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The Dead... Still Alive !!!
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23 janvier 2011

What an excellent day for an exorcism

The Exorcist affiche

Réalisation : William Friedkin
Pays : États-Unis
Année : 1973
Durée : 122 minutes / 132 minutes (director's cut)
Imdb : tt0070047

Regan (Linda Blair), la fille de la célèbre actrice Chris Mac Neil (Ellen Burstyn excellente !) est victime de troubles du comportement étranges et inexpliqués. Elle entend des bruits, sent les murs de sa chambre trembler ou devient violente sans que les psychiatres y trouvent la moindre explication... Après la mort d'un de ses amis réalisateur, Chris soupçonne sa fille d'en être à l'origine et d'être possédé par le démon. Elle se décide alors à faire intervenir des exorcistes... (Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo).

The_Exorcist

S'il est une chose évidente, c'est bien que ne n'ai malheureusement pas pu voir L'Exorciste au cinéma lors de sa sortie. En effet, en septembre 1974, je n'avais que trois ans ! Même si j'avais eu l'opportunité de rentrer dans la salle, cela n'aurait pas servi à grand chose, c'est le moins que l'onpuisse dire. Par contre, je connais quelqu'un qui a eu cette (mal)chance : mon parrain. Et quand il parlait de ce film, une chose était claire : c'était son premier et dernier film d'horreur ! Et en 2011, je peux vous confirmer que c'est ce qu'il a fait durant tout ce temps le bougre ! En même temps, comment le lui reprocher sachant ce que ce film représentait surtout à l'époque (et encore de nos jours quelque part malgré un contexte évidemment différent) et que suite à cette vision il devait toujours mener sa vie habituelle, c'est à dire partir seul très tôt le matin à son travail, alone in the dark, la peur au ventre ! Marqué au fer rouge à vie quoi.

The_Exorcist_2C'était quelque chose lorsque l'on évoquait ce film en sa présence ! Alors évidemment, très tôt pour mon âge il me fallait voir ce "phénomène" cinématographique ! C'est à l'âge de 13 ans (ou 12 je ne sais plus trop exactement) que l'occasion s'est présentée. C'est justement ce parrain qui lors d'un repas de famille (un 24 décembre au soir) avait loué la cassette au vidéo-club pour que nous puissions le voir enfin. Quand je dis nous, je parle évidemment de mes parents en priorité. Mais comme je dis toujours, l'occasion fait le larron ! Je me suis donc installé sur un fauteuil attendant le moment fatidique. Une fois la cassette insérée dans le magnétoscope (ça coûtait une fortune cet appareil en ce temps là !), mon parrain s'est réfugié dans la cuisine vacant à tout sauf à la nouvelle vision de ce film. Pas très courageux ça, mais je ne me moquerai pas connaissant la suite de l'histoire...

The_Exorcist_3Alors c'est bien simple, au début c'était cool. Le père Merrin en Irak, l'histoire qui se met progressivement en place... Franchement, crétin que j'étais à cet âge là, je rigolais déjà dans mes moustaches (qu'en plus je n'avaient évidemment pas) en pensant à mon parrain et comment je maîtrisais grave la situation. Avec le recul, plus naïf que ça fallait le faire. Le coup du caïd n'aura pas duré éternellement et à un moment donné je suis parti discrètement dans la cuisine prêter main forte pour faire la vaisselle. Oui je sais, il n'y avait que moi pour croire à cette excuse bidon mais au moins j'en avais une pour mon orgueil. Et même dans une autre pièce, porte fermée, j'étais terrorisé des sons qui sortaient de la télévision. Le mal était dans l'autre pièce, et je n'étais rien, rien qu'un pauvre gamin terrorisé qui n'attendait qu'une seule et unique chose : que ça s'arrête !

The_Exorcist_4 The_Exorcist_5 The_Exorcist_6

Y a pas à dire, mon passé n'est pas très glorieux. Ajouter à ça mon expérience sur The Evil Dead au cinéma... Mais vraiment, je ne regrette en rien ces moments vécus. Je ne les échangerai pour rien au monde ! Et c'est grâce à eux que je regarderai toujours ces films avec ce regard si particulier. C'est justement pour tout ça que je ne supporte pas les destructions apportées à ces films. Je m'explique : je ne me suis toujours pas remis de ce que j'ai pu voir au cinéma bien des années plus tard lorsque L'Exorciste est repassé au cinéma dans une nouvelle version estampillée the version you've never seen. En effet, un tel massacre on n'avait jamais vu ça !

The_Exorcist_7A part pour un sacré paquet de pognon, je ne comprends toujours pas comment William Friedkin a pu détruire son matériel de base et réduire à néant ce qui faisait son principal intérêt. Je ne rentrerai pas trop dans les détails et je vous invite à lire cet excellent article sur le site Devildead qui explique très clairement ce qui cloche pour eux en cliquant ici (et comme je pense la même chose). Le principal drame pour moi étant que cette nouvelle version réduit à néant les interrogations intéressantes que se posaient les spectateurs avec le montage original.

The_Exorcist_8En effet, la force du film résidait dans la liberté d'interprétation laissée aux spectateurs. Possession démoniaque ou une des nombreuses formes que peut prendre la folie ? Tout au long du métrage, la question reste en suspend sans donner clairement la réponse. Même les échanges entre les deux prêtres vont en ce sens lorsque par exemple le père Karras (Jason Miller) essaie d'informer le nouvel arrivant, le père Merrin (Max von Sydow), du nombre de personnalités qu'il a détecté chez Regan. Et le père Merrin de lui répondre : "Il n'y en a qu'une". La question reste posée, qui a raison ? Libre à chacun de trancher selon sa sensibilité.

The_Exorcist_9 The_Exorcist_10 The_Exorcist_11

Et bien tout ça, à la poubelle ! C'est à en pleurer. Et comme en plus, cette abomination (la nouvelle version) est accompagnée d'une toute nouvelle version française catastrophique pour utiliser au mieux le son multicanal... C'est bien simple, on a l'impression que ce nouveau doublage a été fait par des personnes qui n'y croient pas du tout. Oui vraiment, la destruction de ce chef d'oeuvre est totale, rien n'est épargné. Et le pire dans tout ça, c'est que Warner fait tout pour que ce nouveau montage devient la référence, courage pour trouver le métrage original ! L'exemple le plus significatif étant la sortie du film pour la première fois en blu-ray.

The_Exorcist_12Exclusivité Fnac. Génial, donc introuvable ailleurs. Ce blu-ray comprend les deux versions du film (ouf !) mais est en édition très limitée ! D'ailleurs c'est terminé, ce blu-ray est maintenant introuvable et sera remplacé début février par un nouveau blu-ray qui sera pour sa part disponible partout mais qui ne comprendra que le nouveau montage appelé ridiculement Director's Cut. Oui je me suis fait avoir car j'attendais la disponibilité partout du blu-ray comprenant les deux versions et je l'ai dans l'os !Heureusement il reste sur Amazon.com le blu-ray sortit aux Etats-Unis qui est zone all. Je viens de le commander et j'aurai donc le montage cinéma en blu-ray (avec la véritable VF monophonique), c'était vraiment moins une.

The_Exorcist_13Les images utilisées tout au long de cet article proviennent de mon dvd zone 1 25th Anniversary qui est bien le montage original avec aussi la véritable version française monophonique. Seule différence par rapport à la version diffusée au cinéma à l'époque, l'utilisation d'un morphing lorsque le démon prend possession du père Karras. Heureusement, pas de quoi non plus crier au scandale par rapport à ce qui a été fait par la suite. Mais juste pour dire que pour trouver le montage original à 100%, c'est retour à cette bonne vieille VHS ou le tout premier dvd zone 1 paru. En zone 2, laissez tomber. J'oubliais aussi la version laserdisc (que je possède) mais là seulement en VO. Quel bordel vous ne trouvez pas ? En attendant, si par miracle vous n'avez jamais vu ce film, fuyez comme la peste le nouveau montage et vous comprendrez pourquoi L'Exorciste est l'un des films les plus terrifiants qui soi. Toujours copié jamais égalé, et ce n'est pas près de changer ! Et si Pazuzu était derrière le nouveau montage afin de rendre le tout ridicule, improbable, lui permettant justement d'être encore plus puissant sur les pauvres insouciants que nous sommes ?

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4 septembre 2011

Don't Mess With Texas

Leatherface affiche

Avant toutes choses, il serait bon de se plonger dans l'article pour ceux qui n'ont pas suivi, ça se passe ici. Voici donc la fin alternative, l'originale dont je parlais dans ce même article et que je considère comme la véritable fin, celle-ci étant complètement dans l'esprit Massacre à la Tronçonneuse. La voici ->

31 août 2011

Vous n'avez rien contre les femmes ?

Tenebre affiche

Réalisation : Dario Argento
Pays : Italie
Année : 1982
Durée : 101 minutes
Imdb : tt0084777

Peter Neal (Anthony Franciosa), un écrivain américain, arrive à Rome pour la promotion de son dernier livre "Tenebrae", entouré par Bulmer (John Saxon), son agent, et Anne (Daria Nicolodi), sa fidèle assistante. Quelque jours auparavant, une jeune femme a été assassinée et le meurtrier lui a rempli la bouche avec des pages de son livre. L'inspecteur Germani (Giuliano Gemma), qui conduit l'enquête, est convaincu que Neal détient - sans le savoir ? - la solution de l'énigme. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Tenebre

L'idée de Ténèbres est liée à un incident survenu alors que le réalisateur se trouvait à Los Angeles, juste après le tournage d'Inferno (tourné en partie à New York), où il avait commencé à travailler à un nouveau projet produit par la MGM. Un jour, un inconnu lui téléphona, affirmant être devenu l'un de ses admirateurs après avoir vu Suspiria, et désirant le rencontrer ; mais il lui demanda également, de façon étrange, s'il avait ressenti autant de plaisir en le réalisant que lui en le voyant, si bien que le réalisateur demeura sur ses gardes. Par la suite, l'inconnu rappela fréquemment, tout d'abord pendant la journée mais ensuite également la nuit.*

Tenebre 2Lorsqu'Argento lui demanda de quel droit il le dérangeait ainsi, l'inconnu répondit : "De quel droit entres-tu dans la conscience des gens ? De quel droit entres-tu dans mes songes ? Ne penses-tu pas que tu pourrais payer pour cela ?". Après qu'Argento eut fait bloquer le téléphone, l'inconnu commença à envoyer des lettres. Le cinéaste se transféra alors à Santa Monica, mais ne se trouvant plus tranquille, il préféra rentrer en Italie. Ces faits l'inspirèrent en partie pour son nouveau projet : "J'ai voulu raconter l'histoire d'une personne qui avait tourmenté les pensées d'une autre". D'où l'écrivain de romans policiers Peter Neal qui, par son nouveau livre, déclenche la folie meurtrière d'un (passage enlevé par mes soins car gros spoiler) puritain qui a décidé d'éliminer ce qu'il qualifie de "perversité" (jeune fille kleptomane, lesbiennes, prostituées...)*.

Tenebre 3Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a une manière assez originale d’exorciser ses peurs/angoisses notre cinéaste italien. Après ses deux derniers films fantastiques, Dario Argento revient à un genre qu’il connaît fort bien (sans déconner ?) : le giallo. Exit le surnaturel et retour aux sources ? En tout cas, Suspiria et Inferno s’étaient terminés dans les flammes et Ténèbres commence avec celles-ci justement, et une voix-off qui est celle de Dario Argento dans la version italienne lisant un passage du livre «Tenebrae» avant que celui-ci ne termine dans la cheminée.

Tenebre 6

Comme Irene Miracle sur Inferno : "Mort aux soutiens-gorge !"

Ténèbres… ce qui choque la première fois après en avoir terminé la vision, c’est justement son titre. Ténèbres… un film qui porte fort mal son nom au niveau esthétique. Vous avez des ami(e)s qui passent leur temps à se plaindre que les films d’horreur c’est nul ou chiant parce que ça se passe toujours dans le noir ? Emmenez-les voir ce giallo datant de 1982 (avril 1983 pour la France) et ils seront amenés à revoir leur copie. Car oui, Ténèbres est un film lumineux et c’est le blanc qui domine, c'est froid, nous sommes à des années lumières de la photographie de Suspiria et Inferno.

Tenebre 12Même les scènes dites nocturnes sont lumineuses et les meurtres, qu'ils soient de jour ou de nuit apparaissent en pleine lumière. Non, si on veut chercher la signification du titre, c’est ailleurs qu'il faut chercher. «J’ai choisi ce titre en songeant aux ombres intérieures que nous avons dans l’esprit, qui se manifestent en nous depuis le jour de notre venue au monde, et que nous rendons palpables en les représentant par des monstres, qui ont en eux le démon de la violence, du crime et du mensonge» Dario Argento. Ténèbres renvoie à la noirceur intérieure, celle qui sommeille en chacun de nous et peut se réveiller à tout moment.

Tenebre 20Et quand elle se réveille, ça fait mal, très mal même. Avec ce film, il semble bien que Dario Argento cherchait à faire le giallo ultime, celui qui allait marquer et lui permettre de pouvoir passer à autre chose derrière. C’est d’ailleurs ce qu'il fera avant d’y revenir (on ne se refait pas). Je sais que certains reprochent au cinéaste italien un certain manque d’érotisme dans ses précédents gialli. Avec Ténèbres ils seront servis, grâce par exemple au couple de lesbiennes formé par les jolies Tilde (Mirella D'Angelo) et la plantureuse Marion (Mirella Banti). Oui je sais, ça fait beaucoup de Mirella au mètre carré cette histoire.

Tenebre 8

Marion (Mirella Banti) pulpeuse à souhait

A cela, il faut aussi ajouter les flashbacks récurrents (une récurrence faisant penser à Quatre Mouches de Velours Gris) qui ont un côté onirique et qui mettent en scène une femme et plusieurs hommes dont l’assassin. Cette femme qui n’hésite pas à dévoiler ses charmes n’est autre… qu’un homme ! Evidemment, si vous avez fantasmé dessus, ça doit être un choc de ne pas l’avoir capté. Eva Robins/Roberto Coatti, la femme de la plage est un transsexuel. Ténèbres passe son temps à jouer sur les ambiguïtés et ce avec plusieurs de ses protagonistes. Lesbienne voulant coucher lorsqu’elle en a envie avec des hommes, homosexualité refoulée chez certains hommes…

Tenebre 10Et à cette dose d’érotisme plus qu’affirmée, il faut ajouter la violence car il ne faut pas l’oublier, Ténèbres c’est aussi des meurtres très graphiques et d’une certaine brutalité, surtout sur la fin (mais il y a une raison à cela que je ne peux pas dévoiler et vous laisse découvrir si vous n’avez toujours pas eu la chance de voir ce film). Ce n’est pas pour rien si ce métrage a été censuré un petit peu partout. Aux USA il ne sort que tardivement sous le titre Unsane mais expurgé des scènes chocs et de certains dialogues rendant le film limite incompréhensible. En Angleterre, la fameuse scène du bras coupé à la hache mettant en scène Jane (Veronica Lario) a été presque intégralement coupée et le film a été par la suite complètement interdit pendant plusieurs années.

Tenebre 11Il faut savoir aussi qu’en Italie, lorsque Silvio Berlusconi a épousé Veronica Lario, il a fait couper pour la télévision toutes les scènes où sa femme apparaît et bien évidemment celle la plus sanglante, la toujours fameuse scène de la hache. De nos jours, le film est heureusement visible dans son intégralité (il l’était aussi à la grande époque de la VHS dans nos vidéoclubs). Mais au fait, que serait un film sans une bande son de qualité ? Pour son giallo si dérangeant, Dario Argento a fait appel à de vieilles connaissances…

Tenebre 5

Eva Robins ou Roberto Coatti ?

Je sais bien que partout il est dit que la musique pour Ténèbres émane du groupe Goblin que les aficionados de Dario Argento connaissent bien. Mais en fait, il faut savoir qu’à cette époque le groupe n’existait plus et leur dernier travail pour une bande originale était sur… Dawn of the Dead (Zombie) de George Romero ! Dario a demandé à trois membres du défunt groupe de travailler sur son film et ils ont répondu présent. Les trois sont Claudio Simonetti, Fabio Pignatelli et Massimo Morante. Au fait, aviez-vous remarqué que dans deux scènes de Ténèbres (celle du magasin où Elsa Manni vole un livre et celle de Marion et Tilde au café) il y a en fond sonore deux musiques du film Dawn of the Dead ?

Tenebre 16Quel plaisir de retrouver Ania Pieroni ici dans le rôle d'Elsa Manni (Mater Lachrimarum d’Inferno quand même) et aussi… John Saxon ! Et derrière la caméra on retrouve en tant que premier assistant-réalisateur Lamberto Bava et en tant que second assistant-réalisateur Michele Soavi. Impossible aussi d'omettre la séquence filmée à la Louma (caméra récente à l'époque fixée à un gigantesque bras métallique) et qui dure deux minutes trente nous montrant la maison des deux lesbiennes sous toutes les coutures et ce sans coupes  ! Culte ou chiant, à vous de trancher car cette scène divise pas mal les spectateurs au final ! Pour ma part, quoi que l'on en dise, ce plan est indissociable du film !

Tenebre 18Donc voilà, je ne peux que vivement conseiller la vision de ce Ténèbres si jusqu’au-boutiste même si un petit point m’a chagriné. Oh, pas grand chose en fait. Mais j’avoue qu’à la toute fin du film, les cris de Daria Nicolodi (que j’adore hein !) m’ont tapé sur le système et cela donnait l’impression d’une émotion surjouée au possible. Et comme c'est la fin et que l'on reste sur cette dernière impression, c'est un peu embêtant. A propos de Daria Nicolodi justement, sur la version anglaise ce n'est pas sa voix mais celle de Theresa Russell. Mais bon, tout cela ne remet nullement en question la qualité globale du métrage où une surprise de taille au sujet du tueur vous attend, mais chuuuuut…

tenebre animation

*Ces 2 paragraphes sont extraits du livre Dario Argento : Toutes les facettes de la créativité du "Maître de l'horreur" de Vivien Villani.

Plus d'images du film, c'est ici.

 

6 août 2011

Demons, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

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Pour aller directement sur l'article c'est ici.

6 octobre 2018

Tanz der Teufel (Ultimate Collector's Edition +Figurine +Poster +T-Shirt)

The Evil Dead affiche

Comment ne pas pester contre Sony Pictures France ? On nous ressort le premier film avec une figurine (OK classe) entre 120 et 150€ selon le site consulté et... on a encore et toujours le même master utilisé et le même packaging du blu-ray alors qu'en Allemagne... Mediabook contenant les 2 formats du film 1.33:1 et 1.85:1 ! Et chose ultime, une remasterisation complètement dingue avec la preuve en images. Neige/grain en PLS, juste incroyable. En haut l'ancien master et en bas le tout nouveau tout beau :

Evil Dead ancien master

Evil Dead nouveau master

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1 juin 2012

Space Jockey inside

Prometheus affiche

Réalisation : Ridley Scott
Pays : États-Unis
Année : 2012
Durée : 124 minutes
Imdb : tt1446714

Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend (Affiche visualisable en cliquant sur le logo)

Prometheus 1

Ca y est, je l'ai vu. J'ai enfin pu assister à la projection du film que j'attendais comme le messie depuis que sa future existence soit parvenue à ma connaissance. C'est fait et toute cette pression peut enfin s'évacuer de mon cerveau. Ben oui, toutes ces données comme Ridley Scott revenant à la science fiction, l'univers du film Alien de retour, Prometheus (le film dont il est question bien évidemment) semblant être bien plus qu'une banale préquelle sans trop de surprises, des révélations sur le "Space Jockey"... Tout ceci ainsi que bien d'autres choses dont je passe l'énumération m'ont fait rêver et fantasmer jusqu'à la date fatidique.

Arrivée du PrometheusEt en effet, pour ce qui est d'avoir un minimum d'ambitions, Prometheus se pose là avec rien de moins qu'une hypothèse sur... l'origine de la vie ! Oui, rien que ça. C'est quand même bien plus ambitieux dans l'idée qu'un simple film horrifique de série B non ?  2001, l'Odyssée de l'espace n'est pas loin. Pour revenir à la réalité, c'est à dire sur moi-même, je me suis rendu au cinéma le matin même afin d'y retirer mes places. Pas envie d'arriver dans l'après-midi pour constater "complet" sur l'affichage de la salle sans avoir eu le temps de retirer les précieux billets. Au sujet de cette idée de retirer les places le matin même... comment dire... d'accord c'était le mercredi 17h45 mais nous étions en tout et pour tout 23 dans la salle !

Alors LV-223, aussi craignos que LV-426 ?J'espère vraiment que cette "désertion" soit uniquement dû au fait de l'horaire et non d'un désintérêt total vis-à-vis du dernier film de Ridley Scott. L'avenir me le dira mais en tout cas c'était très cool pour ma pomme niveau calme et placement dans la salle, par contre niveau brouzoufs pour la 20th Century Fox... Mais revenons à nos moutons et à Prometheus. Impossible de ne pas faire une petite parenthèse sur Alien car pour ma part, le summum de l'excitation c'est surtout la justification promise dans Prometheus de la présence de l'extraterrestre mort assis à son poste de pilotage, le fameux Space Jockey qui avait coûté à l'époque de Alien la bagatelle de 500 000 dollars ! Et là, t'as le kiki tout dur quoi. A ce sujet il est intéressant de connaître l'avis de Ridley Scott, de ce qu'il en pensait lors du tournage de Alien (ainsi que de la présence des oeufs).

Prometheus 4

L'horreur sera bien présente !

A l'époque, j'ai été sidéré que personne ne me pose de questions sur cet élément mystérieux du film. Mais si on me l'avait demandé en 1978, j'aurais volontiers expliqué que dans mon esprit, ce vaisseau étranger ne pouvait être qu'un vaisseau de guerre (...) Et pour revenir à votre question sur les oeufs stockés dans ses cales, pour moi, il ne faisait aucun doute qu'il s'agissait d'une cargaison extrêmement dangereuse, d'un stock d'armes mortelles. Ces êtres étaient de toute évidence trop organisés pour ne pas avoir voulu transporter tout cela ailleurs sans raisons valables. Les deux questions qui restaient donc en suspens depuis Alien étaient "A quoi devait servir cette cargaison ? Et où devait-elle être acheminée ?"*.

Quand je vous dit que c'est beau !Incroyable de lire que personne n'ait posé la question au réalisateur alors que lorsque l'on visionne Alien, c'est la première chose qui vient à l'esprit ! Je n'arrive toujours pas à croire qu'aucun journaliste n'ait abordé le sujet... enfin bref, toujours est-il que de pouvoir en savoir plus (33 ans plus tard tout de même !) via la toile d'un écran de cinéma, c'est pas plus mal. "Bon alors, il vaut quoi bordel Prometheus au final ?". Du calme et commençons par le début. Je passe la toute première scène pour ne pas spoiler le côté explication sur l'origine de la vie. Nous faisons ensuite la connaissance de deux scientifiques, Elizabeth Shaw (Noomi Rapace ex-punkette marquante du film Millenium version norvégienne) et Charlie Holloway (Logan Marshall-Green vu dernièrement dans le film Devil) en pleine exploration d'une caverne située sur l'île de Skye, au large de l'Écosse.

Ami ou ennemi ?Dans cette caverne ils découvrent des peintures rupestres représentant selon eux des extraterrestres semblant les inviter à les rejoindre sur leur planète. Le fait le plus troublant, c'est que ce n'est pas la première fois qu'ils découvrent ce qu'ils interprètent comme une "invitation", leurs études de différentes civilisations anciennes semblent montrer que les hommes ont reçu l'aide d'une espèce avancée, qui pourrait expliquer l'origine de l'humanité. La compagnie Weyland (qui n'a pas encore fusionnée avec Yutani), fascinée par ces découvertes va financer ce voyage vers l'inconnu si prometteur. Et toi spectateur, tu embarqueras aussi à bord du vaisseau Prometheus, vaisseau scientifique dernier cri, vers le planétoïde LV-223 afin d'y découvrir...

Prometheus 7

Les armes de destruction massive de Saddam ?

Afin d'y découvrir... le prix d'une place de cinéma ! Hors de question d'en dire plus, faut pas déconner je refuse de gâcher tout ce que le film peut vous apporter à titre personnel. Je vais maintenant pour terminer aborder mon opinion vis-à-vis du dernier métrage de Ridley Scott. Pour ma part j'ai adoré Prometheus ! Bien que mon gavage d'informations avant sa vision ait un peu terni l'effet de surprise sur plusieurs éléments, je suis malgré tout resté tout du long "à fond dedans" ! La grande claque c'est surtout l'esthétique du film. C'est beau à s'en crever le yeux (à ne pas faire hein, c'est juste une image), ici hors de question d'oser parler d'un film de série B, c'est le grand A !

Alors là, t'as le kiki tout dur quand tu vois ça !Outre son esthétique parfaite dû en grande partie à H.R. Giger et à l'artiste russe Gutalin dont Ridley Scott a fait bon usage, il ne faut pas oublier l'apport de quelque chose qui est constamment conspué : la 3D. Je ne vous cache pas qu'à ce niveau je suis à la ramasse n'ayant vu en tout et pour tout qu'un seul film avec cette 3D nouvelle génération (c'est à dire pas anaglyphe avec lunettes rouge/bleu), c'était sur Destination Finale 5. J'avais pris une sacrée claque. Mais ici, la 3D n'est pas là pour des effets chocs à outrance, elle habille le film et ce d'une fort belle manière ! Entre toutes les représentations sous forme d'hologrammes (on est dans un film de SF) et les indications fournies lorsque l'on voit à travers les casques des protagonistes, c'est le bonheur à tous les étages. Puis l'aspect horrifique n'a pas non plus été oublié, pour exemple cette scène de la césarienne bien stressante.

De la SF horrifique bien comme il fautJe ne peux en dire plus (quelle frustration !) risquant de spoiler un maximum, mais j'espère pouvoir discuter dans les commentaires avec vous sur certains points. Dans les points négatifs je peux juste dire que je m'attendais peut-être à un peu plus de consistance pour certains personnages, sauf bien évidemment pour Noomi Rapace et Michael Fassbende (jouant le rôle de l'androïde David 8) qui sont parfaits. Puis quelques petites incohérences, mais rien de rédhibitoire. Ne prenez pas Prometheus pour une simple préquelle à Alien, celui-ci a réussi à se démarquer et à avoir une identité propre. Il apporte énormément à cet univers et on ne peut qu'être impatient à... une suite car la fin ouverte laisse la place à des possibilités encore plus folles ! Dépendant de son succès au box-office, je croise les doigts pour qu'une nouvelle saga voit le jour !

*Source L'Écran Fantastique hors-série n°16 Prometheus & la saga Alien


Prometheus trailer vost par Deadstillalive

30 septembre 2012

100% inutile, 100% indispensable !

Demons logo

Ahem... bon d'accord, je prends légèrement feu là quand même mais... mais pour briller en société rien de tel que de lancer cette "différence" entre la version italienne et celle que nous connaissons. C'est juste histoire... de le savoir quoi. En effet, dans cet excellent film (oui je sais, je ne suis certainement pas objectif mais je m'en contrefous) de Lamberto Bava, il existe un plan légèrement plus long dans la version italienne. Cela se passe lorsque nos "prisonniers" cassent le matos dans la salle de projection. Nous avons ensuite un plan sur la toile qui diffuse le film et qui du coup devient blanche (normal quand on casse le projecteur). La version italienne s'attarde sur cette toile blanche et un texte vient s'incruster stipulant (je présume, suis pas trop bilingue avec l'italien) la fin de la première partie ! La preuve en images :

Demons blu-ray Anchor Bay

Version italienne

Demons dvd Mad Movies

Version française

Voilà, pas de quoi fouetter un chat mais encore merci à Survival Land pour l'info. Vous pouvez retourner à vos occupations ou lire ma chronique sur le film ici.

12 septembre 2012

Ils débarquent. Ils ne vous laisseront plus dormir...

Demons logo

Tout le monde le sait, je parle couramment le japonais. Et c'est uniquement pour cette raison que voici les lobby cards japonaises de Demons ! Bon d'accord, je pige que dalle mais Demons c'est trop bon tout comme ces images qui j'espère vous donneront envie de remater ce film jouissif de Lamberto Bava que j'affectionne tout particulièrement.

Demons lobby card japonaise 1 Demons lobby card japonaise 2 Demons lobby card japonaise 3

Demons lobby card japonaise 4 Demons lobby card japonaise 5 Demons lobby card japonaise 6

Demons lobby card japonaise 7 Demons lobby card japonaise 8

La chronique du film est consultable ici.

9 avril 2012

Regarde ce que ton frère a fait à la porte !

The Texas Chainsaw Massacre affiche

Réalisation : Tobe Hooper
Pays : États-Unis
Année : 1974
Durée : 84 minutes
Imdb : tt0072271

"Le film que vous allez voir relate la tragédie que vécut un groupe de cinq jeunes gens, en particulier Sally Hardesty et son frère invalide Franklin. Cette histoire est d'autant plus tragique qu'ils étaient jeunes. Mais, eussent-ils vécu très très longtemps, qu'ils n'auraient pu s'attendre ni même souhaiter voir une telle débauche de folie et de macabre à laquelle ils assistèrent ce jour-là. Pour eux, une balade par un après-midi d'été idyllique devint un cauchemar. Les événements de cette journée devaient mener à la découverte de l'un des crimes les plus bizarres des annales de l'histoire américaine, The Texas Chainsaw Massacre." (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

The Texas Chainsaw Massacre Cemetery

Bon là ça ne rigole plus, on touche au sublime donc histoire de ne pas faire comme d'habitude, exit le synopsis habituel et on entame avec le texte en ouverture du film dicté en version originale par John Larroquette à qui Tobe Hopper a demandé de prendre un ton à la Orson Welles. Ce texte simple, clair donc compréhensible instantanément par tous, contribue dès le départ a instaurer ce qui sera la plus grande force du métrage de son commencement à sa fin : un aspect documentaire qui en aura retourné plus d'un dont votre serviteur mais... dans le bon sens contrairement à d'autres...

Pam (Teri McMinn) peut-elle se fier à son horoscope ?Alors comment en est-on arrivé là ? Qu'est-ce qui a amené Tobe Hooper à réaliser l'un des plus grand films du cinéma et ce avec un budget si étriqué ? Le véritable commencement c'est lorsqu'un ami de Hooper lui conseilla d'aller voir un film qui passait au cinéma, un film en noir et blanc, un certain... Night of the Living Dead. Bien lui en a pris de suivre le conseil de cet ami car c'est en voyant la réaction des spectateurs face au métrage de George Romero (lui aussi devenu culte avec le temps) qu'il a su que c'était ça qu'il fallait faire et c'est de là qu'est parti l'idée de faire un film comme The Texas Chainsaw Massacre.

Même à cinq, prendre un auto-stoppeur ça craint un max !Après pour ce qui est du film en lui-même, l'inspiration vient d'un célèbre tueur en série : Edward Theodore Gein plus connu sous Ed Gein lorsque l'on parle de lui. Je ne compte pas faire un exposé sur le personnage, d'autres sites le font admirablement bien comme ici par exemple. Un brin de culture ne faisant jamais de mal, n'hésitez pas à y aller pour savoir de quoi on parle. Tobe Hooper avait de la famille habitant dans le Wisconcin, famille habitant juste à une trentaine de kilomètres de la maison de celui que l'on appela par la suite (entre autre) le boucher de Plainfield. Inutile de dire que gamin et entendant les histoires horribles qu'on s'amusait à lui raconter afin de lui faire peur, son enfance a été marquée et ces horreurs se sont tout naturellement intégrées au scénario de son film.

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Pam (Teri McMinn) et Sally (Marilyn Burns) se remettent de l'auto-stoppeur

Donc oui, niveau inspiration le mobilier si particulier que l'on peut voir dans le film est lié à ce que les enquêteurs ont découvert chez Ed Gein en 1957. Par contre pour ce qui est du côté visuel de Leatherface interprété par Gunnar Hansen, c'est tiré d'une autre histoire tout aussi glauque que la précédente. Une fois de plus il faut retourner à l'enfance de Hooper où son médecin de famille lui avait raconté une chose que celui-ci avait fait alors qu'il était encore étudiant. Il travaillait sur un cadavre dont il a écorché le visage pour... se faire un masque pour Halloween ! Encore une histoire marquante que notre réalisateur texan n'a jamais oubliée et qu'il a intelligemment utilisée pour son film.

Pam (Teri McMinn) se demande ce que fout Kirk (William Vail)Après, ce qui est marquant dans le métrage c'est bien évidemment l'objet dont il est question dans le titre (titre choisit après la fin du tournage) et dont le personnage de Leatherface en deviendra indissociable. Là aussi c'est dû à une anecdote. Lors d'un Noël, Tobe Hooper faisait la queue dans un grand magasin où il y avait un monde fou et où la chaleur était étouffante. Et c'est alors qu'il se demandait comment sortir de cet environnement insupportable que son regard se posa sur une série de tronçonneuses exposées. L'idée d'allumer l'un de cet engin pour faire place net rien que par son aspect dissuasif lui donna l'idée de l'utiliser dans son futur film.

Plan culte démarrant de la balancelle et suivant Pam jusqu'à la maisonS'il existe encore des personnes (mais est-ce possible ?) persuadées que l'histoire dont il est question ici est réellement tirée d'une histoire vraie, elles en seront pour leurs frais. Tobe Hooper : "C'était l'époque du Watergate. Une époque où je commençais à me dire que peut-être ces gens à la télé ne disaient pas la vérité. Je crois que je devenais désillusionné. Et les jeunes de mon entourage étaient soit désillusionnés soit déterminés à faire changer les choses. C'était une époque étrange. Le film est devenu une métaphore cinématographique de la conjoncture de l'époque. Voilà à mon avis le propos de Massacre à la tronçonneuse".

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Une vision personnelle du confort

Ajoutons à cela que c'est en voyant devant un cinéma de longues files d'attentes provoquées par le simple fait de la mention "histoire vraie" sur l'affiche d'un film, et vous comprendrez l'intérêt de notre texan à jouer sur cette ambiguïté. Tout était en place pour réaliser le film que nous connaissons tous (et tant pis pour ceux qui ne le connaissent pas), film qu'il est réducteur de réduire à un simple film d'horreur. Oui je sais, il est classé dans cette catégorie sur le blog mais... il fallait bien en choisir une et ça n'empêche pas derrière de dire que la pellicule de Hooper explose les codes ainsi que les sacro-saintes valeurs familiales (surtout via la scène du repas) ce qui fit scandale.

Oui, ici c'est pas comme à la maisonMais la réalisation de ce chef d'oeuvre n'a pas été de tout repos. Et lorsque l'on connaît deux/trois petites choses à son sujet, on se rend compte que c'est justement tous ces éléments cumulés aussi pénibles soient-ils, qui rendent ce film intouchable pour l'éternité, une véritable révolution, une tornade dans tous les sens du terme et ce à tous les niveaux. Dès son générique si particulier utilisant les tâches solaires, le film sera tout du long lié à cet astre et la chaleur étouffante transparaît à chaque plan. Alors évidemment à la vue de toutes les horreurs que vont vivre nos cinq protagonistes, on se dit qu'au Texas le soleil tape beaucoup trop sur la tête de ses habitants.

Sally (Marilyn Burns) prouvant que l'enfer c'est bien sur terreEt quelque part, si on pousse un peu ce raisonnement d'une facilité affligeante au départ, on se rend compte que c'est ce même soleil (et sa chaleur suffocante) qui aura rendu le film aussi fou au final. Filmer les scènes se déroulant dans le van c'était déjà pénible mais ce n'était rien, vraiment rien à côté de la scène mythique du repas dont le tournage s'est effectué sur une durée de... 27 heures d'affilées ! Les principales raisons de ce que l'on peut véritablement appeler un tournage marathon sont dues à ces deux faits : le contrat d'un des acteurs syndiqué (Jim Siedow) se terminait ce jour là et il ne restait plus qu'un seul masque pour le grand-père (John Dugan).

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Une des nombreuses scènes cultes : celle du repas

Imaginez une température entre 40 et 42° à l'extérieur, des couvertures aux fenêtres pour masquer la lumière du jour afin d'être raccord, et l'éclairage des projecteurs s'alliant à la chaleur ambiante pour littéralement faire cuire le décor composé de bidoches et autres joyeusetés de ce genre ! Ils ont même essayés d'injecter du formol dans les saucisses pour qu'elles tiennent le coup, toujours histoire d'être raccord. Continuez à imaginer l'odeur de la pièce avec la bidoche qui macère et pourrie et ce pendant 27 heures ! Un gars de l'équipe a eu l'ingénieuse idée d'aller brûler tout ce qui ne serait plus utile derrière la maison pendant que ça tournait et le vent s'est levé amenant la fumée dans la maison. Bilan : entre chaque prise ça courrait pour aller vomir avant de revenir pour continuer le tournage. Pas difficile de comprendre que chacun était devenu irritable à la moindre remarque et que plus personne ne se supportait, une véritable folie qui se sera imprimée sur pellicule pour notre plus grand bonheur.

Ou quand l'être humain n'est plus que de la viandeMais cette folie palpable tout au long du film ne serait pas crédible sans ces acteurs tous aussi bons les uns que les autres. John Dugan qui interprète le grand-père connaissait Kim Henkel via sa soeur qui était... sa femme. Kim l'a appelé pour le rôle. Jim Siedow, jouant le plus vieux des trois frères, a été appelé par Tobe Hooper avec qui il avait tourné dans un film : The Windsplitter. Jim Siedow ne se souvenait plus de Tobe Hooper contrairement à lui ! Son rôle est très important, celui d'un demi-fou pour que ça puisse fonctionner sinon se serait le boxon total. Edwin Neal, l'auto-stoppeur, s'est pour sa part rendu à une audition dans un amphi par curiosité. Il a reconnu son neveu dans le rôle, paranoïaque et schizophrène et il l'a imité. Gunnar Hansen qui interprète Leatherface a appris qu'on cherchait quelqu'un pour le rôle d'un tueur dans un film et il a contacté Bob Burns (directeur du casting et aussi qui s'occupait des effets spéciaux) qui l'a mis en relation avec Tobe Hopper et Kim Henkel.

Leatherface (Gunnar Hansen) plus humain qu'il n'y paraitSacré Gunnar qui ne possédait qu'en tout et pour tout qu'un seul costume porté 12 à 16 heures par jour, 7 jours par semaine ! Tout le monde l'évitait durant tout le tournage à cause... de son odeur ! Impossible de se risquer à laver l'unique costume et que celui-ci perde ses couleurs ou pire... Mais comment ne pas terminer en mentionnant Marilyn Burns, jouant Sally Hardesty, et son engagement total et sans qui (via la qualité de sa prestation) tout le film tomberait à l'eau ? Il suffit juste de prendre la scène de la cabane où il a fallu huit prises et où entre chacune d'entre elles Tobe Hooper et Marilyn Burns demandaient à Jim Siedow de frapper plus fort pour être plus crédible ! Et Jim Siedow s'est finalement pris au jeu et Marilyn a vraiment dégustée sévère tournant presque de l'oeil lors de la dernière prise !

Enfin en sécurité ? Sally (Marilyn Burns) totalement impuissante Un regard bien plus explicite que des mots

Oui, The Texas Chainsaw Massacre est l'un des plus grands films du cinéma. Pour preuves ? Les réactions qu'il a suscité à la quinzaine des réalisateurs en 1975 à Cannes. Ce public constitué de la crème du politiquement correct a été... "secoué". Ou encore en 1976 lors du festival d'Avoriaz où le film ne pouvait que gagner le grand prix mais malheureusement 1976 a été l'année où présidait le pire jury qui puisse exister ! Même jury qui a décidé de ne pas décerner de grand prix à cause (selon eux) du manque de qualité des films en compétitions ! Du jury "élitiste" de 1976 on retiendra une certaine Leslie Caron qui est sorti en hurlant pendant la projection du film et qui apparaît le 25 janvier 1976 dans l'émission "Les rendez-vous du dimanche" présentée par un autre parasite con comme un manche qualifiant le film d'abominable et qui n'était autre que Michel Druker.

Franklin (Paul A. Partain) et sa soeur Sally (Marilyn Burns) attendent...Pendant cette émission TV hautement instructive sur le "mental" du jury de 1976 (et de son présentateur au passage), cette cruche de Leslie Caron qualifia Massacre à la Tronçonneuse -je cite ses différents termes- de : bestial, abominable, dégradant, décadent. Mais bon, le pire pour le film sera au final de se taper un X et du coup de ne pas pourvoir sortir dans les salles françaises ! Je ne vais pas faire un exposé sur la censure frappant le film ce serait trop long. Par contre à ce sujet je vous invite à lire "Une Expérience américaine du chaos" de Jean-Baptiste Thoret où la totale est expliquée sur ce point précis. Inutile de dire qu'à sa lecture, le terme pathétique n'est pas assez fort pour décrire l'opinion de nos "élites" qui composaient la commission de classification. Le visa ne sera obtenu que le 29 avril 1982 et le film sortira finalement dans les salles en France le 5 mai 1982.

La famille c'est sacrée...S'il fallait choisir une anecdote valorisant la qualité du métrage de Tobe Hooper, je pense que celle livrée par Jean-Baptiste Thoret (encore lui !) se pose là. Ridley Scott avait voulu qu'on lui montre des films de genre avant son Alien pour... éviter les pièges/clichés, l'ami Scott ne considérant pas le genre horrifique comme majeur. On peut même dire sans se tromper que pour lui à l'époque le genre était plutôt composé de navets à grosses ficelles. Dans la liste des films à voir, il y avait un certain Massacre à la Tronçonneuse. Et qu'elle ne fut pas sa surprise suite à ses préjugés de voir un film qu'il a considéré immédiatement comme un chef d'oeuvre ! Tellement marqué qu'il diffusa la bande son de Massacre à la Tronçonneuse sur le plateau d'Alien pour mettre les acteurs en état d'inquiétude permanente ! Alors ? Vaut-il mieux prendre en compte l'avis de Ridley Scott ou celui de Michel Drucker et Leslie Caron ?

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Autre scène culte : the girl on the meat hook

Basé sur un script co-écrit par Kim Henkel et Tobe Hooper rédigé en six semaines puis tourné à partir du 15 juillet 1973 pendant une durée d'aussi six semaines, Massacre à la Tronçonneuse est une tuerie absolue dans tous les sens du terme. Ici pas de boogeyman invinsible représentant un mal inhumain. Bien au contraire, ici l'aspect documentaire mais aussi et surtout humain prime. Lorsque l'on voit Leatherface paniquer et se prendre la tête après le coup de maillet porté à Jerry (Allen Danziger), cela donne l'image dérangeante pour le spectateur d'un type se demandant : "Mais d'où viennent tous ces jeunes gens ? Qu'est-ce qui se passe ?". Nous sommes à des années lumières de personnages comme Michael Myers ou encore Jason Voorhees. Là nous sommes constamment ancrés dans la réalité et ça fait mal, très mal.

Leatherface et son arme de prédilectionA ceux qui ne l'ont toujours pas vu, pas de gore contrairement à ce que l'on pourrait croire au premier abord et ni d'érotisme, Massacre à la Tronçonneuse est un film qui ne s'éternise jamais sur du gore grand guignolesque par exemple mais préfère rester un film coup de poing avec des scènes chocs rapides et c'est le spectateur qui comme un puzzle met les pièces manquantes en place dans son esprit. D'où pour la majorité de ces mêmes spectateurs la certitude d'avoir assistés à certaines choses complètement absentes du film ! Et ça, c'est dû au talent de Tobe Hooper et à un excellent montage. Surtout qu'ici et c'est très important, Tobe Hooper n'a pas été sous pression et il a bénéficié du final cut !

Une découpe qui ne va pas faire plaisir à l'ainé des frèresPour terminer car il le faut bien malgré tout, impossible de passer sous silence ce qui a mis un temps considérable à être admis par beaucoup : l'humour du film. Alors évidemment, ici on parle d'humour noir et d'ironie mais il n'empêche... et c'est justement ce parfait dosage qui rend ces trois frères si... "humains". Comment ne pas jubiler par exemple à la découverte par Jim Siedow de la porte de la maison détruite par Leatherface ? Pour la suite sortie en 1986 (et aussi chroniquée sur le blog ici), Tobe Hooper s'est justement complètement lâché sur cet aspect. On ne le dira jamais assez, Massacre à la Tronçonneuse premier du nom délivre de l'horreur viscérale pure. Il y a eu un avant et un après Massacre à la Tronçonneuse et ça, c'est la signature d'un grand film mille fois copié mais jamais égalé.

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11 février 2012

The time has come to liquidate our guests

The Black Hole affiche

Réalisation : Gary Nelson
Pays : États-Unis
Année : 1979
Durée : 92 minutes
Imdb : tt0078869

C'est la fin du XXième siècle. Au coeur d'une lointaine galaxie, à bord du vaisseau d'exploration USS Palomino qui retourne vers la Terre, le robot Vincent détecte la présence d'un puissant "trou noir", le phénomène le plus mystérieux et le plus terrifiant de l'univers, capable d'engloutir à tout jamais planètes et étoiles, et d'emprisonner la lumière pour la nuit des temps. A bord du gouffre, une gigantesque station spatiale qu'une zone de non gravité protège du trou noir : l'USS Cygnus, disparue en mission vingt ans plus tôt. Tandis que Palomino s'en approche, le vaisseau fantôme s'illumine soudain... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

USS Cygnus

En octobre 1980 j'avais... neuf ans et demi. C'est à cette période de ma vie que j'ai eu la chance de voir Le Trou Noir au cinéma. On peut dire tout ce que l'on veut mais l'espace au cinéma, et en plus quand t'es gosse, niveau dépaysement c'est la totale ! Dire que ce film estampillé Disney m'a marqué, ça manque un peu de punch par rapport à ce que j'avais ressenti lorsque je l'ai vu. Mon deuxième space opera après la claque intergalactique qu'a été L'Empire Contre-Attaque ! "Dis-donc pépé, tu deviens sénile et La Guerre des Étoiles t'en fais quoi ?". Merci pour l'info les gars, que ferai-je sans vous ? Sérieusement, je parlais de mon parcours personnel, L'Empire Contre-Attaque ayant été mon premier film vu au cinéma, La Guerre des Étoiles j'étais trop jeune et je l'ai vu plus tard avec le boom de la VHS et des vidéo-clubs.

Ca bosse sur le CygnusNe l'ayant pas revu depuis, je me suis fait plaisir hier soir. Je possède le laserdisc sortit en 1997 et acheté dès sa parution mais il est tout neuf, je ne l'ai toujours pas regardé. Comme quoi, il faut vraiment se donner du temps sinon on stock et on ne regarde rien. Enfin bref c'est réparé et juste à titre de critique, laserdisc ou dvd même combat pas de bonus ! Franchement pas sympa de la part de Disney, j'espère qu'un jour une édition digne de ce nom pointera le bout de son nez. Peut-être un espoir de profiter du remake dont il est question ces derniers temps ? Allez savoir... C'est déjà étonnant d'entendre parler d'un remake comme cela a été le cas avec Tron sachant que Le Trou Noir a été un échec commercial.

L'USS Palomino luttant contre l'attraction du trou noirDonc une petite pression sur la touche Play et plongeons dans mon enfance ! Et quel plongeons ! Dès le générique je me suis retrouvé "dedans". Impossible de ne pas être happé par le trou noir par la musique de John Barry et d'être sous le charme au niveau des effet spéciaux par le plus long créé par ordinateur (à l'époque hein !). Je parle bien évidemment de cette grille verte que l'on peut aussi voir sur la bande annonce. Il ne faut pas croire que Le Trou Noir soit un film fauché loin de là ! Disney avait fait tout ce qu'il faut avec les moyens de l'époque et a déboursé pas moins de 20 000 000 de dollars !

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Anthony Perkins, Yvette Mimieux et Ernest Borgnine

Impossible de leur en vouloir à ce niveau. D'ailleurs ces mêmes studios ont voulu louer le système Dykstraflex inventé par John Dykstra en 1976 et qui avait été utilisé pour le film Star Wars. Malheureusement le coût d'une telle location s'est avérée trop élevé. Mais cette mauvaise nouvelle aura permis aux studios Disney de se creuser le ciboulot et de créer leur propre système ! Le "matte scan", une caméra dirigée par ordinateur pouvant effectuer des travellings ou des zooms sur des peintures sur verre (avec surimpression d'acteurs, de maquettes...). Au final le métrage comprend pas moins de 150 tableaux en matte paintings !

Le Dr. Hans Reinhardt (Maximilian Schell) sait recevoirPour en revenir à ma petite personne, ce qui m'a plu immédiatement c'est l'histoire. Et bien qu'âgé seulement de neuf ans et demi, je n'ai certainement pas cherché à comparer Le Trou Noir avec L'Empire Contre-Attaque. Le film d'Irvin Kershner est bien évidemment culte à plus d'un titre mais celui de Gary Nelson est dans une autre catégorie. Fascinant... oui c'est le terme exact. J'étais fasciné justement par ce que représente le titre du film et comme le Dr. Alex Durant (Anthony Perkins) j'étais fasciné par les recherches du Dr. Hans Reinhardt (Maximilian Schell) et surtout par ce qu'il projetait de faire !

Mais que cache ce masque ?Puis bien sûr impossible de ne pas oublier l'autre vedette du film, l'USS Cygnus ! Au passage, le nom du vaisseau est un hommage au premier trou noir découvert dans la constellation du Cygne. Il avait de la gueule ce bon vieux USS Cygnus ! Les plus vieux se souviennent peut-être du petit boîtier plastique faisant penser à des jumelles et qui permettait de visualiser des images en reliefs grâce à des disques rond dont le pourtour était constitué de diapositives. Le 3D View-Master ça ne vous dit rien ? Quel dommage... je peux vous assurer que via cet appareil, la photo du Cygnus illuminé dans l'espace c'était quelque chose ! Constatez par vous même (sans l'effet 3D) avec la première image de l'article. Connerie de vieillesse tiens...

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Courir semble la meilleure technique

Sincèrement le fait que Le Trou Noir ne soit pas truffé de combats dans l'espace ne m'a jamais dérangé même lorsque j'avais presque 10 ans ! Rien à cirer, trop fasciné par le pitch de départ et la rencontre avec un vaisseau fantôme (bien avant le très bon Event Horizon) mais aussi et surtout par la fixation du Dr. Hans Reinhardt : aller de l'autre côté du trou noir ! Malheureusement pour lui (Reinhardt) et ses "visiteurs", leur rencontre va absolument tout chambouler ! Le Capitaine Dan Holland (Robert Forster) et les autres de l'USS Palomino vont découvrir ce que cache le non retour sur terre de l'USS Cygnus.

Un enterrement chez des robots ? Hum...Et ce casting, vous avez vu quand même cette grande classe ? Ernest Borgnine (L'Aventure du Poséidon, New-York 1997...), Robert Forster (Vigilante, Jackie Brown...), Yvette Mimieux (La Machine à Explorer le Temps et ses inoubliables Morlocks), Maximilian Schell (Croix de Fer, Deep Impact, Vampires...). Et bien évidemment Anthony Perkins ! Pardon ? Sûrement une star de la firme au Toucan ? Bon là, je suis en train de vous perdre va falloir que j'abrège un maximum. On dira pour le bonhomme qu'ici il ne se prend pas pour sa mère et qu'il est du coup moins dangereux. Chaque personnage est différent et cela donne un film fort agréable à suivre.

V.I.N.CENT. et B.O.B.Le plus gros défaut du métrage s'est transformé pour moi en qualité. Je veux dire par là qu'étant un produit Disney celui-ci se destine en priorité aux enfants (c'est grâce à ça que j'ai pu le voir au cinéma). Mais justement de par son sujet, sur quel pied danser ? Ce qui a malheureusement (je suppose hein) nui au film c'est peut-être ce que lui reproche la majorité : pas assez enfantin pour les enfants et pas assez mature pour les adultes. Peut-être un certain "bridage" sur certains points d'où un drôle de mariage entre des scènes franchement sombres et d'autres plutôt guillerettes. La plupart des séquences où apparaît le robot V.I.N.CENT. avec ses proverbes/citations donnent vraiment l'impression d'essayer de dédramatiser un maximum une intrigue adulte.

Le Trou Noir 9

Fin non retenue mais son ouverture est quand même présente au final

Ce côté "cul entre deux chaises" se ressent aussi avec la fin du film où grâce au dernier numéro de Mad Movies on apprend que celle qui apparaît sur le métrage n'est pas l'unique. Plusieurs idées n'ont jamais dépassées le stade du storyboard (il a même été envisagé de ne pas traverser le trou noir !), mais une autre fin a été tournée, fin basée sur un concept plus spirituel et religieux. Propos de Peter Ellenshaw directeur artistique et responsable des SFX : "Je suis allé à Rome avec une équipe et nous avons filmé la chappelle Sixtine. Nous voulions montrer Yvette Mimieux dans une sorte de transe, en train de s'imaginer de retour dans la chappelle , regardant la création de l'homme par Michel-Ange. C'est ainsi que nous l'avons filmée, et nous avons été capable d'inclure Yvette. Elle n'est pas venue avec nous, mais elle était présente dans l'image. On aurait vu les doigts de Dieu touchant ceux de l'homme, transformant ce dernier en créature vivante."

Welcome to Hell with Maximillian !Mais le réalisateur n'était pas satisfait de cette conclusion pensant que cela ferait passer le film pour un autre 2001, l'Odyssée de l'Espace et du coup risquait de faire perdre le soutient du public. De toute façon c'est peine perdue car en l'état de par son sujet et même de par sa fin actuelle (et cette vision de l'enfer) qui reprend aussi quelques plans d'ouverture de celle non retenue (voir l'image au-dessus du paragraphe précédent), le film ne semble avoir satisfait personne. A part moi ? Bien sûr que non, je reste persuadé que d'autres n'ont pas oubliés Le Trou Noir et l'ont vu justement parce que celui-ci était du Disney et qu'ils ont été emmenés dans les salles obscures par leurs parents. Je sais que le film est truffé d'impossibilités (et Star Wars avec tous ses sons dans l'espace ?) mais peut-être suis-je resté coincé entre deux âges. Qualité ou défaut ? En tout cas pour certaines choses, je penche pour le premier. Alors le Dr. Kate McCrae (Yvette Mimieux) va-t-elle retrouver son père membre d'équipage de l'USS Cygnus ? Le Dr. Hans Reinhardt va-t-il réussir l'impossible ? Et Maximillian le robot imposant/dissuasif de Reinhardt va-t-il avoir des petits avec V.I.N.CENT. ou B.O.B. ? Trop de questions qui trouveront certainement des réponses à la vision de The Black Hole !

27 novembre 2011

Delirium, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

Gloria (Serena Grandi) lorsqu'elle était encore mannequin

Gloria (Serena Grandi) aime la propreté

Alex (George Eastman) a faim !

Sabrina (Sabrina Salerno) face à un mauvais coup

Visions originales du tueur

Qui s'y frotte s'y pique ?

No escape for Sabrina !

Sabrina fait la couverture de Pussycat

Détendez-vous avec Gloria (Serena Grandi)

Nouvelle mise en scène du tueur

Pour aller directement sur l'article c'est ici.

4 juin 2023

The Evil Dead (Elite Special Edition)

The Evil Dead affiche

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Aujourd'hui je partage avec vous un film culte (oui, un de plus). The Evil Dead ! Alors forcément pourquoi partager ce film trouvable partout et ce en plusieurs éditions ? Très simple, ici il est question de la toute première édition du métrage en DVD parue en 1999 chez Elite Entertainment. En effet, après avoir fait la joie des possesseurs de Laserdiscs en 1998, Elite nous a claqué la même édition pour nos platines DVD 1 an plus tard. Inutile de vous dire que cette édition n'est plus à la vente depuis très longtemps. Pour commencer, regardons ensemble en détail les pistes audios disponibles sur ce DVD que vous allez retrouver sur mon fichier mkv (et je précise bien que le mkv final n'a subit aucune compression afin de ne pas altérer le visionnage) ->

Pistes audio du DVD Elite:

– English: Dolby Digital 5.1
– English: Dolby Digital 2.0 Surround Sound

– Commentary by actor Bruce Campbell
– Commentary by Sam Raimi, Robert Tapert

Vous avez remarqué ? Pas de piste française et encore moins de sous-titres ! Alors du coup, je vous ai synchronisé dessus les pistes audios du DVD paru en mars 2002 chez Anchor Bay. Donc en plus des pistes précédemments citées, voici ce que vous aurez comme choix supplémentaires ->

Pistes audios que j'ai rajoutées de l'édition Anchor Bay (Book of the Dead Limited Edtion) :

– English: Dolby Digital 5.1 EX
– English: Dolby Digital 2.0 Surround Sound
– French: Dolby Digital 5.1

Oui, il est bien question ici du premier doublage pour la piste française. Inutile de préciser que j'ai ajouté un fichier srt pour les sous-titres. Alors pourquoi avoir repris les pistes audio anglaises alors qu'il y a déjà les pistes de la version Elite ? Ben tout simplement parce que par exemple, lorsque Scott passe sa tête par la fenêtre lorsqu'il recherche Shelly, le fond sonore des loups a complètement disparu sur les pistes de la version Elite !

Et ce n'est pas fini niveau ajout ! Car cerise sur le gâteau, vous trouverez sur cette version maison, la piste audio originale anglaise mono disponible UNIQUEMENT sur le Laserdisc japonais paru chez Herald Videogram en 1985 ! Et là, je peux vous assurer que les loups vous allez bien les entendre !

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Surprise à la fin de l'article !

Alors au final, pourquoi ai-je porté mon choix sur cette édition Elite ? Tout simplement parce que selon pas mal de personnes, la version Elite serait la meilleure en terme de qualité d'image parue sur support DVD. Alors oui, il y a un zoom rajouté lorsque Cheryl se retourne et oui, il manque l'éclair frappant un arbre juste après la remontée de Scott et Ash de la cave (choix de Samuel Raimi en personne !) mais... comme le montre les images ci-dessous, la colorimétrie particulière de cette version (tout comme celle encore différente du Laserdisc japonais) ne sera JAMAIS reprise sur toutes les éditions ultérieures. Petit aperçu en images :

Evil Dead Pictures

Cliquez-moi !

Foncez avant que les liens soient morts et bon film ! 

Partie 1 : ici

Partie 2 : ici

Partie 3 : ici

Partie 4 : ici

Partie 5 : ici

Partie 6 : ici

Lien regroupant les 6 fichiers : ici

Nouvel ajout, le laserdisc japonais ! 1 seul et unique lien : ici.

28 août 2012

Die Schreckensinsel der Zombies

Zombi 2 logo

Bon alors, Woodoo : Die Schreckensinsel der Zombies ça vous parle à fond non ? Pff... de toute façon je n'ai pas été salaud, j'ai gardé le titre italien en logo et du coup sans avoir le temps de vous creuser la cervelle, vous savez qu'il est question de L'Enfer des Zombies de Lucio Fulci. Si je parle du titre allemand, ce n'est évidemment pas innocent de ma part. Voici donc les lobby cards allemandes scannées par votre serviteur. Des lobby cards über classe quoi.

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La chronique du film est consultable ici.

4 novembre 2011

Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

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Pour aller directement sur l'article c'est ici.

1 mars 2011

Ne touchez pas à la viande

The Midnight Meath Train affiche

Réalisation : Ryûhei Kitamura
Pays : États-Unis
Année : 2008
Durée : 98 minutes / 103 minutes (Director's Cut)
Imdb : tt0805570

Leon Kaufman (Bradley Cooper) a révélé son talent de photographe à travers des clichés hautement provocants. Décidé à créer l'événement pour sa prochaine exposition, il est prêt à aller encore plus loin dans l'exploration des aspects les plus sombres de l'humanité. Lancé dans une quête obsessionnelle des pires aspects de l'homme, Leon s'intéresse à un tueur en série, Mahogany (Vinnie Jones), qui traque les banlieusards prenant les derniers métros pour rentrer chez eux, avant de les tuer avec une sauvagerie inimaginable. La fascination de Leon pour Mahogany va le conduire de plus en plus loin dans les méandres du métro, au coeur même du mal. Sans le vouloir, il va entraîner Maya (Leslie Bibb), sa petite amie, avec lui. Chaque ticket est peut-être un aller simple vers la mort... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

photo_The_Midnight_Meat_Train_2007_3Bon ben... suite aux commentaires dithyrambiques à propos de The Midnight Meat Train sur l'article consacré au film End of the Line, il me fallait sauter le pas et remplir ce vide au niveau de ma culture cinématographique. Que voulez-vous, on ne peut pas avoir tout vu même si j'avoue que ce n'est pourtant pas faute de mater des films dès que cela m'est possible. Enfin bref, figurez-vous qu'en me baladant dans le magasin U (c'te pub gratos), je tombe nez-à-nez avec le dvd neuf à... 4 euros ! Que demande le peuple ? Ben de le mater bien évidemment.

The_Midnight_Meat_Train

Méfiez-vous de l'eau qui dort...

Alors maintenant, je pense qu'il est temps pour moi de me faire pleins d'ami(e)s. Je dois être franc ou sympa ? Choisir la facilité et aller dans le sens du courant des commentaires positifs ? On va arrêter le suspense, c'est pas mon genre de faire l'hypocrite pour faire plaisir alors je vais vous donner mon avis sur ce métrage et ce sans fioritures.

The_Midnight_Meat_Train_4J'ai été déçu par le film. Houlà ! Arrêtez vos conneries et rangez-moi ces saloperies de fourches ! Laissez-moi au moins finir avant de me courir après et montrer que vous êtes des petits Mahogany en puissance ! Déçu ne veut pas dire que le film est mauvais, loin de là. Mais disons que pour une fois, j'ai pensé la même chose que ma femme (on l'a maté à deux) lors du générique de fin. Juste par un simple regard, j'ai très vite deviné que nous étions sur la même longueur d'onde.

The_Midnight_Meat_Train_3Oui, le film est intéressant tout du long. On passe son temps à se poser moult questions sur le parce que du pourquoi du comment (ouf !). Et niveau scènes sanglantes, on est gâté car il faut reconnaître que l'ami Mahogany ne rigole pas avec son marteau qui explose grave tout ce qu'il rencontre. Et comme ce marteau passe son temps à rencontrer la tête des derniers voyageurs... On en a plus que pour son argent (pour 4 euros, faut pas déconner !) et c'est vraiment bien fait. Comme d'habitudes, âmes sensibles s'abstenir...

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Une victime de plus au compteur

Alors qu'est-ce qui ne va pas nom d'un chien ? "Tu vas parler avant qu'on t'enfile sur nos fourches bordel !?". Vu sous cet angle, comment ne pas passer à table ? Ben c'est la fin... Oui c'est simplement ça, cette fin qui à mes yeux n'est pas "crédible" pour deux sous. Puis il y a ces questions en suspend sans réponses. Mais à quoi c'est dû ce genre de pustules que Mahogany s'enlève de son torse (top dégueux) et conserve dans des bocaux ? On ne le saura jamais, dommage. Maintenant si vous n'avez pas encore vu le film, ne lisez pas le prochain paragraphe, spoiler ! Vous êtes prévenus.

The_Midnight_Meat_Train_2Début du spoiler. Le plus agaçant dans tout ça, c'est le côté limite absurde des "complices" pour alimenter cet... Underworld de créatures avides de chairs fraîches. Lorsque l'on apprend que le conducteur de la rame est au courant, c'est limite. Mais bon, faut bien qu'il détourne la ligne pour arriver à destination et livrer "la viande" aux créatures. Mais à chaque fois ne pas s'arrêter au dernier arrêt prévu, ça devrait quand même interpeller quelqu'un non ? Ben peut-être qu'en fait que oui mais vu que la flic qui semble chargée de l'affaire des disparitions est aussi complice... Sérieux, le coup des complices et des "monstres" attendant la bouffe, c'est pour moi les trucs qui m'ont déconnecté de l'histoire. Alors pourquoi ces créatures ? D'où viennent-elles et encore plus, comment ont-elles la chance d'avoir des complices ? A vous d'imaginer l'inexplicable, au moins les scénaristes ont eu ça en moins à se faire chier. Fin du spoiler.

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Quel gâchis !

Donc voilà, un film intéressant avec des scènes chocs bien gratinées mais une histoire qui prend un sérieux coup dans l'aile avec cette fin particulière et pas mal de questions restées en plan. De toute façon, quoi qu'il arrive, vous passerez un bon moment devant ce film avec ce personnage de Mahogany énigmatique au possible.

5 mars 2011

Seriez-vous le Roi Arthur ?

Fantom Kiler dvd

Réalisation : Roman Nowicki
Pays : Pologne
Année : 1998
Durée : 90 minutes
Imdb : tt0302551

Un mystérieux tueur psychopathe vêtu et ganté de noir sème la terreur au sein d'une paisible ville de l'Europe de l'Est. Ce dangereux maniaque choisit ses victimes parmi les jeunes femmes les plus belles et les plus sexy de la région qu'il tue après avoir amplement abusé de leurs charmes. Qui se dissimule derrière le masque fantomatique du tueur fou ? (Jaquette dvd visualisable en cliquant sur le logo).

Fantom_Kiler_5Allez hop, au diable les varices comme on dit ! Après l'épisode Piranha 3D et le côté plaisir coupable, il me fallait entériner le truc et trouver mon plaisir coupable ultime. Bon c'est vrai, y en a quelques uns quand même... mais dans le lot, il me fallait trouver la grosse artillerie et pas le petit pétard mouillé à deux balles. Alors voilà, après réflexion j'ai sélectionné la saga de Roman Nowicki, celle des Fantom Kiler. Parce que le bougre n'a pas lâché l'affaire après un seul film, loin de là !

Fantom_Kiler_6On va être clair tout de suite, l'histoire de base on s'en fout. Tout n'est que prétexte à voir des filles courir à oilpé et poursuivies par un tueur qui a des faux airs niveau vestimentaire avec celui de Six Femmes pour L'assassin de Mario Bava. Et quand je dis prétexte, je suis gentil. Deux ou trois petites branches qui m'embêtent ? J'enlève le haut. Deux fils barbelés à passer ? J'enlève la jupe tiens ! Y a pas à dire, joindre l'utile à l'agréable ça a du bon.

Fantom_Kiler

Meurtre à Silicon Valley

Fantom Kiler se fait briser partout. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette saga de Roman Nowicki est... nulle. Les extérieurs en forêt sont tournés en studio dans des décors tout sauf crédibles et les actrices courent et passent éternellement au même endroit. Les acteurs sont mauvais au possible, les effets spéciaux n'en parlont même pas... Mais c'est justement tout le charme de Fantom Kiler ! Incroyable de voir ce film Z et fauché critiqué comme s'il fallait le considérer... comme ce qu'il n'est pas et ne sera jamais !

Fantom_Kiler_13Fantom Kiler c'est la fête du slip à tous les étages bordel ! Bon OK, les vêtements ne restent pas longtemps mais quand même... c'est la grande fête au n'importe nawak et on prend son pied à mater toutes ces filles dévêtues (et toutes siliconées à part une seule) et les idées dingues de meurtres du Fantom Kiler. C'est qu'il a de l'idée dans le délire total ! Après, on regarde le burin d'une toute autre manière. Il est trop barge le Fantom Kiler, et on regarde son inventivité meurtrière sur des filles qui ne demandent qu'à montrer leurs formes avant d'assouvir ses fantasmes criminels.

Fantom_Kiler_22Pas la peine de crier au scandale, même les actrices n'y croient pas une seule seconde. Elles sont aussi habillées que bonne actrices là-dedans. Et tout ceci cumulé c'est ce qui fait le charme de Fantom Kiler mais il semble que les gars qui critiquent ce film ne l'aient pas compris. Alors on aime ou pas, il est évident que soit on rejette en bloc ou soit comme moi on s'éclate comme c'est pas permis. Franchement, comment ne pas exploser de rire par exemple face à la scène... digne de Excalibur ?

Fantom_Kiler_11Faut que j'explique là. C'est quand même LE passage culte du film ! Imaginez la fille fière de la fermeté de son postérieur et qui pour le prouver, demande à son collègue masculin de l'instant (elle est la remplaçante d'un gars absent car convoqué par la police) s'il serait capable d'être le Roi Arthur. Elle se propose d'être le rocher, la cuillière en bois sera l'épée et... après s'être mise la cuillière en bois dans le postérieur elle laisse une minutes au collègue pour essayer de la lui enlever. Va-t-il réussir et être le Roi Arthur ? Quel suspense non ?

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Lubrifiant plus cuillière en bois égal... Excalibur !

Oui, il n'y a que Fantom Kiler qui puisse vous proposer ça ! Et je vous passe toutes les excuses aussi nulles les unes que les autres pour que les filles finissent nues en pleine forêt. La scène de dépannage lorsque la voiture du Fantom Kiler est en panne... trop serviable l'auto-stoppeuse du coin. Oui vraiment, Fantom Kiler est le plaisir coupable de chaque instant. Ajoutez à ça les deux ploucs du service nettoyage de la gare qui passent leur temps à imaginer les filles à poil, ce que nous offre le réalisateur, que demande le peuple ?

Fantom_Kiler_17 Fantom_Kiler_18 Fantom_Kiler_20

Et le pire, c'est qu'au niveau des défauts, ce n'est pas fini ! J'oubliais de dire que le film passe son temps à changer de format ! Les sous-titres sont dans la bande noire et d'un coup hop, changement de format et les voilà sur l'image. Trop fort tout comme la synchronisation limbiale complètement à la rue ! Soi-disant tourné en polonais et sous-titré en anglais (sur ma version dvd), c'est n'importe nawak, culte quoi. Si vous voulez des sous-titres français, faudra se tourner vers la VHS dispo chez Uncut Movies tout comme Fantom Kiler 2.

Fantom_Kiler_10Mais restez assis et surtout respirez profondément sans aucun objet dangereux à côté. Allez je le dis... Fantom Kiler 2 en VHS est épuisé ! La vague de suicides que je viens de créer là. Pour ma part pas grave, je possède les 2 premiers épisodes en dvd avec sous-titres anglais. Quand on est fan... De toute façon, cette histoire de langues polonaises ça sent le camouflage et je ne serai pas étonné d'apprendre que ces films ne sont pas polonais. A ce propos, Fantom Kiler Four a été tourné en langue anglaise contrairement aux trois précédents. Oui, vous avez bien lu, il existe à ce jour 4 films. Génial non ?

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Mon Dieu, c'est trop horrible !

J'ai classé ce métrage dans une section nommée érotique. Car faut le reconnaître, ce côté est plus appuyé car les meurtres avec un tel budget ne sont pas très sanglants. Mais si cela ne vous suffit pas, il existe une version pornographique de Fantom Kiler et elle se nomme Fantom Seducer et a 2 films au compteur avec toujours Roman Nowicki à la réalisation. C'est paru chez la célèbre boîte suédoise Private. A consommer avec modération hein ! Sur ce, à bientôt d'ici quelques semaines avec... Fantom Kiler 2 évidemment !

23 février 2011

Un faux pas pourrait être votre dernier

Resurrection County affiche

Réalisation : Matt Zettell
Pays : États-Unis
Année : 2008
Durée : 95 minutes
Imdb : tt1297943

Quatre touristes débarquent dans la petite ville d'Enoch. Ils vont alors se rendre compte que l'hospitalité du sud peut prendre des aspects franchement surprenants... et vraiment désagréables ! (Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo).

Resurrection_CountySalut à toi touriste, bienvenue à Resurrection County avec ses coins si boisés, si attirant pour l'envahisseur que tu es. Alors vas-y, amuse-toi, profite de notre joli petit coin de paradis mais pense quand même à ne pas trop déconner. On ne te demande qu'une seule et unique chose, ne pas s'éloigner des sentiers. Je sais que c'est beaucoup te demander touriste, que tu n'en a rien à foutre et que pour toi ce cadre idylique t'appartient autant qu'à nous jusqu'à ce qu'il te semble temps de partir. Mais justement touriste de mon cul, tu vas voir qui est le maître ici vue que tu ne comprends rien à ce qui est pourtant simple. Tu refuses d'écouter, alors on te jure que tu va déguster et ne plus jamais nous chier dans les bottes.

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Carrie Self (à droite), téléphone moi !

Voici un petit résumé maison pour faire comprendre un minimum ce qui attend le spectateur dans ce survival très sympathique qui arrive à se démarquer du lot. Mais attention, sympathique ne veut certainement pas dire tout public, loin de là ! Resurrection County n'est pas un film gentillet pour donner des tous petits frissons à la pétasse pipelette insupportable qui pense que le cinéma horrifique a commencé et pris fin avec Scream par exemple (comment je schématise grave). Non, à ce niveau Resurrection County réserve son petit lot de surprises.

Resurrection_County_15J'ai découvert l'existence de ce film complètement par hasard en parcourant le blog de eelsoliver. L'histoire ne m'a pas laissée indifférent et j'ai pensé que ce métrage était plus que susceptible de me faire passer un bon moment. Je n'ai pas été déçu et je compte bien évidemment vous expliquer pourquoi. Nos quatre touristes comptent faire du quad et avant d'arriver à destination s'arrêtent à une station service où ils feront la connaissance d'un certain Cody (Jason T. Davis). Impossible de ne pas penser à un certain Massacre à la Tronçonneuse avec cette scène de la station service et ce personnage que l'on s'attend (avec raison) à revoir plus tard. Mais la suite des évènements ainsi que la véritable nature de la menace fera plutôt penser à un autre film bien plus récent que le chef d'oeuvre de Tobe Hooper, un certain Eden Lake.

Resurrection_County_10

En bien fâcheuse posture...

Oui, ici on ne va pas être confronté à des "monstres" liés à la consanguinité et difformes comme le film de Hooper ou encore un certain Wrong Turn (Détour Mortel). Ici nous allons être face à une sorte de communauté refermée sur elle même, qui est régit par ses propres lois et qui possède une sorte de sage à qui tout le monde semble obéir : Parson (Robert Miano). Et même le shérif du coin n'a pas intérêt de trop se mêler des "affaires", le précédent ayant disparu mystérieusement sans laisser de traces.

Resurrection_County_13Ce qui est intéressant, c'est que tout cet enfer qui va se dérouler sous nos yeux tient à très peu de choses et tout aurait pu être évité si de malheureux concours de circonstances n'avaient pas décidés de s'imbriquer les uns après les autres. Le fait de partir en quad en duo pour se calmer les nerfs, se pommer comme des cons et ne pas prendre en compte le panneau Keep Out assez explicite... Puis enfin l'élément perturbateur nommé Billy complètement bourré et incontrôlable qui débarque avant que Sam (Dayton Knoll) et Tommy (Adam Huss) n'aient eu le temps de décamper. De là, tout va dégénérer et atteindre le point de non retour.

Resurrection_County_4Deux gars pris en chasse (Sam et Tommy) par un certain Stag (Rus blackwell) qui va rameuter très vite d'autres gars et deux filles Lucy (Kathryn Michelle) et Katheryn (Cassie Self) laissées seules sur le camps... le film va entrer dans un survival très bien fichu et malgré le fait que j'ai pour ma part très vite compris comment tout cela allait se terminer, on va assister à pas mal de faits qui auront la bonne idée de surprendre. Sans trop dévoiler, j'avoue ne pas avoir pensé une seule seconde que Stag allait être capable de faire ce qu'il a fait à la magnifique Cassie Self.

Resurrection_County_12Pas de héros dans ce film et du coup, l'ordre de l'hécatombe est imprévisible. J'avoue même à un moment avoir eu une petite peur heureusement infondée. Oui, comme je l'ai dit précédemment, ce film ne distille pas de gentils petits frissons pour petite idiote délurée. Alors pendant un instant, avec la tournure des évènements, j'ai même eu peur que le film ne devienne un torture porn. Heureusement, ce ne fut pas le cas et ça ne sombre pas dans cette direction. Ce qui ne veut pas dire que le tout est soft, loin de là vous êtes prévenu !

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Un film éprouvant, personnes sensibles s'abstenir

Je vous invite donc à mater ce film si vous êtes client, je pense que vous ne le regretterez pas. C'est tendu, psychologiquement bien dérangeant car ces rednecks en tiennent une bonne couche. Si vous avez apprécié Eden Lake, je pense que ce Resurrection County ne vous laissera pas du tout indifférent. Une très bonne surprise.

9 août 2014

Night School version dvd

Night School logo

Ah ben tiens, en voilà un autre film bien sympathique paru uniquement aux States et uniquement pressé à la demande. En plus c'est chez Warner alors nada pour du choix parmis les pistes sonores et pour bénéficier de bonus. Minimum syndical mais au moins le dvd a le mérite d'exister pour délivrer ENFIN une image digne de ce nom comparée à nos VHS bien usagées. Mais ne crachons pas sur ces dernières car c'est justement grâce à la version VHS qu'il est possible de bénéficier d'une piste française !

Tu veux vraiment discuter ?Alors je résume ce qui est proposé ici : le film non compressé en qualité dvd avec en prime la piste française incluse ! Alors oui, la qualité de cette piste n'est pas au top mais comme je le rappelle, les sous-titres dans la langue de Molière n'existent pas. Un véritable bonheur de pouvoir mater ce film dans une telle qualité. La piste sonore provient d'un rip que m'avait envoyé à l'époque GMA. Elle colle pile poil avec ma version non compressée et j'ai aussi laissé la piste anglaise en deuxième choix, on ne sait jamais si un jour ses sous-titres venaient à apparaître (MAJ 11/08/2014 : Dj Safe possède des sous-titres français en sa possession et me les a envoyé ! Vais les analyser dès que possible). Pour ceux qui ne connaissent pas ce slasher fort sympathique (oui je sais je l'ai déjà dit en début d'article mais... oh puis merde, je me répète mais c'est bien le cas : un film sympa) je vous invite à vous rendre ici, le film ayant déjà été chroniqué sur le blog. Qui sait, cela vous donnera peut-être envie de vous (re?)plonger dans le charme des années 80. Bon film ! Comme d'hab, si liens sont morts... tant pis pour les retardataires plus d'upload à envisager.

Partie 1 : ici

Partie 2 : ici

Partie 3 : ici

Partie 4 : ici

Partie 5 : ici

MAJ : Ca y est, j'ai enfin fini la correction des sous-titres et si vous préférez les films en VOST (avec en prime une piste anglaise de bien meilleure qualité), faites-vous plaisir en les téléchargeant ici. J'ai corrigé tellement de choses que je ne pourrai en faire la liste complète mais si vous trouvez des "trucs" encore bizarre, n'hésitez pas à me le signaler !

MAJ 2 : La BO envoûtante de Brad Fiedel ça vous intéresse ? Hop, c'est ici que ça se passe.

18 juin 2012

An epic drama of adventure and exploration

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Hier soir 23h30 pas moyen de dormir. Et si j'en profitais pour mater mon blu-ray toujours pas déballé de 2001: A SPACE ODYSSEY ? C'est donc ce que j'ai fait avec le casque sur les oreilles pour ne réveiller personne dans la maison. L'immersion a été totale, le monolithe m'a une fois de plus fait fonctionner le cerveau à 200 km/h et... et je suis monté ensuite me coucher. Une chronique dédiée au film prochainement ? Wait & see...

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9 mars 2012

I'm sorry, Dave. I'm afraid I can't do that

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Curiosité retrouvée dans les archives des Cahiers du cinéma, voici la version française du texte non signé, évidemment approuvé, sinon rédigé, par Kubrick, inclus dans le dossier de presse remis à la sortie du film. Très intéressant à lire avant de revoir, ou voir pour la première fois 2001: a space odyssey.

"Il y a moins d'une heure, vous avez été propulsé en fusée, depuis le spatioport Kennedy à New York, pour un voyage qui vous conduira aux lointaines limites de l'Univers.

Votre première étape est la roue, effectuant une lente rotation, de la Station Spatiale 5, qui est en orbite très loin au-dessus de l'Equateur. Vous débarquez dans la cité spatiale de trois kilomètres de diamètre pour attendre la navette vers la Lune.

Pendant que vous patientez dans le spacieux hall d'observation, vous avez de la terre une vue à vous couper le souffle. Le spectacle éblouissant passe devant vous au rythme de deux fois par minute, car la révolution de la station spatiale est celle d'un carrousel cosmique. Pendant sa rotation, la force centrifuge vous donne une sensation de pesanteur normale : vous pouvez marcher sur le sol incurvé, vous verser à boire sachant que le liquide restera dans le verre, vous pouvez distinguer entre "Haut" et "Bas".

Dans deux jours exactement, vous vous poserez sur la lune, ce monde autrefois inaccessible, pour affronter un mystère qui a jailli du passé, et qui maintenant déconcerte les esprits les plus avertis du vingt et unième siècle...

Votre navette vous a fait traverser l'abîme de plus de quatre cent mille kilomètres qui fut franchi pour la première fois par les astronautes des années soixante-dix. Dans le cratère Clavius, large de plus de deux cent quarante kilomètres, vous êtes accueilli par des savants de la station de recherches spatiales récemment construite. C'est une petite cité souterraine, qui se suffit presque entièrement à elle-même, si bien qu'elle n'a plus besoin d'être approvisionnée par la Terre-Nourricière. Il y est déjà né des enfants qui ne connaissent pas d'autres pays ; la base de Clavius est la première colonie humaine dans un autre monde. Ici, les savants découvrent les secrets de la Lune et apprennent les moyens de survivre sur des planètes encore plus hostiles.

Quelques heures plus tard, vous voguez très loin au-dessus des plaines lunaires, en route pour un lointain avant-poste scientifique dans le cratère géant de Tycho. Et là, dans ce campement solitaire au milieu du désert lunaire, vous vous trouvez en face d'un mystère qui ébranlera le monde : là, vous trouvez le premier signe que l'homme n'est pas seul.

Vous êtes maintenant plus loin de chez vous qu'aucun homme ne l'a jamais été.

Depuis neuf mois le vaisseau spatial Explorateur Un à propulsion atomique, vous emporte vers Jupiter, la planète géante, à 160 000 kilomètres à l'heure. Vous êtes parti en expédition vers l'Inconnu.

Trois de vos compagnons dorment du sommeil sans rêve de l'hibernation artificielle. Depuis le début du voyage, ils sont couchés dans des hibernacles individuels, le pouls et la respiration proches de zéro. Ils ne seront éveillés qu'au moment - maintenant tout proche - où leurs talents seront nécessaires.

Car la vaste sphère jupitérienne s'estompe maintenant devant vous.

Il ne peut évidemment y avoir la moindre vie ici, dans ce froid glacial, si loin du soleil ! Mais vous suivez une piste qui vous conduit avec précision à travers le Système Solaire ; vous croyez qu'il y a "quelque chose" ici, quoique vous ne puissiez imaginer ce que c'est. Cela peut être bon ou mauvais, ou complètement indifférent - mais il faut que vous le sachiez.

Et Cela, depuis des millions d'années, attend votre arrivée."

Source : Stanley Kubrick l'humain, ni plus ni moins de Michel Chion.

15 octobre 2011

Avant treize... c'est 12 ?

Dawn of the Dead_logo

Ben non, avant 13 c'était Eaters of the Dead. Dernier petit billet sur cet excellent film avant sa parution en blu-ray collector (limité à 3000 exemplaires) le 2 novembre 2011. Place cette fois-ci à la bande annonce, plus précisément le pré-film annonce où le titre original était encore présent et surtout on y voit dans les crédits Graeme Revell à la musique ! Bref, avant la tornade Crichton.

The 13th WarriorOn notera surtout que par rapport aux bandes annonces qui suivront avec Michael Crichton passé aux manettes, ce pré-film annonce donne l'image d'un métrage bien plus sombre, violent, plus... McTiernan quoi. Bref une approche très différente des autres B.A. qui déjà par le changement de titre (Le 13ème Guerrier) focalisent plus sur la star du casting (Antonio Banderas) et le côté aventure. Assez parlé, voici ce fameux pré-film annonce que j'ai rippé du dvd Edition Prestige de Metropolitan. Vous le retrouverez aussi sur le futur blu-ray mais toujours en SD. A bientôt pour l'article sur le film prévu début novembre !

2 décembre 2011

Aerobic Killer, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

Pour les UV, topless c'est mieux Machine qui se transformera en barbecue Debbie (Dianne Copeland) a du coffre

Une méthode rarement vue Premier cadavre d'une jolie série Surprise !

Rhonda (Marcia Karr) n'aime pas les surprises C'est moi qui ait la plus grosse Debbie (Dianne Copeland) aime les vainqueurs

Debbie (Dianne Copeland) et Chuck (Ted Prior) Et hop, nouvelle victime ! Pas d'inquiétudes, les taggeurs vont morfler pour ça !

Pour aller directement sur l'article c'est ici.

P.S : A partir de maintenant et afin d'économiser la bande passante pour les petites connections, j'ai changé la la taille des miniatures.

28 septembre 2011

Frayeurs, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

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Pour aller directement sur l'article c'est ici.

26 septembre 2011

Zombie en 1080p ? Bientôt !

Zombi 2 affiche

Le 25 octobre 2011 est une date à retenir. En effet, c'est ce jour là que l'éditeur Blue Underground va sortir en blu-ray le cultissime Zombi 2 dans une version remasterisée de toute beauté tirée du négatif original ! Nommé Zombie aux Etats-Unis (ça peut prêter à confusion, Zombie étant aussi le titre français du Dawn of the Dead de Romero) et L'Enfer des Zombies chez nous, le film va bénéficier de sous-titres français et le disque ne sera pas zoné ! Une sortie à ne pas rater et ceux qui se demandent pourquoi un tel engouement, je les invite à une petite piqûre de rappel en cliquant ici. Pour en prendre plein les mirettes, voici le trailer concocté par Blue Underground pour célébrer cet évènement et en plus visible en 1080p !

Toutes les spécificités techniques ici.

8 août 2011

He's cumming to get you...

Pervert! affiche

Réalisation : Jonathan Yudis
Pays : États-Unis
Année : 2005
Durée : 81 minutes
Imdb : tt0460898

James (Sean Andrews) se rend chez son père, Hezekiah (Darrell Sandeen), qui vit dans le désert, pour y passer l'été. Ce dernier est un vieux pervers passant son temps à collectionner les conquêtes à forte poitrine et à fabriquer des statues de femmes à base de viande. Lorsqu'une des maîtresses d'Hezekiah est brutalement massacrée, James se met à douter de la santé mentale de son père. Lui-même suspecté, il décide de mener l'enquête. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Pervert_3Alors là non, ce n'est pas vrai. Je ne suis pas constamment à la recherche de films Olé Olé pour assouvir je ne sais quel côté obscur de ma personnalité. Déjà ce côté n'est pas obscur et... je l'assume ! Mais non, Pervert!, film dont il est question ici est arrivé à mes yeux par un heureux hasard. En fait, c'est en regardant le catalogue de la boîte anglaise Arrow Video et cherchant une nouvelle perle rare dans la catégorie horreur n'existant toujours pas chez nous que je suis tombé sur la jaquette d'une comédie (oui, Arrow Video ne fait pas que dans l'horreur) dont je ne connaissais pas du tout l'existence.

Pervert_2Après prise de renseignements, je découvre que ladite comédie existe belle et bien en dvd zone 2 ! C'est Neo-Publishing qui l'avait édité et ce... depuis 2007 ! Génial tout ce que l'on peut découvrir via le net et dont on ne soupçonnait même pas l'existence. Mais ce n'est pas tout, l'éditeur a en plus sorti une édition collector avec des bonus tous plus sympathiques les uns que les autres ! Et ça c'est tout à l'honneur de cet éditeur d'avoir apporté autant de soin à un si "petit" film.

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Je veux être invité à manger chez Hezekiah !

Malheureusement Neo-Publishing a cessé son activité et toutes les raretés qu'a apporté cet éditeur au fil des années (par exemple les Fulci) vont retrouver ce côté introuvable chez nous et ce très vite. Alors hop, je prend l'excuse pour Pervert! de l'extinction prochaine de sa disponibilité et je me l'offre fissa pour... 9,99 euros. Que demander de plus ? Ben... la vision peut-être ? Hé hé, j'ai bien évidemment profité d'un moment propice (sans les gosses dans les pattes quoi) pour mettre le disque dans la platine.

Pervert_6Et... et j'ai passé un agréable moment, de la grosse déconne assumée et filmée "à l'ancienne" comme on ne fait plus depuis... pouah, des lustres ! La grande réussite de Pervert! est là, grâce au talent de son réalisateur Jonathan Yudis qui malgré un budget rikiki (50 000 dollars) filme tout ça avec un professionnalisme qui fait plaisir à voir. Et de surcroît, en plus d'avoir un certain talent en tant que réalisateur, il est aussi acteur dans son propre film ainsi... que son très jeune fils !

Pervert_8Jonathan Yudis va jouer un personnage complètement barré comme... tout le reste du casting quoi. C'est le nawak à tous les étages et c'est trop bon ! Le réalisateur joue donc le rôle du mécanicien du coin, nazi et homo ! Quand Yudis dit que son film ne fait pas dans la dentelle, ce n'est pas des paroles en l'air ! Donc ce mécano déjanté, un vieux pervers adepte des prostituées et sculpteur de viande fraîche à ses heures (vous verrez son chef d'oeuvre nommé Ophélie), son fils frustré sexuellement adepte de la masturbation et en plus victime du vaudou, une strip-teaseuse très gourmande, un infirmière pas catholique... Tout ce beau monde dans un scénario top nawak hilarant ayant pour vocation première de nous montrer des poitrines voluptueuses, des... des gros nibards quoi.

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Plus fort que le viagra, la grenouillère rouge !

Et là au niveau du bonnet, Russ Meyer (dont le film est un joli hommage) n'aurait pas désapprouvé ce casting aux poumons qui laissent rêveur le fétichiste des gros seins... et les autres ! Mary Carey, Juliette Clarke, Sally Jean... ça se bouscule au balcon pour le plus grand bonheur du spectateur complètement éberlué par un scénario si dingue, loufoque à 200% et filmé avec autant de soin (et n'oublions pas les nombreux bruitages) ! Car si au premier abord il semble que le tournage a du être une franche partie de rigolade et de plaisir, ce ne fut pas tout à fait le cas !

Pervert_15Avec 50 000 dollars, le tournage s'est étalé sur seulement... 12 jours ! Mais le pire, c'est que sur ces 12 jours de tournage, 10 ont été effectués avec une température supérieure à 43 degrés ! Je vous laisse imaginer les conditions pour l'équipe de tournage ainsi que pour les acteurs. D'ailleurs, les deux acteurs principaux masculins ne sont pas au top niveau santé. James (Sean Andrews) qui joue le fils souffre d'hypoglycémie (il doit souvent boire et manger) et Hezekiah (Darrell Sandeen) jouant le rôle du père adepte des prostituées à 70 ans et porte un pacemaker !

Pervert_16Et là, lorsque l'on a vu le film, on se dit que son pacemaker c'est du bon matos pour ne pas s'être affolé lors des scènes avec Cheryl (Mary Carey), la première prostituée avec qui il semble vivre lorsque son fils James débarque. Mary Carey... le genre de femme qui fait plaisir à voir comme les autres actrices pulpeuses du métrage. Car oui, Pervert! nous propose des femmes pulpeuses loin de la dictature des médias où la beauté féminine s'évalue au nombre de côtes que l'on peut compter sans faire une radio. Et rien que pour ça, merci Jonathan Yudis !

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L'attaque du phallus tueur est imminente !

D'ailleurs, merci aussi pour certaines transitions entre les scènes du film ! Ici, pas de fondu au noir ou autre procédé "classique", on a droit à des intermèdes sympathiques si vous voyez ce que je veux dire. Et si la première partie du film n'est pas avare en filles dénudées, la seconde nous donnera en plus l'apparition d'un tueur hors norme (un phallus animé en stop-motion, la Ray Harryhausen touch) grâce à qui le spectateur pensera à un certain Herschell Gordon Lewis pour une petite pincée de gore qui tâche. De l'érotisme émoustillant au possible, du gore qui gicle, que demande le peuple ?

Pervert_29Vraiment, il faut rendre hommage aux acteurs qui pour un salaire même pas minimum ont permis de donner vie à ce projet complètement barge. Tourner la majorité du temps à poil en pleine chaleur pour pas grand chose, merci aux actrices de la part de nos mirettes ! Puis surtout à Mary Carey (oublié de mentionner que c'était une actrice de films X) de m'avoir fait aimer le miel ! Je ne compte pas dévoiler les rebondissements tous aussi improbables les uns que les autres et vous invite à visionner ce film, un film comme on n'en fait plus et où le grivois et le comique font bon ménage. He's cumming to get you* !

*Accroche osée présente sur le dvd paru chez Arrow Video. "He's coming to get you Barbara", ça ne vous rappelle rien ?

Plus d'images du film, c'est ici.

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