Une mission spatiale est envoyée explorer un vaisseau extra-terrestre apparemment naufragé dissimulé dans la queue de la Comète de Halley. On en ramène trois êtres humains, une femme et deux hommes, apparemment en état d'hibernation. Lorsque ceux-ci se réveillent, on découvre qu'ils vampirisent les êtres humains en leur soutirant non leur sang, mais leur force vitale. Les victimes de cette ponction, pour survivre, se voient obligés de vampiriser à leur tour, donnant ainsi naissance à une épidémie impossible à contenir... (Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo).
Et hop, encore un film de Tobe Hooper, celui-ci datant de 1985. Mais cette fois-ci, il ne s'agit pas de n'importe lequel car tous ceux qui connaissent Lifeforce (avec le sous-titre L'étoile du Mal chez nous) se souviennent en priorité d'une Mathilda May déambulant complètement nue durant une bonne partie du métrage. Une fois de plus, encore un film que je n'avais pas revu depuis un bail et la toute première fois ce fut lors des débuts de la chaîne Canal Plus (comme bon nombre de films d'ailleurs).
Avant toutes choses, je tiens à signaler que même si j'ai pris mon pied (en même temps, comment faire autrement avec une Mathilda May presque constamment en tenue d'Eve), c'est malheureusement la version courte que j'ai dû regarder. Bon pas grave, ça m'a juste boosté pour acheter prochainement le dvd zone 1 MGM avec sous-titres français pour avoir la version durant approximativement 116 minutes. Celle que j'ai regardé avait une durée de 101 minutes et était en version française.
Je viendrai reparler un peu de Lifeforce dans les commentaires dès que j'aurai eu l'occasion de mater complètement le dvd. Déjà (merci you tube), le début est différent car sur la version "longue" on se prend directement le superbe score de Henry Mancini dans la face. La BO de Henry Mancini est fabuleuse et même si elle apparaît de temps à autre dans la version courte, elle est remplacée à d'autres moments par une musique alternative de Michael Kamen beaucoup moins transcendante.
Petit exemple d'un plan supplémentaire de la version longue
Puis il y a aussi des plans supplémentaires dont certains avec... Mathilda May bien sûr ! Je dirai pour conclure avec cette version longue que celle-ci donne l'image d'un film plus ambitieux avec l'utilisation plus intelligente de la fameuse BO de Henry Mancini. Y a pas à dire, Hooper est vraiment gâté une fois de plus avec ce coup-ci le distributeur TriStar Pictures. Distributeur qui de toute façon aura eu ce qu'il mérite, un échec au box-office avec 11 603 545 million de $ récoltés pour un budget estimé à 25 million de $ (chiffres source wikipédia). Mais même avec une version remaniée par un distributeur peu scrupuleux, le film lui ne méritait pas ça !
Enfin bref, c'est bien le problème avec les films que l'on trouve sur internet, on ne connaît pas la source. Il me semble qu'en France le film est sorti dans sa version de 116 minutes en salle mais je me suis retrouvé à regarder (je le répète) le film en version française avec le cut de 101 minutes, chose dont je me serai bien passé. A quand une édition intégrale digne de ce nom chez nous en blu-ray par exemple ? Parait même que le tout premier cut de Hooper était de 128 minutes et faisait encore plus la part belle au début dans l'espace ! On ne s'en sort pas.
Pour moi, Lifeforce est l'avant dernier film valable de Hooper, le dernier étant Massacre à la Tronçonneuse 2. Franchement, j'aime énormément ce film avec ces vampires de l'espace qui pompent l'énergie des humains, une Mathilda May hypnotique et la phase spatiale du début très réussi ! Et par la suite, Londres littéralement à feu et à sang par ces "morts-vivants" victimes de ce mal étrange et qui ont besoin à tout prix d'énergie pour survivre, ça le fait ! Lifeforce est un film généreux que je ne peux que vous conseiller de le revoir surtout dans sa version longue avec je le répète, une BO de Henry Mancini qui poutre ! Hâte de recevoir mon dvd.
Réalisation : Steven R. Monroe Pays : États-Unis Année : 2010 Durée : 108 minutes Imdb : tt1242432
Parce qu'elle souhaite se concentrer sur l'écriture de son nouveau roman, Jennifer Hills (Sarah Butler) se rend à la campagne et s'isole dans un chalet loué, loin de toutes distractions. Avant d'arriver à destination, elle s'arrête cependant dans une station-service, où elle fait la rencontre de Stanley (Daniel Franzese), Johnny (Jeff Branson) et Andy (Rodney Eastman), trois colosses des environs, qui s'amusent à ses dépens. Plus tard, alors qu'elle écrit calmement dans son chalet, les trois hommes, accompagnés de leur copain Matthew (Chad Lindberg), un simple d'esprit, lui rendent une visite impromptue. Avec l'aide du Sheriff Storch (Andrew Howard), ils la violent finalement, jusqu'à la limite de la mort... Laissée pour tel, l'écrivaine orchestre dès lors, dans l'ombre, sa terrible vengeance. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).
Voici donc le remake de Day of the Woman (renommé aussi I Spit on your Grave ou encore Oeil pour Oeil) datant de 1978, film polémique de Meir Zarchi qui avait laissé une trace indélibile dans l'esprit de ceux qui l'ont vus et même ceux qui n'en ont même pas visionné ne serait-ce que 30 secondes. Je dis ça car comme souvent, les pires critiques et attaques proviennent souvent de personnes qui n'ont jamais regardés les films incriminés. Ils n'ont pas besoin de voir pour juger, ils sont au-dessus de ça et savent... Oui je sais, des abruti(e)s qui n'ont rien d'autre à faire pour se sentir exister, c'est comme ça. Bon moi, j'ai vu les deux versions, c'est déjà (je pense) un tout petit peu mieux pour en causer un minimum.
Une tranquilité toute relative...
Dans ce remake de 2010, c'est Sarah Butler qui remplace Camille Keaton dans le rôle de Jennifer Hills. Faut quand même en avoir dans le pantalon pour accepter et réussir à jouer un tel rôle. Et aussi savoir ravaler sa fierté un minimum pour pouvoir se montrer nue et souillée de la sorte. Franchement, chapeau à ces deux dames sur qui les deux films ont complètement reposés. C'est bien simple, si elles n'étaient pas crédibles, ces deux films ne vaudraient strictement rien. Alors encore une fois, respect.
Alors que vaut ce remake et arrive-t-il un minimum à la cheville de l'original ? Ma réponse est oui. Sarah Butler est tout aussi crédible et c'est avec dégoût que l'on regarde ce qui lui arrive. Juste coupable de ne pas avoir trouvé sa route et d'avoir demandé son chemin aux gars de la station-service. Révélant sa destination, ceux-ci savent donc qu'elle se rend seule dans un lieu avec strictement rien à deux kilomètres à la ronde. La tentative de drague lourdingue de Johnny aura juste tendue la rencontre et montré son genre de gars. Ses "potes" ne valant pas mieux, on le verra un peu plus tard.
L'une des différences par rapport au métrage de Meir Zarchi est l'introduction du personnage Storch, le Sheriff du coin. Malheureusement, ce côté homme de loi ne sera d'aucun secours pour Jennifer, bien au contraire ! Et c'est là aussi où le film fait bien mal, c'est avec ce personnage bon père de famille ayant une petite fille et une femme aimante enceinte et qui durant la première scène de viol essaie de s'isoler car il reçoit un appel de sa fille. A vomir, mais quelque part assez juste car même les pires ordures ont une certaine normalité le reste du temps...
La culpabilité de Matthew prend forme
Après le calvaire de Jennifer on va passer évidemment à la deuxième partie. Ben oui, c'est un rape & revenge alors le spectateur sait que ça ne va pas en rester là. Et à mon avis, c'est là que se situe le petit point faible du film. Car après les viols, la disparition de Jennifer dans les eaux juste avant que Storch ne la fasse disparaître définitivement, on se demande comment Jennifer arrive à se remettre avant de revenir. Devenue une ombre, complètement détruite moralement et physiquement, on se demande vraiment comment ce tout petit bout de chou a pu réussir à remonter la pente. Rien dans le métrage n'apporte ne serait-ce qu'un début de réponse.
Ses bourreaux ayant en plus tout brûlé ce qui lui appartenait, on se demande vraiment comment elle a fait même un mois après niveau fringues et tout le reste. Enfin bon, la voici de retour et là... oui là... je peux vous dire que niveau horreur le film va aller encore plus loin ! Chaque tortionnaire va payer par là où il a pêché. Vous comprendrez lors de la vision du film, je me refuse de vous dévoiler cette vengeance qui n'aura jamais portée aussi bien son nom. Oui, I Spit on your Grave ne rigole pas et je peux vous assurer que niveau craspec, le retour de bâton infligé par Jennifer n'a rien à envier à des films semblant apparemment plus durs.
Voilà, je vous laisse bien évidemment la surprise de ces vengeances et vous conseille aussi la vision de ce remake de qualité, excepté le petit défaut cité précédemment. Dans une société qui passe son temps à remettre en liberté des criminelles en tout genre qui ne demandent bien évidemment qu'à recommencer une fois dehors vu ce cadeau qui leur est offert, ce film est un coup de poing qui inconsciemment fait du bien. Oui, le viol est une abomination et ce film n'en fait en aucun cas l'apologie tout comme son modèle contrairement à ce que voudrait vous faire croire une masse de crétins et crétines (la connerie n'a pas de sexe).
A ce jour, impossible de savoir quand la version Director's Cut du film va sortir. Mais bon, en attendant, il est possible de regarder 7 minutes 30 de scènes coupées ici. La dernière scène en tout cas ne sera jamais incluse car les effets spéciaux n'ont jamais été finalisés. Ces six scènes sont visibles en meilleures qualités sur le dvd collector et le blu-ray. Il n'y a pas tout comme des plans gores additionnels. Mais en attendant, pourquoi ne pas se faire plaisir avec cette petite vidéo ci-dessous mettant en valeur une scène spécifique qui ne laisse pas... de marbre ? Bon allez, on le veut le Director's Boobs Cut !
P.S : J'ai uploadé la vidéo sur Dailymotion ayant reçu le 26/03/2012 un avertissement par Youtube (plus d'un an après l'avoir postée !) avec menace de suppression de mon compte si ça venait à se reproduire ! Et cela à cause de la nudité à caractère sexuel, on croit rêver...
Réalisation : Sutton Roley Pays : États-Unis Année : 1975 Durée : 74 minutes Imdb : tt0073662
En réponse à un SOS, un hélicoptère des gardes-côtes américain est envoyé au secours de l'équipage d'un voilier en perdition. Arrivé sur place, l'un des sauveteurs, descendu à bord, ne trouve qu'une seule survivante : une jeune femme sous le choc, répondant au nom d'Eva (Kim Novak). Un accident mécanique les empêchant de remonter à bord de l'hélicoptère, le sauveteur et la rescapée doivent alors passer la nuit à bord... (Encart publicitaire visualisable en cliquant sur le logo).
Il est des films que l'on n'oubliera jamais et ce Satan's Triangle de Sutton Roley datant de 1975 entre dans cette catégorie. Téléfilm pour être plus exact, émanant de la chaîne ABC (American Broadcasting Company). En 1979 j'avais... huit ans. Et c'est cette année là (copyright Claude François ?) qu'un dimanche vers 17h00 est passé ce téléfilm sur TF1. Oui je sais, cela paraît impossible et pourtant. Comme quoi, une erreur de programmation (pas possible autrement) aura donnée à toute une génération un souvenir culte, pour ne pas dire traumatisant. C'est qu'ils ont dû en avoir des réclamations d'abrutis lobotomisés (oui déjà) qui n'ont pas eu leur animateur gominé décérébré habituel ou une merdouille de télé-achat et qui ont certainement criés au scandale. Parce que ce téléfilm, depuis 1979, n'est JAMAIS repassé sur cette chaîne !
Et c'est bien dommage car je dois bien l'avouer, avec le temps passant et ce souvenir indélébile, je me suis toujours demandé si je reverrai un jour Le Triangle du Diable avant de mourir. Ca paraît con vous ne trouvez pas ? Et pourtant... des années de recherches pour me rendre compte que ce téléfilm est réellement une rareté même avec l'émergence d'internet. Mais bon, ma patience et ma ténacité ont été récompensés, j'y reviendrai un peu plus tard, chaque chose en son temps. Si comme moi vous avez vécu ce moment mémorable en 1979 devant votre petit écran et avez la même quête que votre serviteur, vous ne serez pas déçu. En attendant...
En attendant, c'est quoi Le Triangle du Diable ? Et bien c'est un téléfilm qui se base sur les disparitions attribuées au Triangle des Bermudes et qui donne... une "possible" explication. Evidemment, des films ou téléfilms basés sur le Triangle des Bermudes sont plus que légions et surtout... passablement mauvais. Passablement mauvais car tout ce que j'ai vu après le téléfilm de Sutton Roley m'a semblé bien fade, impossible d'oublier ce traumatisme de mes huit ans.
Donc, le sauveteur restant (relisez le synopsis au début de l'article) est le Lt. J. Haig (Doug McClure) qui restera avec Eva à bord du voilier par la force des choses (peut-être pas d'ailleurs...). Celui-ci va écouter les explications de la seule survivante afin de savoir ce qui s'est réellement (ou pas) passé. En effet, c'est que les trois cadavres trouvés à différents endroits du voilier méritent un minimum d'explications. Un prêtre pendu par un pied au grand mât, un autre cadavre semblant léviter dans les airs... Mais que s'est-il passé nom d'une pipe ? Débute alors les explications d'Eva qui n'hésite pas à mettre le surnaturel comme principal fautif et ce depuis la montée d'un naufragé, le père Martin (Alejandro Rey), à bord.
Suite à ça, Haigh va tenter de tout expliquer rationnellement étape par étape, afin de dissiper les peurs palpables d'Eva. Au début de l'histoire, il nous prouve dans sa discussion avec son coéquipier le Lt. Cmdr. Pagnolini (Michael Conrad) que pour lui, le diable et autres "choses" de ce type ne sont que fumisteries. Va-t-il réussir à convaincre Eva (sublime Kim Novak !!!) ? Surnaturel ou concours de circonstances malheureuses ? Je vous invite bien évidemment à regarder (à nouveau pour les chanceux de 1979) ce Satan's Triangle. Moi, tout ce que je peux dire c'est que la fin de ce téléfilm m'a appris à huit ans pour la toute première fois ce que glacer le sang voulait dire. Promptement inoubliable, Evil never dies !
A quand une sortie dvd bordel ? En attendant, comme je l'ai dit un petit peu plus haut, j'ai cherché ce titre pendant des lustre. Vainement... Puis en 2008, j'ai relancé mes recherches profitant du forum de mon blog consacré aux jeux vidéo en relançant cette sorte de bouteille à la mer. Je vous invite à vous y rendre car bien évidemment vous y trouverez un lien permettant de le choper et en version française s'il vous plait ! Je pense que cela compensera le manque d'une bande-annonce à la fin de cet article, Le Triangle du Diable étant un téléfilm, celle-ci n'existe bien évidemment pas. Alors bon film tant que le lien sera valide ! Oups, le lien est ici.
Réalisation : Michael Mann Pays : États-Unis Année : 1983 Durée : 96 minutes Imdb : tt0085780
Voici donc le second film de Michael Mann. The Keep, datant de 1983, est un film maudit pour plusieurs raisons que je vais énumérer un peu plus tard. En attendant, j'ai vu ce film pour la première fois lors des débuts de la chaîne Canal Plus. Je ne peux pas dire que j'ai gardé un souvenir incroyable de ce métrage. Je sais que pas mal de personnes lui vouent un véritable culte, mais qu'en est-il réellement ? (Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo).
En Roumanie en avril 1941, une troupe de soldats allemands prend possession d'une forteresse bien que son gardien les mette en garde sur une présence surnaturelle en son sein. 108 croix en nickel sont accrochées au mur. Les soldats, pensant qu'elles sont en argent, en détachent une et libèrent une créature qui chaque nuit tuera les soldats. Une garnison SS débarque en renfort, persuadée que les morts sont dues à des partisans. Le capitaine de la troupe fait appel à un professeur juif infirme, le docteur Cuza, pour résoudre l'énigme contre l'avis du chef SS, le major Kaempffer. Cuza pactise avec la créature qui lui redonne force et vigueur en échange de son aide. Pensant agir ainsi contre les troupes allemandes et aveuglé, il apporte son soutien au Mal de l'humanité. C'est alors qu'intervient un étranger...
Au secours !!! Oui je sais, niveau suspense c'est plutôt raté mais franchement, inutile d'essayer de cacher plus longtemps ce que j'ai pensé de La Forteresse Noire après mon récent visionnage. Moi aussi, j'aimerai faire partager comme certains une passion pour ce film et réclamer à corps et à cri une version Director's Cut en dvd ou blu-ray pour réhabiliter ce film. Mais désolé, rien à faire. Passer une catastrophe de 96 minutes à plus de 180 minutes ne fera pas de miracles. Car oui, j'ai vraiment souffert durant la vision de la version courte (tronquée) de ce film. Et je suis d'autant plus déçu que le film démarrait plutôt pas mal ! Un gâchis pas possible.
Alors oui, La Forteresse Noire est maudite en tous points au sens propre comme au figuré. Décès du superviseur des effets spéciaux (Wally Veevers) durant le tournage, remontage du métrage par les producteurs ce qui donne un film rejeté par son réalisateur... Paramount qui refuse depuis des années une sortie du film en dvd respectant la vision du réalisateur (même la version courte n'existe pas !). Enfin bref, on ne s'en sort pas et quelque part même si je vais me faire des ennemis, je n'attends absolument rien d'une nouvelle version de The Keep. A part certainement changer la façon dont des évènements arrivent comme un cheveu sur la soupe dans la version courte, cela ne changera en rien le côté navrant de l'ensemble.
L'un des nombreux cheveux sur la soupe
Je vais essayer de ne pas être trop long mais bon, allons-y quand même. Tout d'abord, plein de choses sont mal amenées comme par exemple l'apparition de l'étranger (Scott Glenn) dont il est question à la fin du synopsis et la scène "de cul" entre ce même étranger et Eva Cuza (Alberta Watson) la fille du professeur juif (Ian McKellen). Cette scène "hot" est là pour être... là. Ca n'apporte rien au métrage et elle se passe entre deux personnages qui se sont justes échangés à peine trois banalités. Affligeant... Sinon, en ce qui concerne cette période (la seconde guerre mondiale), Michael Mann a plus que respecté le niveau minimum obligatoire du cahier des charges : assassinats arbitraires, viol, camps de la mort, pauvre soldat allemand victime face au bourreau nazi... et il ne se fait pas prier pour en claquer plus que de nécessaire. Classique pour les figures imposées quoi.
Et dès que l'on s'intéresse à la créature, ça fait encore plus mal. Même avec l'excuse du sans superviseur des effets spéciaux, dès que Molasar apparaît complètement... aïe !!! Autant lorsque les plans sont uniquement sur son visage, ça passe. Mais dès que le "monstre" apparaît dans son ensemble et se déplace... Ouch ! Les Power Rangers still alive ! Une chose est certaine, les effets spéciaux sont plus que craignos et ça gâche un ensemble déjà bien bancal. Bon allez, encore deux petits exemples ridicules et j'arrête.
L'étranger dont il est question est en fait une sorte d'archange, la partie bonne de Molasar. Il ne donne jamais son nom, se décrit comme un vagabond. Alors à la fin, lorsque Eva débarque et nous débite que le talisman (Molasar est prisonnier de la forteresse et a besoin de quelqu'un pour déplacer ce talisman car c'est ce qui l'empêche de sortir) n'appartient pas à Molasar mais à... Glaeken Trismegestus (le véritable nom de l'étranger donc), tu te pisses dessus tellement ça sonne faux. Le nom à coucher dehors et surtout d'où elle tient ça, là comme ça. Puis aussi le professeur juif qui arrive à marcher grâce à Molasar mais qui s'en va retrouver en chaise roulante sa fille, alors qu'il est sous la surveillance de SS Kommando et de soldats de la Wehrmacht à l'intérieur de la forteresse ! Là tu touches le fond. Et pour enfoncer le clou, à la fin du film lorsque Molasar dit au professeur qu'il peut sortir avec le talisman car la voie est libre (il a tué tout le monde), tu repenses au fait que même lorsqu'il était surveillé, il se barrait en chaise roulante sans aucun problème, là ma vessie a lâchée.
"J'me casse, rien à foutre !"
Puis il y a aussi ce doublage français bien pourrave où par exemple lorsque Eva crie pendant que Glaeken est aspiré par la forteresse à la toute fin, on dirait qu'elle se met un doigt plutôt qu'autre chose. Mon Dieu... J'ai aussi regardé une fin alternative disponible sur youtube et c'est encore plus catastrophique, Eva retourne dans la forteresse et la force de son amour réveille Glaeken. Sérieusement, faut arrêter là. Michael Mann rejette son film, Francis Paul Wilson auteur du roman ayant inspiré le film parle aussi de catastrophe à oublier... Vraiment, laissons La Forteresse Noire là où Paramount l'a mise.
J'avoue que je ne m'y attendais pas, mais cette franchise que je trouvais si sympathique va réellement revenir. Je veux dire par là avec les véritables acteurs du premier au troisième volet. Exit les suites plus ou moins douteuses s'affublant du nom mais ne mettant plus en scène les péripéties de Jim (Jason Biggs) et sa bande. Quatre films après American Pie 3 : Marions-les ! mais qui bien que proposant leur lot de nudité ne laissant pas insensible, ceux-ci ne sont pas comparables niveau qualité avec l'original et ses deux suites. American Pie c'est quand même une tonne de souvenirs via ses trois volets comme.... Nadia (Shannon Elizabeth), la scène de la tarte aux pommes ou encore celle de la truffe... Enfin bref, c'est prévu pour le 2 mai dans les salles et la bande annonce qui suit donne envie de retrouver toute la bande.
Réalisation : James Cameron / Ovidio G. Assonitis Pays : États-Unis / Italie Année : 1981 Durée : 94 minutes / 84 minutes (director's cut) Imdb : tt0082910
Aux abords de la station balnéaire du Club Elysium, dans les îles de la Jamaïque, un jeune couple de plongeurs qui s’apprête à faire l’amour dans l’épave d’un navire est soudainement attaqué par un banc de piranhas. Puis lors d'une plongée, un élève de la monitrice Anne Kimbrough (Tricia O' Neil) meurt, devoré par ces mêmes poissons. Quelques heures plus tard, une femme de service travaillant à la morgue est tuée à son tour par un piranha volant sortant du ventre du cadavre de l'élève. Anne décide alors de mener l'enquête. (Affiche cinéma française visualisable en cliquant sur le logo).
Alors là, comment je racole grave ! From the Director of Avatar & Titanic, rien que ça ! Pas pu m'empêcher de faire comme le dvd zone 1 et son petit autocollant rajouté sur la jaquette dont se passerait volontier le premier intéressé, c'est à dire James Cameron. Et oui, le passé refait toujours surface un jour ou l'autre et il est certain que pour vendre, certaines personnes ne s'embarrassent pas !
Film américano-italien, le parcours de ce Piranha 2 est plus semé d'embûches qu'autre chose. Mais commençons quand même par le tout début, c'est à dire ma première rencontre avec le film. Franchement, l'affiche française est très sympathique et donnait vraiment envie. Le film est sorti au cinéma en France en 1983, j'avais... 12 ans ! L'affiche m'avait tapé dans l'oeil et impossible de résister à cette curiosité de... "tueurs volants !". Qu'est-ce qu'ils ne vont pas tout inventer comme dirait ma grand-mère.
Oui, j'avais apprécié ce Piranha 2 à l'époque et malgré mon âge je me souvenait de quelques scènes et de ces Piranhas qui tel Dracula ne rataient pour ainsi dire jamais une gorge et éméttaient le son de chauve-souris lorsqu'ils étaient hors de l'eau ! Bien que ça ne volaient pas bien haut (un comble pour des tueurs volants), je me souvenait d'un film qui ne prenait pas la tête et qui malgré son côté cheap, low-budget, délivrait du nibard (m'en foutait à l'époque) et quelques plans gores sympathiques. Pour bien faire prendre conscience du "low-budget" je ne peux m'empêcher de retranscrire les propos de Jérôme (du site Forgotten Silver) dans son article pour Mad Movies au sujet de ce film : "Le tournage des extérieurs qui a lieu sur lîle Grand Cayman dans les Caraïbes a tout d'une production fauchée. Lance Henricksen achète son uniforme de policier avec ses propres deniers et Cameron fabrique lui même les piranhas volants".
Un des plans certainement tourné par Ovidio G. Assonitis
Je n'ai jamais revu Piranha 2 depuis, même à l'époque du boom de la vidéo. Et c'est hier, oui tout juste hier que j'ai revu le film from the Director of Avatar & Titanic (peux pas m'empêcher, c'est trop bête). Je ne m'étais jamais donné la peine de le rechercher et en plus, il n'est jamais ressorti en dvd ou autre sur notre territoire. Non, la chose qui m'a donné envie de le revoir c'est le fait d'avoir appris qu'il existait un montage appellé Director's Cut, c'est à dire monté par James Cameron.
Sincèrement, j'en ai rien à foutre du bonhomme. Je ne l'idôlatre pas et ne me touche pas le kiki à chaque fois que j'entends son nom ou le mot Titanic ou encore Avatar. Non, c'était juste par curiosité et surtout me permettre de me motiver pour retrouver enfin après toutes ces années ces piranhas volants (rien qu'à l'écrire, c'est quand même n'importe nawak). Pas facile mais mes recherches n'ont pas été vaines ! Je me suis donc finalement retrouvé avec deux versions du Director's Cut, une en open matte fullframe et l'autre en 1.85 (format du film en salle). On reviendra un petit peu plus tard sur cette histoire louche de format.
Restons donc pour l'instant sur la question du pourquoi d'un Director's Cut de James Cameron. En effet, après le départ précipité d'un premier metteur en scène, la réalisation du projet lui fut confiée, le faisant passer de spécialiste des effets spéciaux, à seul maître à bord d'un film derrière la caméra. Enfin, c'est ce qu'il espérait, car le producteur Ovidio G. Assonitis, doutant de ses capacités, s'appropria rapidement la mise en scène et le montage du film, et l'écarta définitivement du métrage. Ca, c'est ce que l'on peut lire un peu partout. Et à la réponse du pourquoi le nom de James Cameron est resté en tant que réalisateur, je me dois de citer une nouvelle fois un extrait de l'article de Jérôme : "Assonitis, par contrat avec la Warner, le distributeur américain, ne peut retirer James Cameron du générique."
L'Enfer des Zombies de Fulci ?
Mais là où il semble que ce soit encore plus flou, c'est le temps qu'aurait passé Cameron sur le tournage proprement dit. Selon divers sites internet qui reprendraient des propos de James Cameron, cela irait de une à deux semaines maximum ! En vidéo sur You Tube Cameron dit exactement : "Eight days of shooting". Et là... j'avoue ne pas trop y croire à ce délai si ridicule. Ca fait vraiment histoire de dire qu'il n'a presque rien fait et n'y est pour rien au résultat final. Bizarre pour un mec qui s'est quand même donné la peine de remonter le film ! C'est vrai quoi, en juste huit jours de tournage, ce ne peux pas être un Director's Cut mais un nouveau montage d'un film de Ovidio G. Assonitis qui aurait donc logiquement presque tout tourné !
C'est pour cela que je serai plus enclin à croire ce que j'ai pu lire ailleurs sur le fait que Lance Henricksen aurait pour sa part tenu des propos stipulant que c'est à la post-production que ça a clashé encore plus sévère entre les deux hommes et qu'il y a eu départ de l'américain. Et que du coup, si ça s'est bien passé comme ça, Ovidio G. Assonitis n'aurait tourné en plus que juste quelques scènes mais que presque la totalité soit de Cameron. C'est d'ailleurs ce à quoi je pense après vision de ce fameux Director's Cut qui n'est pas une légende mais existe bel et bien !
Celui-ci est paru en laserdisc uniquement au Japon puis aussi en VHS aux States. Evidemment, c'est épuisé depuis des lustres ! Tellement rare que certains pensent même à une légende, comme celle racontée partout comme quoi James Cameron aurait profité de l'absence du producteur/co-réalisateur Ovidio G. Assonitis pour pénétrer par effraction dans la salle de montage, et y mettre au point sa propre version du film. Mais découvert en flagrant délit, il ne put malheureusement imposer son travail à la production.
Le couple de radins saute sur le Director's Cut
Toujours est-il que j'ai réussi à regarder le montage Cameron et je sais donc maintenant quelles sont les différences. Ne vous attendez pas à des scènes supplémentaires ! De toute façon, je ne pense pas qu'il aurait pu avoir accès à tous le matos après son départ définitif. Il y a surtout deux points qui distinguent les deux versions. Le premier, c'est que le montage de Cameron est un petit peu plus... court de six minutes et des patates ! Il a viré la majeure partie des scènes/dialogues concernant les vacanciers ainsi que la totalité de la scène où Jai (Carole Davis) et Loretta (Connie Lynn Hadden), toutes les deux topless sur leur bateau se dirigent vers le port (putain James, t'es pas cool là ^^).
Ensuite, il y a quelques changements en terme de chronologie, donc des scènes qui se trouvent à d'autres endroits. Le tout censé rendre le déroulement plus "logique". Et enfin, les plans sous l'eau tendent vers le bleu. A titre de comparatif, je vous invite à cliquer sur la première image de l'article (vous n'y avez pas pensé hein ?), vous savez celle où un couple semble bientôt commencer une partie de Scrabble sous l'eau. Vous aurez alors un screenshot de la version de Cameron qui apparaitra et vous pourrez constater par vous même.
Dès le début du film, c'est monté différemment, Cameron commence directement sur le générique et après passe directement sous l'eau avec le couple, les premières victimes. La scène se termine avec le plan du radeau pneumatique flottant à côté de la boué indiquant l'épave, plan utilisé dès le début du film chez Ovidio G. Assonitis qui insère des dialogues par dessus, puis montre le couple avant leur plongée et passe toute la scène sous l'eau avant le générique. C'est juste un petit exemple.
Pas de bol la cougar
Juste un dernier petit exemple mais cette fois-ci niveau scènes coupées. Cameron ne montre pas l'attaque que subit le collègue de Steve (Lance Henricksen) au bord de l'eau et encore moins lorsque son corps est tiré vers la mer. Il montre aussi Mme Wilson, dame d'un certain âge, au début du métrage qui ne cache pas son attirance pour la chair fraîche mais Cameron va plus tard couper complètement la scène où celle-ci va essayer, lors de la soirée, de se "faire" l'employé à qui elle parlait au début. Son "rateau" car elle arrivera comme un cheveu sur la soupe (l'employé étant occupé avec une femme bien plus jeune) ne sera pas montré. Il y a aussi ce couple de radins que l'on ne verra qu'au tout début lorsque le patron du club leur demandera si tout se passe bien, mais ensuite le reste de leur conversation est coupée et tout le reste les concernant passera aussi à la trappe.
Ces quelques explications sont pour ceux qui connaissent bien le montage ciné facilement trouvable en dvd zone 1 US ou zone 2. Le dvd zone 2 possède bien évidemment une piste française et aussi des sous-titres. Au passage, la jaquette style "Le Silence des Piranhas" m'énerve grave. Mais bordel, utilisez les affiches originales ! Sinon il est au format 1.85:1 et le zone 1 est en 1.33:1 (4/3 quoi). Il faut savoir que le film a été tourné en 1.33:1 et c'est en post-production que des caches ont été ajoutés juste avant son passage ciné pour être en 1.85:1 ! Je vous fourni la preuve en image avec la très jolie Carole Davis (on ne s'en lasse pas et en plus c'est cut chez Cameron).
Coucou, tu me mates en open mate fullframe
Coucou, tu me mates à nouveau mais en 1.85:1
Vous noterez donc une perte d'image non négligeable en haut et en bas. Marrant, ce système de cache me rappelle The Evil Dead qui avait reçu le même traitement mais lui pour une parution dvd permettant d'être fullscreen sur les tv 16/9. Il n'y a pas de mystère, passer du 4/3 à un autre format plus "rectangulaire" donnera toujours de la perte de données. Et pour ma part, je me souviens bien qu'au cinéma, Piranha 2 était en 1.85:1.
Pour être franc, ce Piranha 2 fait vraiment partie de mes plaisirs coupables même après l'avoir revu. Ovidio G. Assonitis nous donne en fait une recette sympa qui sera plus poussée avec le récent Piranha 3D : un zest de nudité, un peu d'humour, du gore... le tout pour un low-budget certe, mais généreux et décomplexé (Ah là là, lorsque Steve saute de son hélico et le laisse consciemment s'écraser pour prendre un bateau plus pratique vue la situation...) qui est largement mieux que la tonne de films sortant directement sur le marché de la vidéo avec des effets numériques tout pourris. Oui, ces tueurs volants sont plus italiens qu'américains (effets spéciaux, le côté rip-off à donf des deux Jaws...). Mais Lance Henricksen en calque d'un certain Martin Brody est bon tout comme Tricia O'Neil qui en plus est très jolie.
Puis j'aime aussi cette scène vers la fin sur la plage avec tous ces crétins scandant : "Du poisson ! Du poisson !" en avançant lentement vers l'eau et... leur voeux exaucé de fort belle manière. Des bons côtés qui permettent de relativiser d'autres aspects navrants comme par exemple cet humour qui ne fait pas mouche avec cette idiote qui fait semblant de se noyer pour se rapprocher d'un docteur tout aussi à la masse qu'elle (au secours avec une partie du casting !). Un film qu'il faut prendre pour ce qu'il est, c'est à dire un délire à partager avec des potes un soir, bières et pop corn à portée de main, bien plus plaisant que nombre d'autres bouses en séquences CGI plus foireuses les unes que les autres. En attendant, si vous voulez matez la version de James Cameron, cliquez ici pour la version laserdisc et open mate fullframe (attention uniquement en VO !), vous pourrez comparer si vous connaissez la version ciné. Dépêchez-vous, c'est assez rare !
Une jeune américaine, Jennifer Corvino (Jennifer Connelly), va en Suisse pour entrer dans un collège réputé. Cette jeune fille a plusieurs particularités dont celle d'avoir le pouvoir de communiquer avec les insectes, d'avoir un père comédien connu mais comme désavantage d'avoir des problèmes de somnambulisme. A son arrivé elle va apprendre qu'un tueur en série rode dans les environs. Celui-ci s'attaque régulièrement à des étudiantes de l'établissement scolaire. Après avoir été confronté de près à celui-ci, Jennifer va faire sa propre enquête avec l'aide d'un vieil homme paralysé, John McGregor (Donald Pleasence), passionné par l'étude des insectes... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).
"Car je suis mal aimé, je suis le mal aimé...". Oui, Claude François en plus d'avoir été un chanteur populaire était aussi un médium hors pair. Ben quoi ? En 1974 il chantait déjà l'avis des critiques et d'une majorité de fans de Dario Argento sur son film sorti en... 1985 ! C'est pas incroyable ça ? Quel talent ! Bon d'accord, la ficelle est un peu grosse (un peu hein) mais sincèrement, on peut lire un peu partout que Phenomena est l'annonce/l'amorce du déclin du cinéaste italien. Alors que penser au final ?
Puis surtout après ce film, c'est à dire deux ans plus tard, est sorti Opera qui selon les mêmes critiques est son film le plus ambitieux sur pas mal de points (mais on verra ça un petit peu plus tard dans un autre article). Alors Phenomena le début de la fin et juste derrière la claque ? Bof bof... Je schématise mais franchement, ça ne colle pas tant que ça et surtout... je ne pense absolument pas la même chose car figurez-vous qu'après vision il y a quelques jours (je ne l'avais pas vu depuis des lustres !), ce film a encore grimpé dans mon estime !
Si vous avez lu mon billet précédent, vous avez pris connaissance que j'ai passé ces derniers jours à remater les films les plus populaires de Dario Argento (sauf Suspiria dont le billet est déjà présent sur le blog), c'est à dire les plus anciens. Et force est de reconnaître que certains sont montés dans mon estime et d'autres ont eu le chemin inverse. En fait, il s'agit surtout d'un film en particulier. Non, je ne balancerai pas maintenant celui qui m'a légèrement déçu et dont je gardais un meilleur souvenir, cela viendra lorsqu'il sera prochainement traité sur le blog. Patience...
Ce qui reste de Vera Brandt, légèrement moins sexy
Mais revenons à nos moutons ou plutôt... nos insectes. D'accord, elle était facile celle-là. C'est en écoutant la radio que Dario Argento a vu germer Phenomena dans son esprit. En effet, il apprend que grâce à certaines techniques liées aux insectes, la police a réussi à mettre la main sur un meurtrier. Il se documente sur la question et lit notamment qu'il est possible de déterminer la date de la mort sur un corps retrouvé longtemps après son passage à trépas et ce grâce aux différents insectes et vers y ayant élus domicile (oui, c'est plutôt craspec). Ces informations plus des théories de certains entomologistes sur le pouvoir télépathique des insectes et...
Et voilà l'idée de base pour son nouveau film. Pour le casting, c'est grâce à son ami Segio Leone (lorsque celui-ci lui montre en privé le premier montage de son film Il était une Fois en Amérique) qu'il remarque une certaine Jennifer Connelly dans le rôle de Deborah. Et Leone la lui recommande. Mais comment convaincre les parents de la petite afin qu'elle puisse tourner dans... un film d'horreur ? A l'époque, ce genre de cinéma était encore plus mal considéré que de nos jours dirons nous. Mais comme le dit Daria Nicolodi, heureusement que les parents ne connaissaient pas ce qui attendait réellement leur fille. Direction les Etats-Unis afin de les convaincre.
Selon Alan Jones, biographe du cinéaste et selon son livre Profondo Argento, Jennifer Connelly a rejeté certaines choses comme le fait de jouer avec un chimpanzé (ce qui l'effrayait), d'enlever ses vêtements sur certaines scènes déjà écrites par Dario et enfin elle détestait le nom de l'héroïne qui était initialement Martha. Le cinéaste fit les concessions nécessaire en promettant que les scènes avec l'animal seraient pour une doublure, que les scènes moins habillées passeraient à la trappe et enfin, que le personnage se nommerait finalement Jennifer et non plus Martha. Une fois ceci dit et après l'accord des parents, Daria Nicolodi se souvient de la joie de Jennifer Connelly de pouvoir participer à l'aventure.
Dans la version italienne, c'est Dario Argento qui fait la voix-off lors de l'arrivée de Jennifer
Juste pour la petite histoire au sujet de Jennifer Connelly... bon, ce n'est pas indispensable mais il était temps de trancher pour pouvoir briller en société. En effet, selon la source, personne n'est fichu de donner l'âge exact de la belle lors du tournage. C'est toujours un chiffre différent qui est donné et ce chiffre va de 12 à 15 ans. Le tournage de Phenomena s'est effectué de août à octobre 1984 entre Zurich et Rome. Maintenant je vais faire quelque chose de pas joli du tout : Jennifer Connelly est née le 12 décembre 1970. Voilà, maintenant nous savons tous que la jolie demoiselle avait 13 ans (à cette âge, elle devait certainement dire 13 ans et demi comme tous les enfants qui aiment se vieillir).
Mais parlons maintenant de Daria Nicolodi. Toujours d'après le livre Profondo Argento, on y apprend que le torchon brûlait grave entre les deux tourtereaux. Pour ceux qui ne le savent pas, Daria est la mère de la seconde fille de Dario : Asia Argento. C'est le co-scénariste de Profondo Rosso, Bernardino Zapponi, qui avait à l'époque conseillé à Dario de rencontrer Daria Nicolodi pour le rôle de la journaliste. S'en est suivi une relation intime de 1974 à... 1985. Et sur le tournage de Phenomena, il semblerait qu'à chaque prise Dario et Daria passaient leurs temps à se crier dessus.
Les propos que l'on peut lire dans le Mad Movies spécial Argento semblent corroborer cette 'ambiance'. Début du spoiler Daria Nicolodi : "Je hais plus encore ce que Dario m'a donné à faire dans Phenomena. J'y arbore une telle coiffure que, à 34 ans, j'avais l'air d'en avoir 60. Une vraie humiliation. Il y a aussi cette fin durant laquelle un chimpanzé armé d'un rasoir me tue. Une séquence aussi ridicule que dangereuse car, malgré une lame peu tranchante, il a réussi à m'égratigner le visage avant de se précipiter sur Jennifer Connely !" Fin du spoiler. Bref, Phenomena aura été malheureusement un point de non retour dans la relation entre Dario Argento et Daria Nicolodi. L'atmosphère sur le tournage a malheureusement prouvé que rester ensemble pour le bien familial n'est plus possible et ce, à brève ou longue échéance.
Vraiment le genre d'ambiance plutôt stressant et qui du coup n'arrange pas les choses avec... Inga. Inga, c'est la "compagne" du professeur McGregor. C'est une femelle chimpanzé (celle qui effrayait Jennifer Connelly si vous suivez) qui aide le professeur celui-ci étant infirme. Il faut quand même savoir que ce genre d'animal est doué d'une certaine force et n'aurait aucun mal à commettre l'irréparable sur un être humain. Et comme le mentionne Daria Nicolodi sur l'excellent blu-ray paru chez Arrow, lorsque c'était détendu et calme sur le plateau, l'animal était dans le même état d'esprit mais quand c'était un petit peu plus tendu, l'animal le ressentait et l'était tout autant !
Les maux de gorge, connait pas !
Pas facile de tourner avec un animal, les réactions ne sont jamais prévisibles à 100%. Sergio Stivalleti, responsable des effets spéciaux sur le film, se souvient même lors du plan final que juste après le petit baiser que le singe donne à Jennifer, celui-ci l'a mordu ! Sacré Tanga (le véritable nom du singe). Ca en fait des choses prises de tête sur un plateau mais malgré tout, oui malgré tout, Phenomena n'est pas la purge que certains aiment dénoncer. Loin de là !
Je dirai même même qu'en terme d'image, ce métrage est l'un des plus beaux films de Dario Argento. Cette... "Transylvanie Suisse" n'y est certainement pas étrangère, c'est clair. Cette nature, ces arbres secouées par ce vent chaud nommé foehn (qui d'après McGregor pourrait rendre fou certaines personnes), tout donne à Phenomena un côté poétique, un véritable conte de fées. Mais bon, c'est Dario Argento derrière la caméra, alors évidemment on peut plutôt parler de conte de fées... macabre.
Jennifer Connelly, sous le rôle de Jennifer Corvino obligée d'aller à la Richard Wagner International School en tant que pensionnaire car son père étant acteur et en déplacement aux Philippines, est juste... sublime. Son innocence, sa bonté et surtout sa beauté naturelle, tout cela est sublimé par la caméra du cinéaste italien. C'est marrant d'ailleurs, Jennifer Connelly pourrait très bien représenter la première fille de Dario Argento, Fiore, avec un père tout aussi absent via son métier. Et d'ailleurs, c'est sa véritable fille Fiore Argento qui sous les traits d'une touriste danoise nommée Vera Brandt va être la première victime du tueur dans une scène inoubliable ! Comme quoi, mieux vaut être la représentation fictive que la véritable fille devant la caméra.
Jennifer Connelly sublimée par Dario Argento
J'ai revu Phenomena avec ma femme et j'ai été surpris de sa réaction. Arrivant juste après Ténèbres, Phenomena est un retour au fantastique. Je pensais que le côté communication avec les animaux passerait mal chez ma femme. Ben non, elle a vraiment aimée le film mais a été choquée par tout autre chose ! Elle a été choquée par... l'entomologiste McGregor (Donald Pleasence) ! En effet, elle n'arrive pas à se remettre du fait que le vieille homme envoie sans aucun état d'âme le petite Jennifer chercher toute seule la maison de l'assassin, assassin qui rappelons-le tue justement les jeunes filles ! Et si le vrai malade était Donald Pleasence ? Ca interpelle non ?
Il y a tellement de choses à dire sur ce film... mais je vais arrêter là sinon l'article serait bien trop long. Mais que c'est dur ! Le superbe thème de Claudio Simonetti à ne pas oublier par exemple que l'on peut écouter dans un précédent article ici. Je finirai donc en reparlant d'un autre billet consultable ici et qui parlait des différences entre le montage international et le montage italien. Je viens de visionner mon blu-ray paru chez Arrow Video et comportant ladite version italienne. Je vais donc juste parler de ce qui saute aux yeux et si vous voulez toutes les différences, je vous invire à cliquer sur le lien précédemment donné.
a - b - c
d - e - f
Toutes ces images ci-dessus, vous ne les connaissez pas si vous n'avez vu que le montage international. Ces images ne proviennent pas de mon blu-ray, je ne peux pas faire de captures n'ayant pas ce genre de lecteur sur mon PC. J'ai donc téléchargé une version italienne pour pouvoir justement faire des captures. Les coupes effectuées ne sont pas ce que l'on peut appeler une censure. J'ai vraiment l'impression que ce qui a été enlevé n'a été fait que dans un seul et unique but : diminuer la durée du métrage pour que celui-ci atteigne 01h45.
Les coupes plus longues donc plus facilement décelables sans faire tourner les deux montages côte à côté sont celles-ci :
- Lorsque les deux jeunes embarquent Jennifer on les voient l'amener jusqu'à la voiture (a) - Petit plus avant de voir Jennifer au téléphone dans l'école (b) - Sophie (Federica Mastroianni, la nièce d'un certain Marcello !) la compagne de chambre de Jennifer a des plans plus longs lorsqu'elle sort en pleine nuit rejoindre son petit copain (c) et aussi après que celui-ci la laisse seule (d). - Le moment où Jennifer reste seule devant la grande poupée tombée à terre est légèrement plus long (e) - Scène en plus dans le bus lorsque Jennifer cherche où s'arrêter pour s'approcher de la maison du tueur. Dans la version internationale, lorsque Jennifer descend du bus et que celui-ci redémarre, on voit une personne fermer une fenêtre. Dans la version longue, une vieille femme demande à Jennifer de fermer son carreau mais celle-ci refuse (f)! La scène lorsque la femme ferme enfin la fenêtre une fois Jennifer descendue prend plus de sens. - La scène où Frau Brückner (Daria Nicolodi) aggripe Jennifer par le bras pour qu'elle prenne ses pilules est plus longue (g) - La scène du téléphone est bien plus longue ! On voit Frau Brückner aggriper le téléphone et se le disputer avec Jennifer (h) avant que celle-ci ne l'envoie valdinguer sur le sol (i)! Ensuite, le regard de Frau Brückner est bien plus appuyé (j) une fois qu'elle assome Jennifer. - Lorsque Jennifer rampe dans le souterrain, elle se libère le cou afin d'être plus à l'aise (k) - Une fois sortie de l'eau, le plan sur Jennifer est bien plus long (l)
g - h - i
j - k - l
Voilà pour le plus flagrant et on se rend immédiatement compte que ce n'est pas de la censure (en plus c'est Dario Argento qui a fait lui-même le montage international) mais certainement comme je le présume une question de ramener son film à une durée légèrement plus courte. En tout cas, c'est très agréable de posséder cette version longue car cela permet de faire durer le bonheur un petit peu plus longtemps. Pour le petit bémol, je dirai pour ma part l'utilisation ça et là de morceaux de hard-rock. Attention, j'adore ces musiques (Flash of the Blade de l'album Powerslave d'Iron Maiden merde !). Mais autant c'est sympa sur un film bourrin/jouissif comme Demons, autant ici ça casse quand même le côté onirique. Dario Argento refera ce choix musical particulier à certains moments sur son prochain film : Opera. Mais cela ne remet pas du tout en cause mon opinion sur ce film si mal aimé dont il est question ici et n'en déplaise à pas mal de monde, Phenomena sous son couvert fantastique est en fait un giallo, mais un giallo féérique.
A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.
A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.
Réalisation : William Lustig Pays : États-Unis Année : 1980 Durée : 87 minutes Imdb : tt0081114
Un couple d'amoureux est sauvagement assassiné par un tueur en cagoule. Une prostituée est agressée à son tour, puis scalpée. Sa chevelure finira sur la tête de l'un des mannequins ornant la chambre du psychopathe. Hanté par l'image d'une mère trop autoritaire, Frank Zito (Joe Spinell), le criminel, ne peut réfréner ses pulsions meurtrières. Seule la mort pourrait le délivrer... (Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo).
Tout a déjà été dit sur Maniac. Premier film de William (Maniac Cop) Lustig datant de 1980, Maniac restera toujours à travers le temps une oeuvre unique, sans concessions. Glauque, sordide, malsain... Maniac c'est aussi tout ça à la fois, on est très loin du film destiné en priorité aux adolescents comme un Halloween ou encore un Vendredi 13. Loin de moi l'idée de dénigrer les deux films précédemment cités (je les adore), mais il est clair que là on ne boxe pas dans la même catégorie. Ici c'est du lourd, du très très lourd.
Séquence nostalgie, sortez les mouchoirs!
Je ne pense pas être une exception et comme la grande majorité des fans de ce film, je l'ai découvert grâce à la VHS via cette fameuse collection "Les films que vous ne verrez jamais à la télévision" parue chez René Chateau (pour ça, on ne le remerciera jamais assez l'ami René). C'est aussi grâce à cette collection que j'ai pu découvrir d'autres films tous aussi cultes les uns que les autres comme un certain Zombie ou encore un Massacre à la Tronçonneuse. Evidemment, ces chefs-d'oeuvre apparaitront sur ce blog au fil du temps, c'est grâce à eux que j'ai finalement sauté le pas pour la création de tout ceci.
La grande force de Maniac au final, c'est d'avoir été un film à petit budget filmé à l'arrache sans autorisations. Les scènes extérieures en plein New York, ça devait valoir son pesant de cacahuètes. Surtout lorsqu'il fallait tout remballer vitesse grand V lors de l'arrivée de la police ! Pour un premier film, l'ami Lustig n'avait vraiment pas froid aux yeux. Deux ans plus tard, dans le genre tournage à l'arrache mais sans ce genre de pression, un certain Sam Raimi a eu la chance d'avoir un scénario se déroulant au fond des bois. Si vous n'avez pas reconnu The Evil Dead, je ne peux décemment plus rien pour vous.
Mais soyons quand même honnête, cette force, cette puissance du tournage à l'arrache possède aussi quelques défauts heureusement non rédhibitoires. J'en veux pour exemple cette scène du métro où la victime potentielle se retrouve seule pourchassée par Frank Zito et lorsqu'elle essaie de rentrer dans la rame en vain, un plan juste derrière et filmé à l'intérieur de la rame de métro qui s'éloigne montre celle-ci sur le quai mais... pas seule, il y a quelques usagers avec elle ! Ce plan est aussi visible sur la bande-annonce. Bon heureusement, ce n'était pas aux heures de pointes non plus mais ces deux trois pékins indésirables ça l'a fout mal.
Voilà, c'est juste pour dire que même si j'adore Maniac, je ne suis pas non plus un crétin aveugle. Mais cette petite faute de goût (il aurait fallu peut-être juste couper ce plan au montage d'ailleurs) ne terni en rien la puissance inouïe de ce métrage hors normes. Et la totalité du film repose d'ailleurs sur la prestation complètement hallucinée de son interprète principal jouant Frank Zito : Joe Spinell.
Acteur, scénariste et aussi producteur exécutif, Joe Spinell EST Frank Zito, une performance incroyable et à la limite, peut-être le rôle de sa vie. Après ça, impossible de ne pas se marrer. "Hein ? Ca va pas là ?". Mais laissez moi finir ! Je disais donc impossible de ne pas se marrer lorsque tu entends nos "fabuleux" acteurs français te sortir des foutaises à aller coucher dehors du style :"je me suis investi comme jamais sur ce film et il m'a fallu plusieurs semaines pour réussir à me débarasser du personnage après la fin du tournage". Pas la peine d'extrapoler plus longtemps sur nos "stars" et revenons plutôt sur de véritables acteurs.
Je ne peux que vous conseiller d'acquérir la version collector double dvd de ce film sortie chez G.C.T.H.V. (toujours dispo chez amazon d'ailleurs) et qui au niveau de la qualité du métrage ainsi que des bonus ne se fout pas du monde ! Puis surtout, avoir eu les honneurs d'une sortie d'un dvd zone 2 pour Maniac, ça ne peut pas se refuser ! Le documentaire Joe Spinell Story est riche d'enseignements et nous montre un personnage attachant malgré ses excès. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Joe Spinell nous a quitté le 13 janvier 1989 alors qu'il était sur le projet d'un Maniac 2 (qui ne sortira donc jamais) dont il est possible de voir deux extraits qui avaient été filmés pour trouver des financements sur le dvd !
Leatherface qui roule n'amasse pas... OK je sors.
Il y a aussi et surtout l'immense plaisir de voir Caroline Munro (la photographe Anna D'Antoni dans le film) toujours aussi jolie dans une interview de 2001. On y croisera aussi dans ce bonus dédié à Joe Spinell un certain Jason Miller (The Exorcist) juste avant que celui nous quitte à son tour. Bref, Maniac est incontournable et aucun autre film sur le sujet n'est capable de rivaliser sauf peut-être un seul, le cultissime Henry : Portrait of a Serial Killer de John McNaughton.
Froid, oppressant, étouffant et avec aussi un Tom Savini toujours au meilleur de sa forme (en tant qu'acteur et aussi aux effets spéciaux), faites chauffer votre platine dvd ou même blu-ray avec le zone all paru récemment chez Blue Underground avec version française et sous-titres français pour les puristes ! Plus de 30 ans après, Maniac restera toujours aussi dérangeant. Je vous laisse avec la bande-annonce originale non censurée qui je l'espère ne sera pas virée du jour au lendemain de mon compte You Tube.
Réalisation : James Signorelli Pays : États-Unis Année : 1988 Durée : 96 minutes Imdb : tt0095088
Devenue star de la série Z horrifique, Elvira (Cassandra Peterson) voudrait monter un grand spectacle à Las Vegas, mais il lui manque cinquante mille dollars. C'est à ce moment qu'elle apprend la mort de sa riche grand-tante, Morgana. Avec ce décès renaît l'espoir. Elvira débarque alors dans la petite ville ultra conservatrice de Fallwell dans le Massachusetts, En fait la grand-tante ne lègue à Elvira que sa maison et un mystérieux livre de cuisine pour lequel un vieil oncle, Vincent (William Morgan Sheppard), paraît prêt à toutes les folies. Elvira se heurte aussi à Chastity Pariah (Edie McClurg), une mégère représentant un club de défense de la moralité. (Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo).
Voici donc la comédie Elvira, Mistress of the Dark (Elvira, Maîtresse des Ténèbres) de James Signorelli datant de 1988. La jaquette de la VHS stipulait : un film culte. Et une fois n'est pas coutume, cette affirmation sied à merveille à ce métrage. Pour ma part, j'ai vu ce film la première fois sur la chaîne cryptée Canal + (ça remonte grave une fois de plus). Je ne possédais pas la chaîne mais un de mes potes la possédais et je regardais chez lui de temps en temps le programme TV de Canal qu'il recevait. Et donc, mis au courant un mois avant la diffusion, il me fallait faire le nécessaire pour pouvoir le mater. J'ai harcelé mes parents pour que l'on s'abonne à la chaîne et... juste avant la diffusion, j'ai réussi à les convaincre, c'était moins une !
Tout ce bordel pour mater un film en particulier, aujourd'hui encore je me dis que c'était complètement fou. Enfin bref, j'avais le décodeur chez moi et j'étais paré. Là où j'ai quand même eu beaucoup de chance, c'est que le film était excellent et que je n'avais pas fait tout ça pour une bonne grosse daube. Ouf... Mais je savais que je n'allais pas être déçu, le jeu d'aventure auquel je jouais à l'époque sur mon Amiga avec la belle était trop fabuleux. Oui je sais, c'était tout sauf une garantie (loin de là même si on prend d'autres exemples) mais que voulez-vous, pour moi il était impossible que ce soit une bouse et surtout, j'allais voir la belle Elvira bouger, parler... Bon OK, j'étais amoureux quoi, donc pas objectif pour deux sous.
Ce qui est quand même dramatique de nos jours, c'est que ce film n'existe toujours pas chez nous en dvd ! Une honte ! Il existe bien évidemment en dvd zone 1 paru chez Anchor Bay mais pas de piste française et pas de sous-titres non plus. Et là ça craint un max car c'est assez rare pour le signaler : le doublage français de ce film est promptement CULTISSIME ! Oui je sais, presque tous les films souffrent dès que l'on parle doublage mais là, le doublage français transcende le film ! Pour info, Elvira et le Château Hanté (la belle ayant remis le couvert en 2001) n'aura malheureusement pas eu cette chance... Et le comble, c'est que lui sortira en dvd dans une version française pas terrible et impossible de se rabattre sur la version originale car pas de sous-titres ! Non vraiment, les deux films mettant en scène ma déesse sont tout sauf gâtés.
Actuellement, je possède toujours la bonne vieille VHS ainsi que le dvd zone 1 de Anchor Bay qui m'aura bien servi pour les screenshots présents sur cet article. Heureusement pour les autres, il est possible de trouver Elvira, Maîtresse des Ténèbres sur le blog La Caverne des Introuvables dans sa version française ici. C'est la version dvd avec le son de la VHS. Notre extravagante Elvira qui débarque dans cette petite ville remplie de bloqués du cul, à consommer sans modération ! Pour ceux qui aimeraient en connaître un tout petit peu plus sur la belle, je les invite à cliquer ici.
Enfin pour tous... pour tous les malades qui s'assument quoi, genre moi. Bref, le jouissif Hollywood Chainsaw Hookers est disponible sur un blog public donc sans besoin de faire des pieds et des mains pour réussir à avoir le Graal, c'est à dire l'espoir d'obtenir une inscription sur un blog privé. C'est en VOSTF, donc incompréhensible uniquement pour ceux qui ne savent pas lire ou... ceux qui ne savent pas regarder une image et lire en même temps (si, si, vous l'avez déjà entendu autour de vous, c'est obligé). Ah oui, ça se passe sur l'excellent blog Ciné-Bis-Art, et voici le nouveau lien l'ancien étant down : ici. Cliquez bien sur "Download the File" situé en bas et au centre.
Comme Jack, vous n'oublierez pas Hollywood Chainsaw Hookers de sitôt
Pour aller directement sur la chronique du film c'est ici. A consommer sans modération !
Lorsque Michael Crichton s'est mis en tête de tout chambouler sur Le 13ème Guerrier, il n'a pas fait (malheureusement) les choses à moitié. Il se débarrasse du réalisateur John McTiernan mais aussi du compositeur Graeme Revell au profit d'un certain Jerry Goldsmith. Mais bien que remercié, Graeme Revell avait terminé le score du film que les producteurs n'ont même pas pris la peine d'écouter ! Pour rendre justice à cette bande originale, je vous invite à l'écouter pour juger de son excellente qualité !
Graeme Revell and Lisa Gerrard "Eaters of the Dead"
Track list: 01. "Things Were Not Always Thus" 02. Banned From Home 03. A Messenger From The North 04. The Journey Begins 05. Listening / Arrival At The Village 06. Hrothgar's Realm 07. The Slaughter 08. Watching And Waiting 09. Eaters Of The Dead 10. The 13th Warrior 11. The Counsil 12. Grey Sky 13. Building Defenses 14. Praying 15. The Fire Dragon 16. Aftermath 17. Wisdom Of An Old Crone 18. Ibn & Olga 19. Leaving The Village 20. The Cave 21. Inside The Bowels Of The Earth 22. Gruesome Discoveries 23. Buliwyf's Fate 24. Escape From The Cave 25. Return To The Village 26. Wendol's Vengeance - Bitter Victory
Alors on se l'écoute ce score de Graeme Revell et Lisa Gerrard ? C'est ici que ça se passe, enjoy !
Réalisation : Scott Derrickson Pays : États-Unis Année : 2012 Durée : 105 minutes Imdb : tt1922777
Ellison (Ethan Hawke) est un auteur de romans policiers inspirés de faits réels. Dans l’espoir d’écrire un nouveau livre à succès, il emménage avec sa famille dans une maison où les anciens propriétaires ont été retrouvés inexplicablement pendus. Ellison y découvre dans le grenier des bobines 8mm contenant les images de meurtres d’autres familles. Qui a filmé ces tueries et pour quelle raison ? Ellison va tenter de répondre à ces questions tandis que le tueur présumé, une entité surnaturelle présente sur les films, menace de plus en plus sa famille (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).
Non non, le blog n'est pas mort. Bon OK, ça faisait un bail mais on dira qu'il est en mode "veille", même si on peut parler de grosse veille à ce niveau. Pour résumer, je dirai juste que ma vie professionnelle a pris un virage à 100° et que du coup, le temps libre s'est réduit à une peau de chagrin qui ne cesse de continuer à rétrécir. Mais nous ne sommes pas là pour parler de moi (mais la parenthèse devait être faite), mais plutôt d'un film que j'ai eu la chance de pouvoir aller visionner en salle dernièrement. Bon... il aurait dû apparaître ici bien avant mais... ce ne fut pas le cas à cause de ce qui a été dit au début de ce paragraphe. Il a le mérite d'être enfin là et de faire (en quelque sorte) renaître le blog, c'est le plus important.
Une fois n'est pas coutume, je vais devoir commencer par... un spoiler. Oui je sais, c'est franchement étrange mais ne vous inquiétez pas avant de balancer je vais prévenir pour que vous puissiez passer votre chemin si vous n'avez toujours pas vu le film. Pour les autres et ceux qui savent par avance qu'ils n'iront jamais voir un tel métrage (mais que faites-vous là alors ?) vous comprendrez pourquoi je suis dans l'obligation de passer par là pour que l'on puisse comprendre mon approche "spéciale" du film. Car oui, certainement comme pas mal de monde je suis entouré "d'ami(e)s" qui pensent bien faire pour donner envie d'aller voir un film qu'ils ont déjà vu mais qui à l'inverse de leur intention première font ce que l'on pourrait appeler une catastrophe.
Début du spoiler, je le mets bien en avance alors ne pas venir pleurer si tu merdes cher lecteur. Passe au paragraphe suivant et reviens après vision ! Donc voilà, une amie d'enfance de ma femme est venue nous faire un petit coucou et au passage nous demande si nous avons vu le film Sinister. Evidemment réponse négative de notre part. Mais avant que la conversation continue, je claque illico : "STOP ! Ne dis rien sur le film car nous devons normalement aller le voir". Réponse de l'intéressée : "Non non, t'inquiètes. Tu verras, tu ne regarderas plus tes enfants du même oeil après le film". Et voilà, même après avoir prévenu voilà qu'elle me balance en une courte phrase censée me donner envie, la nature de ou des assassins. Ben oui, ce n'est pas à moi qu'on va me la faire ayant un minimum de culture cinématographiques avec des films comme... Les Révoltés de l'An 2000 par exemple, aussi chroniqué sur le blog. Bref des films avec des tueurs en culotte courte, impossible pour moi de ne pas comprendre illico une allusion aussi énigmatique que l'équation 1+1. Fin du spoiler.
Mr. Boogie... Mais c'est qui ?
Après ça, imaginez ma déconvenue et ma disparition totale d'envie d'aller voir le dernier Scott Derrickson. Parce que pour moi, l'ami Scott Derrickson j'en garde un très bon souvenir avec l'excellent (avis perso bien entendu) L'Exorcisme d'Emily Rose. Après le spoiler pris dans la face, mon état d'esprit est passé de L'Exorcisme d'Emily Rose à Le jour où la terre s'arrêta, ça fait mal non ? Chance ou pas, une fois au cinéma et après le regard sur plusieurs affiches, nous sommes restés ma femme et moi sur Sinister (bien que The Secret avec Jessica Biel me faisait de l'oeil). Ma fille aussi nous y a poussé, elle aussi ayant eut le privilège de le voir avant nous. Heureusement, celle-ci n'a balancé aucun spoiler (tout son père quoi) et nous a juste dit qu'elle avait pris un énorme plaisir comme lors de sa vision d'un certain Insidious. Donc voilà tout ce que j'avais en tête avant d'entrer dans la salle.
Alors à la sortie, que dire ? Bon film ou daube prétentieuse ? Je vais y aller par le commencement... dès le départ j'ai su que ce que j'avais devant les yeux allait être malsain, glauque. Impossible de ne pas penser dès les premières images à un certain Ring et son film bizarre tuant ceux qui l'ont vu. Une touche japonaise du malsain qui sait et arrive toujours à bien déranger lorsque c'est bien fait. Et là, c'est le cas avec ce premier found footage balancé à la face du spectateur (la mienne donc). Passé ce début des plus intrigant donnant le ton, nous allons donc suivre Ethan Hawke (très bon) dans le rôle d'Ellison, un auteur de romans policiers inspirés de faits réels qui est à la recherche de quelque chose d'exceptionnel lui permettant de relancer sa carrière.
En effet, on apprend très vite qu'il avait rencontré précédemment un immense succès avec son roman Kentucky Blood mais que depuis ben... le temps passe et... plus rien quoi. Ce succès ne lui a d'ailleurs pas du tout ouvert les bonnes grâces de la police, mais ça vous le verrez par vous même. Malgré tout, il pourra compter sur l'aide d'un agent de cette même police -pas tous rancuniers- joué par James Ransone et qui ne dirait pas non à l'apparition de son nom dans les remerciements du livre en cours d'Ellison (sa nouvelle enquête quoi). Des familles massacrées à plusieurs années d'intervalles, à chaque fois un enfant disparu jamais retrouvé... du pain sur la planche pour l'écrivain qui s'est bien gardé de dire à sa femme (Juliet Rylance impeccable) qu'ils viennent d'emménager avec leurs enfants à l'endroit où s'est déroulé la dernière tragédie ainsi que sa découverte au grenier d'un vieux projecteur avec des bandes 8mm.
Mr. Boogie, l'homme amphibie
Et c'est là qu'est la grande force du film à mon avis : ces putains de bandes 8mm ! Ces found footages qui vont être le fil rouge du métrage principal, car l'on sait qu'avant chacune de leur diffusion par Ellison sur le vieux projo, nous allons assister à quelque chose de franchement glauque, comme le petit film présenté dès le début de Sinister qui lui aussi en fait partie. Ces "films" dans le film possèdent des noms si charmants : Divertissement en famille (Family Hanging Out '11), Barbecue (BBQ '79), Fête à la piscine (Pool Party '66), Heure de dormir (Sleepy Time '98) et Jardinage (Lawn Work '86). Bref, du bien familial comme... les massacres qu'ils contiennent. Oui vraiment, avec le recul de ma première vision de Sinister, je peux dire que l'utilisation du found footage est plus que réussie, chacun de ces segments mettant à rude épreuve les spectateurs comme le "héros" de l'histoire.
Alors qui est Bagoul (Bughuul en VO) le dévoreur d'enfants, entité païenne époque babylonienne (cherchez pas c'est fictif) appelée aussi Mr. Boogie par les enfants ? Le Professeur Jonas (Vincent D'Onofrio), introduit par notre bon samaritain de policier, va-t-il réussir à aider Ellison à percer le mystère et arrêter ces massacres ? Pour le savoir, direction le cinéma le plus proche bien évidemment ! Malgré le spoiler dont j'ai été la victime et le fait que je m'attendais à cette fin (que j'apprécie au demeurant), je dois dire que je ne me suis jamais ennuyé durant la projection et que surtout le spectateur est vraiment maintenu sous tension tout au long du métrage. Le côté fantastique prenant le pas au final pourra peut-être rebuter ceux qui préfèrent le côté thriller longuement entretenu, mais rien que pour les found footages glauquissimes, Sinister vaut le coup d'oeil !
Ah oui, j'allais oublier. Histoire de donner un autre avis, je ne résiste pas à donner celui de ma femme qui était avec moi. Alors pour faire simple, celle-ci a été déçu. Pourquoi ? Elle avoue elle même être dans le flou et pense surtout avoir été victime d'une surévaluation émanant de notre fille (si vous suivez, j'en ai parlé dans le paragraphe arrivant à la suite du spoiler). Donc le film ne correspondait pas à l'idée qu'elle s'en faisait. Par contre, elle est actuellement moins dure que lors de sa sortie de la salle et aimerait bien le revoir. En tout cas, elle trouve que ce Sinister est moins bien que... Paranormal Activity 4. Impossible pour moi de juger, je n'ai toujours pas vu le quatrième volet d'une saga très... critiquée. Maintenant, à vous de trancher après vision de Sinister !
Bon évidemment, il n'est pas question ici des élections et du deuxième tour des présidentielles et de l'avènement de Sarkollande, osef comme dirait les d'jeuns. Non là, c'est sur un terrain bien plus érectile (et si Sarkollande ça vous donne des érections, peut plus rien pour vous désolé).
Donc voilà ça y est, l'ami Yohann ne m'avait pas menti (il oserait pas hein ?) et après une attente longue pleine d'espoir, le résultat final est disponible sur l'excellent blog privé Horror Vhs Resurrection. Donc histoire de ne pas perdre le fil et de savoir de quoi il est question, je vous invite à vous rendre sur la chronique du film que j'avais écrite le 9 juillet 2011. Pour y aller directement c'est ici. Si vous êtes intéressé pour visionner ce "chef-d'oeuvre" du bon goût en vostfr, n'hésitez à me le dire et je vous fournirai le lien car Horror Vhs Resurrection étant privé, je ne peux pas mettre l'eau à la bouche et juste derrière sortir un truc du style : "c'est dispo, c'est génial mais démerdez-vous pour le choper". Je suis partisan de la maxime : Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse. Si ça tombe, ça me perdra cette connerie tiens... En attendant, profitez de ces quelques photos promotionnelles de la sublime Michelle Bauer. Et on n'oubliera pas d'exprimer une immense gratitude envers Petertaste et Lady danger grâce à qui visionner ce film avec des sous-titres français est enfin possible.
Histoire de tenir au courant de ce qui se passe en ce moment sur le blog, autant en profiter. Alors en simplifiant, je dirai juste que je rencontre en ce moment (depuis 2 mois et demi) de graves problèmes avec mon employeur et là ça tourne très mal. Alors on s'en fout, juste pour dire que les mises à jour seront plus éparses (beaucoup plus pour être franc) mais le blog reste... Still Alive !!! quoi. Prochaines parutions quand... quand ce sera prêt et dans l'ordre : L'Âge de Cristal puis l'un des sommets du kitsch, Flash Gordon ! En attendant voici les lobby cards, quelques photos promotionnelles et un poster aussi promo de ce film que j'affectionne tout particulièrement.
P.S : Histoire d'en avoir toujours plus, d'autres photos promotionnelles sont visibles ici.
Bon en même temps, The Day He Came Home ça le fait moins niveau chocottes, ça fait plus facteur ou releveur de compteur EDF. Enfin bref, tout ça pour dire que le 2 février c'était mon anniversaire. Je sais pertinemment qu'on s'en fout mais c'est juste que pour cet évènement qui est de plus en plus pénible (le chiffre y étant certainement pour quelque chose...), un ami m'a offert deux blu-ray. Et sur les deux, le joli blu-ray du Halloween de John Carpenter. Il ne se sentira pas seul avec mon édition laserdisc Criterion et la limited edition dvd Anchor Bay. Après ça, difficile de ne pas prévoir un futur article...
Pour ce qui est de ce que l'on appelle "goodies", j'ai scanné la jolie carte postale très sympathique présente dans la limited edition dvd Anchor Bay afin d'en faire profiter :
Avant l'article proprement dit, je ne peux pas m'empêcher de vous faire profiter de ces images prises par mes soins sur le documentaire Mondo dell'orrore di Dario Argento (Dario Argento's World of Horror) réalisé en 1985 par Michele Soavi. Vous aimez Phenomena ? Enjoy !
Je vous demande de vous arrêter plus particulièrement sur les deux dernières images. Pourquoi ? C'est tout simplement une scène coupée inédite (elle n'existe dans aucun montage du film) où l'on voit Jennifer Connely s'élever sur une plate-forme (avant dernière image) et ensuite celle-ci tourner sa tête d'un côté puis de l'autre cheveux aux vents avec le mouvement du décor derrière elle montrant sa "lévitation" (dernière image). Trop bon non ?
Vendredi 13: Chapitre Final est déjà tout sauf final (c'est le quatrième et on sait tous ce qui arrive derrière) mais en plus le film de Joseph Zito n'existe que dans sa version cinéma en VHS ou dvd. Grâce aux bonus du dernier dvd en date, il est possible d'assister aux différents meurtres dans un making-of (Slashed Scenes) et ceux-ci sont uncut, inédits car non sous cette forme dans le montage final. Un gars dont le pseudo est tommyblah420 a effectué un montage afin de bien montrer les différences entre la version cinéma et uncut. Voici la vidéo :
On notera que bien souvent ce ne sont que des rallonges d'une ou 2 secondes mais parfois ce sont des plans différents qui ont sautés comme celle de la mort de la jolie Samantha (Judie Aronson) sur le bateau pneumatique. Pour terminer, le dvd propose aussi la fin alternative retrouvée mettant en scène un rêve terrifiant de Trish (Kimberly Beck) voyant sa mère morte dans une baignoire juste avant qu'elle ne se réveille. Le dernier frisson quoi. Bien effrayante, voici une image de cette scène :
Réalisation : George Dugdale, Mark Ezra et Peter Mackenzie Litten Pays : Royaume-Uni / États-Unis Année : 1986 Durée : 87 minutes Imdb : tt0091969
En ce jour du 1er avril, Marty Rantzen (Simon Scuddamore), le souffre-douleur du lycée est victime d'une farce organisée par ses camarades de classe. Ce qui n'était qu'une mauvaise plaisanterie tourne alors à l'horreur lorsque le jeune garçon se retrouve malencontreusement défiguré par un jet d'acide. Plusieurs années après ce tragique événement, les responsables de ce regrettable incident sont invités à participer à une réunion d'anciens élèves. En se rendant dans leur lycée aujourd'hui abandonné, les jeunes gens ignorent encore qu'un épouvantable piège vient de se refermer sur eux... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).
Y a pas à dire, bien que la qualité soit pas au top (mais en même temps en ce temps là, la qualité dvd voire blu-ray n'existait pas), le vidéoclub où je trainais mes guêtres m'a fait découvrir des tonnes de films via la VHS. Evidemment, je suis tombé sur pas mal de navets trompé que j'étais par de jolies jaquettes qui parfois n'avaient mêmes rien à voir avec les films qu'elles vantaient ! Mais très souvent je suis tombé sur des films sympathiques que je n'ai pas oubliés durant toutes ces années. Et les revoir est un véritable plaisir. Le Jour des Fous (titre français) fait parti de ces films pour lesquels j'avais flashé et dont je garde une certaine affection. Et en avant pour un nouveau psycho-killer des années 80 !
En fait, Slaughter High n'est pas le véritable titre à proprement parler (oui, je parle proprement moi). En effet, en cette années 1986 un autre film chez Paramount est sorti avec le titre que devait porter Slaughter High, c'est à dire April Fools Day. Et vous savez comment ça fonctionne, Paramount a négocié et moyennant une certaine somme d'argent (vous espériez une entente sur un simple bisou ?) les deux partis sont tombés d'accord. Paramount garde April Fools Day (qui s'appellera Week-End de Terreur chez nous) et le film dont il est question ici aura finalement Slaughter High comme nom. Tout est bien qui fini bien comme on dit. Chose étonnante, Slaughter High sortira quand même en VHS sous le nom 1 April Fools Day mais... au Japon ! L'éditeur anglais Arrow Video vient juste de le sortir en dvd (excellente qualité au passage mais pas de vf ni de sous-titres malheureusement) et sur le générique le métrage possède aussi son titre d'origine 1 April Fools Day.
Bien que ce film se fasse casser un petit peu partout, je compte bien le défendre car personnellement j'adore. J'adore par exemple le fait de retrouver la sublime Caroline Munro dans le rôle de Carol. Mais si, souvenez-vous, cette beauté a tourné dans plusieurs films dont le cultissime Maniac ! Je ne vais pas faire la liste de tous ses films (allez sur IMDb ou Wikipédia) mais on la retrouve aussi à un tout autre niveau dans par exemple Les Prédateurs de la Nuit de Jess Franco avec à ses côté une certaine... Brigitte Lahaie ! Si ça c'est pas une filmo hétéroclite, je ne m'y connais pas. Toujours est-il que de retrouver Caroline Munro est toujours un immense plaisir !
Un bon bain, y a que ça de vrai !
Pour ce qui est de savoir ce qu'elle peut bien faire dans ce film c'est pas très compliqué. Caroline Munro était à l'époque la petite amie de George Dugdale qui si vous suivez est l'un des co-réalisateurs et aussi l'un des co-scénaristes. Les tourtereaux se marieront quelques années plus tard. Ils étaient quand même trois réalisateurs et scénaristes pour nous pondre ça ! Mais croire que nous avons à faire du coup à un film ultra-recherché serait une erreur. Car il faut le reconnaître, Slaughter High est un film qui ne s'emmerde pas avec une quelconque crédibilité, bien au contraire ! Ici on sent la franche déconne alliée à un gore de bon aloi ! Et ce qui semble être un défaut chez tous les critiques est pour moi une indéniable qualité qui confère au métrage ce charme si particulier !
Dans le genre on ne s'embarrasse pas, il y a déjà l'âge de miss Munro sensée jouer une adolescente alors qu'elle est âgée à l'époque de... 36 ans rien de moins ! Mais quelque part on s'en fout, Caroline on t'aime ! Puis il y a aussi les situations qui sont pour la plupart débiles mais donnent lieu à des meurtres forts sympathiques ! Prenons le cas de Shirley (Josephine Scandi) par exemple qui couverte de sang et sachant qu'un tueur rode ne pense qu'à une seule chose : prendre un bain ! On ne va pas s'en plaindre d'ailleurs, cela permettra un quota de nudité mais aussi et surtout une mort bien dégueulasse, comme la plupart des autres meurtres !
Et c'est là qu'est la grande force de Slaughter High et pourquoi je l'ai toujours aimé : sa générosité ! Les meurtres sont variés, craspecs (comme le cadre où ça se passe d'ailleurs, le lycée à l'abandon) comme je les aime. Quand la jaquette de la VHS nous stipulait par les producteurs de Vendredi 13, ce n'était pas pour rien ! Les gars maîtrisent des mises à mort plutôt graphiques et c'est tant mieux pour le fan du genre. Et pour enrober le tout, il ne faut pas omettre non plus celui qui est derrière la musique de ce film : Harry Manfredini, que les fans de Vendredi 13 connaissent bien. On aura même droit à un tout petit bout de son score culte lors d'une petite blague avec un masque de hockey (et ne faites pas celui qui ne voit pas où je veux en venir).
Stella (Donna Yeager), une nymphomane qui va être calmée
L'histoire en elle même fera penser à d'autres films dont un certain The Burning pour ce côté vengeance d'un homme défiguré. Mais contrairement au film de Tony Maylan, exit le côté champêtre copyrighté par la famille Voorhees et place ici au lycée Doddsville pour voir les sévices que subit Marty, puis toujours le même lycée devenu insalubre quelques années plus tard (5 ans pour être plus précis) où ses ex-tortionnaires sont invités pour une réunion d'anciens élèves. Évidemment Marty compte régler ses comptes via cette réunion. Et il nous offre un costume plutôt inhabituel pour l'occasion, costume qui restera à tout jamais la marque/signature de Slaughter High.
Alors il ne faut pas non plus me faire dire ce que je n'ai pas dit. Le Jour des Fous n'est pas un film friqué, une grosse production m'as-tu vu, c'est au contraire une toute petite production, une série B quoi. Mais une excellente série B pour tout ce que je viens d'expliquer. Oui les dialogues sont aussi "à la masse" durant la majeure partie du métrage mais rien n'y fait, cela aussi contribue à son charme. Si vous aimez les slashers, ne faites pas l'impasse sur lui ce serait une grossière erreur. Le film existe en dvd zone 2 chez l'éditeur Uncut Movies en vostfr au format 1.66 (Arrow Video le propose en 1.78, son véritable format semble-t-il) mais malheureusement non compatible 16/9 comme j'ai pu le lire.
A force d'avoir été sceptique, Nancy (Kelly Baker) termine dans la fosse (beurk !)
Je dois malheureusement terminer sur une bien triste note. Slaughter High est le seul film de l'acteur jouant Marty Rantzen, c'est à dire Simon Scuddamore. Celui-ci s'est donné la mort peu de temps après le bouclage du film. Mourir si jeune c'est vraiment horrible, paix à son âme. Sur ce je vous laisse avec la bande annonce qui je trouve en montre beaucoup trop. Matez plutôt le film avant. Mais bon, vous faites comme vous voulez, à vous de voir.
Réalisation : Dario Argento Pays : Italie / France Année : 1971 Durée : 103 minutes Imdb : tt0066735
Le musicien Roberto Tobias (Michael Brandon), suivi depuis plusieurs jours par un homme mystérieux, décide de le prendre en chasse. Au cours de la dispute qui suit leur rencontre, il le tue accidentellement et un inconnu masqué le prend en photo, l'arme du crime à la main. Cet inconnu va le harceler et le menacer, sans pour autant se livrer à un chantage. Sur les conseils de son ami Diomede (Bud Spencer), surnommé "Dio" (Dieudonné, surnommé Dieu dans la version française), il engage le détective privé Arrosio (Jean-Pierre Marielle). Affiche visualisable en cliquant sur le logo.
Ca y est le voilà, le troisième film de Dario Argento dont l'article aurait du paraître au mois d'août 2011 lorsque je l'avais rematé pour l'occasion mais... la vie quoi. En même temps cela m'aura permis de le revoir une fois de plus hier histoire de me remettre "à fond dedans" comme on dit. Pas la peine de tergiverser, comme pour le très bon Phenomena déjà traité sur le blog, 4 Mouches de Velours Gris (4 Mosche di Velluto Grigio en VO) fait parti des mal-aimés dans la filmographie "des anciens" du maestro italien. A ce titre pour plusieurs raisons que nous allons bien évidemment analyser ensemble... ou pas. En effet rien ne vous oblige à lire la suite après tout. Il faut dire aussi que 4 Mouches de Velours Gris est victime de sa rareté car à ce jour il n'est paru qu'en VHS en France. Mais cela devrait prochainement changer, on verra ça un peu plus tard.
Dernier film de ce que les critiques appellent la trilogie animalière, 4 Mouches de Velours Gris date de 1971. Tiens... comme Le Chat à Neuf Queue. Prolifique le Dario dans ces débuts. Le Chat à Neuf Queue a été tourné de septembre à octobre 1970 et a connu le chemin des salles en Italie le 11 février 1971. Pour sa part 4 Mouches de Velours Gris a été tourné sur une durée de neuf semaines à partir du 12 juillet 1971 pour une sortie cinéma italienne le 17 décembre 1971. Pourquoi un laps de temps si court entre les trois premiers films du réalisateur italien (si on prend aussi en compte L'Oiseau au Plumage de Cristal sortit en février 1970 dans les salles ?). C'est pas compliqué, comme l'a compris le père de Dario en le lui faisant bien comprendre, il faut battre le fer pendant qu'il est encore chaud ! Les deux premiers films ayant été de francs succès, faut continuer de surfer sur la vague quoi.
Le genre de rêve dont on se passerait bien
Sortir un film oui, mais avec qui pour le distribuer ? Titanus qui avait commandité les deux premiers ? L'idée n'était peut-être pas mauvaise mais entre le fait que pendant le tournage de L'Oiseau au Plumage de Cristal les responsables pensaient à changer de réalisateur en cours de route et ajouter à cela qu'ils n'aimaient pas Le Chat à Neuf Queue allant jusqu'à demander à Dario Argento de le remonter... la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Se tourner vers les américains ? Pourquoi pas, qui ne tente rien... et c'est Paramount qui a accepté. Excellente nouvelle à la base mais qui sur la durée ne s'est pas avérée si judicieuse en fait. Je n'ai rien contre Paramount mais c'est quand même eux qui depuis plus de quarante ans (Dieu que le temps passe !) ont bloqué le film. Des problèmes de droits qui ont privé les fans du film sur un support autre que la défunte VHS.
La génèse de 4 Mouches de Velours Gris est plutôt inhabituelle. D'après Luigi Cozzi le co-scénariste (et aussi acteur car c'est lui le tueur qui se cache derrière le masque !), Dario avait le titre du film et... et c'est tout il fallait bâtir autour de ça. Ensuite est arrivée à Dario l'idée du musicien tuant une personne par accident et de fil en aiguille l'intrigue s'est bâtie autour des recherches de meurtres intéressants à mettre en scène. Le coupable ? Il n'a été trouvé qu'à la fin de l'écriture ! C'est d'ailleurs pour cela qu'apparaît aussi en tant que co-scénariste un certain Mario Foglietti. Celui-ci avait proposé un sujet de film au réalisateur qui n'a pas plu à celui-ci. Mais l'idée du meurtrier a par contre été reprise (et c'est bien la seule chose) d'où l'apparition du nom de Mario Foglietti alors que celui-ci n'a en rien participé au scénario du film dont il est question ici.
Oui, ce troisième film d'Argento est marquant sur plusieurs points. Car bien qu'à n'en pas douter nous sommes en face d'un giallo, celui-ci va en dérouter plus d'un d'où une certaine impopularité. Cela n'est pas du à la musique car bien que normalement c'est le groupe Deep Purple (Dario avait aussi pensé aux Pink Floyd) qui devait composer la bande originale, le groupe s'est désisté au dernier moment pour cause d'emploi du temps trop chargé. C'est donc une nouvelle fois Ennio Morricone (déjà sur les deux premiers films précédemment cités) qui s'y colle. Mais bon, entre le compositeur et le réalisateur le torchon a plus que brûlé cette fois-ci et les deux hommes ne collaboreront plus ensemble jusqu'en... 1996 avec le Syndrome de Stendhal !
Diomede/Dieu (Bud Spencer) à la recherche de protéines
Non vraiment il n'y a aucun problème au niveau musical, d'ailleurs la musique qui accompagne la dernière scène mythique du film début du spoiler le crash de la voiture fin du spoiler est sublime. Entre parenthèses, cette dernière scène mythique a été tournée avec une caméra spéciale nommé Pentazet qui permet de filmer à 1000 images par secondes. On retrouve bien là le Argento expérimental que l'on retrouvera sur Ténèbres avec le long plan ininterrompu à la Luma. Le problème de 4 Mouches de Velours Gris provient en fait pour ses détracteurs de son... humour. Oui oui, je dis bien humour. Un humour qui côtoie de grands moments de névroses et de paranoïa, bref ça ne sera pas la tasse de thé du plus grand nombre qui n'aime pas le mélanges des genres.
Si vous avez bien lu le synopsis, le nom de Bud Spencer n'a pas du vous laisser indifférent. Lui le sage qui apparaît pour la première fois à l'image avec un fond sonore "alleluia" et que son ami Roberto appelle Dieu. Bref une rupture de ton très nette avec le côté sombre de nombreuses scènes. Puis il y a aussi dans le rôle du détective que consulte Roberto sur les conseils de Diomede, un certain Jean-Pierre Marielle ! Jean-Pierre Marielle qui joue le rôle d'un détective... homosexuel nommé Arrosio (C'est d'ailleurs l'acteur français qui a eu l'idée d'un personnage gay). Détective qui n'a jamais résolu une seule affaire en trois ans de pratique ! Mais comme il le dit lui même, les statistiques sont de son côté et ce triste record ne peut-être que pulvérisé. Alors, rédhibitoire ces choix étranges au niveau du casting ? Ben non figurez-vous car autant Bud Spencer que Jean-Pierre Marielle sont excellents ! Et ça c'est aussi l'une des grandes surprises du film.
Ce qui est aussi déstabilisant, c'est l'aura fantastique qui plane sur le métrage. En effet, l'utilisation de certains artifices donne cette impression. Il y a déjà le rêve (ou présage ?) récurrent de décapitation que fait Roberto tout au long de l'histoire. Une fois de plus, impossible de ne pas penser à ce que fera Dario Argento plus tard avec Ténèbres et Terreur à L'Opera et leur flash-back respectif. Mais il y a aussi et surtout toute la scène de l'assassinat de la bonne dans le parc. Arrêt de la musique, disparition des personnes présentent et tombée de la nuit d'un seul coup... des artifices pour nous montrer le temps qui passe mais qui donnent au final un cachet surnaturel inhabituel. A cela on ajoute l'idée (fausse) de la persistance sur la rétine d'un mort de la dernière image perçue... humour, fantastique, giallo... pas mal de spectateurs ont malheureusement décrochés.
La fidélité ? Question suivante...
Pour ma part j'aime bien 4 Mouches de Velours Gris malgré le fait que les meurtres soient (faut le reconnaître) moins graphiques que dans les autres gialli du réalisateur italien. En le revoyant, la touche d'humour réussie m'a fait penser aux prémices de la version longue de Profondo Rosso. Le dernier de la trilogie animalière devait être le dernier des gialli de Dario Argento, son chant du cygne en quelque sorte. Mais l'échec de son film suivant Cinq Jours de Révolution lui fera revoir son jugement. Mais il y a une chose qu'il ne faut pas omettre sur la mise en scène des malheurs de Roberto Tobias, c'est la petite part autobiographique du film. Dario Argento était en plein divorce avec Marisa Casale (la mère de Fiore). Divorce difficile et il n'est pas hors sujet de faire le rapprochement entre les personnages de Roberto (Michael Brandon) et Nina (Mimsy Farmer) très proches physiquement de Dario et Marisa. 4 Mouches de Velours Gris est-il une manière détournée pour Dario Argento de régler définitivement ses comptes ? Allez savoir... En attendant pour en savoir plus sur le prochain blu-ray, c'est ici.
Réalisation : Clint Eastwood Pays : États-Unis Année : 2008 Durée : 116 minutes Imdb : tt1205489
Walt Kowalski (Clint Eastwood) est un ancien de la guerre de Corée, un homme inflexible, amer et pétri de préjugés surannés. Après des années de travail à la chaîne, il vit replié sur lui-même, occupant ses journées à bricoler, traînasser et siroter des bières. Avant de mourir, sa femme exprima le voeu qu'il aille à confesse, mais Walt n'a rien à avouer, ni personne à qui parler. Hormis sa chienne Daisy, il ne fait confiance qu'à son M-1, toujours propre, toujours prêt à l'usage... Ses anciens voisins ont déménagé ou sont morts depuis longtemps. Son quartier est aujourd'hui peuplé d'immigrants asiatiques qu'il méprise, et Walt ressasse ses haines, innombrables - à l'encontre de ses voisins, des ados Hmong, latinos et afro-américains "qui croient faire la loi", de ses propres enfants, devenus pour lui des étrangers. Walt tue le temps comme il peut, en attendant le grand départ, jusqu'au jour où un ado Hmong du quartier nommé Tao (Bee Vang), sous la pression d'un gang, tente de lui voler sa précieuse Ford Gran Torino... Walt tient comme à la prunelle de ses yeux à cette voiture fétiche, aussi belle que le jour où il la vit sortir de la chaîne. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).
Et hop, voici un film de et avec Clint Eastwood. L'opportunité de le revoir m'a été donnée récemment (et en famille), l'occasion était trop belle pour ne pas en profiter et en toucher un tout petit mot ici-même. Ce n'est un secret pour personne au niveau de mon entourage, Clint Eastwood est pour moi le plus grand. S'il fallait donner dans un questionnaire le nom de son acteur préféré, ce serait bien évidemment lui que je nommerai. Et au niveau réalisation, c'est qu'il est pas mal non plus le bonhomme ! Preuve en est avec ce nouvel exemple qu'est Gran Torino.
A la fin de la projection de mon blu-ray, j'ai pu constater que tout le monde a aimé. Moi j'ai adoré car il y a quelque chose qui m'a plus que touché dans le personnage de Walt Kowalski. Entre parenthèse, ma femme n'a pas pu s'empêcher très vite durant la projection me glisser à l'oreille : "ça c'est toi plus tard". Ca fait toujours plaisir... Mais bon, ce qui m'a réellement touché dans le film et ce avant tout le reste (car il y a plusieurs choses, c'est riche, c'est du Easwood bordel !), c'est la non relation entre ce père et ses propres enfants/petits-enfants.
C'est bien simple, et c'est juste un petit exemple, en regardant Ashley Kowalski (Dreama Walker) qui est la fille de l'un de ses fils, on se prend dans la face ce que sont devenus pour ainsi dire toutes les gamines d'aujourd'hui. Pétasse, consommatrice, superficiel. Oui je le sais, j'ai la même à la maison pourrait-on dire... Ca fait froid dans le dos mais c'est comme ça. Ca ne pense qu'à sa pomme et ça irait jusqu'à détruire tout ce qui l'entoure sans aucun remord pour avoir ce que ça veut, là maintenant tout de suite. Les seuls sentiments restants étant la gentillesse... quand ça doit réclamer des ronds. Belle jeunesse.
On ne remerciera jamais assez tous les médias pour participer à ce lavage de cerveau à l'échelle mondiale et de faire de nos enfants des zombies ne pensant qu'à consommer et surtout à rester des idiots et ne jamais penser grâce à des programmes si culturels tels que Loft Story, Star Academy... et aujourd'hui la poursuite du néant avec Carré Viiip. Y a pas à chier, la machine à abrutis tourne à plein régime et malheureusement entraîne avec elle dans son sillage des générations sacrifiées au sacro saint argent avec de surcroît l'idée de palper un max sans rien foutre. Donc on en arrive à la règle de 4 d'une rigidité absolue : Pétasse, consommatrice, superficiel et feignasse.
Et plus tard, ces personnes deviennent... comme les fils de Walt. Mitch Kowalski (Brian Haley) nous le prouve que trop bien. Détaché, ne pensant qu'à sa propre vie et étant incapable de ressentir la gravité d'une situation (la scène de Walt lui téléphonant et essayant de dire la vérité sur sa santé) car trop occupé et surtout trop pressé de raccourcir la conversation ne sachant... pas trop quoi dire à son propre père ! Pathétique mais tellement réaliste... Tout comme ce passage où Mitch et sa femme essaient de faire comprendre à Walt les bienfaits qu'une maison de retraite pourrait avoir sur lui et... se faire du blé en revendant cette maison soi-disant trop grande pour son père ?
Voilà donc un père qui se retrouve seul après le décès de sa femme et qui va se trouver plus de points communs avec ses voisins Hmongs qu'avec ses propres fils ! Et ce par le biais de deux adolescents, Tao et Sue (Ahney Her) absolument excellents. Puis il y a aussi le père Janovich (Christopher Carley) qui va tout faire pour respecter ce que lui a demandé la femme de Walt et cela va donner des dialogues savoureux. Il ne faut pas oublier que Gran Torino possède son lot de répliques cultes qui auront fait marrer toute ma petite famille. J'ai pu lire ça et là des personnes outrées par certaines de ces répliques à connotations racistes et vont même jusqu'à parler d'apologie ! Que dire à ces personnes à part que je les emmerde et que si on les écoutaient, on finirait par ne plus avoir le droit de dire quoi que ce soit ce qui est déjà malheureusement le cas un peu partout, le politiquement correct quoi.
Oui Gran Torino est un grand film jusqu'à sa fin où Wally (là il va gueuler) trouve le moyen de partir en faisant don de lui-même et permettant à ses nouveaux ami(e)s, Tao et Sue, de pouvoir continuer à vivre dans un minimum de tranquilité nécessaire pour qu'ils ne chutent pas et ne perdent définitivement pied à cause du gang de leur cousin. Alternant l'humouristique et le tragique d'une fort belle manière, je n'ai qu'une seule et unique chose à dire : Clint t'es le plus grand. Pour terminer, juste un mot sur le blu-ray d'une excellente qualité mais qui chez moi m'a fait à 3 reprises des saccades vers la fin du métrage et ça, ça ne m'a pas fait rire du tout alors que c'est un neuf. En espérant que ce ce défaut ne soit que sur mon exemplaire...
Réalisation : Clint Eastwood Pays : États-Unis Année : 2003 Durée : 138 minutes Imdb : tt0327056
Jimmy Markum (Sean Penn), Dave Boyle (Tim Robbins) et Sean Devine (Kevin Bacon) ont grandi ensemble dans les rues de Boston. Rien ne semblait devoir altérer le cours de leur amitié jusqu'au jour où Dave se fit enlever par un inconnu sous les yeux de ses amis. Leur complicité juvénile ne résista pas à un tel événement et leurs chemins se séparèrent inéluctablement. Jimmy sombra pendant quelque temps dans la délinquance, Sean s'engagea dans la police, Dave se replia sur lui-même, se contenta de petits boulots et vécut durant plusieurs années avec sa mère avant d'épouser Céleste (Marcya Gay Harden). Une nouvelle tragédie rapproche soudain les trois hommes : Katie (Emmy Rossum), la fille de Jimmy, est retrouvée morte au fond d'un fossé. Le père endeuillé ne rêve plus que d'une chose : se venger. Et Sean, affecté à l'enquête, croit connaître le coupable : Dave Boyle... (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).
Et hop, encore un film de Clint Eastwood sur le blog. En même temps, film de ou avec Clint Eastwood (ou les deux) rimant souvent avec qualité, il y a de fortes chances pour que ce ne soit pas le dernier à apparaître ici. Oui, je suis plus que fan du bonhomme alors à chaque nouveau film le concernant j'ai toujours hâte de voir le résultat. Et force est de reconnaître que je suis rarement déçu (et c'est peu dire !). Une fois de plus, pas la peine de vouloir créer du suspense, Mystic River a été un grand moment de cinéma avec un casting fabuleux.
Comme un noeud dans la gorge (pour le spectateur)
Je ne vais pas mentir, je n'ai pas eu la chance de lire le roman dont ce film est l'adaptation. Je ne juge donc que le film pour ce qu'il est et non sa qualité en tant qu'adaptation, désolé. Faut pas se leurrer, à la lecture du synopsis je savais que ça allait être glauque surtout avec un tel départ. En effet, on se sent mal à l'aise avec ce faux flic enguelant ces gamins qui gravaient leurs prénoms sur le trottoir, sur une dalle pas encore sêche. Et cette envie d'hurler lorsque la voiture s'éloigne avec Dave à son bord qui avait juste la malchance par rapport à ses camarades de ne pas habiter dans cette même rue.
A partir de là, plus rien ne sera comme avant et après avoir appris que Dave s'en est sorti après quatre jours de captivité entre les mains de Henry et George (on apprend le prénom de ces deux ordures et ce qu'il est advenu d'eux durant le film), on se retrouve des années plus tard où l'on constate que justement ces trois enfants devenus adultes ne se fréquentent plus depuis cette histoire et surtout, oui surtout... que Dave ne s'en est jamais réellement sorti. Il continue à vivre. Oui c'est ça, juste vivre... comme une ombre. Il est marié, a même un fils et quelque part il est encore là pour eux mais certainement pas pour lui qui n'existe plus depuis cette horrible journée.
Puis arrive ce nouveau drame. Jimmy perd sa fille Katie, morte assassinée alors qu'elle n'avait que 19 ans. Ce nouveau drame va remettre en contact ces trois amis d'enfance mais malheureusement pas pour le meilleur... En effet, plus le film avance et plus tous les éléments semblent accuser Dave qui est l'un des derniers à avoir vu Katie dans un bar. Et surtout, qu'il est rentré à 03h00 du matin en étant couvert de sang qui n'était pas le sien. Même Céleste, sa propre femme, est amenée au fil de l'histoire à douter fortement de la version rapportée par Dave sur la raison de ce sang (il aurait été attaqué par un type avec un couteau). Vérité ou mensonge ? A qui va-t-elle finir par confier ses doutes ? A Sean le flic ou Jimmy qui ne pense qu'à se venger ?.
La grande force de Mystic River est assez simple en fait : rien n'est blanc, rien n'est noir. Et tous les protagonistes seront face à leurs doutes et pour certains face à des choix qui ne seront pas nécessairement les bons. Je ne peux pas bien évidemment dévoiler la fin du film et risquer d'être lu par une personne n'ayant pas encore eu la chance de voir ce magnifique film. Je dirai juste que Dave va connaître une fois de plus une montée en voiture qui va à nouveau tout bouleverser (filmé comme la première fois, puissant) et que bien que ce soit horrible, chacun avait quelque part besoin d'une telle fin pour pouvoir enfin commencer à vivre... A l'exception de deux personnes, une mère et son enfant.
Ami(e)s de la poésie bonsoir. Rien de tel qu'une petite piqûre de rappel pour ce film inoubliable de Peter Newton datant de 1981. Y a pas à dire, le bis italien c'était vraiment quelque chose... toute une époque quoi. Alors voici les lobby cards françaises et italiennes de ce monument du bon goût (sacré Joe) que je vous invite à revisionner dès que possible.