations incroyables, vous n'en trouverez pas. Mais tout l'univers du film y passe (véhicules, décors, costumes...) et on peut enfin mettre un nom sur les créatures du film qui n'en possédaient pas. Evidemment je ne parle pas des Ingénieurs, mais plutôt de celle qui ressemble à un cobra par exemple : Hammerpede (mariage des mots centipede et hammer shark) ou encore la créature que va s'extraire Elizabeth Shaw (Noomi Rapace) : un Trilobite. Et comment ne pas terminer par le nom de ce que l'on considère comme le premier alien : Deacon, Diacre en vf. Non vraiment, ce livre au format 254x279 est un "must-have" chaque page étant un orgasme pour la rétine (putain comment je m'emballe là mine de rien). Bref avec le H.S de L'Écran Fantastique consacré au film qui a déjà eu aussi son petit billet (voir ici), et avec ce magnifique livre de Mark Salisbury vous aurez la totale sur Prometheus. Dernière petite chose qui a son importance, le fait que l'action ne se passe pas sur LV-426 est assumé, Prometheus est autonome et n'est pas une préquelle d'Alien mais il "partage l'ADN" d'Alien, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. Ah oui si ça peut vous être utile, le code ISBN : 978-235 574-106-7.

"Je me suis tellement régalé sur Prometheus, revenir dans le monde de la science-fiction était si agréable, que je commence à réfléchir à ce que je pourrais bien faire sur un Prometheus 2..."

Ridley Scott


01 juin 2012

Space Jockey inside

Prometheus affiche

Réalisation : Ridley Scott
Pays : États-Unis
Année : 2012
Durée : 124 minutes
Imdb : tt1446714

Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend (Affiche visualisable en cliquant sur le logo)

Prometheus 1

Ca y est, je l'ai vu. J'ai enfin pu assister à la projection du film que j'attendais comme le messie depuis que sa future existence soit parvenue à ma connaissance. C'est fait et toute cette pression peut enfin s'évacuer de mon cerveau. Ben oui, toutes ces données comme Ridley Scott revenant à la science fiction, l'univers du film Alien de retour, Prometheus (le film dont il est question bien évidemment) semblant être bien plus qu'une banale préquelle sans trop de surprises, des révélations sur le "Space Jockey"... Tout ceci ainsi que bien d'autres choses dont je passe l'énumération m'ont fait rêver et fantasmer jusqu'à la date fatidique.

Arrivée du PrometheusEt en effet, pour ce qui est d'avoir un minimum d'ambitions, Prometheus se pose là avec rien de moins qu'une hypothèse sur... l'origine de la vie ! Oui, rien que ça. C'est quand même bien plus ambitieux dans l'idée qu'un simple film horrifique de série B non ?  2001, l'Odyssée de l'espace n'est pas loin. Pour revenir à la réalité, c'est à dire sur moi-même, je me suis rendu au cinéma le matin même afin d'y retirer mes places. Pas envie d'arriver dans l'après-midi pour constater "complet" sur l'affichage de la salle sans avoir eu le temps de retirer les précieux billets. Au sujet de cette idée de retirer les places le matin même... comment dire... d'accord c'était le mercredi 17h45 mais nous étions en tout et pour tout 23 dans la salle !

Alors LV-223, aussi craignos que LV-426 ?J'espère vraiment que cette "désertion" soit uniquement dû au fait de l'horaire et non d'un désintérêt total vis-à-vis du dernier film de Ridley Scott. L'avenir me le dira mais en tout cas c'était très cool pour ma pomme niveau calme et placement dans la salle, par contre niveau brouzoufs pour la 20th Century Fox... Mais revenons à nos moutons et à Prometheus. Impossible de ne pas faire une petite parenthèse sur Alien car pour ma part, le summum de l'excitation c'est surtout la justification promise dans Prometheus de la présence de l'extraterrestre mort assis à son poste de pilotage, le fameux Space Jockey qui avait coûté à l'époque de Alien la bagatelle de 500 000 dollars ! Et là, t'as le kiki tout dur quoi. A ce sujet il est intéressant de connaître l'avis de Ridley Scott, de ce qu'il en pensait lors du tournage de Alien (ainsi que de la présence des oeufs).

Prometheus 4

L'horreur sera bien présente !

A l'époque, j'ai été sidéré que personne ne me pose de questions sur cet élément mystérieux du film. Mais si on me l'avait demandé en 1978, j'aurais volontiers expliqué que dans mon esprit, ce vaisseau étranger ne pouvait être qu'un vaisseau de guerre (...) Et pour revenir à votre question sur les oeufs stockés dans ses cales, pour moi, il ne faisait aucun doute qu'il s'agissait d'une cargaison extrêmement dangereuse, d'un stock d'armes mortelles. Ces êtres étaient de toute évidence trop organisés pour ne pas avoir voulu transporter tout cela ailleurs sans raisons valables. Les deux questions qui restaient donc en suspens depuis Alien étaient "A quoi devait servir cette cargaison ? Et où devait-elle être acheminée ?"*.

Quand je vous dit que c'est beau !Incroyable de lire que personne n'ait posé la question au réalisateur alors que lorsque l'on visionne Alien, c'est la première chose qui vient à l'esprit ! Je n'arrive toujours pas à croire qu'aucun journaliste n'ait abordé le sujet... enfin bref, toujours est-il que de pouvoir en savoir plus (33 ans plus tard tout de même !) via la toile d'un écran de cinéma, c'est pas plus mal. "Bon alors, il vaut quoi bordel Prometheus au final ?". Du calme et commençons par le début. Je passe la toute première scène pour ne pas spoiler le côté explication sur l'origine de la vie. Nous faisons ensuite la connaissance de deux scientifiques, Elizabeth Shaw (Noomi Rapace ex-punkette marquante du film Millenium version norvégienne) et Charlie Holloway (Logan Marshall-Green vu dernièrement dans le film Devil) en pleine exploration d'une caverne située sur l'île de Skye, au large de l'Écosse.

Ami ou ennemi ?Dans cette caverne ils découvrent des peintures rupestres représentant selon eux des extraterrestres semblant les inviter à les rejoindre sur leur planète. Le fait le plus troublant, c'est que ce n'est pas la première fois qu'ils découvrent ce qu'ils interprètent comme une "invitation", leurs études de différentes civilisations anciennes semblent montrer que les hommes ont reçu l'aide d'une espèce avancée, qui pourrait expliquer l'origine de l'humanité. La compagnie Weyland (qui n'a pas encore fusionnée avec Yutani), fascinée par ces découvertes va financer ce voyage vers l'inconnu si prometteur. Et toi spectateur, tu embarqueras aussi à bord du vaisseau Prometheus, vaisseau scientifique dernier cri, vers le planétoïde LV-223 afin d'y découvrir...

Prometheus 7

Les armes de destruction massive de Saddam ?

Afin d'y découvrir... le prix d'une place de cinéma ! Hors de question d'en dire plus, faut pas déconner je refuse de gâcher tout ce que le film peut vous apporter à titre personnel. Je vais maintenant pour terminer aborder mon opinion vis-à-vis du dernier métrage de Ridley Scott. Pour ma part j'ai adoré Prometheus ! Bien que mon gavage d'informations avant sa vision ait un peu terni l'effet de surprise sur plusieurs éléments, je suis malgré tout resté tout du long "à fond dedans" ! La grande claque c'est surtout l'esthétique du film. C'est beau à s'en crever le yeux (à ne pas faire hein, c'est juste une image), ici hors de question d'oser parler d'un film de série B, c'est le grand A !

Alors là, t'as le kiki tout dur quand tu vois ça !Outre son esthétique parfaite dû en grande partie à H.R. Giger et à l'artiste russe Gutalin dont Ridley Scott a fait bon usage, il ne faut pas oublier l'apport de quelque chose qui est constamment conspué : la 3D. Je ne vous cache pas qu'à ce niveau je suis à la ramasse n'ayant vu en tout et pour tout qu'un seul film avec cette 3D nouvelle génération (c'est à dire pas anaglyphe avec lunettes rouge/bleu), c'était sur Destination Finale 5. J'avais pris une sacrée claque. Mais ici, la 3D n'est pas là pour des effets chocs à outrance, elle habille le film et ce d'une fort belle manière ! Entre toutes les représentations sous forme d'hologrammes (on est dans un film de SF) et les indications fournies lorsque l'on voit à travers les casques des protagonistes, c'est le bonheur à tous les étages. Puis l'aspect horrifique n'a pas non plus été oublié, pour exemple cette scène de la césarienne bien stressante.

De la SF horrifique bien comme il fautJe ne peux en dire plus (quelle frustration !) risquant de spoiler un maximum, mais j'espère pouvoir discuter dans les commentaires avec vous sur certains points. Dans les points négatifs je peux juste dire que je m'attendais peut-être à un peu plus de consistance pour certains personnages, sauf bien évidemment pour Noomi Rapace et Michael Fassbende (jouant le rôle de l'androïde David 8) qui sont parfaits. Puis quelques petites incohérences, mais rien de rédhibitoire. Ne prenez pas Prometheus pour une simple préquelle à Alien, celui-ci a réussi à se démarquer et à avoir une identité propre. Il apporte énormément à cet univers et on ne peut qu'être impatient à... une suite car la fin ouverte laisse la place à des possibilités encore plus folles ! Dépendant de son succès au box-office, je croise les doigts pour qu'une nouvelle saga voit le jour !

*Source L'Écran Fantastique hors-série n°16 Prometheus & la saga Alien


Prometheus trailer vost par Deadstillalive

05 mai 2012

Le 30 mai, une date à ne pas oublier !

Prometheus logo

Ridley Scott, réalisateur de Alien et Blade Runner, retrouve le monde de la science-fiction dont il est l'un des pionniers les plus audacieux. Avec PROMETHEUS, il créé une mythologie sans précédent, dans laquelle une équipe d'explorateurs découvre un indice sur l'origine de l'humanité sur terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu'aux recoins les plus sombres de l'univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l'avenir de l'humanité les attend.

Prometheus HS n°16Je ne vais pas le cacher, le prochain film de Ridley Scott je l'attends comme le messie. Je ne compte rien dévoiler ici, ce n'est pas du tout le but de ce post. Non, le but de ce message est de vous intéresser au hors-série du magazine L'Écran Fantastique consacré au film ainsi qu'à la saga Alien. Pour l'instant j'en suis à la moitié de sa lecture et je suis sur le cul. La première partie est constituée d'une mise en bouche intitulée making-of puis juste derrière déboulent plusieurs interviews : Ridley Scott (réalisateur), Damon Lindelof (scénariste), Noomi Rapace (jouant Elizabeth Shaw), Charlize Théron (jouant Meredith Vickers), Arthur Max (chef décorateur), Ben Procter (concepteur artistique), David Levy (artiste conceptuel & designer), Connor O'Sullivan (superviseur des prothèses) et Richard Stammers (superviseur des effets visuels). Oui il y a de quoi faire et on dévore littéralement les propos de chacun. Ensuite arrive la deuxième partie qui se consacre à la saga Alien et qui semble tout aussi passionnante ! Bref un numéro 16 indispensable pour tout fan de l'univers dont il est question ici et qui est aussi passionnant que luxueux. Alors on achète dès que l'on tombe dessus (je vous assure que j'ai ramé grave pour me le procurer !) et histoire d'enfoncer le clou on se quitte avec la bande-annonce finale sous-titrée en français. J'en peux plus, trop de pression, vivement le 30 mai !


Prometheus trailer vost par Deadstillalive

14 février 2012

Out here, there's nowhere to hide

A Lonely Place to Die affiche

Réalisation : Julian Gilbey
Pays : Royaume-Uni
Année : 2011
Durée : 96 minutes
Imdb : tt1422136

Un groupe de cinq randonneurs part escalader les Highlands d'Ecosse lorsqu'ils découvrent une fillette serbe enterrée vivante en pleine forêt. Alors qu'ils tentent de la sauver, les ravisseurs les prennent en chasse tels des animaux et une course poursuite sans répit commence. Le groupe traqué doit en plus éviter les pièges de la montagne, où il n'y a nulle part où se cacher. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Poursuite_Mortelle_1

C'est marrant comment on peut être attiré par un film juste pour un petit détail. Je prends le dvd entre les mains et avec une telle jaquette je me suis dis : "Tiens un nouveau film à la Vertical Limit ou Cliffhanger". Pourquoi pas après tout si c'est bien fait. Mais ce n'est pas le synopsis que vous pouvez lire juste au-dessus qui m'a attiré pour voir ce film britannique de Julian Gilbey. Ben non, c'est juste un nom : Melissa George. Une actrice que je trouve vraiment bonne (et pas dans le sens vulgaire SVP) et que j'avais apprécié dans par exemple le remake de Amityville, dans 30 Jours de Nuit ou encore dans le assez controversé Triangle de Christopher Smith.

Alison (Melissa George) revient de loinC'est vraiment pour elle que je me suis dis : "banco !". Parce que sérieusement ce n'est certainement pas le titre français qui m'a donné envie (le titre original étant A Lonely Place to Die). Franchement, donner un tel titre à un long métrage qui fait autant penser à un téléfilm digne de passer sur TF1 ou encore M6, ça craint un max. Enfin bref... Melissa George avant tout. D'ailleurs au sujet de la belle, vous souvenez-vous d'elle dans Dark City ? Ou plus récemment dans une série TV nommée The Slap ? Pourquoi je parle de ça ? Si vous avez 5 secondes, cliquez sur chacun de ces titres et vous comprendrez. J'suis trop faible...

Jenny (Kate Magowan) profite du paysageAlors maintenant, reste à savoir si cette faiblesse a été profitable... ou pas. La montagne c'est comme la mer en fait. C'est très joli mais si on s'égare en ne pensant plus trop à ce que l'on fait, le rêve peut se transformer en cauchemar en l'espace d'une seconde. Il n'y a pas que le temps qui puisse rendre une escalade dangereuse, l'inattention peut s'avérer autant fatale et c'est ce que le début du film va nous montrer. Enfin, plus précisément à Alison (Melissa George) et Ed (Ed Speleers) qui se feront une sacrée peur mais heureusement le troisième larron de l'équipe nommé Rob (Alec Newman) leur évitera le pire. Mais la réalité de la montagne est bien là et cette situation dangereuse alors que nos protagonistes sont sans stress conditionne déjà le spectateur pour la suite où ce même facteur stress se rajoutera au danger toujours présent.

Poursuite_Mortelle_4

Dans Poursuite Mortelle y a à boire et à man... boire

Après cette suée, les trois amis arrivent à un refuge et rejoignent deux connaissances, un couple composé d'Alex (Garry Sweeney) et Jenny (Kate Magowan) déjà sur place et qui ont laissés leur petite fille aux parents d'Alex afin de pouvoir profiter du grand air. Et après une soirée poker où l'on va vite se rendre compte qu'entre Ed et Alex ce ne sera jamais la grande camaraderie, nos cinq amis vont partir ensemble et découvrir ce qui va se révéler être le début de leurs ennuis : une enfant enterrée vivante avec juste une bouteille d'eau. Ils décident de se scinder en deux groupes mais malheureusement les ravisseurs n'entendent pas les laisser partir avec ce qu'ils appellent leur pognon !

La balade va se transformer en cauchemarA la base, l'histoire écrite par Julian Gilbey et son frère Will était plutôt intimiste et le seul point commun avec le produit final était... la montagne. C'est lorsque Julian Gilbey apprend que des investisseurs étaient prêts à mettre trois millions de dollars dans une histoire se passant dans la montagne qu'ils ont gardés leur idée du lieu mais y ont ajoutés tout ce que l'on connaît dans le métrage actuel. Maintenant que certains osent parler de film d'horreur ou encore d'un survival, c'est réellement faire fausse route lorsque l'on a vu le film. Pour ma part j'ai eu la chance de l'aborder pour ce qu'il est au vu de la jaquette et du synopsis : un thriller d'action.

Anna (Holly Boyd) étrangère et apeuréeDans cette catégorie, SA catégorie, Poursuite Mortelle est une pellicule vraiment sympathique. Par contre, toute personne le considérant comme un survival (ce qu'il n'est pas lorsqu'on le prend dans sa globalité) sera face à un produit insignifiant comparé aux fleurons du genre (qui a dit Délivrance ?). Pour ce qui est d'un film d'horreur, je ne relèverai même pas... Le grand attrait de Poursuite Mortelle c'est avant tout ses paysages. C'est vraiment joli et on peut même parler de vertigineux via ces décors naturels magnifiques. Bon évidemment cela a un prix niveau risques et c'est ce que l'on apprend dans l'interview de Julian Gilbey paru dans le Mad Movies de février 2012.

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Sans corde de sécurité, la tension est maximale !

"(...) Il y a eu une fois où j'ai bien cru que toute l'équipe allait plier bagage, c'est quand un gros rocher s'est détaché et nous est tombé dessus : il n'est vraiment pas passé loin, et tout le monde était tétanisé. Je me suis dit qu'ils n'allaient pas vouloir continuer, et j'ai réalisé qu'il fallait réduire l'équipe au maximum pour éviter de me retrouver avec des morts sur la conscience et pouvoir me concentrer sans avoir à m'inquiéter pour l'équipe. Du coup, les jours qui ont suivi, je n'ai emmené que des personnes qui étaient vraiment nécessaires, d'autant qu'il y avait déjà eu des accidents mortels là où nous crapahutions (...)".

Une rencontre à la discussion bien glauqueMais le jeu en valait la chandelle ! Car le second point fort en plus des superbes paysages c'est le rythme soutenu et la tension toujours présente tout au long du déroulement de l'intrigue. Comme quoi on peut écrire une histoire tenant sur une feuille de papier toilette et réussir malgré la simplicité du matériel de base à maintenir le spectateur dans la course. J'ai pu lire ça et là des choses telles que le jeu moyen de la plupart des acteurs. Là je suis en total désaccord car pour ma part je les trouve très bons donc crédibles. Sans ça, le film ne serait pas ce qu'il est : efficace. Après, ce qui chagrine pour ainsi dire tout le monde c'est la dernière ligne droite.

Sean Harris, une sacrée gueulePour la dernière partie de son film, Julian Gilbey abandonne les montagnes écossaises et continue l'action dans un village pendant un défilé, une sorte de parade traditionnelle avec feux d'artifices et tout ce qui va avec. Personnellement ce changement ne m'a pas déplu car pour ce qui est de la montagne, on a eu sans problème notre dose d'adrénaline. Mais bon, c'est vrai que c'est justement ce changement du dernier tier qui fait de Poursuite Mortelle un thriller au final et non un survival. Je me refuse de crier au scandale car c'est dans cette partie finale que l'on assiste à un entretien bien tendu/glauque entre l'un des ravisseur interprété par Sean Harris (mon Dieu ce faciès !) et Darko, employé par le père de la jeune fille enlevée, interprété par un excellent Karel Roden que l'on a pu aussi voir dans plusieurs métrages réussis dont le très bon film espagnol Abandonnée ou encore dans Esther.

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Elle ne m'a pas mis que le feu celle-là !

Alors si comme moi vous n'êtes pas insensible à la jolie Melissa George qui n'était pas à la base l'actrice devant interpréter le rôle principal, c'est à dire celui d'Alison, mais qui a remplacée Franka Potente car au final cela ne s'est pas concrétisé avec l'actrice allemande, je ne peux que vous recommander ce Poursuite Mortelle qui même s'il n'est pas le film du siècle n'en est pas moins un film fort sympathique devant lequel vous allez certainement passer un agréable moment. Du moins je l'espère car pour ma part ce fut le cas. Tourné avec des caméras numériques Red One, n'hésitez pas à privilégier le blu-ray !