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The Dead... Still Alive !!!
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1 novembre 2011

Le bowling des morbaques associés

Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama affiche

Réalisation : David DeCoteau
Pays : États-Unis
Année : 1988
Durée : 76 minutes
Imdb : tt0096142

Trois étudiants pénètrent discrètement dans la sororité Tri-Delta pour observer le bizutage des nouvelles arrivantes, mais ils sont surpris par les filles. Les nouvelles sont alors chargées de se rendre au Bowl-O-Rama voisin avec les jeunes voyeurs pour y voler un trophée. Mais ils cassent ce trophée par inadvertance, ce qui libère un démon qui s'attaque aux jeunes gens. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Sorority Babes 8Bon alors, comment ai-je pu consciemment mettre un film de David DeCoteau ? Je n'ai rien contre le bonhomme hein, mais faudrait pas non plus faire un amalgame entre moi et le David De... merde, en plus on porte le même prénom. Pas gagné cette affaire pour m'en dissocier. Je jure que si j'ai regardé le film, ce n'est aucunement en référence à la "qualité" de la filmographie du réalisateur (c'est peu dire). Non non, c'est juste suite à un commentaire nommant ce film sur l'article de Hollywood Chainsaw Hookers. La particularité de ce film dont le titre est une véritable torture pour les victimes de la maladie d'Alzheimer (et pas qu'eux !), c'est qu'il réunit dans son casting trois filles, trois scream queens : Brinke Stevens, Michelle Bauer et Linnea Quigley ! Oui, une jolie brochette dans le même métrage qu'il m'est du coup impossible de ne pas visionner. Voilà, c'est chose faite.

Sorority Babes 4A la lecture du synopsis, il est évident que ça ne vole pas bien haut. On suit donc nos trois voyeurs ayant décidés de se rincer l'oeil lors d'un bizutage entre filles. Nous avons Keith (John Stuart Wildman), Jimmie (Hal Havins) et Calvin (Andras Jones) qui ont vraiment la gueule de l'emploi. De jolies belles gueules de winner... avec par exemple un Calvin bourré juste après une seule bière et qui passe son temps à vomir... Ca commence vraiment pas terrible et la peur du film lourdingue m'a assailli. Heureusement, il reste les filles bizutées que nos trois "héros" sont partis mater à leur insu. Les deux prétendantes pour entrer dans la loge des Tri-Delta ne sont autres que Michelle Bauer (gulps !) dans le rôle de Lisa et Brinke Stevens jouant une autre fille nommée Taffy. Ces deux filles vont se faire bizuter par trois autres bien décidées à leur en faire voir de toutes les couleurs.

Sorority Babes 20

Brinke Stevens et Michelle Bauer se préparent...

La meneuse des Tri-Delta est Babs Peterson (Robin Stille), jolie blonde qui malheureusement nous a quitté bien trop jeune en février 1996 (elle s'est suicidée). Ses deux comparses sont Rhonda (Kathi O'Brecht) et Frankie (Carla Baron) qui la suivent aveuglément comme deux toutous. Une fois les trois mateurs pris sur le fait, le cadre de l'action va changer ainsi... que mon opinion sur le film.

Sorority Babes 10Car je dois le reconnaître, jusqu'à l'arrivée au bowling (ben oui, avec un titre pareil ce serait un comble qu'il n'en soit pas question), mon avis était plutôt mitigé. J'irai même jusqu'à dire que je pensais ne pas en parler sur le blog au final. Pas que ce soit merdique non plus hein, juste que bon... juste un plaisir personnel de voir les trois scream queens ensemble et... c'est tout, sans plus pour être gentil. Mais une fois que nos bras cassés brisent le trophée qu'ils étaient censés voler, le film prend une tournure très sympathique. Non mais sérieusement, le génie du bowling quoi ! Mais où vont-ils chercher tout ça ? Toujours est-il que dès son apparition et les voeux exaucés au fur et à mesure, c'est vraiment fort distrayant bien qu'évidemment ce n'est pas non plus une tuerie faut pas exagérer. Mais comme on dit, c'est tellement con que...

Sorority Babes 14Que je n'ai pu m'empêcher d'apprécier un minimum ce film pour ce qu'il est : sans prétentions et distrayant. Je dois reconnaître que l'humour ne fait toujours mouche mais il y a quand même des passages tellement idiots que ça le fait de temps en temps, juste ce qu'il faut. Sérieusement quand tu as Michelle Bauer qui te chauffe à donf en position d'andromaque et que la réplique du gars en dessous, Keith, c'est de dire qu'il rêve à un lait grenadine... c'est tellement nawak que tu te prends la tête entre les mains devant un tel boubourse et tu te dis si t'étais à sa place... OK je m'égare désolé, mais quand même ! Je ne vais pas spoiler les voeux et comment ceux-ci vont tourner mais les intentions du génie ne sont pas de faire plaisir à son prochain. Mais gros avantage pour le spectateur masculin, l'un de ces voeux c'est quand même de montrer Michelle Bauer dans le plus simple appareil.

Sorority Babes 22

Mais laisse ce nase, je suis là moi !

Au final, Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama (ouf !) est bien sympathique bien que je pensais qu'il serait plus olé olé. D'ailleurs, vous remarquerez que je l'ai mis dans la catégorie comédie et non érotique comme les Fantom Kiler. Il faut aussi noter des différences dans la VF par rapport à la VO. Keith devient Jack et la loubarde à deux balles incarnée par Linnea Quigley et qui se nomme Spider dans la VO devient... Mutant ! Oui, c'est vraiment étrange et appeler quelqu'un (qui plus est une fille) par Mutant, ça vaut son pesant de cacahuètes niveau grand n'importe quoi. Bon sur ce, place à la bande-annonce pour un film qui n'est paru chez nous qu'en VHS.

Plus d'images du film, c'est ici.

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4 août 2011

Ils feront des cimetières leurs cathédrales et des tombes leurs cités

Demons affiche

Réalisation : Lamberto Bava
Pays : Italie
Année : 1985
Durée : 88 minutes
Imdb : tt0089013

Une séance de cinéma est organisée afin de promouvoir un film d’horreur. Deux amies, Cheryl (Natasha Hovey) et Kathy (Paola Cozzo) se voient offrir des billet d’entrée et se rendent le soir venu à la séance. Pendant la projection, les événements se déroulant dans le film se reproduisent dans la réalité… (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Demons_12

Lamberto Bava : "J'ai rencontré Dario par l'entremise de Daria Nicolodi sa compagne d'alors. Mon père avait travaillé avec elle sur le téléfilm La Vénus d'Ille d'après Prosper Mérimée et Schock. Nous allions souvent chez eux parler de tout et de rien, de cinéma et plus particulièrement de cinéma fantastique. Dario m'a un jour tout simplement demandé si je voulais être son assistant. Ca c'est fait très simplement. D'ailleurs pour la petite histoire, mon fils (Fabrizio Bava) a fait trois films en tant qu'assistant avec Dario. De la même façon, un jour Dario m'a proposé de produire mon prochain film si je lui présentait une idée satisfaisante. J'en ai discuté avec mon ami Dardano Sacchetti (scénariste aussi bien sur L'au-delà et Frayeurs de Lucio Fulci que Les guerriers du Bronx de Enzo G. Castellari) et nous sommes revenus auprès de Dario avec trois idées. Il m'appelle dans la soirée et me dit que sur les trois, il aime beaucoup celle où des monstres sortent de l'écran et envahissent une salle de cinéma pour terroriser le public ado."

DemonsY a pas à dire, je ne remercierai jamais assez Daria Nicolodi pour tout le bien qu'elle a apporté au cinéma italien. Suspiria ? C'est grâce à elle ! Inferno ? C'est elle qui a aidé Dario Argento à finaliser son script celui-ci éprouvant des difficultés à le terminer ! Son travail n'a jamais réellement été reconnu à sa juste valeur (elle en fera toujours grief à Dario Argento) et il me fallait faire cette brève incartade. Putain Demons (Dèmoni en vo)... Quand je pense au prix que coûte une place de cinéma de nos jours et que si je veux y aller en famille (nous sommes six) c'est limite si je ne dois pas aller vendre un de mes reins aux Philippines... Et pour proposer quoi ? Juste un film ? Aucun de ces complexes luxueux hors de prix ne pourra jamais nous offrir le dixième de ce que propose le Metropol (rhaaaa, Ingrid l'ouvreuse interprétée par Nicoletta Elmi*). Bon d'accord, heureusement quelque part... Mais merde, quelle folie ! Et pour nous pondre ce délire apocalyptique, ils s'y sont mis à plusieurs les bougres !

Demons_2Lamberto Bava : "C'est ainsi que l'idée de Demons est née : à plusieurs personnes. Ensuite l'idée d'en faire un triptyque fut de Dardano Sacchetti et je portai l'idée à Dario Argento, comme il voulait justement faire un film avec moi. Et Dario a décidé de faire le film : nous nous sommes ainsi retrouvé à nouveau à quatre pour l'écriture. En fait, je pense qu'un film d'auteur doit s'écrire seul et dans certains cas, il vaut mieux se tromper seul. Mais quand on regarde le grand cinéma italien des années 50 : Zavattini, De Sica…ils ont été écrits à plusieurs. Avec Demons, on trouvait une idée le matin et Dario disait "Merveilleux !". Puis il me rappelait dans la nuit en me disant "Ca ne me plaît pas du tout."

Demons_3

Mais où est-il ?

Et on recommençait le lendemain jusqu'à trouver la bonne scène. A la fin, je pense qu'il s'agit d'un film qui a changé le cinéma d'horreur des années 80. Il l'a porté à un autre niveau, plus moderne. Mais ce fut difficile de l'écrire : il y avait la volonté, dans la première partie de trouver le ton juste puis, plus délicat, de terminer dans une catastrophe. C'est la fin de la claustrophobie du film d'horreur classique, on termine sur un espace ouvert, différent et tragique. En travaillant à quatre tellement longtemps, c'est aussi le mérite de Dario, la fin du film est venue rapidement avec cette concomitance d'idées. Et ce fut aussi un très bon tournage."

Demons_5Tout commence avec le personnage de Cheryl qui à la descente du métro (dans lequel les tenues de certains passagers fleurent bon les années 80 et c'est peu dire !) se sent suivie par un personnage énigmatique qui n'est autre que... Michele Soavi que l'on a aussi pu voir précédemment dans Phenomena en tant que collègue de l'inspecteur Geiger interprété par Patrick Bauchau. Et dans Demons, Michele Soavi est une nouvelle fois acteur et assistant réalisateur comme sur Phenomena ! Celui-ci va offrir à Cheryl un billet afin de lui permettre d'assister à la projection d'un film dont on ne sait absolument rien. S'étant remise de ses émotions, Cheryl va même jusqu'à lui demander une seconde place afin de pouvoir s'y rendre avec son amie Kathy, interprétée par la très jolie Paola Cozzo.

Demons_7Cette même Kathy qui espère (pauvre naïve) que ce ne sera pas la projection d'un film d'horreur. De toute façon, elle pourra toujours penser à autre chose car avec Cheryl elles se feront draguer dès le hall du ciné par George (Urbano Barberini) et Ken (Karl Zinny). Nous tenons là nos 4 personnages principaux. Rien qu'avec ce début, on est immédiatement conquis par plusieurs choses. Premièrement le thème musical composé par Claudio Simonetti (encore lui !) promptement excellent et le personnage énigmatique joué par Michele Soavi qui même si on ne le voit pas longtemps (on le reverra quand même vers la fin du métrage) est devenu inoubliable pour tout cinéphile qui se respecte. Enfin, la "gueule" du cinéma où le principal de l'action va se passer. Avez-vous remarqué l'affiche de 4 Mouches de Velours Gris ? Tout ceci promet et... le film va justement tenir ses promesses !

Demons_11

Le Metropol va bientôt ouvrir ses portes...

Demons, le premier film sur lequel Dario Argento s'est fait les dents en tant que producteur, va délivrer la marchandise avec une telle générosité que le cinéphile amateur de séries B sera aux anges. Complètement barré, qui ne s'emmerde certainement pas avec une seule once de crédibilité, Demons est le genre de métrage dont le mot jouissif semble être le plus approprié pour le définir. L'idée du film dans le film est juste excellente et le concept est parfaitement maîtrisée. En effet, ce que les spectateurs sont venus voir sur grand écran semble aussi se dérouler... dans la salle ! Et sans lunettes 3D s'il vous plaît !

Demons_15D'ailleurs, sur le film projeté, on y retrouve Michele Soavi dans un autre rôle ! Rosemary (Geretta Geretta) va voir sur grand écran que Jerry (Michele Soavi) va se couper avec un masque, le même que celle-ci avait essayé dans le hall du cinéma avant la projection. Elle est venu avec Tony (Bobby Rhodes), le maquereau aux gros bras et une autre fille nommée Carmen (Fabiola Toledo). Ne se sentant pas très bien et sa coupure au cou saignant toujours, Rosemary s'absente aux toilettes. Carmen aura la mauvaise idée d'aller voir ce qu'il en est, Rosemary tardant à revenir. Et à partir de là les gros ennuis vont commencer pour tous les autres spectateurs !

Demons_25Et quel pied ! Le film de Lamberto Bava va nous offrir des moments inoubliables ! Inutile de le nier, Demons c'est la fête du slip à tous les étages ! Imaginez ces spectateurs venus voir un simple film et qui se retrouvent (après avoir remarqué que toutes les issues sont murées !) à devoir se barricader avec les propres sièges du cinéma afin d'échapper aux assauts de démons voraces, rapides et surtout bien crapecs ! On remerciera Sergio Stivaletti (et oui, lui aussi était sur Phenomena) pour des effets spéciaux comme on les aiment ! C'est la fête de la prothèse, du latex... à l'ancienne quoi ! La transformation de Carmen devant tout le monde est vraiment top niveau cradingue ! De nos jours, ce genre de film serait pourri par des effets numériques à tout bout de champ !

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Ces yeux... culte !

Et comme on a reparlé de Phenomena, on va aussi retrouver Fiore Argento dans le rôle de Hannah qui va encore bien déguster ! On n'oubliera pas de sitôt la scène du conduit d'aération qu'elle empruntera avec son petit copain espérant échapper aux démons qui au fil du métrage seront de plus en plus nombreux (miam !). Niveau scène d'anthologie, il y aura aussi cette séquence surréaliste de George sur sa moto avec Cheryl à l'arrière et qui va dézinguer du démon à tout va à l'aide... d'un katana ! Complètement ouf, complètement jouissif, complètement... Demons quoi !

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Et justement, pendant cette scène on peut entendre du Accept en fond musical ! Car oui, la bande son est aussi constituée de divers groupes de hard-rock comme par exemple Mötley Crüe, Pretty Maids, Accept, Saxon... et autant ce genre de musique peut dépareiller sur d'autres métrages (Phenomena, Opera...) autant ici ce style a plus que sa place et est complètement dans l'esprit ! Alors oui, il y a des choses "étranges" comme cet hélicoptère qui arrive en plein milieu de la salle (fou non ?) et dont le trou qu'il a créé au plafond ne correspond pas du tout à sa taille. Mais quelque part... on s'en fout !

Demons_27Peut-être qu'aussi, le fait de passer à plusieurs moments sur la bande de voyous à l'extérieur du cinéma et qui vont prochainement servir de nouvelles victimes casse un peu (mais un peu hein !) le rythme complètement fou du métrage. Mais franchement, pas de quoi crier au scandale et en plus la fille de la bande, Nina (Bettina Ciampolini), nous gratifiera d'un petit moment sympathique. Bah oui quoi, la coke c'est cher, faut tout récupérer quelque soit l'endroit où elle tombe ! Dieu que je suis faible... Et j'ai failli oublier le quota de répliques "à la masse" du style : "Nostradamus ? C'est qui ? Un chanteur de rock ?". Trop nase, trop bon.

Demons_29On sait que Dario Argento producteur, c'est pas toujours les coudées franches. C'est Michele Soavi qui en fera l'expérience quelques années plus tard avec son Sanctuaire (La Chiesa) où il avait constamment Dario sur son dos. Mais ici, et d'après Lamberto Bava, celui-ci n'a pas eu ce genre de problème. Le seul regret de l'ami Lamberto ? Ne pas avoir réussi à obtenir Vincent Price dans le rôle de l'aveugle. Demons a rencontré un certain succès au niveau international, et il n'en fallait pas plus pour que Dario Argento et Lamberto Bava nous remettent ça une années plus tard avec Demons 2 (Dèmoni 2 : L'Incubo Ritorna). Mais ça c'est une autre histoire que nous verrons un petit peu plus tard. Sur ce, je ne peux que vous conseiller Demons que j'adore toujours autant (vivement les dvd Arrow ! voir ici) et dont voici le trailer original italien. A consommer sans modération !

*Que l'on voit aussi dans Profondo Rosso alors qu'elle n'était qu'une enfant dans le rôle d'Olga !

Plus d'images du film, c'est ici.

8 décembre 2010

Dario Argento complètement Mad

Mad_Movies_ArgentoCa y est, le Mad Movies hors série spécial Dario Argento est disponible dans toutes les bonnes crèmeries. Alors ça vaut quoi ? D'abord la description :

- Dario scénariste, Dario réalisateur, Dario producteur, Dario à la plage, Dario et l'âne Cadichon...

- Les critiques de ses films

- Historique du Giallo

- La musique chez Dario

- Vidéographie

- Interviews de Dario Argento, Luigi Cozzi, Claudio Simonetti, les Goblin, Vittorio Storaro, Luciano Tovoli, Romano Albani... Et quelques rédacteurs « invités » : Nicolas Boukhrief, Christophe Gans, Lucile Hadzihalilovic, Hélène Cattet, Bruno Forzani, Federico Zampaglione, François Cognard

Bref du tout bon pour les fans du grand Dario (moi en tête). Alors évidemment, parfois selon les auteurs, certaines critiques sont... limite branlette intellectuelle. Mais rien de rédhibitoire, et les interviews sont très enrichissantes ! On y apprend d'ailleurs comment Vittorio Storaro a participé (massacré plutôt) au nouveau dvd de L'Oiseau au Plumage de Cristal paru chez Wild Side. Reste le vieux dvd de Tf1 vidéo pour pouvoir mater le premier Dario dans son format originel le 2:35. Merci à lui...

Sinon, un peu déçu par la section vidéographie ou j'espérai que l'on allait entrer plus dans les détails techniques. Mais bon, à trop en vouloir... D'ailleurs, c'est le moment de profiter des sorties Wild Side dvd et blu-ray :

Dario_Wild_Side

Oui, les jaquettes sont hideuses ! Faire original, je veux bien. D'ailleurs l'éditeur anglais Arrow ne s'est pas gêné sauf que... son originalité déchire et il est possible de mettre la jaquette originale à la place si on n'est pas satisfait ! Petit aperçu du travail original chez Arrow (un clic pour agrandir) :

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4 juillet 2011

The Texas Chainsaw Massacre III, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

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Pour aller directement sur l'article c'est ici.

25 mai 2011

Vous avez le droit de garder le silence... pour toujours !

Maniac Cop affiche

Réalisation : William Lustig
Pays : États-Unis
Année : 1988
Durée : 85 minutes
Imdb : tt0095583

Depuis quelques temps, une série de meurtres endeuille la ville de New York. La police impuissante à arrêter le serial killer qui sévit la nuit en vient au redoutable constat : c’est un policier qui décime les habitants, et ce, sans distinction aucune, frappant truands comme simples citoyens. Il s’agit de le stopper au plus vite, mais la psychose s’installe. Une femme tue un agent persuadée d’avoir affaire au «Maniac Cop», et un policier innocent se voit soupçonné des meurtres... L'affaire s'emballe. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Maniac_Cop

Il y a des films qui vous marquent à vie. Maniac Cop fait parti des films de cette trempe. Oui, qu'il est loin le temps du vidéo-club du coin où je pouvais rester des heures dans le rayon fantastique/horreur à regarder chaque jaquette ainsi que chaque résumé avant de faire mon choix. Avec cette méthode, je peux vous dire que dès qu'une nouveauté arrivait, je la captais immédiatement. Alors lorsque je suis tombé sur cette jaquette montrant un policier dans la pénombre avec ce titre choc Maniac Cop, ça m'a tout de suite intéressé.

Maniac_Cop_1Mais là où il était évident que j'allais repartir avec la cassette sous le bras, c'est ce simple nom : William Lustig. J'avais déjà vu Vigilante et Maniac alors dire que j'étais fan de ce cinéaste, ce ne serait même pas assez fort ! Putain, le nouveau Lustig entre les mains bordel ! Vite, direction la maison pour la fermeture des volets et l'insertion de la cassette ! Puis c'est pas tout ! Il y a aussi le nom de Bruce Campbell en tant qu'acteur ! Fraîchement sorti d'Evil Dead 2, le revoilà illico dans un autre film qui semble avoir été fait uniquement pour moi avec toutes ces bonnes choses inside ! Je dirai bien que j'ai aimé le film lors de sa vision, mais ce ne serait pas assez fort. J'avais pris mon pied comme pas deux !

Maniac_Cop_2Jack Forrest (Bruce Campbell) est injustement accusé d'être l'auteur de cette vague de meurtre qui secoue la ville de New-York. Lui même policier, on a retrouvé sa femme morte égorgée dans une chambre d'hôtel, la même qu'il avait occupé quelques instants auparavant avec sa maîtresse Theresa Mallory (Laurene Landon) elle aussi policière. Contrairement aux protagonistes de l'intrigue, le spectateur possède une longueur d'avance et connait le nom du maniaque grâce au générique ouvrant le film, celui-ci montrant le meurtrier s'habiller avec un certain nom sur sa plaque : Cordell. Matt Cordell pour être plus précis. Jack Forrest a beau clamer son innocence, personne ne le croit à part Theresa et l'inspecteur McCrae (Tom Atkins) qui vont essayer de l'aider à découvrir le véritable assassin afin de le disculper.

Maniac_Cop_4 Maniac_Cop_5 Maniac_Cop_6

Ce qu'il y a de bien avec Maniac Cop, c'est que l'on ne s'ennui pas durant la totalité du métrage. C'est fluide et même si nous sommes face à une série B (assumée !), le manque de moyens est compensé par l'amour que porte son réalisateur au genre. Tout passe comme une lettre à la poste même... même le fait par exemple que le maquillage du Maniac Cop n'ai jamais été finalisé ! Et ce... même avec Maniac Cop 2 et 3 ! Cela aura donné sur ce premier volet un Matt Cordell souvent dans l'ombre mais cela ne le rend que bien plus inquiétant ! Et ce grâce aussi à son interprète Robert Z'Dar et sa carrure massive. William Lustig avait été impressionné par sa prestation dans Night Stalker (paru en vidéo chez nous sous le titre Le Chasseur de l'Ombre) et il convient au rôle à merveille.

Maniac_Cop_3Puis impossible de passer outre le petit zest d'humour bien sympathique faisant mouche, comme par exemple lorsque Jack Forrest s'évade et demande à deux policiers de se coucher ventre à terre. La caméra se penche vers ces deux policiers et figurez-vous que la réplique que ces deux là s'échangent sont en fait les voix de William Lustig et de Larry Cohen (le scénariste). C'est Larry Cohen qui a eu l'idée en passant justement sur le plateau ce jour là (pendant le tournage de cette scène) de rajouter cette petite touche humouristique que je vous laisse le soin de découvrir si vous n'avez toujours pas eu la chance de voir le film.

Maniac_Cop_7Alors évidemment, une toute petite question s'impose : Matt Cordell, un boogeyman de plus ? Donc à la limite le boogeyman de trop ? A cela je dirai STOP ! Matt Cordell est loin d'être un ersatz de Freddy Krueger, Michael Myers ou autre Jason Voorhees. William Lustig a réussi à humaniser son personnage bien plus que ceux précédemment cités. Pour y arriver, il suffit juste de connaître l'histoire de Cordell. Pour ce faire, il faut bien évidemment regarder le film (vous attendez quoi bordel ?) et surtout s'intéresser à la manière dont est amené le récit de son histoire ! En effet, ce qui est arrivé à Matt Cordell nous est conté à travers ses propres yeux, pendant que celui-ci se repose et se la repasse dans sa tête. Un grand moment, un de plus.

Maniac_Cop_9

Oui, même si les actes de Cordell comme tuer tous ces innocents sont indéfendables, impossible de ne pas le prendre en pitié et de le plaindre. Vous l'aurez donc aisément compris, Maniac Cop n'est pas un boogeyman de plus. Bon, j'avoue que je suis frustré car j'aimerai en parler encore plus mais je vais irrémédiablement tomber dans le spoiler et ça, ce serait vraiment pas glorieux pour toi lecteur si tu n'as toujours pas vu cette petite perle de série B. Mais attention, bientôt Maniac Cop 2 apparaîtra sur le blog et là, il sera impossible de taire pas mal de choses ! Alors vous savez ce qu'il vous reste à faire d'ici là.

Edition : Les éditeurs français ne daignant pas sortir le film dans son format original voulu par son réalisateur William Lustig c'est à dire en 1.85:1 (et non en 1.33:1 comme les captures de l'article provenant de mon dvd zone 2), il est possible de passer outre leur incompétence grâce au blog Passion Repack. Le lien ? Ca se passe ici. Je supprimerai ce lien dès une sortie digne de ce nom.

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9 mars 2011

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Knowing affiche

Réalisation : Alex Proyas
Pays : États-Unis
Année : 2009
Durée : 121 minutes
Imdb : tt0448011

Pour fêter l'anniversaire d'une école, une cérémonie est organisée au cours de laquelle une capsule temporelle contenant des messages écrits par des enfants 50 ans auparavant est déterrée et ouverte. Chaque enfant emporte chez lui un message, mais celui du petit Caleb (Chandler Canterbury) est illisible, car il s'agit d'une suite incohérente de chiffres. D'abord amusé, son père (Nicolas Cage), statisticien, essaye de trouver une signification. Horrifié, il découvre peu à peu que chaque séquence de chiffres correspond à la date exacte d'une catastrophe récente. Lorsqu'il comprend que les 3 dernières séquences prophétisent des cataclysmes à venir, une course contre la montre commence. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

KnowingVoici donc Prédictions (Knowing en VO), dernier film en date de Alex Proyas avec un certain Nicolas Cage dans le rôle principal. J'ai eu la chance de ne rien savoir de l'histoire lorsque je l'ai mis en route. Je savais juste que Alex Proyas ben... j'aime bien sa filmo et Nicolas Cage... je suis fan ! Alors la réunion des deux au travers d'un film, je me suis dit qu'au moins au départ, ça partait sur des bonnes bases. Evidemment, on n'est jamais à l'abri d'une déception malgré un bon feeling, mais disons que j'espérais passer au minimum un bon moment.

Knowing_2

Lucinda... un destin peu enviable

Et là... je me suis pris une de ces claques ! L'effet de surprise a été total. L'histoire se suit avec un certain plaisir et on se demande vraiment où tout cela va nous mener. Et tout d'un coup, BAM ! Première catastrophe. Je reste bouche bée car je ne m'y attendais pas du tout. Puis le métrage continue et re-BAM ! Deuxième catastrophe tout aussi impressionnante ! Je reste sur le cul... Lorsque l'on connait la floppée de films catastrophes qui basent leur histoire sur un seul fait que l'on attend avec impatience et qui parfois déçoit, ici on s'en tape deux qui trouent le cul !

Knowing_6Vous l'avez compris, en tant que spectateur tranquilou ne s'y attendant pas, j'ai pris un pied incroyable. Ce film est réellement une excellente surprise avec ses passages inquiétants, ses catastrophes superbement tournées et sa fin poignante mettant un père face... et puis quoi encore, vous voulez pas que je gâche tout si vous ne l'avez pas encore vu ? Je dirai juste que le film, avec ce père qui ne vit que pour son fils, m'a fait penser à un autre métrage lui aussi excellent : La Route avec Viggo Mortensen. Le rapprochement entre ces deux films peut paraître bizarre, mais le dévouement de ces deux pères pour leur fils m'a marqué, c'est comme ça. Nicolas Cage qui n'arrive pas à se remettre de la disparition de sa femme, morte dans un incendie, et qui tape un peu trop sur la bouteille (bon OK, c'est un alcoolique) est excellent.

Knowing_5Je viens de regarder à nouveau Prédictions en blu-ray et ça a été à nouveau la claque. Donc ma première impression a été renforcée avec cette seconde vision. Prédictions est donc un film que je ne peux que conseiller même si je reste persuadé que ce qui risque de fâcher une certaine partie du public est lorsque l'on apprend qui sont réellement les "étrangers". Ces personnages inquiétants qui apparaissent à certains moments et qui sont plus que mystérieux. Moi, cela ne m'a pas dérangé du tout car franchement, rien n'est en mesure de nos jours de prouver l'impossibilité de la chose. Alors bien sûr, peut-être n'êtes-vous pas du même avis mais de toute façon, quoi que l'on en dise, tout ceci ne change strictement rien à la qualité globale du métrage.

11 décembre 2010

Poissons voraces 3D cherchent bimbos appétissantes

Piranha 3D affiche

Réalisation : Alexandre Aja
Pays : États-Unis
Année : 2010
Durée : 88 minutes
Imdb : tt0464154

(Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo). C'est marrant ça, mais qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour être catalogué comme ça ? Mon beau-frère : "tu devrais regarder Piranha 3D, je suis sûr que ça va te plaire" me dit-il avec un petit sourire qui en dit long... Evidemment, le bougre faisait référence non pas au fait que ce soi un film d'horreur, mais plutôt... Bon, de toute façon, les screens vont vous mettre sur la voie. Avant d'aller plus loin, il me faut préciser que je n'ai pas visionné le film avec les lunettes donc en 3D. Je ne parlerai donc pas de cet aspect en particulier, j'y reviendrai certainement plus tard lorsque l'occasion de le voir sous ce format me sera donnée (voir la fin de l'article). Donc en l'état, durant la vision, j'ai bien évidemment remarqué où étaient disséminés les effets tri-dimensionnels sans malheureusement (ou heureusement ?) pouvoir en profiter. Cela ne m'a pas empêché malgré tout de me faire une opinion sur la qualité du métrage en général. Suspense...

Piranha_3D_5

Comme un petit problème...

Tout d'abord, j'ai été surpris de retrouver l'acteur Steven R.McQueen qui s'est échappé de l'excellente série The Vampire Diaries (j'en reparlerai prochainement, je dois juste finir le visionnage de la première saison). Puis apparaît ensuite Jerry O' Connell qui commence à avoir pas mal de films à son compteur, elle est loin l'époque de Sliders les Mondes Parallèles. Bon, on ne va pas passer sa vie sur Pierre, Paul et Jacques alors entrons dans ce Piranha 3D.

Piranha_3D_4

Y a foule au balcon

La petite ville de Lake Victoria s’apprête à connaître son pic d’activité à l’approche des vacances de printemps qui voient des hordes d’étudiants se livrer aux excès de toutes sortes. Mais à l’insu de tous, une bouteille de bière provoque une fissure en tombant au fond du lac, libérant des milliers de piranhas préhistoriques. Alors que des milliers d’étudiants se gorgent de bière en attendant les concours de T shirts mouillés, les prédateurs dévorent leurs premières victimes. Sous la direction de la gardienne de l’ordre locale, la résistance s’organise à bord d'un bateau initialement prévu pour le tournage d’un film porno.

Piranha_3D_1

On est jeune, on est fou, on est... conne ? On est quoi.

Oui, c'est pas le scénario de Usual Suspects mais en même temps c'est pas non plus la prétention de ce film ("ah bon ? Il en a ?" diront les mauvaises langues).Soyons clair tout de suite, l'image donnée à la jeunesse dans ce métrage est... à vomir. 2 de QI, alcool, drogue & sexe... Bref, une jeunesse formée à la Star Ac' & Co, lobotomisée depuis des décennies par une propagande télévisuelle, journalistique et radiophonique non-stop, donc quelque part cette image est-elle fausse ? Vaste débat mais revenons au film.

Piranha_3D

Vivement la définition du blu-ray !

Ma fille de 16 ans m'avait donné son avis car elle a eu la (mal ?)chance de le regarder au cinéma avec les fameuses lunette "fridi". Son avis ? A chier. Evidemment, pas très argumenté à la base mais au moins c'était clair. Trop de "cul" et trop de gore selon elle. Trop c'est trop comme on dit et elle n'a donc pas du tout aimé. Donc ça, c'était son avis. Elle conclut : "Je me suis emmerdé tout du long". Maintenant, qu'est-ce que j'en pense moi.

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Piranha 3D, un film renversant ?

Pop Corn. Oui c'est ça, un film pop corn. On pose ses fesses sur le fauteuil, on plonge sa main dans ses friandises et on regarde sans réfléchir (comme les jeunes cons du métrage quoi). Les garçons apprécieront certainement plus le métrage que la gent féminine, d'où la fameuse remarque de mon beau-frère (vous suivez toujours ?). C'est clair, chaque voyeur qui sommeil en chaque mâle n'aura aucun mal à se réveiller. L'exhibitionnisme est ici roi et c'est peu dire. Un certain ballet aquatique ne laissera pas indifférent, alors si votre copine est du genre jalouse, évitez le matage à deux pour une soirée pourrave après le film. Je n'oublie pas non plus le côté gore, car faut reconnaître que l'ami Aja n'y a pas été de main morte ! Des litres et des litres de (faux) sang. Gloutons les piranhas préhistoriques. Oui vraiment, un film pop corn.

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Avec des piranhas là-dessous, monter c'est mieux

Le film doit sortir le 22 février 2011 à la vente. La véritable question : achètera ou pas ? Pour moi, j'ai une excuse. N'ayant pas vu le film en "fridi" avec les lunettes ridicules, il me faut l'acheter pour voir ce que ça donne (je suis consciencieux moi). En plus, le film doit sortir dans différentes versions. La "plate" évidemment, 2D quoi, et deux formats 3D : le premier avec les lunettes classiques bleu/rouge pour tv "normale" et l'autre, certainement mieux pour peu que vous soyez équipé, pour téléviseurs 3D.

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"Bloup bloup... c'est moi la vedette du film bordel ! Bloup bloup..."

Donc oui, je vais l'acheter au grand dam de ma fille. Impossible de ne pas tester le définition du blu-ray lors du fameux ballet aquatique. Puis si en plus y a moyen de le voir en 3D, que demande le peuple ? "Un bon film !!!". Bon OK, mais faut savoir faire avec ce que l'on a plutôt que de courir après ce que l'on a pas. Bon j'arrête, plus j'essaie de défendre ce futur achat, plus je rame dans le sable. Je l'achèterai, point barre.

21 janvier 2013

Direct-to-video...

Dredd logo

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, le destin de Dredd 3D est... honteux ! Celui-ci ne connaîtra pas les joies d'une sortie cinéma, donc dans l'os la vision en 3D (je ne suis pas équipé de la TV pour). C'est donc du direct-to-video pour la France et la date arrêtée est celle du 11 février 2013. Alors pourquoi j'en parle ici alors que cette info est bien évidemment connue depuis pas mal de temps ? Ben c'est juste que...

1- Je suis fan du personnage depuis sa création (la BD, pas la bouse de 1995 avec Stallone)

2 - J'ai vu le film !

Et il est clair qu'après le point 2, je ne peux que conseiller aux fans du plus célèbre juge de Mega-City One de mettre la main au porte-monnaie pour se procurer le dvd ou le blu-ray ! Pour ma part ce sera bien évidemment le blu-ray 3D car j'espère un jour posséder une TV compatible et la version 2D étant incluse pour patienter, je ne vais pas me priver. Je pense parler prochainement du film ou de la BD sur le blog mais impossible de ne pas glisser ce petit message avant le 11 février. Sur ce... Winners don't use SLO-MO !

25 septembre 2011

Ô toi qui est au seuil des ténèbres, viens.

Frayeurs affiche

Réalisation : Lucio Fulci
Pays : Italie
Année : 1980
Durée : 89 minutes
Imdb : tt0081318

Alors qu'un prêtre se suicide par pendaison dans le cimetière de Dunwich, une jeune femme (Catriona Mac Coll) tombe en profonde catalepsie lors d'une séance de spiritisme. Considérée comme cliniquement morte on s'apprête à l'enterrer dans un cimetière de New-York. Un reporter (Christopher George) intrigué par ce décès pour le moins mystérieux se rend sur place avant son inhumation. Les cris provenant du cercueil prouvent que la jeune femme est bel et bien vivante. Elle sera secourue (in extremis) par le journaliste. Après une visite chez la médium organisatrice de la séance de spiritisme, nous apprendrons que la pendaison du prêtre a eu pour effet d'ouvrir les portes de l'enfer et que les créatures issues de ce dernier se déchaîneront sur la terre si les portes (du même enfer) ne sont pas refermées avant la Toussaint… (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

La Paura

Ca y est, voici enfin sur le blog le film de la confirmation, le second métrage dans la case horreur de Lucio Fulci, celui qui donnera définitivement au réalisateur italien une "aura" au niveau international. A partir de là, les surnoms vont fleurir quelque soit le continent : le Pape du gore transalpin, Le poète du macabre, the Godfather of gore... Enfin bref, des termes tous plus élogieux les uns que les autres. Mais bon, ça c'était par une frange de fans irréductibles car la critique dans sa majorité n'y voyait que des petits films sanguinolents, rien de plus. Il aura fallu attendre plusieurs années avant que l'oeuvre de Fulci ne commence à être reconnue à sa juste valeur. Mais pour ma part je n'ai pas raté le coche et je n'ai pas pris le train en marche, j'étais déjà en cabine.

Frayeurs 1Bien qu'italien, Frayeurs (Paura nella città dei morti viventi en vo) a été en grande partie tourné aux États-Unis. A Savannah pour être plus précis. Le cadre ne correspondait absolument pas au côté glauque décrit par le scénario mais au moins là-bas on pouvait tourner n'importe où sans être enquiquiné par quoi que ce soit. A titre de comparaison je vous invite à lire mon article sur Zombi 2 et son "tournage" sur le pont de Brooklyn. Facilité de tournage soit, mais les portes de l'enfer sont ouvertes à cause de la pendaison du père Thomas (Fabrizio Jovine, aussi dans L'Emmurée Vivante) et pas facile de rendre cet aspect crédible avec un décor digne de Disneyland avec un temps si parfait la plupart du temps. Mais heureusement, c'est qu'ils ont des ressources nos amis italiens !

Frayeurs 1_2Afin de rendre le cadre glauque et malsain alors qu'il est si enchanteur à la base, l'équipe de tournage a utilisé l'énorme hélice d'un swamp boat (un bateau de marécage). Vous savez, le genre de bateau que l'on peut voir dès l'ouverture du générique de la série Les Experts Miami par exemple. Trop fort de claquer Horatio Caine ici tiens. Mais revenons à Frayeurs voulez-vous ? Le bateau dont il est question est visible ici dans les images du tournage. Alors pour créer ce qui est au final l'une des choses les plus marquantes du film et qui lui confère une telle atmosphère via ce vent et la poussière, trois à quatre personnes jetaient constament du ciment et du talc en face de l'hélice ! Une chose est certaine, ce système D pour donner cet aspect si particulier à la ville que le script nomme Dunwich (jolie référence à H.P. Lovecraft au passage) aura fait ses preuves !

Frayeurs 4

Rosie (Daniela Doria) culte pour l'éternité

Souvent dans les films de Fulci (et pas mal de films italiens de l'époque d'ailleurs), on pointe du doigt le jeu désastreux des acteurs. Dans Frayeurs, pas de quoi crier au scandale à ce niveau là et c'est tant mieux ! On va trouver pour la première fois devant la caméra de Lucio Fulci la jolie et excellente comédienne Catriona MacColl qui a accepté le rôle n'ayant pas d'autres propositions à ce moment précis. Et étant comme tout le monde à la recherche d'un travail... Mais malgré un scénario pas très détaillé à part sur les effets gore, elle accepte suite à la clairvoyance de son agent : "Tu n'as rien d'autre en ce moment ? Tu as besoin d'argent ? Pourquoi refuser ? De toute façon, personne hors Italie ne verra ce film". Elle en rigole encore... On remarquera qu'étrangement au générique son nom est crédité sous Katherine Mac Coll.

Frayeurs 5"(...) c'est pour ça qu'il m'ont appelée Catherine, parce que la langue italienne fait en sorte que quelque chose qui se termine par "o.n.a." veut dire grandiose, qui peut être aussi traduit comme "grosse" donc à l'époque, l'agent qui m'avait trouvée en Angleterre me disait "mais c'est pas possible de s'appeler Catriona", j'ai dit "mais pourquoi ? C'est un très beau nom, c'est mon nom, j'en suis fière, je le revendique" et lui "non c'est pas possible, ça veut dire Grosse Catherine". Ca m'amusait assez parce que je n'étais pas grosse, encore moins grosse que maintenant, enfin je ne suis pas grosse maintenant (rires) et moi ça me faisait rigoler mais ils ont insisté et comme je ne croyais pas que ces films allaient avoir un tel succès, je me suis dit ce n'est pas grave, ils peuvent m'appeler comme ils veulent, personne ne va les voir en dehors de l'Italie, donc voilà…" Catriona MacColl.

Frayeurs 2Dans le rôle du journaliste Peter Bell, c'est Christopher George. Le galant de la pellicule comme le surnommait Fulci car il se croyait très beau. Mais ça c'était pas le plus vache car le courant entre George et Fulci ne passait pas du tout. Fulci l'appellait aussi le chien au cigare. Pour le réalisateur, c'était un mauvais acteur point barre. Il semblerait que plusieurs fois ça a failli en venir aux mains entre les deux hommes. Il y a même cette anecdote où Christopher George a mis des larves de mouches dans le tabac de Fulci ce qui bien évidemment a rendu furieux le bonhomme lorsque celui-ci a mis sa main dans son tabac et s'est rendu compte de ce qu'il avait fumé ! La jolie Janet Agren jouant Sandra qui elle aussi ne s'entendait pas si bien que ça avec Fulci a d'ailleurs gardée un très mauvais souvenir de Frayeurs justement à cause de la scène des asticots.

Frayeurs 17

Une scène qui est tout sauf ragoûtante

C'est ça qui est génial avec l'ami Lucio, toujours aller plus loin ! Il y a une scène déjà existante avec des asticots dans un certain Suspiria ? Ce n'est pas le genre du bonhomme de faire la même chose ou en moins spectaculaire. Une scène au final bien dégueulasse à réaliser pour les acteurs mais qui a du être jouissive pour son réalisateur sachant ce qu'il pensait de Janet Agren mais surtout de Christopher George ! Justement en parlant de Suspiria, il est à noter que l'acteur Carlo de Mejo (Gerry) est le fils d'une certaine Alida Valli. Souvenez-vous de Miss Tanner. Et on retrouvera aussi Alida Valli dans Inferno. Le monde est petit comme on dit.

Frayeurs 8Il y a pas mal de détracteurs au sujet de Frayeurs, on parle de gore gratuit ou encore d'auto-plagiat de la musique de Fabio Frizzi, celui-ci utilisant deux musiques presques identiques à celles qu'il avait utilisé dans Zombi 2. Pour ma part j'avoue ne pas être trop choqué par ce choix musical, le thème principal étant fabuleux et ces deux morceaux incriminés faisant plutôt penser à un passage de relai entre les deux films. D'ailleurs, j'ai noté aussi à un moment un fond sonore qui ne m'a pas laissé indifférent lorsque l'on voit les deux fossoyeurs (on reconnaît Perry Pirkanen de Cannibal Holocaust) parler à Peter Bell. On se croirait dans le port de Zombi 2 avec ce bruit de sirène en fond. Non vraiment, j'ai plus l'impression de clin d'oeil que de travail vite torché. Après, chacun voit midi à sa porte.

Frayeurs 16Non vraiment, tourné en avril 1980 sur une durée de huit semaines, Frayeurs a beau être critiqué, il n'en offre pas moins des scènes mythiques qui ont fait date dans le cinéma horrifique. Que ce soit la scène du cercueil avec cette lumière bleue du plus belle effet ou encore celle des larmes de sang de la petite amie de Tommy (Michele Soavi encore lui et une fois de plus assistant à la réalisation bien que non crédité), ce film de Fulci est incontournable ! Et je ne vous parle même pas de la scène de la perceuse où ce pauvre Bob (Giovanni Lombardo Radice) a juste le tort d'être le bouc émissaire de tout ce qui arrive parce qu'il est marginal et semble pas bien dans ses baskets... Une fois de plus, le cinéaste italien réussit à instaurer une ambiance glauque, des scène marquantes et une fin...

Frayeurs 21 Frayeurs 22 Frayeurs 23

Non mais sérieusement, vous pensiez réellement que j'allais conclure sans aborder cette fin qui a tant marquée et dont ont parle encore dans toutes les chaumières de ceux qui ont eu la chance de voir ce film ? Maintenant il est tant pour tous ceux qui ne connaissent pas Frayeurs de nous quitter et d'avoir la bonne idée de le regarder tiens. Revenez plus tard et pas avant. Début du spoiler depuis des lustres je me suis demandé comme tout le monde où Fulci voulait en venir avec cette image arrêtée sur l'enfant rejoignant Mary (Catriona MacColl) et Gerry (Carlo De Mejo) avec ce cri en fond. A l'évidence, je me disais que c'était trop facile la manière dont Gerry mettait fin aux agissements du prêtre et réussissait à fermer les portes de l'enfer. Alors du coup fin ouverte pour laisser planer le doute et faire cogiter le spectateur plus que de raison à la limite. Et bien figurez-vous que je n'étais pas si loin de la vérité en fait...

Frayeurs 12Selon Paolo Albiero qui est un spécialiste de Lucio Fulci, cette fin si particulière n'était pas prévue. D'après lui, et il cite Lucio Fulci, Frayeurs devait se terminer sur un happy end. Mais c'est Vincenzo Tomassi qui au montage aurait remarqué une expression bizarre sur le visage de l'enfant, une toute petite nuance involontaire comme sur celui de Mary (Catriona MacColl) qui lui a fait décider d'arrêter l'image sur l'enfant afin de créer une fin ouverte. Alors voilà, si vous n'en pouviez plus de vous triturer les méninges depuis tout ce temps, j'espère que ceci sera une délivrance. Comme quoi une intuition de dernière minute en aura chabouler des cervelets non ? Fin du spoiler.

Frayeurs 32Si vous n'avez jamais vu Frayeurs ou que cela fait depuis des lustres que vous ne l'avez pas revu, je ne peux que vous conseiller de réparer cet affront fissa. Ici place à l'horreur, la vraie et une atmosphère qu'il vous sera impossible d'oublier. Et pas de petits passages comiques à la Scream pour désamorcer quoi que ce soit ou pour permettre de souffler. Rien de tout cela bien au contraire. Paura nella città dei morti viventi montre que Fulci va au bout sans sourciller, avec des scènes qui ont fait date et le feront encore pour très longtemps dans le domaine de l'horreur. Et malgré ces scènes craspecs jusqu'au-boutistes, il y a de la beauté dans tout ça, une certaine forme de poésie. Forme bien particulière qui atteindra son apogée avec ...E tu vivrai nel terrore - L'Aldilà et où l'on retrouvera aussi le livre d'Eibon.

Plus d'images du film, c'est ici. Et pour encore plus de Frayeurs, n'hésitez pas à lire d'autres critiques comme celle-ci par exemple.

13 septembre 2011

Les Yeux de la Terreur, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

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Pour aller directement sur l'article c'est ici.

2 septembre 2011

Ténèbres, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

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Pour aller directement sur l'article c'est ici.

17 septembre 2011

On dirait que quelqu'un l'a embrassé avec une paire de pioches

Curse of the Black Widow affiche

Réalisation : Dan Curtis
Pays : États-Unis
Année : 1977
Durée : 94 minutes
Imdb : tt0075900

Le détective privé Mark Higbie (Anthony Franciosa) enquête sur une série de meurtres commis de manière curieuse. Les victimes, toutes de sexe masculin, sont retrouvées vidées de leur sang, avec de profonds trous dans la poitrine et parfois enroulé dans du fil de soie. Malgré les réticences de la Police, Higbie continue ses investigations qui l'amènent sur la légende de la veuve noire ; une femme qui, sous le coup d'une malédiction, se transforme en araignée géante les nuits de pleine lune. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Curse of the Black WidowEncore un téléfilm bien oldies celui-là, mais le genre de métrage que l'on n'oublie pas lorsqu'on est gosse et que l'on a eut la chance de le voir à la télévision il y a longtemps, très longtemps, dans une galaxie lointaine... bon je m'égare un peu, mais force est de reconnaître que c'est marrant de voir ce que le cerveau peut garder comme souvenirs marquants. On est bien loin du choc qu'a été la diffusion du téléfilm Le Triange du Diable de Sutton Roley. Mais une histoire basée sur une araignée géante, je ne pouvais pas laisser passer ça ! Je ne sais plus avec certitude en quelle année c'est passé la première fois à la télévision (presque certain que c'était en 1978) et je crois bien que c'était sur Antenne 2.

Curse of the Black Widow 2Après la diffusion, le gamin que j'étais a gardé dans sa mémoire les yeux de la brune ténébreuse juste avant sa transformation. Un grand souvenir que j'ai pu revoir tout juste dernièrement ! Et en le revoyant, je me suis rendu compte des acteurs présents. On retrouve avec un grand plaisir Anthony Franciosa (Peter Neal de Ténèbres 5 ans plus tard !) ainsi que Donna Mills (dans l'excellent Play Misty for Me de et avec Clint Eastwood) et aussi Vic Morrow (La Mort au Large). Du joli monde qualifié pour nous immerger dans une légende indienne selon laquelle certaines femmes ayant été victimes d'une morsure d'araignée et ayant été au seuil de la mort seraient par la suite frappées d'une malédiction les transformants en arachnide géante les soirs de pleine lune.

Curse of the Black Widow 3

Même pour 1 million je ne jouerai pas ce plan !

Leigh Lockwood, incarnée par Donna Mills et qui s'appellera Hélène dans la version française va faire appel au détective Mark Higbie afin de découvrir qui a tué son fiancé. Le Lieutenant Conti (Vic Morrow) soupçonne de son côté Leigh ainsi que sa soeur Laura (Patty Duke), les deux ayant un passé trouble et le mari de Leigh ayant lui aussi trouvé la mort dans d'étranges conditions quelques années auparavant. De son côté Hegbie sent que la police lui cache des choses et ses découvertes au fil de l'intrigue vont le mener progressivement à prendre conscience du surnaturel de l'affaire. Qui est cette jolie et mystérieuse femme brune nommée Valérie Steffan vue avec chacune des victimes juste avant leur décès ?

Curse of the Black Widow 4La Malédiction de la Veuve Noire (titre français) tire son épingle du jeu grâce à ses acteurs confirmés et impliqués mais surtout grâce au réalisateur Dan Curtis qui focalise son film plus sur l'enquête que sur des effets spéciaux censés en mettre plein la vue. Rien d'étonnant à cela à cause du budget alloué à ce genre de production (téléfilm de la chaîne ABC). Mais n'empêche, le tout est intéressant avec Hegbie et son assistante Flaps (Roz Kelly) toujours entrain de raler mais compétente et utile ainsi que le trio comprenant les deux soeurs Lockwood et leur grand-mère Olga (June Allyson) qui en sait bien plus qu'elle n'en laisse paraître.

Curse of the Black Widow 5Pour ce qui est du côté négatif, le téléfilm est malheureusement bourré de défauts. Nous sommes en 1977 et bien que le réalisateur affiche la créature le moins possible et surtout un maximum dans l'obscurité, le final montre bien les limites de ce que peut faire un téléfilm avec ce genre d'histoire. Puis il y a aussi le moment où la mère des deux soeurs passe par la fenêtre et tombe du dernier étage de la maison. Durant cette scène on ne voit que trop distinctement... la doublure ! Mais ceci ne remet pas en cause les bonnes trouvailles comme la relation sacrément malsaine/perverse entre les deux soeurs : Leigh passant son temps à piquer les hommes de Laura, l'épisode Jeff (Robert Burton) le montrant sans équivoques. Puis aussi l'histoire tragique de la petite Jennifer (Rosanna Locke) qui aura ses répercussions...

Curse of the Black Widow 6

Bien conserver la viande avant tout

Ce qui m'a vraiment frappé à la fin de ma nouvelle vision de La Malédiction de la Veuve Noire, c'est que les qualités de ce téléfilm mériteraient vraiment un remake avec les moyens actuels. Quand je pense au nombre de films cultes qui n'en ont absolument pas besoin (d'un remake), je me demande ce que branlent les décideurs des studios lorsque l'on constate le nombre de ces productions anciennes limitées par leur budget mais non dénuées de bonnes idées et qui ne demanderaient que ça ! Vraiment dommage... En attendant, Curse of the Black Widow restera toujours un souvenir indélibile, Valérie Steffan et ses yeux style Le Village des Damnés, c'était trop génial pour le gamin de 7 ans que j'étais.

Plus d'images du téléfilm, c'est ici.

25 janvier 2011

Payez pour entrer, Priez pour en sortir !

The Funhouse affiche

Réalisation : Tobe Hooper
Pays : États-Unis
Année : 1981
Durée : 96 minutes
Imdb : tt0082427

C'est la fête ! Un parc d'attraction vient de s'installer en ville. Quatre adolescents délurés décident de passer la nuit à l'intérieur du manège le plus imposant de la fête : un mystérieux train fantôme. Alors que le parc ferme, les ennuis commencent pour nos quatre héros. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Funhouse_6Hier soir, ma femme voulait regarder un film et hop, j'en ai profité pour claquer Massacre dans le Train Fantôme de Tobe Hooper datant de 1981. Tout le monde aura noté la traduction française qui fait tout pour rapprocher ce film avec un certain Massacre à la Tronçonneuse du même réalisateur. Bien que toujours pas sorti en France en 1981 à cause de la censure, il serait trop bête de ne pas profiter de l'aura culte du premier film de Hooper. Cela ne suffira pas à The Funhouse pour être un succès en salle et c'est bien dommage. En effet, il n'est pas idiot de penser que ce Massacre dans le Train Fantôme est l'un des meilleurs films de Tobe Hooper.

Funhouse

Il est pas beau en cinémascope ?

La première fois où j'ai vu le film, c'était en cassette VHS dès qu'il a été disponible en vidéo-club. J'avais vraiment aimé ce film avec son atmosphère si particulière. Et bien ce sentiment s'est encore renforcé avec le visionnage d'hier soir car le film est sublimé par son magnifique cinémascope. Cette bonne vieille VHS m'avait fait découvrir le film mais malheureusement dans un format honteusement recadré. A l'époque, les éditeurs n'en avaient rien à foutre du respect des formats.

Funhouse_9Si vous n'avez jamais vu ce métrage, n'allez surtout pas commettre la même erreur que pour Massacre à la Tronçonneuse. En effet, n'allez pas penser que The Funhouse soit gore comme le titre français pourrait le laisser entendre. Là, vous seriez plus que déçu comme bon nombre de crétins qui ont visionnés Massacre à la Tronçonneuse après s'être fait des idées aussi fausses les unes que les autres. Ici, la véritable star du film c'est la fête foraine !

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La fête foraine, une entité à part entière

La grande force de The Funhouse est aussi le fait que contrairement à d'autres films du même genre, il est difficile de prendre parti. Je veux dire par là que évidemment, on ne peut que plaindre nos quatre principaux protagonistes bien que quelque part, ils ont véritablement cherchés les ennuis en restant dans le parc mais surtout par la bêtise de l'un d'entre eux, Richie (Miles Chapin), qui cumulera les bourdes. Mais d'un autre côté, comment ne pas comprendre la souffrance d'un père (Kevin Conway) d'avoir à constamment couvrir les dérapages d'un fils (Wayne Doba) qui justement souffre d'être si différent des autres ? 

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Et tout ceci est dû au talent de Tobe Hooper qui prend son temps pour nous dépeindre tout cela sans que le spectateur ne sente poindre le moindre ennui. Le générique donne le ton, impossible de ne pas l'apprécier si tout comme moi vous êtes fasciné par ces automates à qui l'on tente de donner vie avec ces mouvements syncopés si particuliers. Ajoutez à cela une musique de fête foraine et cela donne un côté macabre des plus réussi.

Funhouse_5Pour les personnages principaux, on sort du stéréotype habituel. Par exemple Buzz (Cooper Huckabee), le petit ami de Amy passe quand même pour autre chose que le beau gosse con comme un manche. Amy (Elizabeth Berridge) est excellente dans son rôle d'adolescente avec sa virginité encore préservée qui va connaître l'enfer. D'ailleurs, impossible à la fin de ne pas la rapprocher avec Sally Hardesty (Marilyn Burns) de Massacre à la Tronçonneuse, car on se demande bien si elle ne sombrera pas dans la folie après tout ça.

Funhouse_12Malgré quelques petites faiblesses comme le visage du "monstre" qui aurait gagné à faire moins masque comme celui qu'il porte pour dissimuler son visage, The Funhouse est un film agréable qui gagnerait à être plus reconnu. Le cadre, l'atmosphère... Je ne peux que vous conseiller de le (re)voir si bien évidemment vous êtes capable de ressentir le charme de ces métrages des années 80. Faut que je me dégote le dvd zone 1, les sous-titres français étant présents. A quand une sortie chez nous ?

28 février 2014

Master Arrow Video avec sous-titres français

Opera logo

Allez zou, mon second (et dernier ?) petit boulot pour rendre un film disponible dans les meilleures conditions possibles aux cinéphiles de l'hexagone. Sérieux, même 4 Mouches de Velours Gris est dispo après toutes ces années ! Ben Opera... non toujours pas. Alors hop, je retrousse un petit peu mes manches et le voici visible avec des sous-titres dans la langue de molière.

Opera test

J'explique vite fait comment ça s'est passé. La première étape a été bien évidemment de se procurer le film. Je sais c'est con mais c'est juste pour dire que j'ai mis la main au porte-monnaie de bon coeur pour acquérir la version dvd parue en Angleterre chez l'excellent éditeur Arrow Video. Le jour où en France nous aurons un éditeur de cet acabit... enfin bref, revenons à nos moutons. Donc après m'être déchargé de douze euros je reçois à la vitesse de l'éclair le Graal qui me permettra ce dont il est question aujourd'hui. L'affaire semblait facile mais bien évidemment un petit grain de sable est venu perturber ma petite entreprise (qui ne connaît pas la crise). D'accord ce n'était pas grand chose mais ces satanés sous-titres qui étaient censés être en 25fps ben... étaient en 23,976fps. Pour ceux à qui je semble parler chinois, j'avais besoin de sous-titres PAL et les miens étaient NTSC. Rien de dramatique mais c'est juste que cela m'a pris un petit peu plus de temps car après avoir mis le bon timing, j'ai cherché sur le net des sous-titres anglais en 25fps pour que la correspondance soit exacte. Cela m'a permis de prendre une ligne de dialogue bien détachée en plein milieu du métrage et de décaler les sous-titres français au timing exact. Une fois effectué via l'excellent site Move Your Sub, vérification rapide au début/milieu et fin du film et... bingo dans le mille c'est juste parfait. Donc en attendant qu'un éditeur daigne nous proposer ce film considéré par certains comme le dernier bon film du maître, voici un mkv avec le format respecté 2.35:1, 16/9 en PAL. Pour l'audio le choix proposé est :

- English Dolby Digital 5.1 (redub)

- English Dolby Digital 2.0 stereo (Cannes dub) [piste à privilégier]

- Italian Dolby Digital 2.0 stereo

Le plus important ce sont les sous-titres français qui vous permettront d'apprécier Opera à sa juste valeur. A ce propos, bien que le film est de nationalité italienne, ne pas oublier que la VO c'est la langue anglaise ! Dario Argento : "Je tourne tout en anglais, et je garde toujours la voix de l’acteur ­britannique ou américain". Voilà, au moins c'est clair et vous savez ce qui vous reste à faire lorsque vous visionnez un film de l'ami Dario. Ca fait des plombes que je devais écrire un billet sur Opera mais bon... proposer le film en qualité DVD sans compression avec sous-titres français c'est pas mal non plus hein ?

opera-1987-04-g

Dario Argento : "Le film repose sur le mythe du Macbeth de Verdi, et comme tout le monde dans le show business sait que Macbeth est maudit, on m’avait conseillé de changer d’opéra et de plutôt prendre La Traviata ou autre chose. Mais, je tenais à faire Macbeth et je l’ai fait. Je dois dire que plein de trucs bizarres se sont passés pendant le tournage – j’aurais probablement dû changer d’opéra, après tout. Je me suis disputé avec l’actrice principale tout le long du tournage, mon père est mort, et l’acteur principal a eu un accident de voiture qui l’a empêché de tourner pendant plus d’un mois. Il y a tellement d’autres choses qui nous sont arrivées qu’un des mecs de la production avait apporté un poster sur lequel il notait toutes les ennuis dont on était victimes. À la moitié du tournage, le poster était plein !". J'aime beaucoup ce film qui possède des scènes inoubliables (puis il y a Daria Nicolodi merde) mais aussi et il faut bien le reconnaître des tonnes de choses qui me chiffonnes. La fin du film "à la Phenomena" par exemple pourrait en rebuter plus d'un. Mais la pire peut-être : le manque de crédibilité. Je me suis toujours demandé si c'était à cause de l'écriture ou... de l'actrice principale. Le petit passage tiré d'une interview du réalisateur n'est pas anodin. Alors mauvaise écriture ou mauvaise actrice ? A vous de trancher dans les meilleures conditions possibles !

opera

"J'suis p'tête mauvaise mais où sont les liens put*** ?"

"C'est vrai ça, les liens ? Y en a pas ? Salaud !". Ahem... On se calme les gars, l'upload se fera ce soir (donc toute la nuit) et si tout se passe bien ce sera en ligne demain matin. Mais au moins cela permet une chose : vous mettre au courant et ne pas rater le coche car comme pour Elvira, Mistress of the Dark une fois les liens downs ce sera terminé !

Partie 1 : ici

Partie 2 : ici

Partie 3 : ici

Partie 4 : ici

Partie 5 : ici

Mise à jour grâce à Humungus de Ciné-Bis-Art. Le film avec la piste française inside ! Intéressé ? Hop, rendez-vous sur son blog et plus précidément ici.

P.S : Petite précision, il est bien question ici de la version fully uncut de 1h42m52s et non du montage U.S. de 1h31m30s.

Opera-blog

31 décembre 2012

Vous pensiez pouvoir lui échapper ?

Satan's Triangle logo

Sérieusement vous le pensiez vraiment ? Ben ce ne sera pas possible, inutile de venir pleurer sur votre sort car si nous sommes confrontés à son retour, c'est de votre faute à tous et de vos demandes répétées pour réclamer qu'il revienne ! Comme on dit toujours, à force de tenter le Diable... arrivera ce qui devait arriver. Et oui, Le Triangle du Diable est de nouveau disponible au téléchargement en VF ! Il l'était depuis mars 2009 mais le temps passant le lien est mort. Mais... les retardataires étant capables d'aller jusqu'à vendre leur âme au D... enfin vous voyez à qui, je ne veux pas m'attirer ses foudres, il revient exaucer vos funestes prières.

Kim Novak, femme fatale ?Je remercie ici Tangokoni qui a pris le temps d'uploader à nouveau le film afin de le rendre disponible pour ceux qui étaient restés dans... la voiture balai quoi. Pour être éternellement maudit (et l'éternité c'est vachement long, tant pis pour vous), le lien pour se damner se trouve ici. Celle-ci m'a devancé de peu car j'étais justement en train de faire la même chose avant de découvrir son lien. Mais comme 2 liens valent mieux qu'un (demandez à mes victimes, elles s'échappent moins depuis), je laisse l'upload se terminer et vous donnerai cet autre lien une fois terminé. Après, je pense que The Dead... Still Alive !!! aura fait plus que le nécessaire pour satisfaire les traumatisés de '79. Sur ce... bon film et ne ratez pas le coche cette fois-ci ! Upload terminé, second lien ici.

16 mars 2012

Logan's Run, mes chutes...

A chaque article, il y a toujours des images prises par mes soins et non utilisées au final. Il faut faire des choix et parfois c'est un crève coeur. Alors autant en faire profiter par le biais de cette nouvelle catégorie : mes chutes au montage. Chaque image peut être agrandie par un clic de souris.

Jessica 6 (Jenny Agutter) & Logan 5 (Michael York) Jessica 6 (Jenny Agutter) à croquer Une chirurgie esthétique qui tourne mal

Holly 13 (Farrah Fawcett) toujours sublime même ici Box, the craignos monster Le garde-manger de Box

Logan 23 et Jessica 6 découvrent le monde Abraham Lincoln still alive ! Le Capitole version 2274

La Cité des Dômes Effet révolutionnaire pour l'époque !

Pour aller directement sur l'article c'est ici.

27 mars 2012

Gagnez 2 places de ciné ou 2 tee-shirts pour [Rec]³ !

Rec3 jeu

Non vous ne rêvez pas, The Dead... Still Alive !!! vous propose de gagner 2 places de cinéma (valables dans tous les cinémas en France) ainsi que 2 tee-shirts pour fêter la sortie du film le 4 avril 2012. Pour gagner rien de plus simple ! Répondez simplement à l'une de ces 4 questions (et seulement une de votre choix si celle-ci est encore disponible) et choisissez votre gain après confirmation d'une bonne réponse. Un seul gain par foyer, 1 question = 1 gain. Les questions sont faciles alors tout n'est qu'une question de vitesse !

1- Les deux premiers [Rec] sont une co-réalisation. Qui sont les deux réalisateurs ?
Gagnante : Tangokoni qui prend un tee-shirt

2- [Rec] a connu un remake américain. Quel est son nom ?
Gagnant : MaxLaMenace_89 qui prend une place ciné

3- Donnez l'année de sortie de [REC]²
Gagnante : solenelalie qui prend une place ciné

4- Qui doit se marier dans [Rec]³ ?
Gagnante : val602 qui prend un tee-shirt

Allez hop, saisissez votre clavier et devenez l'un des 4 gagnants ! Et pour mettre toutes les chances de votre côté, si vous constatez que quelqu'un a déjà répondu à la question que vous avez choisi avec la réponse que vous alliez poster, prenez une autre question car je validerai les réponses par ordre chronologique d'arrivée.

26 février 2012

I love you all

Phenomena logo

Film mésestimé dans la filmographie de Dario Argento, Phenomena mérite une meilleure place et surtout un revisionnage. J'ai dédié plusieurs billets sur ce film en particulier (musique de Claudio Simonetti, apports de la version longue italienne...) avec en plus si je me souviens bien une image topless de la superbe Jennifer Connelly. Certainement le dernier retour sur ce métrage avec les lobby cards espagnoles.

Phenomena lobby card 1 Phenomena lobby card 2 Phenomena lobby card 3

Phenomena lobby card 4 Phenomena lobby card 5 Phenomena lobby card 6

Phenomena lobby card 7 Phenomena lobby card 8 Phenomena lobby card 9

Phenomena lobby card 10 Phenomena lobby card 11 Phenomena lobby card 12

Pour aller directement sur l'article c'est ici.

20 février 2012

An Ordinary Man... An Extraordinary Journey !

The 13th Warrior logo

Je pense avoir été assez clair sur les autres billets concernant ce film : je suis fan ! Va falloir que je m'y mette pour une chronique... mais en attendant comment ne pas profiter de ces huit photos collectors offertes avec le dernier blu-ray culte de chez culte en édition limitée paru chez Metropolitan ? Dépêchez-vous avant qu'il ne soit plus disponible !

The 13th Warrior photo collector 1 The 13th Warrior photo collector 2 The 13th Warrior photo collector 3

The 13th Warrior photo collector 4 The 13th Warrior photo collector 5 The 13th Warrior photo collector 6

The 13th Warrior photo collector 7 The 13th Warrior photo collector 8

7 septembre 2011

Besoin de vacances ? Matul !

Zombi 2 affiche

Réalisation : Lucio Fulci
Pays : Italie
Année : 1979
Durée : 91 minutes / 89 minutes (version censurée)
Imdb : tt0080057

Dans le port de New York, un bateau semblant abandonné est à la dérive. Accosté par deux policiers, celui-ci s'avère contenir une créature terrifiante : un mort-vivant qui agresse les gardes-côtes avant de tomber à l'eau. Intriguée, La fille du propriétaire du bateau Anne Bowles (Tisa Farrow) décide d'enquêter avec un journaliste, Peter West (Ian McCulloch) et ils décident de se rendre sur l'île d'où provient le mystérieux bateau... Mais l'île n'est plus habité que par un médecin (Richard Johnson) et ses quelques patients. Très vite, ils découvriront le secret de cette île maudite nommée Matul où les morts se lèvent de leurs tombes pour dévorer les vivants... (Affiche française* visualisable en cliquant sur le logo).

Zombi 2_3

Attention film culte ! Oui je sais, un de plus. Mais pourquoi bouder son plaisir ? Quand on arrive à parler de Zombi 2 (L’Enfer des Zombies chez nous), on passe son temps à penser à toutes les scènes mémorables que celui-ci contient. Il y en a tellement que le terme culte est loin d’être galvaudé et ce malgré son titre qui lui fait plus de mal qu’autre chose au final. En effet, c’est le producteur Ugo Tucci qui décide de profiter de la sortie du second film de zombies de Romero au cinéma en Italie pour nommer le film de Lucio Fulci : Zombi 2 et de le sortir deux mois plus tard sur les écrans (en Italie, le Dawn of the Dead de Romero se nomme Zombi, titre choisit par Argento qui en plus en a assuré le montage pour les pays non-anglophone).

Zombi 2Il est certain que c’est le genre de procédé commercial et sans gêne qui a moyennement plu à Dario Argento (c’est le moins que l’on puisse dire en restant courtois). Les deux hommes n’entretenaient pas d’excellents rapports, c’est un secret de polichinelle. On a par exemple Lucio Fulci en parlant d’Argento : «Argento est un grand artisan qui se considère comme un artiste, à la différence d’Hitchcock qui était un grand artiste se considérant comme un artisan». Oui, Lucio Fulci jalousait Dario Argento et sa renommée alors que lui, tout aussi capable et talentueux restait dans l’ombre. Les louanges pour l'un et les critiques pour l'autre.

Zombi 2_2De l’autre côté, nous avions Dario Argento qui osera dire une phrase telle que : «Je ne le connais pas très bien. Je sais qu'il est dans le business depuis longtemps, mais je n’ai jamais vraiment suivi son travail…». Bref, c’était pas gagné pour un barbecue ensemble cette histoire… Il aura fallut attendre des années (1996 !) pour que les deux hommes collaborent ensemble sur un film, Le Masque de Cire que devait réaliser Fulci. Malheureusement celui-ci décédera juste avant le début du tournage. Pour en revenir à Zombi 2, on ne pourra pas reprocher à Fulci une copie fade et sans âme du film de Romero, celui-ci ne l’ayant tout simplement pas vu !

Zombi 2_4

Anne et Peter surpris par la police

Fulci a simplement mis en image un scénario de Dardano Sacchetti et Elisa Briganti, scénario ne singeant en rien l’œuvre de Romero mais qui correspondait à une demande d’un producteur, les zombies ayant la côte justement grâce au cinéaste américain. Et chose importante ici, Zombi 2 est le premier film d’horreur de Lucio Fulci, genre qu’il n’affectionnait pas particulièrement ! Alors évidemment, le cinéaste italien avait déjà tourné des scènes «difficiles» dans certains de ses précédents films. Mais ce n’était en rien des films d’horreur comme ici. D’ailleurs, Fulci a touché à tout : western, films musicaux, comédies, gialli…

Zombi 2_5En fait, s’il s’est retrouvé à bord de Zombi 2, c’est par besoin financier. En effet, lorsque Fabrizio De Angelis lui proposa le poste de réalisateur pour ce film d’horreur, le bonhomme traversait une période noire de chez noire. Sa femme l’avait quittée, lui avait pris tout son argent et même sa maison ! Alors dans ces conditions, comment refuser une telle offre et faire le difficile ? Selon Enzo G. Catellari, c’est grâce à lui que Fulci aurait décroché le poste. Il raconte que Fabrizio De Angelis lui avait offert cette opportunité mais que lui, pas amateur de ce genre là aurait proposé son ami Fulci à sa place. Geste noble non ?

Zombi 2_6En tout cas, ce n’est pas le même son de cloche chez Fabrizio De Angelis qui raconte qu’en fait il hésitait entre les deux hommes et qu’au final il aurait choisi Fulci et orienté Enzo G. Castellari sur un autre projet. Dardano Sacchetti y va de ses souvenirs et raconte qu’Enzo G. Castellari réclamait 40 millions de lires pour le tourner et Fulci… 6 millions de lire. Connaissant les producteurs italiens, pas difficile de savoir ce qui a fait pencher la balance si ces chiffres son exacts. Mais le plus important dans tout ça, c’est que Fulci tourne son premier film d’horreur et que ce genre va lui permettre d’exprimer son côté obscur et donner par la suite d’autres films cultes inoubliables (mais nous verrons ça un petit peu plus tard).

Zombi 2_7

Paola Menard (Olga Karlatos) isolée dans sa maison

La grande réussite de Zombi 2, c’est aussi justement sa démarcation avec les zombies de Romero. Et ce grâce à Giannetto De Rossi (effets spéciaux) qui lui ne voulait pas faire du Tom Savini pour la bonne et simple raison qu'il n’aimait pas les zombies de l’américain ! Il les appelle les zombies bleus ! Après chacun est libre d’être ou non d’accord avec lui mais en tout cas cela aura donné des zombies très différents, «moins frais». Je veux dire par là des cadavres clapsés de longue date, un cimetière constitué de conquistadores par exemple que découvriront Susan (sublime Auretta Gay) et Brain (Al Cliver, de son vrai nom Pierluigi Conti), le couple ayant amené Anne et Peter sur l'île grâce à leur bateau.

Zombi 2_8Afin de continuer dans la démarcation entre ce Zombi 2 et celui de Romero, il faut noter que dans ce film italien, il n’y a aucune satire ou critique sociale comme le film américain. Zombi 2 est tout simplement un film d’aventures ponctué de scènes horrifiques. Et ça, on le doit bien évidemment au scénario de Dardano Sacchetti et Elisa Briganti qui fait justement la particularité de Zombi 2. Un film d’aventures dépaysant (tourné à New-York, Saint-Domingue, Rome et au Lac Fogliano aussi en Italie). Mais production italienne dit aussi film à la démerde !

Zombi 2_9Toutes les scènes tournées à New-York l’ont été sans aucune autorisation ! Je vous laisse imaginer par exemple la vitesse avec laquelle la scène du pont de Brooklyn a été tournée. On maquille tout le monde, on arrive en bus à l’aube et vite on se magne de tourner avant de décamper fissa ! Puis pour ce qui est du budget alloué, pas possible d’avoir 30 à 40 figurants sous contrat avec des moules pour chacun des visages. Les figurants étaient tout le temps différents et Giannetto De Rossi préparait chaque matin les zombies avec de la terre glaise (de l’argile quoi). Les policiers du début ? De véritables qui se faisaient un petit extra et ça évitait des frais pour les costumes ! Trop fou ces italiens.

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L'acteur Ottaviano Dell'acqua sous un sacré maquillage

Je sais que pas mal de monde n’aime pas les films de Fulci. On va te parler du budget cheap et du coup des acteurs assez mauvais et des effets spéciaux à majorité foirés. Mais ici, tout passe très bien. D’ailleurs au niveau des effets spéciaux, la claque prise par certaines scènes n’a pas faibli ! C’est malheureusement ce qui a fait que le film a été charcuté un petit peu partout par la censure. En Angleterre j’en parle même pas mais même en France le film est sorti à une période noire où les films d’horreur en prenaient plein la face par la censure ! Pas de Maniac ni de Massacre à la Tronçonneuse ou encore de Zombie (le Dawn of the Dead de Romero) au cinéma par exemple ! Zombi 2 a quand même connu les joies des salles mais dans une version expurgée.

Zombi 2_11Personne n’a oublié la scène mythique de l’œil mettant en scène la jolie Olga Karlatos dans le rôle de la femme du docteur Menard (Richard Johnson, souvenez-vous de La Maison du Diable de Robert Wise !). Encore aujourd’hui cette scène fait son effet grâce à un montage excellent de Fulci et du travail de Giannetto De Rossi. En plus, ce moment permet de vérifier immédiatement si la copie en votre possession est censurée ou non. Heureusement de nos jours et grâce au dvd ce n’est plus le cas ! Oui ce film est fou et à la limite chaque séquence est cultissime au possible. Vous n’avez pas oublié par exemple la séquence sous-marine avec… un zombie au prise avec un requin ! Il n’y a que les italiens pour nous offrir ça mais ici attention ! Pas de stock-shot pour cette scène, elle a été effectuée avec un vrai requin ! Quand je vous dit qu’ils sont fous ces italiens !

Zombi 2_12Puis comment ne pas parler, oui ne pas parler de la scène mettant en valeur la plastique d’Auretta Gay ? I-NOU-BLI-ABLE ! Il y aurait de quoi blinder complètement cet article de screenshots rien qu’avec cette scène ! D’ailleurs à ce propos, je ne peux pas m’empêcher de vous rapporter l’anecdote cuuuuuuulte de Maurizio Trani (Maquillage) à son sujet. Pour ma part je n’arrive toujours pas à m’en remettre, c'est promptement incroyable, complètement surréaliste ! Bon allez juste avant quelques screenshots sympathiques, faut pas déconner.

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Alors figurez-vous que juste avant de tourner cette scène avec Auretta Gay devant nager avant d’être surprise par un requin puis par un zombie, celle-ci annonce… qu’elle ne sait pas nager ! Alors du coup, elle a pris des cours de natation accélérés avec un accessoiriste nommé Chessari à la piscine de l'hôtel ! Alors hop, retour sur le bateau pour tourner la scène mais… l’actrice a peur et ne veut pas y aller ! Alors que font les gars de l’équipe de tournage ? Il la jette à l’eau purement et simplement ! Vous croyez que c’est tout ? Allez hop, encore une petite pour la route.

Zombi 2_16

"Allez reviens, j'te préfère au requin !"

Problème, celle-ci panique et semble se noyer. Du coup, Chessari son instructeur de fortune plonge à l’eau pour venir à son secours mais une fois à son niveau, celle-ci l’agrippe et panique ! Chessari est obligé de la repousser de peur de se noyer à deux ! Voyant cela, le capitaine du bateau où se trouve l’équipe de tournage se jette sur une bouée et la lance… directement sur la nuque de Al Cliver qui venait à peine de plonger pour aller au secours d’Auretta et qui du coup se retrouve à moitié assommée ! Sentant que c’est à son tour d’intervenir, Ian McCulloch plonge pour aider mais arrive directement tête la première sur la bouteille à oxygène et… 14 points de sutures ! Et pendant ce temps là, Lucio Fulci qui a assisté à toute la scène balance dépité : «Qui est-ce qui m'a foutu cette équipe de merde ?". Plus culte, tu meurs !

Zombi 2 photo tournage

Captain Haggerty : "L'Enfer des Zombies, c'est cool mec"

Zombi 2 est un classique, le meilleur film de zombies italien et ce de très loin ! En France nous avons eu pour une fois la chance d’avoir un titre qui ne fait aucunement un faux amalgame avec le chef d’œuvre de Romero et qui a permis d’appréhender le métrage comme une pièce unique (ce qu'il est assurément !). Mais le plus étrange dans tout ça, c’est que n’ayant strictement rien à voir avec le film américain, celui-ci de par son histoire basé sur les véritables origines du zombie (c'est-à-dire le vaudou) peut fort bien être un prologue (et non une suite) à Dawn of the Dead. Comme quoi… Un film à voir et à revoir !

*Selon l'acteur Captain Haggerty jouant le premier zombie sur le bateau, une scène avec lui sortant de l'eau a été tournée et permettait d'être plus explicite sur le pourquoi de la contamination de New-York. C'est de cette scène (non présente sur le montage final) dont il existe une photo promotionnelle qu'a été créé l'affiche française avec Captain Haggery tendant le bras. Cliquez ici pour visualiser le laserdisc japonais qui utilise cette photo promotionnelle comme couverture.

Plus d'images du film, c'est ici. Et si Matul vous botte toujours, continuez vos vacances ici.

14 février 2011

Les Fous du Volant version Corman

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Réalisation : Paul Bartel
Pays : États-Unis
Année : 1975
Durée : 84 minutes
Imdb : tt0072856

An 2000 : la cinquième édition de la course transcontinentale des Provinces-Unies d'Amérique est organisée. C'est une course dans laquelle tous les coups sont permis : les concurrents marquent des points à chaque fois qu'ils tuent quelqu'un. Sur la ligne de départ : Frankenstein (David Carradine), un héros national. A ses côtés, son principal rival : Machine-Gun Joe Viterbo (Sylvester Stallone). Les concurrents s'élancent, ignorant qu'une résistance s'est organisée, bien décidée à mettre fin à cette terrifiante épreuve sportive...

Death_Race_2000_5Attention film culte ! Oui je sais, j'y vais fort mais quand un film me trou le cul je ne trouve rien d'autre à dire. Ma première rencontre avec Les Seigneurs de la Routes s'est faite via son affiche ciné qui prônait bien en vu au défunt cinéma de mon bled. Le film est aussi connu sous La Course à la Mort de l'An 2000 mais moi l'affiche qui mettait David Carradine et Sylvester Stallone en valeur avait pour titre Les Seigneurs de la Route. J'étais plus qu'intrigué et les photos du film ne me donnait qu'une envie, dépenser mes deniers pour voir ce que ça donnait. Maintenant, avec le recul, je me dit que j'ai plus que bien fait car c'est pas demain la veille que je pourrai à nouveau voir un métrage de cette veine sur un grand écran !

Death_Race_2000_7Je ne sais plus exactement à quelle date j'ai vu ce film au cinéma. Milieu ou fin des années 80 mais pas plus tard. Mais même là, Death Race 2000 ne respectait pas sa véritable date de création, c'est à dire 1975 ! Oui, 1975 ! C'est bien simple, cette production Roger Corman lorgnait sur la possibilité de faire quelques billets supplémentaires sur le nom de Sylvester Stallone moins inconnu dans les années 80 que lors de la création de Death Race 2000 qui était l'un des ses premiers rôles au cinéma. Rocky & Rambo étaient passés par là et il serait trop bête de ne pas profiter d'une telle aubaine médiatique. Heureusement je ne me suis pas fait arnaqué car je le cri haut et fort : "Death Race 2000 est l'un des meilleurs films estampillés Roger Corman !".

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Mathilda ne rigole pas quand elle n'a personne à écraser

Le film de Paul Bartel ne dépareille pas des autres productions Corman. Budget plus que serré, de la violence en veux-tu en voilà tout comme l'exposition sans retenue d'actrices en tenue d'Eve. Evidemment, il est plus que compréhensible que certains ne pensent déjà qu'à prendre leurs jambes à leur cou avec une telle méthode commerciale. Mais ce serait une grave erreur et je compte bien expliquer pourquoi.

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Pourquoi ne pas cliquer pour agrandir ? Hein pourquoi ?

Alors pourquoi Death Race 2000 ? Lorsque l'on connait un minimum l'ami Corman, on sait fort bien que ce film doit avoir une référence avec une production d'un grand studio ayant eu un certain succès. Alors on se plonge en 1975 et du coup on tombe sur... Rollerball ! Et tout comme Rollerball, le film de Paul Bartel se permet aussi d'être une critique sociale et il ne s'embarrasse d'aucuns compromis et ne fait aucune concession ! Une liberté de ton incroyable, ça part complètement en roue libre et c'est jouissif au possible ! Death Race 2000 série B visionnaire ?

Death_Race_2000_21Les jeux du cirque, transposés à travers une course transcontinentale de bolides parcourant les Etats-Unis à la recherche de personnes à écraser au passage pour marquer des points, ont aussi leur héros : Frankenstein. Mais la popularité grandissante d'une icône montée de toute pièce par un pouvoir en place corrompu et des médias à la solde de ce même pouvoir ne risque-t-elle pas d'être nuisible à tout le système ? Tout comme Rollerball, la thématique est la même sauf qu'ici c'est au travers d'un autre jeu de télé-réalité tout aussi racoleur niveau violence.

Death_Race_2000_3Et je pense qu'il est grand temps que je vous présente les cinq concurrents qui vont joyeusement se foutre sur la gueule pour notre plus grand plaisir avec des bolides étudiés pour donner la mort. Tout d'abord il y a bien évidemment Frankenstein, genre de Robocop niveau corps à force de disputer (et survivre !) aux précédentes courses, puis Machine-Gun Joe Viterbo avec un Stallone dans le rôle du méchant de service prêt à tout pour gagner, Mathilda the Hun (Roberta Collins) adepte du Troisième Reich, Calamity Jane (Mary Woronov) la jolie texane et enfin Nero the Hero (Martin Kove) à qui ont va largement préférer la copilotes. Tous ces concurrents ont à ce propos un copilote du sexe opposé. Bref, des paires mixtes.

Death_Race_2000_11 Death_Race_2000_8 Death_Race_2000_17

Le film étant d'une courte durée, c'est-à-dire un tout petit peu plus que 70 minutes, place à l'action ! Au cas où vous auriez connu un certain jeu vidéo nommé Carmageddon, ben sachez que son inspiration c'est ce film de Paul Bartel ! Oui, écraser des piétions en voiture pour marquer des points ça ne date pas de 1997 (sortie du jeu précédemment cité) mais de 1975 ! Et pour ce qui est de passages cultes, ce métrage est loin d'être avare !

Death_Race_2000_9Impossible de ne pas citer juste quelques exemples jouissifs. Comme par exemple juste avant le départ de la course, Machine-Gun Joe Viterbo excédé par les fans de son adversaire dans les tribunes et qui se met à vider un chargeur sur la foule ! Ou encore cette scène complètement surréaliste ou avant le passage de Frankenstein les infirmières viennent placer sur la route les vieillards de l'hôpital ! Quand je vous disais qu'ici on ne s'embrassait pas ! 700 points offerts sur un plateau, qu'elle aubaine ! Mais l'ami Frankenstein va en surprendre plus d'un, je vous laisse la surprise si vous n'avez jamais eu la chance de voir le film. Ne vous inquiétez pas, il marquera quand même des points. A oui, il y a aussi cette scène avec les trois loubards et la plaque d'égout, trop bon ! Au fait, vous pouvez cliquer ici pour comprendre connaissance de ce système de points, et en français SVP ! Bébés et vieillards, ça rapporte !

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Histoire de mettre encore un petit peu plus de piment, il existe une résistance qui compte bien mettre fin à ce jeu dégradant. Il utiliseront tous les moyens à leur disposition pour plomber la course en essayant de se débarrassant des participants et par la même occasion essayer de renverser le système. Il faut savoir que la copilote de Frankenstein n'est autre que la fille de la chef des résistants : Thomasina Paine (Harriet Medin). Et vous savez quoi ? Ces résistants sont... des français ! Ces fromages qui puent... juste bons à comploter. Ils sont trop fort chez Corman.

Death_Race_2000Il existe un remake de ce film avec John Statham mais mauvais comme c'est pas permis. D'ailleurs, saloper autant un remake avec un tel matériau de base, c'est même pas criminel. Je sais qu'il ne fallait pas s'attendre à du subversif avec Paul W.S. Anderson mais quand même... Promptement honteux d'avoir passé à la trappe tout le charme de l'original. Alors laissez tomber la copie et place à l'original (avec Corman à la production, trop marrant de dire ça !). Si vous cherchez un film kitsch à souhait, subversif sans tabous qui en met plein la gueule aux médias (regardez bien les présentateurs, ils ne sont pas si différents de nos raclures actuelles), possédant quelques plans féminins sympathiques et des petites touches gores de bon aloi alors n'ayez aucune hésitation et prenez votre pied ! Pour info, les copies d'écran proviennent de mon dvd qui était vendu avec un ancien numéro de l'excellent magazine Mad-Movies.

20 décembre 2010

Michael Myers encore et toujours au fourneau

Halloween II affiche

Réalisation : Rob Zombie
Pays : États-Unis
Année : 2009
Durée : 105 minutes / 119 minutes (unrated director's cut)
Imdb : tt1311067

Comme il est indiqué dans le titre, je vais parler ici de la version cinéma du second volet estampillé Rob Zombie. En effet, je n'ai pas encore regardé la version Director's Cut disponible uniquement sur le blu-ray, toujours sympa pour les possesseurs d'un lecteur dvd. La vie est injuste, c'est comme ça. Faut faire comme moi et passer au blu-ray, les prix étant abordables de nos jours. (Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo).

Halloween_2Je ne vais pas faire de mystère ou de suspense à deux balles, j'ai largement préféré le premier Halloween de Rob Zombie. Mais ce qui est un comble, c'est que la version Director's Cut du premier volet n'est pas disponible en France ! Et c'est fort regrettable car il est meilleur que la version ciné. Dommage que Wild Side n'ait pas été l'éditeur comme sur ce second volet. Mais qui sait, un jour peut-être... On peut toujours rêver.

Meurtrier psychopathe, Michael Myers croupit dans un asile psychiatrique depuis ses 10 ans. Devenu adulte, il n'a qu'une obsession : retrouver sa soeur Laurie. Echappé de l'asile, plus sauvage et terrifiant que jamais, Michael entame une traque effrénée et jalonnée de cadavres...

Halloween_2_1Comment aborder ce Halloween 2 ? Beaucoup vont crier au scandale sur pas mal de points comme par exemple le fait de voir le visage de Michael Myers ou encore un docteur Loomis à mille lieues de celui que nous connaissons tous. Pour ma part, je ne vais pas critiquer tous ces points, le fait de se démarquer le plus possible du matériel de base n'est pas critiquable en soi. Franchement, faire un copié/collé n'apporte rien et n'a aucun intérêt. Alors autant je ne critique pas ces démarcations, autant je suis dubitatif sur...

Halloween_2_4

Des visions qui diviseront.

Dubitatif sur le côté bancal de l'ensemble. Attention, le film est regardable, mais il lui manque vraiment ce je ne sais quoi pour rendre le tout un peu plus cohérent. Oui, ce Halloween 2 me donne l'impression d'un fourre-tout, et advienne que pourra. Et de ce que j'ai pu en lire ça et là, le Director's Cut ne semble pas changer cet état de fait. Je verrai ça plus tard. En attendant, c'est ma seconde vision de cette version cinéma et ce qui était passé lors de la première vision ne passe plus du tout ici. Oui, bien plus que le côté fête du slip niveau montage, il y a une autre chose qui m'insupporte vraiment.

Halloween_2_3Scout Taylor-Compton, la Laurie Strode de Zombie y est insupportable à mon goût. Son comportement, ses crises d'hystérie... rien à faire, à la deuxième vision c'est chiant. Alors heureusement, il y a toujours la très jolie Sherie Moon Zombie au tout début du métrage puis par la suite sous forme de visons. D'ailleurs, je pense que ce sont ces visions qui doivent bien diviser le public. Complètement chelou pour les uns et certainement trop puissant pour d'autres. Bon ben moi, j'avoue ne pas trop savoir sur quel pied danser avec elles. Disons que ça plus le montage bancal, ça rend le tout bien zarb. Mais un zarbi qui donne justement ce côté fourre-tout donc pas trop positif en fait.

Halloween_2_2Reconnaissez que tout ça, ça donne vraiment un film... un film sur lequel il est très difficile de donner un avis tranché. Est-ce que j'aime Halloween 2 ? Non. Est-ce que je le déteste ? Non plus, il y a de bonnes choses mais le tout semble mal exploité. Alors vous voyez, vraiment pas facile de parler d'un film que l'on a envie d'aimer par ses bons côtés (bien brutal le Myers) mais qui pêche par ce que j'ai dit précédemment. Me reste donc le Director's Cut à mater, mais va falloir supporter une troisième fois cette Laurie Strode "moderne". Y a pas à dire à son sujet, c'était mieux avant. Pour conclure, le plus gros point positif est la qualité du blu-ray avec une image rendant très cinéma (grain) et ce n'est pas du tout pour me déplaire.

27 janvier 2011

I can hold my breath a long, long time

Creepshow affiche

Réalisation : George A. Romero
Pays : États-Unis
Année : 1982
Durée : 120 minutes
Imdb : tt0083767

Un père confisque à son petit garçon un magazine d'épouvante et le jette dans la poubelle. Le vent fait tourner les pages et cinq histoires s'en échappent: Father's Day (La fête des pères), The Lonesome Death of Jordy Verrill (La mort solitaire de Jordy Verrill), Something To Tide You Over (Un truc pour se marrer), The Crate (La caisse) et They're Creeping Up On You (Ca grouille de partout). (Affiche cinéma visualisable en cliquant sur le logo).

Creepshow_3

Becky Vickers (Gaylen Ross !) en bien fâcheuse posture

Dernièrement, me demandant comment occuper mes enfants, je me suis demandé ce que je pourrai bien leur mettre à la télévision afin de les occuper. Mais quand je dis occuper, c'est bien capter leur attention. Avec des enfants, un truc à la télévision ça dure même pas cinq minutes si leur attention n'est pas captée un minimum. C'est là que j'ai pensé que rien de tel qu'un film à sketchs car même s'ils n'accrochent pas à l'un d'eux, ils seront certainement captés par au moins l'un d'entre eux. Film à sketchs ? Minimum de qualité ? Creepshow datant de 1982 !

creepshowFruit de la collaboration entre George Romero et Stephen King, nous avons ici un excellent film (même s'il n'est pas exempt de petits défauts) qui dégage un charme qui ne s'est pas amoindrit après toutes ces années. Après tout est histoire de goût vis-à-vis des cinq différents sketchs. Quel est votre préféré ? Quel est le plus faible selon vous ? Je suis à peu près certain que même si tout comme moi avez aimé Creepshow, nous ne devons pas avoir à 100% les mêmes appréciations sur les différents sketchs.

creepshow_2Alors je me lance. Quel est mon préféré ? Ben... je n'en ai pas. Non non, je ne fais pas le gros lourd qui ne veut pas se mouiller car en fait je n'arrive pas à départager deux sketchs en particuliers. Something To Tide You Over et The Crate. Le premier avec un Leslie Nielsen excellent bien qu'utilisé à contre-emploi par rapport à ses rôles comiques habituels. Cette histoire de vengeance d'un mari sur sa femme infidèle (Gaylen "Dawn of the Dead" Ross) et son amant (Ted Danson) est plus que sympathique, j'adore !

creepshow_4Puis il y a le segment The Crate. Avec une Wilma (Adrienne Barbeau) exécrable comme c'est pas permis. Elle a vraiment dû s'éclater à jouer ce personnage si vulgaire passant son temps à rabaisser son pauvre mari Henry (Hal Halbrook) qui passe son temps à s'imaginer se débarrasser d'elle ! Et son imagination est plus que fertile ! Trop bon. Bon point aussi, c'est évidemment la créature qui donnera à Henry l'idée de transformer son fantasme en réalité.

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Henry et Wilma, un couple plus que dépareillé 

Pour ce qui est des autres sketchs, je dirai que le tout premier, Father's Day, est sympathique. Hank (Ed Harris !) vous montrera des jolis pas de danse, le ridicule ne tuait déjà plus à cette époque. Quoique... Il aurait mieux fait de continuer à danser. Moralité de ce sketch, j'espère que mes proches n'oublieront jamais mon gâteau de fête des pères, je sais comment le leur faire payer à tous. Maintenant on en vient au sketch que je trouve le plus faible : The Lonesome Death of Jordy Verrill. Celui-ci met en scène Stephen King himself dans le rôle d'un paysan attardé découvrant une météorite qu'il aurait mieux fait de ne jamais toucher. Attention, je ne dis pas que c'est nul, loin de là ! Juste que par rapport aux autres c'est celui que j'ai le moins accroché.

creepshow_6Puis pour terminer, le dernier segment nous conte l'histoire de Upson Pratt (E.G. Marshall), un cinglé sans aucune compassion pour les siens (je veux dire les êtres humains en général), et qui est obnubilé par la propreté. Son cauchemar : les cafards. Et plus il s'en débarrasse, et plus... et plus c'est à vous de regarder le film si vous ne l'avez pas encore vu. J'aurai quand même fait mon possible tout du long pour ne pas trop spoiler. Vraiment, ce métrage est trop bon et l'apparition de Tom Savini à la fin du film continue à rendre le tout plus que sympathique. Et vous, que préférez-vous dans Creepshow ?

17 février 2012

L'Age de Cristal ? C'est pour bientôt !

Lire sous le synopsis !Ca y est, la nouvelle est enfin tombée ! Enfin bon, plutôt l'image en fait. Amazon vient de poster le verso de la jaquette du prochain coffret dvd comprenant trois disques prévu le 10 avril 2012 concernant la série L'Age de Cristal (Logan's Run en VO). Et l'excellente nouvelle avec laquelle t'en peux plus : il y aura des sous-titres français !!! Oui c'est trop bon, je suis aux anges. Pour tous ceux qui pourraient être intéressés, les disque seront zonés 1 malgré tout. Pour ma part ce n'est pas grave, ma platine est dézonée donc no problem. Plus facile d'avoir le dvd dézoné que le blu-ray (moins cher surtout !). Pour ce qui est de l'article consacré au film, j'y travaille et me suis même fait aider par un passionné, mais je n'en dis pas plus pour l'instant tout sera dans l'article. Le contenu du coffret :

EPISODES :

1) "Logan's Run" (90 minute pilot)--Guest Starring Keene Curtis, Morgan Woodward, Michael Beihn.
2) "The Collectors"--Guest Starring Linden Chiles, Leslie Parrish, Angela Cartwright.
3) "Capture"--Guest Starring Horst Bucholz, Mary Woronov.
4) "The Innocent"--Guest Starring Lisa Eilbacher, Brian Kerwin.
5) "Man Out of Time"--Guest Starring Paul Shenar, Mel Ferrer.
6) "Halflife"--Guest Starring Len Birman, William Smith, Kim Cattral.
7) "Crypt"--Guest Starring Ellen Weston, Chrisopher Stone, Liam Sullivan.
8) "Fear Factor"--Guest Starring Jared Martin, Ed Nelson, Peter Brandon.
9) "Judas Goat"--Guest Starring Nicholas Hammond, Lance LeGault, Morgan Woodward.
10) "Futurepast"--Guest Starring Mariette Hartley.
11) "Carousel"--Guest Starring Melody Anderson, Morgan Woodward.
EPISODES UNAIRED BY CBS-TV:
12) "Night Visitors"--Guest Starring Barbara Babcock, George Maharis, Paul Mantee.
13) "Turnabout"--Guest Starring Nehemeiah Persoff, Gerald McRaney, Hari Rhodes.
14) "Stargate"--Guest Starring Paul Carr, Eddie Firestone.

Logan_s_Run_photo_promo

Logan et Francis

Pour les américains, les trois derniers épisodes n'étaient pas passés à la télévision lors de la diffusion à cause de l'audimat trop faible au goût de la chaîne ! Oui, y a pas que TF1 qui n'en a rien à foutre de ses téléspectateurs. Maintenant vivement le 10 avril !!!

30 janvier 2012

La Faucheuse à 600 chevaux

Mad Max affiche

Réalisation : George Miller
Pays : Australie
Année : 1979
Durée : 90 minutes
Imdb : tt0079501

Sur les autoroutes désertées d'une Australie méconnaissable, une guerre sans merci oppose motards hors-la-loi et policiers Interceptor, qui tentent de triompher de la vermine au volant de voitures aux moteurs surgonflés. Dans ce monde en pleine décadence, les bons, les méchants, le manichéisme disparaissent, pris au piège de l'instinct qui l'emporte inexorablement sur la raison et l'intellect. C'est ce même instinct qui va pousser un ex-flic, Max Rockatansky (Mel Gibson), dont la famille a été massacrée, à assouvir son désir de vengeance au volant d'une voiture, dans un monde où flics et bikers ont fini par se rejoindre dans une même folie dévastatrice, véritable frénésie de vitesse, de violence et de meurtre. (Affiche visualisable en cliquant sur le logo).

Max prêt à intervenirDe prime abord, il faut reconnaître que le scénario du film de George Miller n'avait pas de quoi révolutionner l'industrie du cinéma. Un futur inquiétant avec une civilisation dédiée aux bagnoles et aux crimes en tous genres, un certain Paul Bartel par exemple nous avait déjà fait une livraison de ce style avec l'excellent Death Race 2000. Sauf que là, le réalisateur australien George Miller âgé de 33 ans à l'époque nous livrait un film dénué d'humour et encore moins satirique comme le métrage précédemment cité produit par Roger Corman. Non non, ici pas de place pour la rigolade et on peut dire avec un terme plus qu'approprié : ça démarre sur les chapeaux de roues !

La moto, c'est aussi la classe !Impossible pour qui que ce soit d'oublier le début de Mad Max qui va immédiatement scotcher son auditoire. C'est bien simple, après avoir vu ça on se dit : "Mais qui est ce type derrière la caméra ? Depuis quand les kangourous savent filmer et comme ça en plus ?". Ben oui, en Australie il n'y a pas qu'AC/DC quoi. Ça déchire tout ce que l'on a pu voir auparavant et c'est pas américain, d'où peut-être ce côté frais que l'on a pu ressentir à l'époque après la vision du film. Enfin bon, on ne vas pas trop encenser l'ami Miller non plus parce que depuis on a fait beaucoup mieux que les australiens et c'est français en plus ! Oui madame, même que ça date de 1987 et que ça s'appelle Terminus avec notre rockstar Johnny Hallyday ! OK je sors...

Mad_Max_4

Ne faites pas la même chose à la maison

Désolé pas pu m'empêcher, promis je ne le referai plus. Bref le film commence avec une course-poursuite qui aura le mérite, en plus de nous en foutre plein la gueule, de nous présenter le cadre ainsi que le personnage principal un certain Max Rockatansky interprété par un Mel Gibson tout jeunot et encore inconnu. Max est donc un flic, un "bronze" (allusion à la plaque des policiers) comme les appellent les loubards. Cette course-poursuite qui au début met en lice deux voitures de police à la chasse d'un personnage qui se fait appeler Nightrider (le Cavalier de la Nuit traduit par l'Aigle de la Route en vf) va malheureusement mal se dérouler pour les forces de l'ordre et c'est là que va intervenir Max.

Jessie (Joanne Samuel) voit son homme en plein douteOn va aussi faire la connaissance de son meilleur ami, Jim Goose (Steve Bisley), aussi flic et motard qui fera chou blanc dans la poursuite du Nightrider (Vincent Gil) et de sa passagère (Lulu Pinkus). Cascades complètement dingues, personnages complètement barrés aussi bien les flics que les délinquants, montage d'une qualité rare à couper le souffle... on se prend dans la face un cinémascope parfaitement maîtrisé mettant en valeur comme pas deux le décor principal : de vastes paysages désertiques. Des paysages dignes d'un genre de films qu'on ne fait plus : les westerns. Et bien que l'on n'en fasse plus, Mad Max en est pourtant un, mais un western motorisé. Et ce n'est pas difficile de le prouver.

La monture des cavaliers modernesComme dans les westerns, nous allons assister à des duels, comme celui de Max face au Nightrider ou plus tard une nouvelle fois Max face à des motards. Puis il y a aussi l'arrivée de ces mêmes motards, qui viennent chercher leur ami décédé (le Nightrider) et qui veulent aussi le venger. Impossible de ne pas faire le rapprochement de ces cow-boys arrivant en ville, les chevaux étant juste remplacés par des motos. Puis de toute façon, George Miller ne s'en est jamais caché non plus (manquerait plus que ça tiens !). Comme John Carpenter chez les ricains il apporte sa vision déguisée du western. On aura même droit à l'attaque de la diligence, celle-ci étant remplacée par un camion-citerne pris d'assaut pour son essence.

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Je veux la même pour mon anniversaire !

Western motorisé c'est certain, mais western aseptisé certainement pas ! Les affres de la censure ne le rateront pas. Il faudra d'ailleurs attendre 1982 pour sa sortie en France. Pas que le film soit blindé d'images insoutenables d'ailleurs... loin de là même. Juste que c'est tellement bien filmé et bien amené que ce qui se passe hors champ est tout aussi puissant que si c'était montré ! Le viol de la fille (et même du garçon !) ne sont pas montrés mais le spectateur assiste à l'avant et à l'après et son cerveau n'a aucun mal à combler le vide, ce qui précède et ce qui suit montrant clairement qu'ils ont passé un sale quart d'heure ! Puis il y a aussi les deux évènements qui vont chambouler Max dont le second qui va le faire basculer complètement dans la vengeance aveugle.

La scène qui fera tout basculerGoose (surnom Mère l'Oie, le Gorille en vf) son ami brûlé vif, encore vivant et dont l'état n'est pas montré mais le regard de Max suffit à transmettre l'horreur de son état. Ou encore le pic de l'intensité maximale atteinte, la scène de la disparition de Jessie (Joanne Samuel) et Sprog (Paul en vf interprété par Brendan Heath), femme et fils de Max fauchés tous les deux par les motards. La qualité du montage arrive à nous prendre littéralement à la gorge alors que nous ne voyons au final qu'une chaussure et une balle tomber sur le bitume. Ou quand la suggestion est plus forte que tout... Alors attention, je ne dis pas non plus qu'il n'y a aucune image violente dans le film ! Juste que comme pour The Texas Chainsaw Massacre, les scènes suggérées ont bien plus d'impact !

Une violence suggérée très dureChose assez étonnante, Mad Max est sorti aux États-Unis avec un nouveau doublage. En effet, la véritable version originale est australienne et l'accent australien ne semble avoir plu que très modérément. Tous les personnages ont été doublés à nouveau pour le marché US, même Mel Gibson ! Ah non, sauf Robina Chaffey, la fille qui chante au Sugartown Night Club. La version originale autralienne n'est arrivée aux Etats-Unis qu'avec la parution du dvd de l'édition spéciale du film parue en 2002 (celle que je possède avec aussi le dvd zone 2). Si vous aussi vous avez Mad Max en dvd (ou le plus récent blu-ray si votre platine est dézonée), privilégiez le doublage australien bien meilleur !

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Celle-là, faut que j'aille la piquer dans un musée en Angleterre

Pour l'anecdote concernant le film (parce que j'aime bien toujours en glisser une quand j'en ai à disposition), j'ai trouvé sympathique celle au sujet du fétichisme du cuir qui transparaît dans Mad Max, question posée à George Miller himself. Voici sa réponse : "La matière nous a paru idéale, parce qu'il fallait que les vêtements soient résistants et solides. Et une collaboratrice, qui habitait près d'un magasin d'habillement pour "gays" sado-maso à Sidney, y achetait tout ce qu'elle trouvait de nouveau. elle nous apportait ensuite vêtements et accessoires dans le bureau de la production, et on cherchait comment les utiliser. C'est toujours comme ça que ça se passe...".

Sous le capot ça poutre !Tiens, je me rends compte que je n'ai pas glissé un petit mot sur les stars du films : les voitures ! C'est vrai quoi, même les gars pas "tuning" pour deux sous (moi par exemple) ont rêvés après la projo de rouler à bord de ces bolides, Pursuit et Interceptor. Pas mal ont fait l'erreur, ce ne sont pas des Ford Capri mais des véhicules Ford spécifiques au marché australien. Ce sont en fait des Ford Falcon XB (Interceptor) et XA (Pursuit). La plus mémorable, celle que Max va prendre après avoir définitivement basculé dans la vengeance aveugle est une version limitée GT351 de la Ford Falcon XB Hardtop 1973. Oui je sais, je veux les mêmes à la maison !

Toecutter, barge et imprévisibleJ'ai revu Mad Max hier et j'avoue que le film est toujours aussi bon. Avec ses personnages complètement déjantés, mention spéciale au chef des motards Toecutter (littéralement le coupeur de doigt de pied qui devient... le Chirurgien en vf) interprété par Hugh Keays-Byrne, ses policiers tout aussi cinglés sur la route où tout se règle et nulle part ailleurs... Oui, cette vision du futur pas si lointaine justement est aussi la grande force du métrage car on peut se dire qu'une telle situation, un tel chaos est presque envisageable contrairement à d'autres films plus futuristes. Le cadre et tout ce qui s'y rapporte donne plus d'adhésion au spectateur que des vaisseaux spatiaux par exemple. Oui, Mad Max c'est peut-être possible demain, pas besoin d'attendre 100 ans ou plus comme d'autres productions. D'ailleurs, quand je vois le prix de l'essence depuis que je suis chauffeur (donc depuis 20ans), je ne cesse de penser à ce film, et aujourd'hui plus encore... A quand la nécessité de tabasser son voisin ou siphonner son réservoir en douce pour juste avoir la possibilité de se rendre à son travail ? Allez, restons calme et quittons-nous avec la bande annonce originale australienne !

Plus d'images du film, c'est ici.

Ford_Falcon_XB_Hardtop_1973

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